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21/06/2018

Chevaliers teutoniques.

Lors du sommet de l’OTAN chacun des alliés s‘était fixé comme objectif de consacrer 2% de son PIB à sa défense. La riche Allemagne en est loin, y consacrant 1,3%.

Depuis la chute de l’URSS, l’Allemagne s’abritait sous le parapluie de l’OTAN aussi, « quand la brise fut venue » sous les traits de Donald Trump, s’aperçut elle que le parapluie était troué.

Les armées allemandes sont dans un état déplorable : Vingt-six Tornado disponibles sur quatre-vingt-treize, trois A400M sur quinze, navire sans équipage…

Les chevaliers teutoniques, les vainqueurs de Sedan et de la campagne de France, les combattants de Voronej, doivent se retourner dans leur tombe.

Heureusement la Bundeswehr va se réformer sous la houlette de « la » ministre Ursula von der Leyen : premières mesures prévues, interdiction du livre de chants militaires « Kameraden singt » dont certains chants seraient d’origine nazie comme le « Panzerlied », et aussi commande d’uniformes spéciaux pour les femmes enceintes.

Si on envoie les femmes enceintes au front nous sommes sauvés.

 

17/05/2017

Provocations.

 

On se demande ce qui peut bien pousser l’ « Occident », entendez les Etats Unis et l’Union Européenne, à prendre des mesures à l’égard de pays faisant partie de la zone d’influence russe, qui ne peuvent apparaître que comme des provocations et compliquent encore les relations entre les deux blocs.

Le Monténégro, ce minuscule état de 660 000 habitants situé en bordure de l’Adriatique va intégrer l’OTAN en tant que 29° état membre de l’alliance. Le sénat américain a en effet donné son feu vert le28 avril.

Le Monténégro, ancienne république de la Yougoslavie, a fait sécession de la Serbie en 2006. Depuis la Russie y exerçait une forte influence économique par ses investissements et comme destination touristique. Puis il s’est rapproché de l’Europe, il a même soutenu les sanctions contre la Russie.

L’ambition du Monténégro est d’intégrer l’Union Européenne, sa monnaie de fait est déjà l’Euro. Il mène le processus d’adhésion à l’Union mais doit encore régler des problèmes liés à la criminalité, à la contrebande, à la corruption et à la liberté de l’information, vaste programme : la Commission Européenne estime que le Monténégro à fait des progrès significatifs, et propose que lui soit accordé le statut de « candidat à l’adhésion »

La Russie est évidemment furieuse et on le comprend, l’admission de l’OTAN de ce micro état loin des frontières russes et l’objet d’aucune menace, n’a aucune justification autre que de contrer la Russie et on ne voit pas l’intérêt de l’Union Européenne à s’encombrer encore d’un nouveau membre qui sera suivi ensuite par le Kosovo, la Macédoine…

Mais le Monténégro n’est pas la seule pomme de discorde entretenue par les Etats-Unis avec la Russie : Dans le texte de son budget mention est faite de «  l'occupation russe des territoires géorgiens d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud ». En conséquence, cette législation interdit le financement de tout programme ou de tout état qui  encourage cette «  occupation » ou  qui «  viole la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Géorgie ».

On se rappellera qu’en août 2008 le président géorgien Mikheil Saakachvili encouragé par les Etats Unis et par Bernard Henri Levy, avait fort imprudemment cherché à reconquérir ses provinces sécessionnistes russophones d’Abkhasie et d’Ossétie du sud, ce qui avait immédiatement déclenché une réaction militaire russe et l’indépendance des deux provinces reconnue seulement par la Russie, le Venezuela et quelques micro-états.

Depuis la Géorgie frappe à la porte de l’Europe en signant un accord d’association et en espérant la libéralisation des visas.

Justement l’Union Européenne vient d’exempter les Ukrainiens de visa pour entrer dans l’espace Schengen. Ce régime a été adopté le 11 mai par le Conseil de l’Union européenne. Donc à partir de juin, les 45 millions d’Ukrainiens pourront se rendre dans l’espace Schengen sans visa pour un séjour d’une durée de 90 jours.

Dès le mois de décembre 2015, la Commission européenne avait constaté que l’Ukraine remplissait tous les critères requis. Parmi les conditions fixées par Bruxelles, le Parlement ukrainien avait notamment dû adopter une législation « contre les discriminations au travail liées à l’orientation sexuelle ». On admirera le prétexte retenu qui montre que l’Europe est plus préoccupée de considérations droitdel’hommesques que d’intérêts économiques ou politiques. Rappelons que ce pays failli, corrompu et en guerre civile avait déjà signé avec l’Europe un traité d’association. Il semble que Paris et Berlin aient particulièrement trainé les pieds, craignant les réactions de leurs opinions publiques, ils auraient mieux fait de mettre leur véto.                                                                                                     Voilà trois mesures qui ne peuvent qu’être considérées par la Russie comme des provocations voire des agressions.

Quand comprendra-t-on qu’il n’est absolument pas de l’intérêt de l’Europe, poussée par les Américains, de s’étendre indéfiniment vers l’est dans le but de contester au président Poutine sa zone d’influence et que par contre, tout le monde aurait intérêt à une normalisation des rapports entre l’Europe et la Russie même si cela déplait à Monsieur Trump. Finalement le Président Poutine a plus de légitimité démocratique dans son pays qu’un autre président souhaité par seulement vingt cinq pour-cents des électeurs. De toute façon jamais la Russie ne lâchera la Crimée, il faut tourner la page. Nous n’avons pas à prendre part aux querelles d’Allemands que les Etats-Unis entretiennent, on ne sait pourquoi, avec la Russie.

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

 

 

 

 

 

 

 

 

27/01/2017

L'Europe selon Trump.

Il paraît que Trump n’aime pas l’Europe et souhaite la disparition de l’Union Européenne.

Quoi d’étonnant, depuis l’annonce de sa candidature, les médias européens le qualifient uniquement, « le milliardaire » ou « le magnat de l’immobilier » quand ils ne mettent pas en doute sa santé mentale.

D’ailleurs l’Europe est elle aimable ? Cette Babel moderne regroupe 28 pays ne pensant qu’à leur intérêt propre et ne manifestant aucune solidarité : les pays de l’Est obnubilés par une soi-disant menace russe s’abritant sous le parapluie percé de l’OTAN, l’’Allemagne ne pensant qu’à ses retraites et admettant sans concertation un million de migrants, les états du sud tétanisés par des risques de faillite bancaire, la France se refusant à toute réforme mais par contre abandonnée seule dans ses interventions au Sahel, le traitement des migrations laissé aux états frontières mais l’Italie allant chercher des migrants au large de la Libye. Aucune politique commune, incapacité de se défendre sans l’aide des Etats Unis, on peut s’interroger sur la pertinence de cette institution que le Royaume Uni a préféré quitter.

Trump semble décidé à mettre en œuvre ce qu’il avait promis. « L’OTAN est obsolète », il va bien falloir organiser la défense de l’Europe. Trump veut s’entendre avec Poutine, il faudrait le devancer pour ne pas paraître à sa remorque.

Il est navrant de voir un ensemble de 500 millions d’habitants, incapable de s’organiser : Une usine d’électroménager installée à Amiens, va être transférée en Pologne où la main d’œuvre est moins chère, est ce acceptable? La même Pologne préférant des hélicoptères américains aux européens, parce qu’elle a plus confiance dans la protection américaine que dans celle de l’Europe, est ce admissible ?

L’Union Européenne ne va pas pouvoir continuer longtemps dans cette impuissance.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

13/12/2016

Du Kosovo à la Syrie.

L’autre jour j’ai reçu un appel à l’aide aux chrétiens du Kosovo : Ils sont persécutés par les Albanais musulmans, vivent dans des enclaves, on détruit leurs églises.

Rappelons nous : en 1999 l’OTAN a fait, sans mandat de l’ONU, une guerre à la Serbie pour arrêter des atrocités que Milosevic, le « boucher des Balkans », aurait commises au Kosovo. La France a participé à cette guerre contre un pays ami traditionnel. Par des bombardements massifs, l’OTAN a contraint la Serbie à abandonner sa province du Kosovo qui est depuis devenu un état mafieux, où les chrétiens sont persécutés.

En 2001, une cour de justice de l'ONU allait établir qu'il n'y avait pas eu de génocide au Kosovo.

Depuis Milosevic a été emprisonné en 2002 par le Tribunal international pour la Yougoslavie (TPIY), il est opportunément mort en détention en 2006. En 2016 le TPIY déclarait Milosevic innocent des crimes en Bosnie dont on l’accusait.

Maintenant en Irak on poursuit une guerre entreprise par Bush sous de faux prétextes pour éliminer Saddam Hussein, qui n’était certainement pas sans reproche mais laissait vivre les chrétiens librement.Les chrétiens d’Irak ont du émigrer ou fuir l’Etat Islamique chez les Kurdes.

En Syrie, une guerre civile dure depuis cinq ans et a fait 300 000 morts. Cette guerre a été sinon suscitée au moins encouragée et entretenue par les Etats Unis et la France alliés aux islamistes dans le but de renverser Bachar el Assad. Lui aussi n’est pas sans reproche mais son régime protégeait les minorités dont les chrétiens qui vivaient en paix.

Depuis cinq ans Bachar résiste, ce qui prouve qu’il a le soutien d’une bonne partie de la population. Il est sur le point de reprendre le contrôle d’Alep dont les quartiers Est étaient entre les mains des rebelles. L’Occident déchainé crie au crime de guerre et voudrait trainer Bachar comme Milosevic devant un tribunal international. Tout le monde sait pourtant que la chute du gouvernement de Bachar el Assad entrainerait la création d’un état islamique qui obligerait les chrétiens à émigrer ou à être réduits en dhimitude.

Décidément l’Occident qui devrait défendre les chrétiens d’Orient n’a rien compris et poursuit indéfiniment une politique irresponsable.

C’est la Russie qui a pris à son compte la protection des chrétiens.

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17/09/2016

L'Europe et Trump.

L’ombre de Trump, possible futur président des Etats Unis, a hanté les couloirs du sommet de Bratislava, et les Européens se sont soudain aperçus qu’ils étaient nus.

Donald Trump ayant déclaré que l’OTAN était obsolète, qu’il ne mourrait pas pour les pays Baltes, que les Etats Unis ne continuerait pas à financer la défense du « monde occidental » à 70% et qu’il fallait partager les frais, et que Poutine était un bien brave homme, l’Europe se trouve sans défense avec en plus un ennemi oriental complètement fantasmé.

En fait Trump est antieuropéen et veut rompre les ponts : fini le TAFTA et c’est tant mieux. Ajoutons à cela le Brexit qui délivre l’Europe du plus atlantiste de ses membres et lui permet de secouer le joug américain.

« L’Europe est dans une situation critique », dit Angela Merkel. « Le statu quo n’est plus possible », ajoute le chef de l’État.

Il est temps de s’en apercevoir devant la révolte des peuples contre une Europe qu’ils ne comprennent pas et le refus d’une politique imposée par Berlin dans de nombreux domaines : immigration, politique économique basée sur la rigueur…

On commence par la défense où un accord est plus facile à trouver, comme le dit Hollande : « Si les États-Unis font le choix de s’éloigner, l’Europe doit être capable de se défendre par elle-même ». Une évidence devant laquelle on fermait les yeux, et il a ajouté : « Pour l’UE, la défense, c’est le défi. Il s’agit de peser sur le destin du monde, de se doter d’une capacité de projection (…) Il n’y a pas de continent, il n’y a pas d’union s’il n’y a pas de défense de ce que nous représentons »

Même les pays de l’Europe de l’Est, le club de Visegrad, devaient se rallier à la mise sur pied, avant la fin de l’année, d’une coopération militaire accrue. Il ne s’agira pas de constituer des unités multinationales, ça n’a jamais marché, mais de créer un état major européen pour gérer les crises, de protéger nos frontières, de mettre en commun un certain nombre de moyens surtout logistiques, transport aérien, ravitaillement en vol, contrôle du ciel européen et de standardiser les équipements,

Il faudra bien entendu que tout le monde mette la main à la poche pour au moins atteindre les 2% du PIB consacrés à la défense.

Il faudra aussi revoir la politique de l’Europe vis à vis de la Russie, lever des sanctions contreproductives, aboutir à un accord en Ukraine, et nouer des rapports économiques et commerciaux avec un grand pays qui a toujours fait partie de sa civilisation et avec lequel nous avons beaucoup d’intérêts communs.

Trump, qu’il soit élu ou non, a enfin fait comprendre que l’Europe avait perdu toute autonomie de décision, pourvu que ça dure.

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