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03/09/2021

Zelensky chez Biden

Le 1er septembre le Président de l’Ukraine Volodymyr Zelensky, était reçu par Joe Biden. Au menu, relations avec la Russie, assistance militaire, relations commerciales bilatérales, réformes internes et des attentes élevées pour Kiev, Pas de doute l’ambition du Président ukrainien est de rallier l’OTAN voire l’Union Européenne. Pour aider l’Ukraine les Etats Unis ont déjà investi plus de 2,5 milliards de dollars en aide militaire depuis le début du conflit dans le Donbass. Bien entendu l’Ukraine veut aussi récupérer la Crimée annexée par la Russie.

Il faut voir que l’histoire de l’Ukraine a toujours été liée à celle de la Russie et qu’elle n’a qu’épisodiquement été indépendante. Quant à la Crimée elle est Russe depuis la fin de la guerre russo–turque en 1792 et n’avait jamais appartenu à l’Ukraine. A l’évidence l’aide américaine a pour but d’entretenir une tension et d’empêcher le rapprochement de l’Europe avec la Russie. Pendant combien de temps allons nous accepter cette ingérence ? « Les Etats-Unis restent détermis à soutenir la souveraineté et l’intégrité territoriale de lUkraine face à lagression russe », a déclaré le président américain. De quoi je me mèle ?

Ceci étant Biden, probablement encore sous le coup de sa déroute afghane, est resté très évasif il s’est contenté de promettre une aide militaire supplémentaire de 60 millions de dollars et de proférer de bonnes paroles au sujet de l’admission à l’OTAN, à l’évidence inacceptable par la Russie. De même il n’est pas revenu sur son acceptation de la fin de construction de Nord Stream 2 qui risque de diminuer de 2 milliards de dollars les droits de transit du pétrole par l’Ukraine.

L’Ukraine est un état failli et corrompu, on ne voit pas l’intérêt que l’Europe aurait de le prendre en charge et jamais la Russie ne rendra la Crimée.

On peut se demander quand l’Europe aura le courage de prendre en main ses intérêts, quitte à s’éloigner des Etats Unis dont la fiabilité n’est pas évidente.  

 

 

 

01/08/2017

Le retour de la guerre froide

Entre les Etats Unis et la Russie c’est le retour de la guerre froide. Le congrès américain a adopté de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie. Jeudi le Sénat a voté à la quasi unanimité, 98 voies contre 2 , une loi qui durcit les sanctions frappant déjà la Russie à la suite de l’annexion de la Crimée et de son aide aux provinces sécessionnistes ukrainiennes du Donbass. Bien sur, il s’agit surtout de la supposée intervention russe dans la campagne présidentielle et aussi de la culture de guerre froide existant toujours au congrès.

A vrai dire les provocations sont plutôt venus des occidentaux : après s’être engagés au moment de la dissolution du pacte de Varsovie, ils se sont étalés jusqu’au frontières russes, et ont mené une guerre en Serbie, terre orthodoxe, qui pour les Russes était une agression. L’Union Européenne a signé des accords d’association avec les pays que la Russie considère dans sa zone d’influence, laissant espérer une future adhésion. La révolution ukrainienne de février 2014 avait à l’évidence été encouragée sinon suscitée par l’Occident. A tout cela on peut ajouter l’adhésion à l’OTAN du Monténégro

Dans les rapports entre l’Occident et la Russie on trouve également des désaccords sur les tracés de gazoducs pour acheminer le gaz russe en Europe en concurrence avec le gaz de schiste américain.

Quoi qu’il en soit le conflit latent entre la Russie et les Etats Unis ne peut nous laisser indifférents, déjà nous souffrons pour nos exportations des sanctions actuelles ; l’aggravation des sanctions risque d’impacter nos relations économiques avec la Russie, notamment pour les contrats que nous avons dans l’exploitation pétrolière, les américains s‘arrogeant le droit exorbitant de nous sanctionner.

Les relations entre la Russie et les Etats Unis sont dégradées au point que la Russie demande la réduction de 755 du nombre des diplomates américains en Russie.

La question est de savoir pourquoi l’Union Européenne se montrerait solidaire des Etats Unis dans un conflit purement interne dans lequel elle n’est nullement impliquée. A l’évidence il serait beaucoup plus profitable de prendre notre indépendance vis à vis des Etats-Unis, de normaliser nos relations avec la Russie en commençant par lever des sanctions contre-productives et inutiles. Il conviendrait également d’entériner le retour de la Crimée à la Russie qui n’est pas plus scandaleux que l’annexion de Mayotte et la sécession du Kosovo. Quant à l’Ukraine l’U.E. n’a aucun intérêt à soutenir financièrement ce pays, ruiné, corrompu et mafieux ; le mieux serait de ne pas se mêler de l’affaire ukrainienne sauf pour arbitrer l’application des accords de Minsk établis sous notre égide.

 

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17/05/2017

Provocations.

 

On se demande ce qui peut bien pousser l’ « Occident », entendez les Etats Unis et l’Union Européenne, à prendre des mesures à l’égard de pays faisant partie de la zone d’influence russe, qui ne peuvent apparaître que comme des provocations et compliquent encore les relations entre les deux blocs.

Le Monténégro, ce minuscule état de 660 000 habitants situé en bordure de l’Adriatique va intégrer l’OTAN en tant que 29° état membre de l’alliance. Le sénat américain a en effet donné son feu vert le28 avril.

Le Monténégro, ancienne république de la Yougoslavie, a fait sécession de la Serbie en 2006. Depuis la Russie y exerçait une forte influence économique par ses investissements et comme destination touristique. Puis il s’est rapproché de l’Europe, il a même soutenu les sanctions contre la Russie.

L’ambition du Monténégro est d’intégrer l’Union Européenne, sa monnaie de fait est déjà l’Euro. Il mène le processus d’adhésion à l’Union mais doit encore régler des problèmes liés à la criminalité, à la contrebande, à la corruption et à la liberté de l’information, vaste programme : la Commission Européenne estime que le Monténégro à fait des progrès significatifs, et propose que lui soit accordé le statut de « candidat à l’adhésion »

La Russie est évidemment furieuse et on le comprend, l’admission de l’OTAN de ce micro état loin des frontières russes et l’objet d’aucune menace, n’a aucune justification autre que de contrer la Russie et on ne voit pas l’intérêt de l’Union Européenne à s’encombrer encore d’un nouveau membre qui sera suivi ensuite par le Kosovo, la Macédoine…

Mais le Monténégro n’est pas la seule pomme de discorde entretenue par les Etats-Unis avec la Russie : Dans le texte de son budget mention est faite de «  l'occupation russe des territoires géorgiens d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud ». En conséquence, cette législation interdit le financement de tout programme ou de tout état qui  encourage cette «  occupation » ou  qui «  viole la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Géorgie ».

On se rappellera qu’en août 2008 le président géorgien Mikheil Saakachvili encouragé par les Etats Unis et par Bernard Henri Levy, avait fort imprudemment cherché à reconquérir ses provinces sécessionnistes russophones d’Abkhasie et d’Ossétie du sud, ce qui avait immédiatement déclenché une réaction militaire russe et l’indépendance des deux provinces reconnue seulement par la Russie, le Venezuela et quelques micro-états.

Depuis la Géorgie frappe à la porte de l’Europe en signant un accord d’association et en espérant la libéralisation des visas.

Justement l’Union Européenne vient d’exempter les Ukrainiens de visa pour entrer dans l’espace Schengen. Ce régime a été adopté le 11 mai par le Conseil de l’Union européenne. Donc à partir de juin, les 45 millions d’Ukrainiens pourront se rendre dans l’espace Schengen sans visa pour un séjour d’une durée de 90 jours.

Dès le mois de décembre 2015, la Commission européenne avait constaté que l’Ukraine remplissait tous les critères requis. Parmi les conditions fixées par Bruxelles, le Parlement ukrainien avait notamment dû adopter une législation « contre les discriminations au travail liées à l’orientation sexuelle ». On admirera le prétexte retenu qui montre que l’Europe est plus préoccupée de considérations droitdel’hommesques que d’intérêts économiques ou politiques. Rappelons que ce pays failli, corrompu et en guerre civile avait déjà signé avec l’Europe un traité d’association. Il semble que Paris et Berlin aient particulièrement trainé les pieds, craignant les réactions de leurs opinions publiques, ils auraient mieux fait de mettre leur véto.                                                                                                     Voilà trois mesures qui ne peuvent qu’être considérées par la Russie comme des provocations voire des agressions.

Quand comprendra-t-on qu’il n’est absolument pas de l’intérêt de l’Europe, poussée par les Américains, de s’étendre indéfiniment vers l’est dans le but de contester au président Poutine sa zone d’influence et que par contre, tout le monde aurait intérêt à une normalisation des rapports entre l’Europe et la Russie même si cela déplait à Monsieur Trump. Finalement le Président Poutine a plus de légitimité démocratique dans son pays qu’un autre président souhaité par seulement vingt cinq pour-cents des électeurs. De toute façon jamais la Russie ne lâchera la Crimée, il faut tourner la page. Nous n’avons pas à prendre part aux querelles d’Allemands que les Etats-Unis entretiennent, on ne sait pourquoi, avec la Russie.

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20/12/2016

L'Europe, une curieuse démocratie.

L’Europe est une curieuse démocratie, les Pays Bas ayant rejeté en avril 2016 par référendum, la ratification du traité d’association de l’Union Européenne et de l’Ukraine, veulent le faire ratifier après quelques modifications, par son Parlement.

Rappelons que, à part pour le Brexit –et encore attendons- chaque fois qu’un traité est rejeté par référendum par un quelconque pays, on s’arrange pour ne pas tenir compte du résultat du référendum, soit en faisant revoter, soit en transférant la question aux Parlements.

Traité de Maastricht, deux référendums danois.

Traité de Nice, deux référendums irlandais.

Constitution européenne, après les refus de la France et des Pays-Bas, contournement par le Traité de Lisbonne ratifié par les Parlements. Ce traité soumis à référendum par l’Irlande, il fallut deux référendums successifs pour le faire adopter.

Le traité d’association avec l’Ukraine, fut négocié dans la discrétion la plus complète. Ce traité, rédigé à l’évidence sous pression américaine, avait pour seul objet de contrer la Russie en s’en prenant à sa zone d’influence.

Il fut à l’origine de la révolution ukrainienne de Maïdan le 21 novembre 2013, amenant le départ du président Victor Ianoukovitch rejetant l’accord d’association pour se rapprocher de la Russie, son remplacement par Petre Porochenko, la sécession des provinces russophones du Donbass et l’annexion de la Crimée par la Russie. La guerre éclata entre l’armée ukrainienne et les rebelles séparatistes, elle se poursuit encore malgré les accords de Minsk et a entrainé 10 000 morts.

C’est donc à un pays en proie à la guerre civile, corrompu et failli que l’Union Européenne veut s’associer.

L’Ukraine se débat dans des difficultés financières et ne doit son salut qu’à l’aide de l’Europe et des institutions internationales. Le FMI, principal créancier a accordé en 2015 un prêt de 16,5 milliards de dollars et la Berd n’a pas exclu d’entrer au capital de la PrivatBank, première banque ukrainienne qui vient d’être nationalisée pour éviter l’effondrement du secteur bancaire.

Voilà le pays auquel l’Europe veut lier son sort.

Il est probable que si la procédure du référendum était généralisée et acceptée, l’Europe ne serait pas devenu le monstre technocratique coupé des peuples qu’elle est devenue.

 

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09/04/2016

Les bataves se rebiffent.

Enfin un peuple réagit à la dictature de l’Europe. Les Néerlandais par une consultation populaire organisée après une pétition ayant rassemblé 428 000 voix – 300 000 étaient suffisantes – ont rejeté le projet de traité d’association entre l’UE et l’Ukraine. 64% des suffrages exprimés pour le rejet du traité contre 36, avec, il est vrai, une participation de seulement 32%, suffisante toutefois.

Le gouvernement n’est pas tenu de respecter le résultat mais il y a des élections législatives en mars 2017 et il n’a guère le choix.
Rappelons toutefois le referendum pour la constitution européenne ayant entrainé un «non» de la Hollande et de la France, qui avait été contourné par le traité de Lisbonne, un déni de démocratie.

Le traité d’association avec l’Ukraine, fait partie d’une batterie d’accords identiques avec plusieurs pays candidats à l’admission dans l’UE dont la Géorgie et la Moldavie ayant appartenu à l’ex URSS. Au moment de l’écroulement de l’URSS, les occidentaux s’étaient engagés à ne pas s’étendre vers l’Est. On sait ce qu’il en est, l’OTAN couvre maintenant les pays Baltes et la Pologne, mitoyens de la Russie.

Le traité d’association avec l’Ukraine fait partie de la même logique de marginaliser la Russie et de l’empêcher de retrouver son rôle de grande puissance.

Rappelons que ce traité est à l’origine de la révolution Ukrainienne après que le président Ianoukovitch eut décidé de ne pas signer cet accord en novembre 2013.

La révolution dite de Maïdan avait entrainé son départ et son remplacement par Porochenko plus européen. La révolution de Maïdan avait été encouragée voire suscitée par l’Occident. Poutine en avait profité pour récupérer la Crimée qui appartenait à la Russie depuis 200 ans et les provinces russophones du Donbass avaient fait sécession.

Depuis les accords signés à Minsk ont rétabli une paix relative, bien que peu respectés par l’Ukraine.

L’Ukraine est un pays ruiné - tenu à bout de bras par l’Europe – corrompu, au bord de la guerre civile et l’association avec ce genre de pays risque de coûter plus cher que de rapporter.

Par contre la levée des sanctions, la normalisation des relations avec la Russie qui retrouverait sa place historique en Europe, seraient autrement bénéfiques pour les deux parties. Les sanctions contre la Russie qui ont entrainé l’embargo des exportations vers la Russie sont partiellement à l’origine de la crise de l’agriculture française.

On peut se demander combien de pays de l’UE qui poseraient la question par referendum à leur peuple, obtiendraient la même réponse que la Hollande, certainement plusieurs dont probablement la France. L’extension de l’UE vers l’est après l’admission prématurée de nombreux pays, Roumanie, Bulgarie, Pays Baltes n’est certainement pas souhaitée par de nombreux européens conscients de la différence des niveaux de vie qui entraine une distorsion de la concurrence, l’accroissement du chômage et la baisse des salaires.

Tout cela montre le défaut de démocratie dans l’UE, qu’on retrouve aussi dans les négociations tenues secrètes du traité transatlantique, dit TAFTA avec les Etats Unis dont la signature ne manquerait pas de transformer l’Europe en satellite de l’Amérique.

Il faut tourner la page de la guerre froide, encore entretenue par les craintes quelque peu paranoïaques de certains pays, en particulier la Pologne et les Pays Baltes. Le retour de la Russie dans l’Europe et son économie rendrait définitivement ces craintes sans fondement. Cela est d’autant plus nécessaire que les Etats Unis se tournent de plus en plus vers le Pacifique et qu’il faut être naïf pour croire croire qu’ils se porteraient une fois encore au secours de l’Europe. L’OTAN ne procure plus qu’une sécurité illusoire, il est nécessaire que l’Europe s’occupe de sa défense.

 

 

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