Google Analytics

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/09/2021

Sous-marins australiens

Les Australiens viennent d’annuler un contrat vieux de cinq ans pour l’achat de sous marins à la France. Ces sous marins étaient à propulsion classique et donc astreints à faire surface ou à renouveler l’air avec un « schnorchel ». Les sous marins à propulsion nucléaire peuvent rester en plongée pendant de très longues périodes et se déplacent à grande vitesse. Ils sont donc beaucoup plus performants que les sous marins à propulsion classique. Remarquons qu’au moment de l’établissement du contrat la France avait proposé des sous marins à propulsion nucléaire analogue aux « barracuda » qu’elle construit pour son compte. Les Australiens avaient refusé par idéologie anti nucléaire. La menace de la Chine leur fait change d’avis ce qui est compréhensible mais plutôt que de demander à la France de modifier le contrat ils se tournent vers une offre américaine et annulent le contrat avec la France, ce qui est inacceptable entre pays amis. Remarquons toutefois que la France avait fait de même pour la fourniture de deux porte- hélicoptères à la Russie.

Ce coup de Trafalgar ne peut rester sans rétorsion, la France pourrait en profiter pour sortir de l’organisation militaire de l’alliance atlantique que Sarkozy nous avait fait réintégrer on ne sait pourquoi. On devrait aussi nationaliser la branche turbine d’Alstom vendue aux américains alors qu’elle a en charge la fabrication des turbines des réacteurs nucléaires civils et militaires.
Enfin on devrait proposer à nos clients éventuels qui n’ont pas l’envie d’acheter américain, de leur vendre des sous marins à propulsion nucléaire très performants.

D’une façon générale cette affaire montre le peu de considération qu’ont les Etats Unis pour la France, elle montre aussi qu’on ne peut absolument pas leur faire confiance pour la défense de l’Europe, ce qui devrait nous pousser à nous rapprocher de la Russie en commençant par lever les sanctions qui sont préjudiciables à tout le monde

 

03/09/2021

Zelensky chez Biden

Le 1er septembre le Président de l’Ukraine Volodymyr Zelensky, était reçu par Joe Biden. Au menu, relations avec la Russie, assistance militaire, relations commerciales bilatérales, réformes internes et des attentes élevées pour Kiev, Pas de doute l’ambition du Président ukrainien est de rallier l’OTAN voire l’Union Européenne. Pour aider l’Ukraine les Etats Unis ont déjà investi plus de 2,5 milliards de dollars en aide militaire depuis le début du conflit dans le Donbass. Bien entendu l’Ukraine veut aussi récupérer la Crimée annexée par la Russie.

Il faut voir que l’histoire de l’Ukraine a toujours été liée à celle de la Russie et qu’elle n’a qu’épisodiquement été indépendante. Quant à la Crimée elle est Russe depuis la fin de la guerre russo–turque en 1792 et n’avait jamais appartenu à l’Ukraine. A l’évidence l’aide américaine a pour but d’entretenir une tension et d’empêcher le rapprochement de l’Europe avec la Russie. Pendant combien de temps allons nous accepter cette ingérence ? « Les Etats-Unis restent détermis à soutenir la souveraineté et l’intégrité territoriale de lUkraine face à lagression russe », a déclaré le président américain. De quoi je me mèle ?

Ceci étant Biden, probablement encore sous le coup de sa déroute afghane, est resté très évasif il s’est contenté de promettre une aide militaire supplémentaire de 60 millions de dollars et de proférer de bonnes paroles au sujet de l’admission à l’OTAN, à l’évidence inacceptable par la Russie. De même il n’est pas revenu sur son acceptation de la fin de construction de Nord Stream 2 qui risque de diminuer de 2 milliards de dollars les droits de transit du pétrole par l’Ukraine.

L’Ukraine est un état failli et corrompu, on ne voit pas l’intérêt que l’Europe aurait de le prendre en charge et jamais la Russie ne rendra la Crimée.

On peut se demander quand l’Europe aura le courage de prendre en main ses intérêts, quitte à s’éloigner des Etats Unis dont la fiabilité n’est pas évidente.  

 

 

 

18/02/2020

Le Président et la Dissuasion

Le 7 février, dans un discours à l’Ecole de Guerre, le Président Macron a proposé de mettre les forces de Dissuasion françaises au service de la défense européenne. Ce n’était pas la première fois qu’un Président de la République française faisait une telle offre, les Présidents Chirac, Sarkozy et Hollande l’avaient chacun avancée, aucune suite n’avais été donnée chacun se sentant couvert par le parapluie américain. Maintenant que le Président Trump ne s’attache clairement qu’aux intérêts américains, une réplique nucléaire au profit de l’Europe n’est plus guère crédible, chacun s’aperçoit que le Roi est nu et que la Dissuasion française n’est plus à mépriser. Si bien que le Président de la République fédérale d’Allemagne a répondu positivement à la Conférence de Munich à l’appel du chef de l’Etat français en faveur d’« un dialogue stratégique avec nos partenaires européens qui y sont prêts sur le rôle de la dissuasion nucléaire française dans notre sécurité collective »: « Nous devons saisir son invitation au dialogue ». Le Président allemand n’a qu’un rôle moral sans rôle exécutif, on peut toutefois voir une évolution d’un pays pacifiste, refusant de se mêler des affaires du monde et maintenant ses forces armées à un niveau à peine décent : « L’Allemagne doit davantage contribuer à la sécurité de l’Europe, y compris financièrement », a expliqué M. Steinmeier. « Nous avons besoin d’une nouvelle et meilleure relation de l’Union européenne avec la Russie », a-t-il ajouté.

Voilà une prise de conscience tardive du désengagement américain qui oblige à accepter les idées du Président Macron : régler le contentieux avec la Russie et disposer de ses propres forces pour assurer sa sécurité.

Bien entendu les forces de Dissuasion françaises resteraient entre les mains du Président français, une gestion concertée européenne ou otanienne n’est pas envisageable, mais étant donné la situation géographique française, ses liens économiques et culturels avec le reste de l’Europe, il est plus que probable qu’une attaque contre les intérêts vitaux d’un pays européen constituerait également une mise en cause des intérêts vitaux français.

Dans ces conditions on ne voit plus l’intérêt de l’Europe à rester dans l’OTAN « en état de mort cérébrale » à partir du moment ou elle n’est plus crédible pour assurer la défense commune.

Pour montrer que la Dissuasion française était crédible Le président invite des représentants de l’OTAN à visiter la base des sous-marins de la force océanique stratégique à l’Ile Longue en rade de Brest et le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle et à assister à des exercices menés par les forces nucléaires.

La France compte consacrer 37 milliards d’euros à la modernisation de ses forces nucléaires, il semblerait correct que l’Europe mette un peu la main à la poche. On peut toujours rêver

 
What do you want to do ?
New mail
Le 7 février, dans un discours à l’Ecole de Guerre, le Président Macron a proposé de mettre les forces de Dissuasion françaises au service de la défense européenne. Ce n’était pas la première fois qu’un Président de la République française faisait une telle offre, les Présidents Chirac, Sarkozy et Hollande l’avaient chacun avancée, aucune suite n’avais été donnée chacun se sentant couvert par le parapluie américain. Maintenant que le Président Trump ne s’attache clairement qu’aux intérêts américains, une réplique nucléaire au profit de l’Europe n’est plus guère crédible, chacun s’aperçoit que le Roi est nu et que la Dissuasion française n’est plus à mépriser. Si bien que le Président de la République fédérale d’Allemagne a répondu positivement à la Conférence de Munich à l’appel du chef de l’Etat français en faveur d’« un dialogue stratégique avec nos partenaires européens qui y sont prêts sur le rôle de la dissuasion nucléaire française dans notre sécurité collective »: « Nous devons saisir son invitation au dialogue ». Le Président allemand n’a qu’un rôle moral sans rôle exécutif, on peut toutefois voir une évolution d’un pays pacifiste, refusant de se mêler des affaires du monde et maintenant ses forces armées à un niveau à peine décent : « L’Allemagne doit davantage contribuer à la sécurité de l’Europe, y compris financièrement », a expliqué M. Steinmeier. « Nous avons besoin d’une nouvelle et meilleure relation de l’Union européenne avec la Russie », a-t-il ajouté.

Voilà une prise de conscience tardive du désengagement américain qui oblige à accepter les idées du Président Macron : régler le contentieux avec la Russie et disposer de ses propres forces pour assurer sa sécurité.

Bien entendu les forces de Dissuasion françaises resteraient entre les mains du Président français, une gestion concertée européenne ou otanienne n’est pas envisageable, mais étant donné la situation géographique française, ses liens économiques et culturels avec le reste de l’Europe, il est plus que probable qu’une attaque contre les intérêts vitaux d’un pays européen constituerait également une mise en cause des intérêts vitaux français.

Dans ces conditions on ne voit plus l’intérêt de l’Europe à rester dans l’OTAN « en état de mort cérébrale » à partir du moment ou elle n’est plus crédible pour assurer la défense commune.

Pour montrer que la Dissuasion française était crédible Le président invite des représentants de l’OTAN à visiter la base des sous-marins de la force océanique stratégique à l’Ile Longue en rade de Brest et le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle et à assister à des exercices menés par les forces nucléaires.

La France compte consacrer 37 milliards d’euros à la modernisation de ses forces nucléaires, il semblerait correct que l’Europe mette un peu la main à la poche. On peut toujours rêver

 
What do you want to do ?
New mail
 
What do you want to do ?
New mail

21/06/2018

Chevaliers teutoniques.

Lors du sommet de l’OTAN chacun des alliés s‘était fixé comme objectif de consacrer 2% de son PIB à sa défense. La riche Allemagne en est loin, y consacrant 1,3%.

Depuis la chute de l’URSS, l’Allemagne s’abritait sous le parapluie de l’OTAN aussi, « quand la brise fut venue » sous les traits de Donald Trump, s’aperçut elle que le parapluie était troué.

Les armées allemandes sont dans un état déplorable : Vingt-six Tornado disponibles sur quatre-vingt-treize, trois A400M sur quinze, navire sans équipage…

Les chevaliers teutoniques, les vainqueurs de Sedan et de la campagne de France, les combattants de Voronej, doivent se retourner dans leur tombe.

Heureusement la Bundeswehr va se réformer sous la houlette de « la » ministre Ursula von der Leyen : premières mesures prévues, interdiction du livre de chants militaires « Kameraden singt » dont certains chants seraient d’origine nazie comme le « Panzerlied », et aussi commande d’uniformes spéciaux pour les femmes enceintes.

Si on envoie les femmes enceintes au front nous sommes sauvés.

 

17/05/2017

Provocations.

 

On se demande ce qui peut bien pousser l’ « Occident », entendez les Etats Unis et l’Union Européenne, à prendre des mesures à l’égard de pays faisant partie de la zone d’influence russe, qui ne peuvent apparaître que comme des provocations et compliquent encore les relations entre les deux blocs.

Le Monténégro, ce minuscule état de 660 000 habitants situé en bordure de l’Adriatique va intégrer l’OTAN en tant que 29° état membre de l’alliance. Le sénat américain a en effet donné son feu vert le28 avril.

Le Monténégro, ancienne république de la Yougoslavie, a fait sécession de la Serbie en 2006. Depuis la Russie y exerçait une forte influence économique par ses investissements et comme destination touristique. Puis il s’est rapproché de l’Europe, il a même soutenu les sanctions contre la Russie.

L’ambition du Monténégro est d’intégrer l’Union Européenne, sa monnaie de fait est déjà l’Euro. Il mène le processus d’adhésion à l’Union mais doit encore régler des problèmes liés à la criminalité, à la contrebande, à la corruption et à la liberté de l’information, vaste programme : la Commission Européenne estime que le Monténégro à fait des progrès significatifs, et propose que lui soit accordé le statut de « candidat à l’adhésion »

La Russie est évidemment furieuse et on le comprend, l’admission de l’OTAN de ce micro état loin des frontières russes et l’objet d’aucune menace, n’a aucune justification autre que de contrer la Russie et on ne voit pas l’intérêt de l’Union Européenne à s’encombrer encore d’un nouveau membre qui sera suivi ensuite par le Kosovo, la Macédoine…

Mais le Monténégro n’est pas la seule pomme de discorde entretenue par les Etats-Unis avec la Russie : Dans le texte de son budget mention est faite de «  l'occupation russe des territoires géorgiens d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud ». En conséquence, cette législation interdit le financement de tout programme ou de tout état qui  encourage cette «  occupation » ou  qui «  viole la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Géorgie ».

On se rappellera qu’en août 2008 le président géorgien Mikheil Saakachvili encouragé par les Etats Unis et par Bernard Henri Levy, avait fort imprudemment cherché à reconquérir ses provinces sécessionnistes russophones d’Abkhasie et d’Ossétie du sud, ce qui avait immédiatement déclenché une réaction militaire russe et l’indépendance des deux provinces reconnue seulement par la Russie, le Venezuela et quelques micro-états.

Depuis la Géorgie frappe à la porte de l’Europe en signant un accord d’association et en espérant la libéralisation des visas.

Justement l’Union Européenne vient d’exempter les Ukrainiens de visa pour entrer dans l’espace Schengen. Ce régime a été adopté le 11 mai par le Conseil de l’Union européenne. Donc à partir de juin, les 45 millions d’Ukrainiens pourront se rendre dans l’espace Schengen sans visa pour un séjour d’une durée de 90 jours.

Dès le mois de décembre 2015, la Commission européenne avait constaté que l’Ukraine remplissait tous les critères requis. Parmi les conditions fixées par Bruxelles, le Parlement ukrainien avait notamment dû adopter une législation « contre les discriminations au travail liées à l’orientation sexuelle ». On admirera le prétexte retenu qui montre que l’Europe est plus préoccupée de considérations droitdel’hommesques que d’intérêts économiques ou politiques. Rappelons que ce pays failli, corrompu et en guerre civile avait déjà signé avec l’Europe un traité d’association. Il semble que Paris et Berlin aient particulièrement trainé les pieds, craignant les réactions de leurs opinions publiques, ils auraient mieux fait de mettre leur véto.                                                                                                     Voilà trois mesures qui ne peuvent qu’être considérées par la Russie comme des provocations voire des agressions.

Quand comprendra-t-on qu’il n’est absolument pas de l’intérêt de l’Europe, poussée par les Américains, de s’étendre indéfiniment vers l’est dans le but de contester au président Poutine sa zone d’influence et que par contre, tout le monde aurait intérêt à une normalisation des rapports entre l’Europe et la Russie même si cela déplait à Monsieur Trump. Finalement le Président Poutine a plus de légitimité démocratique dans son pays qu’un autre président souhaité par seulement vingt cinq pour-cents des électeurs. De toute façon jamais la Russie ne lâchera la Crimée, il faut tourner la page. Nous n’avons pas à prendre part aux querelles d’Allemands que les Etats-Unis entretiennent, on ne sait pourquoi, avec la Russie.

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com