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14/09/2012

Le meurtre de l'ambassadeur

Si les Etats Unis ne nous avaient pas aidés à éliminer Kadhafi, Cristopher Stevens, l’ambassadeur Américain en Syrie n’aurait pas été assassiné à Benghazi.

D’où le retard et la mollesse de la réaction américaine, Hillary Clinton ne semblant pas capable de s’indigner du meurtre d’un de ses ambassadeurs. Et pourtant assassiner le représentant de la première puissance mondiale, ce n’est pas rien.

On n’a pas beaucoup insisté sur l’exhibition du cadavre de l’ambassadeur à travers les rues. Cela montre le niveau d’abaissement atteint par le monde occidental.

Ce qui est étonnant c’est que l’attaque du consulat américain en cette date anniversaire du 11 septembre, avait visiblement été soigneusement planifiée et que la projection du film sur Mahomet n’a peut être été qu’un prétexte, les salafistes et Al Qaida montrant qu’ils pouvaient agir quand ils voulaient.

Peut être pourrait on en tirer leçon pour la condamnation unanime du dictateur Syrien, et l’envie de voir sa chute.

10/09/2012

La crèche de Saint Ouen

Décidément les bien-pensants ne savent quoi inventer. J’apprends (Le Monde du 9 septembre ) qu’ « A Saint-Ouen, la lutte contre le sexisme débute au berceau ». Effectivement une crèche de Seine-Saint-Denis a choisi une « pédagogie égalitaire active » pour combattre la construction de stéréotypes.

« On n'arrivera pas à l'égalité si on ne s'attaque pas à la construction des stéréotypes dès le plus jeune âge », affirme Mme Vallaud-Belkacem qui a rendu visite à cette crèche exemplaire.

Alors qu’y fait-on ? Plus de rose pour les filles, de bleu pour les garçons, des ateliers bricolage et cuisine sont proposés aux deux sexes, on montre aux petites filles qu'elles peuvent jouer aux petites voitures, faire du bruit, crier, grimper. Les garçons qui ont envie de jouer à la poupée vont être encouragés aussi.

Effectivement une photo montre trois bambins de couleurs différentes sauf blanche, parmi eux un «négrillon» baigne consciencieusement une poupée, noire.

Ca sent un peu le montage mais qu’importe. On se demande quel sera son comportement dans son futur lycée de ZEP.

Il paraît que les parents adhèrent à cette façon d’éduquer. Cela semble étonnant dans cette zone où les femmes ne sont pas très considérées, c’est le moins qu’on puisse dire, ou alors il s’agit de bobos adeptes de la théorie du genre.

Il paraît que « Les professionnels sont convaincus qu'une telle politique favorise le respect entre les sexes, et peut même faire reculer les violences faites aux femmes » Personnellement je pense que le but est la promotion de l’homosexualité, il est vrai que je ne pense pas bien.

 

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05/09/2012

Du pétrole et des idées

Si vous allez à Dubaï vous contemplerez l’hotel Burj al Arab, une ile artificielle en forme de palmier et Burj Dubaï la tour la plus haute du monde, 828 m, parmi d’autres réalisations et projets aussi démentiels. Vous serez fier d’avoir apporté votre écot en passant à la pompe pour remplir le réservoir de votre modeste Clio. Comme vous serez fier d’aider le Qatar à acheter des palaces parisiens, le PSG, des marques de luxe et à répandre l’islam dans le 9.3.

En France le déficit commercial en 2011 a été de 70,6 milliards d’euros dont 45 milliards pour la facture énergétique, c’est à dire pour l’achat de pétrole et de gaz.

N’y a-t-il pas moyen de réduire voire de résorber cette facture considérable ? bien sur que si et en créant des emplois et en augmentant la compétitivité française.

Les Etats Unis ont conquis leur indépendance énergétique et relancé leur économie.

Ils exploitent les gaz de schiste qui représentent 14% de la production nationale et seront à près de 50% dans 20 ans.

Outre atlantique les hydrocarbures de schiste ont permis la création de quelque 500 000 emplois et une baisse de la facture énergétique au point que les centrales à gaz concurrencent l’énergie nucléaire, la baisse du prix du gaz est de l’ordre des 2/3.

En France les khmers verts qui veulent nous ramener à l’ère préindustrielle, pratiquent un lobbying insensé pour interdire même la prospection pour évaluer les ressources.

Il y a probablement du pétrole, peut être en grande quantité, à 150km des côtes de Guyane, ils s’opposent à la prospection qui pourrait polluer ou déranger les baleines.

On voudrait prospecter au sud de Marseille, il n’en est pas question.

Quant au pétrole de schiste qu’on subodore dans le bassin parisien et au gaz de schiste qui existerait dans le midi la prospection en est interdite.

Et pourtant la France est leader mondial dans l’industrie para pétrolière et peut être pourrions nous économiser des dizaines de milliards par an et créer 100 000 ou 200 000 emplois directs.

Nous préférons payer 100 euros le baril de pétrole et enrichir, l’Arabie Saoudite, la Qatar et Dubaï que le produire chez nous probablement moins cher pour payer des investissements de recherche et de production et des salaires.

On vous dira que la production de pétrole offshore comporte des risques de pollution, que la fracturation hydraulique présente des risques pour l’environnement, c’est vrai mais il est certainement possible de réduire les risques et les dégâts en améliorant les techniques.

Que serions nous si nos ancêtres, il y a 200 ans avaient refusé de prospecter et de produire du charbon dans le nord de la France, parce que ça perturbait l’élevage et l’agriculture. Notre développement industriel a été basé sur le charbon, maintenant il l’est sur le pétrole et l’atome.

Tout le monde se lamente du prix du pétrole et du gaz, si nous ne sommes pas autonomes nous n’y pouvons rien.

L’ Angleterre et la Norvège se sont enrichies avec le pétrole de la mer du nord, maintenant la Russie vit de ses ressources pétrolières, pourquoi pas nous ?

Il fut un temps où nous avons prospecté en mer d’Iroise sans que cela indigne qui que ce soit, malheureusement nous n’avons pas trouvé de pétrole.

On veut nous faire croire que l’avenir est dans les énergies renouvelables, l’éolien, le solaire, c’est un mensonge : ce sera toujours insuffisant et hors de prix. L’ Allemagne qui a renoncé au nucléaire, se heurte à de grandes difficultés, les firmes spécialisés dans l’énergie solaire sont toutes en faillite et l’éolien sera toujours très cher sans parler de l’agrément de voir pousser des milliers d’éoliennes dont personne ne veut dans son voisinage. Imagine-t-on ce que coutera l’entretien des parcs d’éoliennes en mer ?

Dans cette période de chômage et de récession, il vaut mieux investir dans des projets rentables que payer des chômeurs. Construisons de nouvelles centrales nucléaires, nous n’aurons aucun mal à vendre notre courant excédentaire et il n’y a pas souvent de tsunamis ni de tremblements de terre en France.

Lançons nous franchement dans la recherche d’hydrocarbures, conventionnels ou non, toute aventure industrielle a des risques qu’il faut savoir évaluer et prendre.

La France était un pays où on inventait et ou on produisait. Nous avons inventé le TGV et Airbus, ne laissons pas une bande d’utopistes qui représentent 2% de la population nous imposer leurs fariboles.

Citons pour conclure une phrase de M. Mamère : « Savoir que notre sous-sol possède d'énormes réserves de gaz de roche ne doit donc pas nous obliger à les exploiter, quels que soient les progrès techniques. » Quand on en est là…

 

 

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31/08/2012

Brèches dans la désinformation

J’ai fait écho dans ce blog à des prises de position discordantes des positions officielles ressassées à longueur d’antenne, sur la nécessité du renversement de Bachar el-Assad. Notamment la conférence de Alain Chouet ancien de la DGSE et l’article du Général Fleury expliquant que nous n’avions pas les moyens d’intervenir en Syrie.Je reprends un texte rédigé par le Général Henry-Jean Fournier qui va dans le même sens :

 « Malgré l'ambiance des vacances, peu d'entre nous auront échappé au matraquage médiatique concernant la situation en Syrie. Car les événements ne prennent pas de vacances, même lorsqu'ils se déroulent en plein ramadan, traditionnellement consacré, en terre d'Islam, au partage et à la spiritualité.

Dans la chaleur de l'été, les matamores du monde politico-médiatique n'ont en effet cessé de pousser notre pays à l'intervention, en faisant appel à la compassion et en s'appuyant sur l'ignorance de ceux qui les écoutent.

On ne peut en effet que compatir à toutes ces souffrances que l'on nous montre avec complaisance et insistance, à partir d'images à l'origine incertaine, soigneusement filtrées et fournies par des exilés syriens résidant à Paris. Et comme compassion rime avec passion, on a tôt fait de s'enflammer pour ceux qui souffrent et de vouer à l'enfer ceux qui les font souffrir.

Sans s'interroger sur les motivations des uns et des autres et se demander à qui profite le crime ? Peu d'entre nous pourraient d'ailleurs répondre. Car peu d'entre nous connaissent l'histoire, la géographie, le peuple et la situation actuelle de ce pays. Peu de médias grand public prennent d'ailleurs le temps de nous informer, de nous apprendre ce que nous ignorons.

Et comme ignorance rime avec médisance, on a tôt fait de véhiculer des idées reçues et de prendre parti sans peser le pour et le contre. Car enfin, de quoi s'agit-il ? Un pays possédant une longue histoire, carrefour et berceau de civilisations anciennes, officiellement reconnu par la communauté internationale, acteur majeur de l'équilibre de sa région, est aujourd'hui dans une situation qui a toutes les apparences d'une guerre civile, vraisemblablement alimentée et soutenue par tous ceux qui ont intérêt à déstabiliser la région.

Le but officiel d'une intervention serait d'éliminer le dictateur qui exerce la responsabilité de ce pays. L'intention est généreuse et ne peut que recueillir l'approbation de tous ceux qui se laissent guider par une compassion matinée de droits de l'homme et de promotion de la démocratie.

Ce serait donc au nom de ces principes qu'il conviendrait d'intervenir, afin de permettre au peuple syrien de se libérer de son tyran.

Mais qui est le peuple syrien ? Que représente-t-il ? Qui le représente ?

Autant de questions qui sont aujourd'hui sans réponse et qui le resteront encore longtemps.

Car la Syrie est un assemblage de communautés qui vivent certes sur un même territoire, mais qui ne partagent que peu de choses en commun, si ce n'est, comme tous les peuples, une commune aspiration à vivre en paix.

Ces communautés sont diverses : alaouite, chiite, chrétienne, druze, sunnite, par exemple.

Elles ont ceci de particulier de reposer sur l'appartenance à une religion.

Dès lors que l'une de ces religions mêle étroitement foi et loi, elle devient une menace pour toutes les autres. C'est le cas de l'islam sunnite ou de l'islam chiite.

La survie d'un tel pays repose alors sur un savant équilibre entre toutes ses composantes, de manière que la plus menaçante pour les autres, parce que la plus nombreuse démographiquement, ne puisse accéder à la législature suprême.

Cette situation est donc totalement antinomique de l'idéal démocrate tel que nous sommes censés le pratiquer en Occident.

Elle n'est pas spécifique de la Syrie. Tous les pays où l'islam est pratiqué par des fidèles suffisamment nombreux pour revendiquer la majorité électorale sont dans la même situation.

Et à y regarder de près, les récentes évolutions des pays secoués par le printemps arabe traduisent sensiblement une situation identique, cependant atténuée par la longue emprise de l'islam dans la plupart de ces pays.

Les minorités berbères, juives ou chrétiennes du nord de l'Afrique l'ont déjà éprouvée par le passé. Les communautés appartenant à d'autres religions n'y ont guère de droits.

Dès lors, on peut se demander si la démocratie est compatible avec une religion d'état lorsque celle-ci présente pour caractéristique principale un manque certain de tolérance et un mélange constant entre la pratique d'une foi individuelle et le cadre légal nécessaire à toute vie en communauté au sein d'une même nation.

D'autant que pour un musulman, il n'existe de nation que celle de l'ensemble de la communauté musulmane, l'Oumma, supérieure à toute notion d'Etat et de frontière territoriale.

C'est pourquoi il n'est pas possible d'intervenir en Syrie, ni d'ailleurs dans aucun autre pays musulman. Notre conception de la démocratie et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes est incompréhensible à leurs peuples, contrairement à ce que veulent faire croire certains de leurs représentants auto-désignés, réfugiés (et parfois formés) en France.

Et qui s'empresseront, tel autrefois l'ayatollah Khomeyni, d'oublier ces principes dès leur arrivée au pouvoir dans leur pays, pour créer une théocratie.

Car intervenir militairement en Syrie pour y établir la démocratie selon nos normes reviendrait, au cas où nous y parviendrions (ce qui n'est pas du tout certain), à permettre à la majorité sunnite de prendre le pouvoir, d'établir un régime politique ayant pour fondement l'islam et pour conséquences le ravalement des autres communautés au rang de citoyens de seconde zone, victimes de toutes les brimades recommandées par l'islam envers les infidèles, même lorsqu'ils appartiennent à une famille proche. Les conflits permanents entre sunnites et chiites sont là pour nous le rappeler.

L'Occident et la France n'ont donc aucun rôle militaire à jouer en Syrie.

Ils peuvent en revanche, intervenir auprès de l'ONU pour que cette organisation, dûment mandatée par ses membres, tente de faire cesser les affrontements et permette le rétablissement d'un climat de paix. Ce qui supposerait d'identifier au préalable, puis de neutraliser, par la diplomatie, l'économie ou, en dernier recours, la force armée, ceux qui ont intérêt à déstabiliser la Syrie.

On saurait ainsi à qui profite le crime dont nous sommes aujourd'hui les témoins. »

 

Henry-Jean FOURNIER

 

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29/08/2012

Retour des ADM

Les interventionnistes otaniens, dont la France, n’ont décidément aucune imagination.

Après nous avoir fait en Syrie le coup du retour des « charniers » qui sert depuis Timisoara en passant par le Kosovo, on en revient aux armes de destruction massive qui avaient justifié la guerre d’Irak.

On peut pourtant se demander pourquoi et comment el-Assad utiliserait des gaz de combat pour combattre une guérilla urbaine.

Bien plus inquiétante est l’éventuelle récupération de ces gaz par nos alliés objectifs, djihadistes et salafistes, voire Al Qaida en cas de chute du président Syrien.

On peut aussi se demander comment on peut en arriver à aider ceux que nous combattons depuis une dizaine d’années en Afghanistan.

 

 

 

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