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08/01/2020

Une fable : Nauru et l'écologie

Nauru est une ile minuscule de 21 km2 située dans le Pacifique sud au large de la Papouasie Nouvelle Guinée. Quoique ne possédant ni devise ni banque centrale, Nauru est devenu le 189° état à adhérer au Fonds Monétaire International.

A cette occasion Christine Lagarde puis le FMI se préoccupent des conséquences que le changement climatique pourra avoir sur l’île, montée des eaux, multiplication des cyclones…

Il est bien temps de se préoccuper d’écologie sur cette île qui autrefois paradisiaque est devenue un enfer.

Nauru fut une colonie allemande puis anglaise, elle dépend maintenant entièrement de l’Australie.

Il y a moins de 20 ans, l’île de Nauru était l'un des pays les plus riches du monde. Aujourd'hui, l’île est ravagée, l'État est en faillite, la population est obèse et le chômage général.

Le sort de Nauru a basculé quand on découvre que l’île est un atoll à guano, constitué principalement de phosphate déposé au cours des siècles par les excréments des oiseaux. C’est un excellent fertilisant dont l’Australie a grand besoin. L’extraction commence en 1906 et profite à des sociétés australiennes.

En 1968 Nauru dont la population est de l’ordre de 10 000 habitants accède à l’indépendance. L’entreprise est rachetée et nationalisée. De 1968 à 1998, la richesse s'empare de la population et la vie des Nauruans n'est plus la même. Les cours du phosphate s’envolent, le pays fait 225 millions d'euros de bénéfice et le PIB par habitant est le 2me au monde après l’Arabie Saoudite. Un PIB trois fois plus élevé qu’aux États-Unis. Les Nauruans se livrent alors à de folles dépenses, il n’y a pas d’impôt, l’électricité, l’eau sont gratuites, l’état fournit à chaque famille une femme de ménage, seuls les étrangers venus surtout des Kiribati travaillent, Chaque famille possède plusieurs voitures alors que la seule route qui fait le tour de l’île ne mesure que 12km, au point que les accidents de voiture deviennent la principale cause de mortalité. Les habitants ont totalement changé leurs habitudes alimentaires si bien que le taux d’obésité est de 95%. Pendant ce temps le gouvernement construit des immeubles à Melbourne et à Washington et entretient une délégation à l’ONU. On construit un golf luxueux et on crée une compagnie aérienne nationale.

Cela dura 30 ans : la production de phosphate passe de 1,67 million de tonnes en 1985-1986 à 162 000 tonnes en 2001-2002. Elle cesse totalement en 2003. C’est la descente aux enfers : L’épuisement des réserves minières, une mauvaise gestion des finances publiques et la dégradation de la santé publique entraînent une paupérisation de la population et de l'État, aboutissant à une faillite générale. La population est obèse et le taux de chômage atteint 90%.

Aujourd'hui, la quasi-totalité du territoire de Nauru ressemble à un désert de pierres. La surexploitation du phosphate sur l’île a dégradé l’environnement : 80% de la surface du territoire a été creusée et la déforestation a tué des espèces entières d’oiseaux.

Pour rétablir la situation le gouvernement choisit de vivre d’expédients, symbole de la déchéance du petit pays, le célèbre building que l’État avait acheté à Melbourne est vendu en 2004 pour essayer de rembourser les dettes. La République de Nauru commence alors à blanchir de l’argent et à vendre des passeports. Le pays devient un paradis fiscal et est mis sur la liste noire en 2000. On compte à l'époque 400 banques fantômes domiciliées à Nauru. Membre de l’ONU, Nauru monnaye ses votes au prix fort : C'est ainsi que Nauru est l'un des rares pays à reconnaître Taiwan, pays qui est d'ailleurs le seul à maintenir une ambassade sur place, l'île a aussi voté en faveur de la fin du moratoire sur la chasse à la baleine en échange du soutien économique du Japon. Nauru reconnaît l'indépendance de l’Abkhasie et de l'Ossétie du sud moyennant 50 millions de dollars. Le 29 novembre 2012 Nauru vote contre l’admission de l’Etat de Palestine en tant qu’état observateur aux Nations Unies.

Maintenant, en échange de 415 millions de dollars australiens par an, soit 284 millions d'euros, Nauru accueille les demandeurs d’asile refoulés d’Australie - environ 1500 personnes - dans deux camps de détention.

La plus petite République du monde est aujourd’hui une île complétement dévastée, qu'on a même envisagé d'abandonner en préparant l’exil de ses habitants. Pour l'heure, près de 9.000 personnes vivent encore sur l'île mais son avenir est compromis. Entre surexploitation écologique, faillite économique et hyperconsumérisme, l’histoire de Nauru est l’exemple parfait du rêve qui vire au cauchemar.

Il est bien temps de se préoccuper du réchauffement climatique et de la montée des océans.

 
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20/12/2019

Usine à gaz

Si le but principal du gouvernement était d’avoir la peau des régimes spéciaux, qui ne sont absolument plus justifiés et coutent un « pognon dingue » c’est raté. Plutôt que de traiter simplement et ouvertement le problème, ce qui aurait provoqué certainement des mouvements de grèves identiques aux actuels mais qui n’aurait probablement pas recueilli de soutien populaire, le gouvernement a préféré noyer le poisson dans une refonte totale du régime des retraites. Cette façon de faire a déclenché, probablement à juste titre, l’inquiétude et le refus des futurs retraités, le pouvoir ayant perdu toute crédibilité comme l’a démontré amplement le mouvement des gilets jaunes. Deux ans de négociation avec les corps intermédiaires - on se demande à quoi sert le parlement - n’ayant conduit à rien, le gouvernement a choisi l’époque de Noël pour dévoiler un projet qu’on peut qualifier de fumeux au point de provoquer l’opposition générale et non seulement celle des bénéficiaires de régimes spéciaux à l’évidence abusifs.

L’argument du gouvernement était qu’il y avait 42 régimes de retraites différents et qu’il convenait de les unifier en un seul régime général. Parmi ces régimes on trouve des caisses indépendantes, gérant les retraites de certaines professions généralement libérales, avocats, ingénieurs, médecins, qui ne coutent pas un sou à la collectivité. La fusion de ces régimes en un système unique entrainerait hausse des cotisations et diminution des retraites, bien entendu les intéressés s’y opposent.

On trouve aussi parmi les régimes particuliers, les retraites de certaines professions qui ne peuvent rentrer dans le système général, en particulier pour l’âge de la retraite. Peut on demander aux danseurs de l’opéra et aux marins pêcheurs d’exercer jusqu’à 62 ans ? bien sur que non. On ne peut non plus envisager, les militaires, les policiers, les pompiers restant au service jusqu’à cet âge.

Il va donc falloir tenir compte dans un régime dit général de toutes les particularités et avantages acquis, le transformant en usine à gaz, toutes les dérogations faisant l’objet d’une foire d’empoigne pour la défense des différents intérêts catégoriels. La fin des régimes spéciaux ne se fera que sur des décennies, déjà le gouvernement a cédé aux policiers, promis une revalorisation du salaire des enseignants. Finalement on peut craindre que l’ensemble n’entraine une baisse générale des retraites et des injustices comme celles que doivent subir les mères de famille nombreuse.

On suivra avec intérêt l’évolution du régime de retraite des sénateurs dont la caisse dispose d’une cagnotte de l’ordre d’un milliard d’euros constituée au fil des ans sur fonds publics. Le président du Sénat s’appuie sur le principe de la séparation des pouvoirs exécutif et législatif, pour dire que c’est à lui de décider d’une éventuelle évolution du régime des retraites des sénateurs ; avec de tels arguments on peut craindre que nous ne soyons pas sortis de l’auberge.

 

 
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08/12/2019

Retraite

Se préoccuper actuellement de sa retraite me semble quelque peu dérisoire, en effet à une époque où Greta et les colapsologues nous prédisent –et pourquoi ne pas les croire – fonte du permafrost, des banquises, des calottes glaciaires entrainant une hausse des mers de quelques dizaines de mètres, sans parler d’un climat proche de celui de Vénus et des cyclones en veux tu en voilà, les besoins pour vivre vont être extrêmement limités et seront largement couverts par la retraite même à points quelle qu’elle soit.

Quand on vous aura interdit, la voiture, l’avion, le bateau, l’élevage de bovins vraiment trop polluants, sans parler de tous les gadgets inutiles, smartphones, télé, et tous les appareils domestiques dont la fabrication a une signature carbone excessive et le chauffage produisant du gaz à effet de serre, vous pourrez vous contenter d’une chaumière et d’un petit lopin de terre où faire pousser les lentilles et les pois chiches qui seront la base de votre alimentation, ainsi que quelques légumes bio. La terre elle ne ment pas, vous pourrez même peut être élever quelques poules pour pouvoir en manger une au pot le dimanche comme au temps de ce vieux Sully. Pour éliminer vos déchets organiques vous pourrez élever un cochon qui vous permettra de passer l’hiver. Pour vos déplacements vous aurez un vélo et peut être un âne, bien suffisants pour une économie circulaire ne faisant appel qu’à des produits locaux. Tout cela ne vous coutera pas bien cher et vous permettra de vivre sainement en respectant l’environnement.

D’autant que les subsahariens se reproduisant comme des lapins arriveront par dizaine de millions en Europe où ils retrouveront un climat tropical comme ils l’aiment. Petit à petit ils imposeront l’Islam et vous feront vivre enfin selon la charia, ce qui vous permettra de faire encore des économies sur l’alcool, la musique et autres dépravations condamnées par le prophète. Malheureusement vous devrez vous séparer de votre porc. Vous prierez cinq fois par jour en vous tournant dans la bonne direction, vos femmes auront une tenue décente et pour faire votre pèlerinage à la Mecque vous irez à pied, à vélo ou à dos d’âne, peut être par mer à la voile. Vous financerez votre pèlerinage en vendant les tapis qu’auront confectionnés vos enfants.

Pour cette vie saine et sainte qui vous vaudra certainement quelques houris quand vous arriverez au paradis d’Allah, qu’avez vous besoin d’une retraite ?

 
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03/12/2019

Ouïgours et compagnie

Un consortium de dix-sept média internationaux dont Le Monde du 26 novembre viennent d’intervenir pour la défense des Ouïgours contre la répression chinoise. Le Figaro a immédiatement suivi. Cette campagne est beaucoup trop orchestrée pour être spontanée et on peut se demander quel est son but. Que l’on s’en prenne à la Chine pour la révolte de Hongkong, très bien, elle veut soumettre cette région à un régime d’oppression qui est tout sauf démocratique.

La question ouïgoure est très différente : les Ouïgours - ethnie turcophone musulmane sunnite, implantée dans la province autonome du Xinjiang au nord ouest de la Chine - résistent à l’intégration et surtout ont eu à plusieurs occasions recours au terrorisme : le 28 octobre 2013 des terroristes ouïgours commettent un attentat place Tien An Men qui fait cinq morts et quarante blessés. Le 1er mars 2014 un attentat dans la gare de Kunming fait vingt-neuf morts chinois et 130 blessés.

Depuis la Chine surveille la région comme le lait sur le feu et a mis en place un programme antiterroriste très strict mais qui semble efficace. Le fichage est généralisé pour des prétextes divers, il existe une base de données de surveillance de la population.

On a ouvert de nombreux camps de rééducation où auraient transité un million d’ouïgours sur une population totale de 11,5 millions.

Ce qui est étonnant c’est qu’alors que l’Occident combat partout l’islamisme on prenne sa défense en Chine.

Il est vrai que les méthodes chinoises ne sont pas transférables en Occident, mais sont elles pires que Guantanamo ou les assassinats ciblés sans compter les interventions en Afghanistan ou en Syrie

Il y a déjà eu le précédent Rohingyas : Les Rohingyas qui sont aussi musulmans sunnites venus du Bangladesh s’étaient installés en Birmanie ou ils ne respectaient pas les lois birmanes et vivaient selon la charia. A la suite d’attaques régulières de postes de douane et de commissariats de police, les Birmans décidèrent de les expulser au Bengladesh qui n’en voulait pas les considérant comme des fauteurs de trouble : Indignation des grandes âmes occidentales.

C’est le même comportement étrange qui amena les Etats Unis et leurs alliés à s’en prendre à la Serbie pour l’obliger à se séparer du Kosovo qui est devenu un pseudo état musulman ou règnent le désordre et la corruption.

L’Europe dont la France, combat depuis des années le terrorisme islamiste y compris sur son territoire, les victimes se comptent par centaines et les cités périphériques de grandes villes ont pratiquement fait sécession et sont de plus en plus incontrôlables. Nous allons voir revenir des centaines de Français djihadistes partis nous combattre en Syrie, une immigration de masse traverse la Méditerranée par les îles grecques, la Libye, la Tunisie, Gibraltar… La France combat l’islamisme au Sahel depuis des années au prix de pertes importantes. Est ce bien nécessaire de défendre les Ouïgours ?

 

 
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18/11/2019

Idéologie et énergie

Avant il y avait un ministère de l’Energie, maintenant il y a un ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, on est passé de la gestion rationnelle à l’idéologie.

Le nucléaire produisait dans d’excellentes conditions de l’électricité bon marché et abondante mais les écolos n’en veulent pas et sont bien décidés à en avoir la peau.

La loi no 2015-992 du 17 août 2015 « relative à la transition énergétique pour la croissance verte, », son intitulé suffit à en comprendre l’esprit, prévoit de réduire la part du nucléaire de 75 % à 50% sans aucune justification d’autant que l’énergie nucléaire ne produit pas de CO2. Cela entraine l’arrêt de réacteurs pouvant encore produire de nombreuses années et le retard de nouvelles constructions.

On s’en prend à deux symboles : la centrale de Fessenheim et le réacteur de Flamanville.

La centrale de Fessenheim a le seul tort d’être la plus ancienne des centrales en service et d’être dans le collimateur des Allemands et des Suisses, elle peut encore fonctionner de nombreuses années moyennement refonte.

Le réacteur en construction à Flamanville est un EPR dit de 3° génération dont la construction se heurte à des surcoûts, d’importants retards et des malfaçons. Des EPR ont été construits en Chine et sont maintenant en exploitation, leur principe n’est donc pas en cause. Les problèmes viennent d’un arrêt de construction de réacteurs depuis plus de 15 ans, entrainant une perte de savoir faire, du renforcement des normes de sécurité à la suite des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima et d’un chantier mal conduit. Pour les écolos c’est le cheval de Troie de la lutte contre le nucléaire : il ne faut pas construire de nouveaux réacteurs avant la mise en service de Flamanville. Cela se comprendrait si l’énergie nucléaire n’avait pas fait ses preuves, mais des centaines de réacteurs de la même filière sont en service ou en construction à travers le monde dont 58 en France. Flamanville est un problème ponctuel non significatif, ne remettant pas en cause la production d’électricité nucléaire. Néanmoins deux décisions sont prises à la grande satisfaction des écolos : on ferme Fessenheim sans attendre et on attend la mise en service de Flamanville pour décider de la construction de nouveaux réacteurs. Les écolos pensent avoir gagné et voir à terme l’abandon du nucléaire et son remplacement pas de myriades d’éoliennes qui ne produisent que quand elles veulent et défigurent les paysages. Ajoutons que le plus gros des éoliennes est importé. A ce sujet on peut remarquer que Flamanville ne met nullement en cause la production d’énergie nucléaire, et que si on ne sait plus construire des réacteurs on peut en acheter aux Russes voire aux Chinois, ils se feront un plaisir de nous en vendre. Ce sera un abandon industriel de plus dans un domaine où la France était un leader.

Et puis soudain EDF annonce que le gouvernement lui a demandé d’étudier la construction de six nouveaux EPR sur une durée de 20 ans. Fureur des écolos entrainant le rétropédalage du gouvernement, la ministre déclare que ce n’est pas EDF ni son PDG qui fixe la politique énergétique du Pays. Voilà comment on est gouverné dans le flou et l’indécision, pourtant une énergie fiable et économique est la clé de la relance industrielle. Il n’est que temps de remettre sur pied l’énergie nucléaire.

 
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