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29/08/2012

Retour des ADM

Les interventionnistes otaniens, dont la France, n’ont décidément aucune imagination.

Après nous avoir fait en Syrie le coup du retour des « charniers » qui sert depuis Timisoara en passant par le Kosovo, on en revient aux armes de destruction massive qui avaient justifié la guerre d’Irak.

On peut pourtant se demander pourquoi et comment el-Assad utiliserait des gaz de combat pour combattre une guérilla urbaine.

Bien plus inquiétante est l’éventuelle récupération de ces gaz par nos alliés objectifs, djihadistes et salafistes, voire Al Qaida en cas de chute du président Syrien.

On peut aussi se demander comment on peut en arriver à aider ceux que nous combattons depuis une dizaine d’années en Afghanistan.

 

 

 

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28/08/2012

Un curieux procès d'intention

Tocqueville Magazine qu’anime Michel de Poncins et qui se consacre à la dénonciation des gaspillages publics, s’indigne le 20 août 2012 du coût de certains projets scientifiques qui seraient soutenus par des lobbies sans consultation des électeurs et qui conduisent à la ruine « à grande allure ».

Son ire est déclenchée par l’atterrissage de Curiosity sur Mars mais d’une façon générale condamne des réalisations « pharaoniques » comme le LHC du CERN où vient d’être, enfin, mis en évidence le boson de Higgs, dernière brique nécessaire au modèle standard de l’Univers.

Si on peut admettre que ces performances extrêmes n’ont pas d’applications pratiques immédiates, il n’empêche qu’il a fallu pour y arriver développer des techniques et des technologies qui trouveront rapidement des applications dans d’autres domaines. Pensons en particulier à la supraconductivité à l’aide de laquelle fonctionne le LHC.

Jusqu’à il y a peu, les grands progrès techniques et scientifiques se faisaient au cours des guerres, par exemple le radar ou l’énergie atomique. Que des pays se réunissent dans des projets « pharaoniques » semble quand même une démarche plus satisfaisante.

Partons maintenant d’un autre point de vue : notre civilisation que nous qualifierons d’hélléno-chrétienne a toujours cru au progrès, au développement, à la quête scientifique. Dans tous les domaines elle a montré, curiosité, imagination, intelligence tandis que d’autres, dans le même temps, considéraient le Monde comme fini, et s’endormaient dans un présent sans futur.

D’Archimède à Einstein et Louis de Broglie, toutes les connaissances scientifiques lui sont dues, de Marco Polo et Vasco de Gama, à Cook, La Pérouse et Neil Armstrong en passant par Christophe Colomb nous avons exploré le monde, puis l’espace.

Notre civilisation en a obtenu son universalité qui s’étend à l’art, à la culture, à la pensée.

Vouloir maintenant ramener toute recherche scientifique à une balance coût-efficacité est proprement navrant, c’est à terme capituler devant d’autres civilisations comme l’Islam et la Chine qui ne croient guère à la dignité de l’homme et sauront nous ramener au rang que nous mériterions alors.

Mais la querelle de Michel de Poncins atteint une autre dimension. Il voit dans cette quête d’une vie éventuelle sur Mars - Curiosity - et ces recherches sur les débuts de l’univers - le LHC - un complot pour « se passer de Dieu » : « Si Mars a abrité la vie, des milliers ou milliards d'autres planètes peuvent ou doivent avoir fait de même. (…) A terme l'objectif final se résume bien à une offensive contre Dieu qui ne serait plus le créateur de toute vie, pas plus de la vie de l'homme dont l'âme est Son chef d’œuvre absolu. »

Curieuse pensée, que craint-il si on finit par trouver que la vie existe ailleurs que sur la terre et même qu’il  existe des êtres pensants et doués de raison en d’autres lieux ? Il est difficile de croire que Dieu ait conçu et réalisé une telle machinerie pour supporter la seule humanité. Craint il qu’on découvre des créatures qui croient à une autre chose que nous et pratiquent des religions différentes ? C’est plus que probable, le christianisme est empreint d’anthropomorphisme et est une œuvre humaine mais l’important c’est le message, la dignité de tout homme, c’est ce que dit St Jean « Au commencement était le Verbe »

Le procès que fait Michel de Poncins est très galiléen, il y a longtemps que l’Eglise admet que la Terre tourne autour du Soleil.

 

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27/08/2012

Sur un marché persan

Il faudra un jour expliquer aux Français que si le prix du pétrole explose, c’est parce que nous appliquons des sanctions à l’Iran. Egalement la situation en Syrie aggravée par notre politique incompréhensible incite à la spéculation. Espérons quand même que notre politique n’est pas uniquement justifiée par les bons sentiments, sinon Talleyrand qui avait une conception plus réaliste des relations internationales, va se retourner dans sa tombe.

Aussi PSA dont Général Motors possède maintenant 7% a interrompu ses ventes en Iran où il commercialisait 458 000 véhicules par an, 30% du marché persan, à peu près comme en France, ce qui explique en partie sa situation catastrophique et la perte de 8000 emplois en France.

Le groupe de pression UANI – United against nuclear Iran - est intervenu auprès de General Motors menaçant l’entreprise d’une enquête du Congrès relative à son association avec le constructeur français, afin que la multinationale américaine contraigne Peugeot à cesser immédiatement ses activités en Iran.

Non seulement la France perd toute crédibilité par une politique étrangère contraire à ses intérêts, précédant même les Etats Unis uniquement préoccupés par le pétrole et Israël, mais elle se tire une balle dans le pied et déstabilise son économie.

Navrant.

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11:48 Publié dans actualites | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, pétrole, psa, sanctions

24/08/2012

Nous ne pouvons intervenir en Syrie.

Un récent article du général Fleury, ancien chef d’Etat Major de l’armée de l’air (Le Monde du 24 août 2012), affirme que nous n’avons pas les moyens d’intervenir en Syrie, il est donc inutile de jouer les Matamore.

« Pour la Syrie, la chanson n'est pas la même. Son armée de l'air totalise environ 500 avions de combat, soit deux fois plus que la nôtre ; bien qu'une partie d'entre eux seulement soit moderne, leur nombre et la qualité d'un entraînement conduit en vue d'une guerre éventuelle avec Israël en font un adversaire sérieux. Nous ne sommes pas de taille à l'affronter. »

Voilà où nous a conduit les réductions continues des crédits militaires : Il nous a fallu l’aide des Américains et des Anglais pour venir à bout de la Libye, pour la Syrie nous sommes impuissants. « Pour venir à bout aujourd'hui de l'aviation de Bachar Al-Assad, il faudrait employer toute la machine de guerre américaine et utiliser les aéroports de Grèce et de Chypre, voire du Moyen-Orient. »
En particulier la défense aérienne Syrienne s’est montrée très efficace en abattant un chasseur turc venu la tester.

En 1991 au cours de la première guerre du golfe l’armée de l’air française alignait 450 avions de combat, le livre blanc en vigueur prévoit maintenant 230 Mirage 2000 ou Rafale. Les budgets militaires sont passés de 3% du PIB à 1,5%.

Et voilà la conclusion du général Fleury :

« Mais il est impossible aujourd'hui aux pouvoirs publics de proclamer cette faiblesse : la conclusion serait immédiate, le budget de la défense deviendrait prioritaire ce qui serait contradictoire avec les engagements du président de la République. Alors, finalement, le "niet" de Vladimir Poutine est bien pratique : il évite de poser les vraies questions. »

 

 

23/08/2012

Il n'y a pas que la Syrie

Alors qu’on nous bassine ad nauseam avec les troubles en Syrie et les « crimes » de el-Assad, on oublie volontiers, à moins qu’on ne les trouve de nulle importance, les autres zones ou règnent insécurité et massacre.

Si on s’en tient à l’Afrique, la Libye après notre intervention s’est somalisée : « chaque localité est gouvernée sur une base tribale par des milices surarmées ou par ce qu’il reste des forces fidèles à Kadhafi, notamment aux frontières sud et ouest ».

Le Mali est coupé en deux et le Nord est tombé aux mains des islamistes et des terroristes qui ont englouti les Touaregs.

En République Démocratique du Congo, l’est du pays est devenu un protectorat rwandais. Le Kivu est entre les mains d’une milice tutsi locale, le M23, dirigée par le général Bosco Ntaganda que la CPI considère comme un criminel de guerre, pendant que le Rwanda de Kagame pille ses richesses minières et en particulier les pierres précieuses. Pendant ce temps l’Ouganda pompe le pétrole du lac Albert.

Ajoutons des incidents ethniques à l’ouest de la Côte d’Ivoire et au sud avec le Liberia.

Dans le nord du Nigeria les chrétiens sont victimes d’attentats de plus en plus nombreux, et entre les deux Soudans, les conflits sur fond pétrolier sont constants. 

N’oublions pas non plus la Somalie d’ou partent les pirates dans le golfe d’Aden et l’océan Indien et qui est devenue un non-état entre les mains des milices islamistes.

Revenons en Asie, le Yemen est victime d’attentats terroristes fréquents, un gazoduc a été saboté il y a deux jours, on soupçonne Al-Quaïda et en Irak depuis le retrait américain les attentats meurtriers se multiplient. Sans parler bien sur de l’Afghanistan.

Bien entendu cette liste n’est pas exhaustive. Tout cela n’intéresse personne et pourtant nous avons six otages au Niger et des intérêts importants en Afrique.