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04/07/2012

Les Islamistes au Sahel

Il semble que la France obnubilée par la Syrie et sa volonté de voir al-Assad renversé, ne se préoccupe guère de la déstabilisation du Sahel et en particulier du Mali. Pourtant nous sommes historiquement impliqués dans cette zone où nous avons encore des intérêts.

Ca a commencé en janvier 2012, quand les Touaregs, retour de Libye où ils servaient Kadhafi, reviennent avec leurs armes et fondent le MNLA, mouvement national de libération de l’Azawad, la nation Touareg, culbutent l’armée malienne puis proclament l’indépendance de l’Azawad. C’est en fait une sécession du nord Mali, au nord du fleuve Niger.

Les islamistes d’Al Qaida et de ses diverticules régionaux se joignent au mouvement avec l’idée de créer un califat transnational. Ils sont aidés par un dissident touareg qui fonde le mouvement Ansar Dine constitué au départ par une fraction touareg ifora à laquelle se joignent des combattants islamistes arabes ou sahéliens. Ceux ci après s’être renforcés, chassent les Touaregs de la région du fleuve Niger. Les touaregs quittent Ansar Dine pour rejoindre le MNLA.  Ansar Dine n’est donc plus un mouvement touareg, mais une milice islamiste.

Les Islamistes ont maintenant pris possession de Gao et de Tombouctou où ils imposent l’ordre islamique. Ils ne sont pas très nombreux, entre 300 et 500 mais puissamment armés et ils détiennent des otages européens et algériens.

Le MNLA a perdu son avantage des débuts, celui des stocks d'armes, ramenées de Libye au moment de la chute de leur employeur Mouammar Kadhafi. Hama Ag Sid'Hamed, porte-parole du conseil transitoire du MNLA, le reconnaît : « Nos hommes ont vendu leurs armes et leurs munitions au Mujao  (Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest, autre groupe armé actif au nord du Mali). On leur disait : ne vendez pas, vous vous faites désarmer et, pire encore, ces armes seront bientôt retournées contre vous, comment expliquer ça à des gens qui n'ont rien. »

Le MNLA est à court de moyens financiers, contrairement aux mouvements islamistes dont les caisses ont été alimentées par les prises d'otages mais aussi par les trafics aux mains d'une « mafia » que n'effraient pas les relations avec les djihadistes.

La destruction systématique de mausolées à Tombouctou, qui indigne l’opinion publique, correspond à une vision fondamentaliste de l’Islam, assimilant le culte des saints locaux qui y sont enterrés à de l’idolâtrie. Le salafisme ne s'accommode pas des pratiques de l'islam de rite malékite en vigueur à Tombouctou.

Si nous ne faisons rien, il va se développer un califat fondamentaliste en zone sahélienne, débordant du Mali. Il faudrait aider les Touaregs dans leur combat contre les islamistes. Il faut aussi convaincre Bamako que le Mali unitaire a vécu et faire revenir les Touaregs sur leur déclaration unilatérale d’indépendance en échange d’une très forte décentralisation.

Mais il faudrait que les responsables politiques européens abandonnent des idées obsolètes comme celle de l’intangibilité des frontières issues de la colonisation déjà mise à mal en Somalie, au Soudan et même aux Comores.

Sinon nous risquons de voir intervenir l’Algérie, qui se sent menacée à sa frontière sud, Alger négocie avec tous, y compris avec le Mujao qui détient, depuis le 5 avril, le consul d'Algérie et six de ses collaborateurs, enlevés à Gao.

Or, si Alger, seule puissance régionale militaire, qui avait parrainé les accords entre les rebelles touaregs et le pouvoir central de Bamako en 2006, maintient coûte que coûte sa ligne pour une "solution politique négociée" et réfute toute idée d'intervention, des généraux militent désormais en coulisses pour une option militaire

NB Cette note est basée sur l’analyse de Bernard Lugan dans l’Afrique Réelle.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com/

 

 

01/07/2012

La Syrie en guerre civile

Il aura fallu seize mois pour que soit reconnu que Bachar Al-Assad ne réprimait pas sauvagement de paisibles manifestants mais avait contre lui une guerre civile cherchant à le destituer et à imposer un pouvoir islamiste à dominante sunnite.

Seize mois pour admettre que l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, source unique d’informations, était en fait une officine rebelle probablement unipersonnelle et installée à Londres.

Seize mois pour attribuer à Al-Assad, qui n’est certainement pas un tendre, tous les massacres et les crimes commis en Syrie.

On reproche à la Russie d’armer la Syrie mais d’où viennent  toutes les armes dont dispose maintenant la soi-disant Armée Syrienne Libre.

On tait les combattants venus de Libye, du Quatar, d’Arabie Saoudite, du Koweit, les salafistes, les djihadistes.

Pour une transition politique, un «  gouvernement d'union nationale », - ah les bisounours – la France exige le départ de Al-Assad. Pour le remplacer par qui ? mettre les islamistes au pouvoir ?

S’est-t-on préoccupé de savoir si la majorité des Syriens, en particulier les minorités, Chrétiens, Druzes, Kurdes, Alaouites… ne considéraient pas le régime laïc d’Al-Assad comme un moindre mal ?

Toutes les révolutions du printemps arabe, ont conduit à l’émergence de régimes islamistes, - voyez ce qui se passe en Egypte – ou à la déstabilisation du pays comme en Libye et au Yemen.
Le nord Mali vient de basculer dans l’islamisme et le djihadisme sans que personne ne semble s’en émouvoir, c’est pourtant une métastase de la guerre libyenne.

Aller chercher des leçons de démocratie auprès des potentats richissimes de la ligue arabe est quand même étonnant.

On se demande ce qui pousse la France dont la position n’a pas changé d’un iota à l’arrivée de François Hollande, à s’aligner sur les Américains voire les dépasser, à moins que dans ce billard à trois bandes les motivations soient en Israël pour le Hezbollah, ou en Iran, principal allié de la Syrie.

 

30/06/2012

Obédiences, obédiences.

Si j’en crois le bulletin d’Emmanuel Ratier, mal pensant mais bien informé, les principaux ministres du gouvernement Ayrault, appartiennent à la franc-maçonnerie, à des organisations juives et sionistes et à des clubs de pouvoir :


Manuel Valls – Ministre de l’intérieur :

Franc-Maçon, membre du Grand Orient de France.

Participe aux réunions du Groupe Bilderberg

Intervenant au CRIF

Membre du club Le Siècle


Pierre Moscovici – Ministre de l’Economie

Président du Cercle de l’Industrie

Membre du club Le Siècle

Membre de la French-American Foundation (fondation atlantiste).

 

Michel Sapin –Ministre du travail

Franc-Maçon, membre du Grand Orient de France

Participe aux diners du CRIF

Participe aux réunions du Groupe Bilderberg

Membre du club Le Siècle

 

Vincent Peillon – Ministre de l’Education nationale

Franc-Maçon, membre du Grand Orient de France

Membre du club Le Siècle

Sioniste

 

Jean-Yves Le Drian – Ministre de la Défense

Franc-Maçon, membre du Grand Orient de France

Membre du club Le Siècle

Sioniste il est proche du CRIF

Stéphane Le Foll – Ministre de l’Agriculture

Franc-Maçon, membre du Grand Orient de France

Sioniste participe au groupe de liaison CRIF-PS

 

Laurent Fabius – Ministre des Affaires Etrangères

Participe aux réunions du Groupe Bilderberg

Membre du club Le Siècle

Participe aux diners du CRIF

Son appartenance à la Franc-Maçonnerie n’est pas officielle mais évidente.

 

Arnaud Montebourg-Ministre du Redressement Productif

Franc-Maçon

Membre de la French-American Foundation (fondation atlantiste).

Lié au CRIF

 

Marisol Touraine Ministre de la Santé

Membre du club Le Siècle

Membre de la French-American Foundation (fondation atlantiste).

 

Aurélie Filipetti – Ministre de la Culture

Sioniste, participe aux diners du CRIF

Membre du club Le Siècle

 

Jérôme Cahuzac – Ministre du Budget

Probable appartenance au Grand Orient de France

 

Jean-Marc Ayrault – Premier Ministre

Est mandaté durant la campagne par François Hollande pour traiter la question du vote juif et récupérer les voix et avoir le soutien de la communauté.

Maire de Nantes, a fait voter une subvention de 400 000€ pour la rénovation du local servant aux réunions de 7 loges maçonniques (a du renoncer à ce projet)

 

Christiane Taubira – Garde des sceaux, ministre de la Justice

En 2009, elle se disait proche de la Franc-Maçonnerie

Signataire de la pétition en faveur des mamans voilées

Auteur d’un livre où elle accuse la France de crimes contre l’humanité pour esclavage

 

Cécile Duflot -  Ministre de l’Egalité des territoires et du Logement

Signataire de la pétition en faveur des mamans voilées

 

Yamina Benguigui - Ministre de la Francophonie.

Membre du club Le Siècle

 

François Hollande – Président de la République

Franc-Maçon, membre du Grand Orient de France

Membre du club Le Siècle

Sioniste, participe aux diners du CRIF

Membre de la French-American Foundation (fondation atlantiste)

 

En conclusion remarquons qu’une telle enquête faite parmi les membres du gouvernement de droite aurait donné des résultats comparables, ce qui explique que rien ne change jamais en France. Constatons en particulier que la politique de Fabius à l’égard de la Syrie n’a pas changé d’un iota sur celle de Juppé.

On remarquera aussi que si les femmes appartiennent rarement à la franc-maçonnerie c'est que peu de loges les admettent.

 

 

 

28/06/2012

L'Europe du grand sud

A moins - c’est hélas bien improbable - que l’un des 27 ne s’y oppose, l’Europe va se trouver agrandie d’une province très au sud dans l’océan Indien. Mayotte le cent-unième département français devrait devenir une région ultra périphérique comme le sont déjà les quatre autres DOM, les Canaries, les Açores, Madère…

L’Europe aurait ainsi sa première région musulmane, ou la charia est appliquée, le ramadan respecté et les autres fêtes musulmanes.
Pour que cela ne se fasse pas il faudrait qu’un état rappelle que l’annexion de Mayotte par la France a été condamnée par l’ONU et l’Union Africaine. A Mayotte la « rupéisation » est espérée comme une nouvelle source de subventions.

On vient de découvrir que la Grèce ne produisait pas grand chose à part de l’huile, du coton, du tabac et du riz et du tourisme. Elle est quand même la première puissance maritime mondiale. Elle produit aussi énormément de fonctionnaires.

Mais Mayotte elle, ne produit quasiment rien d’exportable, la main d‘œuvre y est aux coûts européens, le ylang ylang et la vanille ont disparu, la pisciculture dépérit, le tourisme végète. On ne fait que du béton pour l’infrastructure, les écoles, les hôpitaux. Tout est importé surtout de métropole.
Par contre des fonctionnaires, on sait faire, le conseil général était en 2011 en déficit de 80 M€. Avec tout ça une insécurité en pleine croissance et du racisme anti blanc.

Il y a environ 200 000 Mahorais dont quelque 60 000 clandestins venus surtout des autres Comores, on en expulse 26 000 par an sans formalité. Avec l’Europe c’est peu probable qu’on puisse continuer, alors ce sera l’invasion, une porte ouverte vers l’Europe.

Le chômage surtout des jeunes est énorme et on ne voit pas comment développer l’île dans son statut de département, coupé de son environnement naturel, les Comores, Madagascar, l’Afrique de l’Est. Toute l’économie repose sur les transferts de la métropole, subventions, allocations et salaires des fontionnaires.

A coté de Mayotte, la Grèce est un modèle de productivité, la rupéisation de Mayotte, vraiment ce n’est pas une bonne idée. Si Frau Merkel savait…

16/06/2012

Les morts au combat ne sont pas des victimes

Les grandioses manifestations qui ont suivi la mort de quatre militaires en Afghanistan ont beaucoup plus choqué que consolé nombre de militaires : envoi du ministre et du chef d’état major des armées en Afghanistan, hommage national aux Invalides avec Président de la République, Premier ministre et force personnalités de tous bords, on se demande ce qui a pu déclencher ces manifestations qui ont pris un tour tristement compassionnel.

Les militaires acceptent de risquer leur vie sur ordre des autorités politiques et ne sauraient se considérer comme des victimes, comme il a été dit. Si on veut à tout prix faire une guerre « zéro mort », le mieux est de ne pas la faire. Si on croit à la cause pour laquelle on se bat, il faut accepter d’en payer le prix. Toute cette pompe apparait comme l’excuse de l’exécutif  pour avoir envoyé des hommes risquer leurs vies pour une cause qui ne les valait pas ; quel aveu et quel message à nos adversaires qui nous voient si sensibles.

D’ailleurs en Afghanistan le France est le seul pays à se comporter ainsi et nos alliés peuvent s’étonner de voir un ministre ou une personnalité débarquer à chaque mort.

J’ai participé, il y a longtemps, à la guerre d’Indochine, le corps expéditionnaire français a eu 40 000 tués dans l’indifférence générale quand ce n’était pas sous des manifestations hostiles. Personne d’entre nous ne réclamait des marques de compassion mais plutôt le soutien moral de la nation que nous n’avions guère. Il est vrai que nous croyons à ce que nous faisions et à la justesse de notre cause.

Tout cela montre une méconnaissance incroyable de la mentalité des militaires qui acceptent de mourir mais ne souhaitent pas que l’on s’apitoie sur leur sort.