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17/06/2017

Les illusions de la COP 21

 On peut se demander pourquoi Donald Trump a dénoncé l’accord de Paris que les Etats Unis avaient signé dans l’unanimité suspecte des 196 pays participant à la COP21.

En effet le texte de cet accord rédigé au conditionnel n’est nullement contraignant et est une suite de vœux pieux, d’objectifs inatteignables et de vaines promesses.

Etant donné les délais prévus, il aurait pu tout simplement ne rien faire et ne rien dire. Il aurait fallu attendre plusieurs années pour s’en apercevoir.

En fait la décision tonitruante du président Trump est strictement à usage interne, il veut signifier aux Américains qu’il ne va pas les contraindre par des engagements destinés à combattre un risque auquel il ne croit pas vraiment.

Les Etats Unis sont, grâce au gaz et au pétrole de schiste, autosuffisants en énergie et on ne voit pas la raison pour laquelle ils compromettraient leur économie en remplaçant les centrales utilisant les produits pétroliers et même le charbon par des éoliennes et des panneaux solaires couteux et intermittents, sans parler de l’énergie nucléaire à laquelle les Etats Unis ne veulent pas renoncer.

Cette prise de position est à placer dans le cadre d’ « America first » qui est la ligne de conduite du Président américain sur laquelle il a été élu.

Evidemment cette décision a déclenché la bronca des opposants politiques au Président, des industriels espérant profiter de la « bascule énergétique » et des adeptes nombreux du « Trump bashing ». Par contre il est bien probable que l’électorat de Donald Trump applaudit des deux mains.

L’ennui est que la décision américaine condamne l’accord de Paris à être totalement inefficace.

Le premier pollueur de la planète, la Chine, devant les Etats unis, ne dénonce pas l’accord de Paris mais a une façon très particulière de l’appliquer : La Chine et l’Inde ont consenti à des promesses de réduction d’émissions de « gaz à effet de serre » en développant des énergies renouvelables mais elles ne renoncent pas loin de là au charbon. New-Delhi envisage de doubler sa production de charbon d’ici 2020.

Quant à la Chine où l’usage du charbon est massif, 67% des sources d‘énergie, elle s’est accordé jusqu’à 2030 pour réduire ses émissions. En plus la Chine dans le cadre des « nouvelles routes de la soie » a entrepris hors de ses frontières et notamment en Afrique la construction de nombre de centrales thermiques. La Chine serait à la tête en 2015 de 92 projets de centrales au charbon dans 27 pays.

En fait la Chine compte faire appel largement à l’énergie nucléaire pour tenir ses promesses, 25 centrales sont en exploitation et 26 en construction avec l’objectif de 110 en 2030 ce qui n’est pas dans l’optique souhaitée des écologistes.

Ajoutons à cela que les deux plus grands exportateurs de produits pétroliers, la Russie et l’Arabie Saoudite, même si probablement ils ne le diront pas, approuvent certainement la position de Donald Trump.

Dans ces conditions seuls les petits pollueurs comme la France, qui produit 1% du CO2 mondial vont se croire obligés d’appliquer l’accord de Paris.

La France qui a cinq millions de chômeurs et un déficit budgétaire et commercial énorme, contrairement aux Américains, continue pour des raisons idéologiques de se tirer une balle dans le pied, s’interdisant par exemple non seulement d’exploiter ses ressources en gaz de schiste mais même de les prospecter. De même alors que 75% de l’électricité française provient de centrales nucléaires depuis une quarantaine d’année à la satisfaction générale, la France veut ramener cette part à 50%, démanteler Fessenheim qui peut encore fonctionner surement pendant dix ou vingt ans, et développer des énergies renouvelables, éoliennes et panneaux solaires, fort couteuses et intermittentes.

On invoque la difficulté de démanteler les centrales nucléaires, c’est vrai mais cela peut attendre comme continuent d’attendre les bases de sous-marins construites sur le littoral atlantique par l’organisation Todt. Il faut à peu près 500 éoliennes pour produire autant d’énergie qu’un réacteur nucléaire, au pied de chacune il y a un bloc de béton de 1500 tonnes. Imagine-t-on les paysages français peuplés de dizaines de milliers d’éoliennes dont les nuisances excèdent celles de l’énergie nucléaire.

La France est tétanisée par des lobbies se disant écologistes, dont certains prônent la « décroissance » qui entrainerait une augmentation du chômage et notre dépendance de pays plus dynamiques comme la Chine, l’Inde et les Etats Unis et des pétrocraties.

Personne n’ose mettre au pas des bandes de gauchistes s’opposant à la construction d’infrastructures d’utilité publique aussi bien à Sivens pour un barrage, qu’à Notre Dame des Landes pour l’aéroport de Nantes et à Bure pour le site d’enfouissement des déchets nucléaires.

La France est un drôle de pays où on avait passé des siècles à éradiquer les loups et où on les réintroduit maintenant. Les campagnes se vident et deviennent des déserts sans médecin et sans services publics et alors qu’on voit venir le développement rapide du télétravail, on veut sans sourciller créer le « Grand Paris », éloignant encore les gens de leurs lieux de travail et créant une agglomération monstrueuse avec ses problèmes de banlieues, une perte de temps considérable, un surcoût de travail, une qualité de vie déplorable et un surcroit de pollution.

Et pourtant l’influence de l’activité humaine sur le climat n’est nullement avérée. Le changement peut avoir d’autres causes comme l’activité solaire ou des modifications de la circulation des courants océaniques. Il y a toujours eu des changements climatiques.

De toute façon, ce danger probablement surestimé cache la principale menace que subit notre civilisation. L’invasion des « migrants » économiques venus de pays ruinés par une démographie incontrôlée déstabilise la société, nous coûte très cher, accroit l’insécurité sans que nous fassions quoique ce soit pour l’endiguer. On va même aider l’invasion de faux naufragés en allant les chercher et les introduisant dans notre espace.

Quand les Huns ou les Arabes nous ont menacés on est allé les combattre aux Champs Catalauniques et à Poitiers, maintenant notre civilisation décadente ouvre ses bras à l’envahisseur. C’est un suicide.

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04/06/2017

Changeons notre politique extérieure

Le comportement du Président Trump au dernier G7 puis sa décision de sortir de l’accord de Paris sur le climat, montrent qu’il applique sa doctrine « America first » et qu’il ne faut plus compter sur les Etats Unis aussi bien pour notre défense que pour notre politique économique.

C’est là l’aspect positif de l’affaire : contrainte et forcée, l’Union Européenne et d’abord la France va devoir réorienter sa politique extérieure.

Il est un peu navrant de voir qu’au dernier sommet de Saint-Petersbourg, la France n’était guère représentée que par des pétroliers et que Poutine a fait les yeux doux à l’Inde.

L’Europe a fait de même, après la sortie décidée par Donald Trump de l’accord de Paris, elle s’est concertée avec la Chine.

La réception à Versailles de Vladimir Poutine laissait espérer que la France allait enfin mener une politique conforme à ses intérêts et non à des considérations idéologiques, comme ce fut le cas au cours du précédent quinquennat.

L’intérêt de l’Europe et de la France est de rétablir des rapports normaux avec la Russie, n’en déplaise à la chancelière. Il faut pour cela régler l’affaire de l’Ukraine.

Il est assez étonnant qu’alors que l’Europe inflige des sanctions à la Russie – sanctions dont souffrent d’ailleurs les deux parties – on signe avec l’Ukraine un accord d’association en contournant d’ailleurs le « non » des Pays Bas et on accorde aux Ukrainiens la suppression des visas pour l’accès à l’Europe. L’Ukraine est de plus soutenue financièrement par des crédits européens sans lesquels elle serait en faillite.

Si on peut estimer que les accords de Minsk sont une bonne base de départ pour trouver une solution, la situation actuelle fait croire que seule la Russie ne les respecte pas, ce qui est faux.

Rappelons tout d’abord que l’origine du conflit est la révolution plus ou moins suscitée de Maïdan, conduisant à l’éviction du président élu Iakounovitch et son remplacement par le président Porochenko.

Les accords de Minsk prévoyaient que soit accordé un statut spécial aux deux provinces russophones du Donbass. Si cette loi a bien été votée par le parlement ukrainien, elle n’est jamais entrée en vigueur. Par contre l’Ukraine applique un blocus à ses deux provinces, a fermé les voies ferroviaires et ne payent plus ses fonctionnaires comme si elle considérait qu’ elles ne faisaient plus partie de son territoire.

L’Allemagne et la France étant garantes des accords de Minsk se doivent de se montrer impartiales dans leurs rapports avec les deux parties, ce qui n’est absolument pas le cas actuellement.

Il faut évidemment disjoindre le problème de la Crimée dont la population s’est déclarée favorable au rattachement à la Russie, de toute façon la Russie ne la rendra jamais. Les sécessions du Kosovo et de Mayotte constituent d’ailleurs des précédents.

A partir du moment où on discute avec la Chine, on ne peut plus évoquer les droits de l’homme contre la Russie.

Il faudra ensuite chercher avec l’ensemble des parties, une solution politique au conflit syrien. Commençons par ne plus soutenir les mouvements terroristes qui constituent le plus clair de l’opposition à Bachar el Assad et par nous consacrer uniquement à la lutte contre l’Etat Islamique. Réouvrons notre ambassade à Damas qui n’aurait jamais du être fermée : Il faut pouvoir parler à tout le monde et rétablir notre influence au Proche Orient.

La détente dans les rapports avec la Russie rencontrera, très certainement, une opposition venant de l’Allemagne et des pays de l’Europe orientale, il revient à la France d’en prendre l’initiative et d’imposer cette évolution qui sera profitable à tous. La Russie fait partie de l’Europe et les menaces qu’on lui impute sont à l’évidence très surestimées, elles disparaitront quand on aura normalisé nos rapports.

Il faudra enfin cesser de suivre les Etats Unis dans leurs querelles sinon nous allons nous retrouver en mer de Chine.

 

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25/05/2017

Soros et consorts

Ce qui est le plus insupportable venant des instances européennes, ce sont leurs ingérences dans les choix politiques des pays membres, même quand ceux ci ont reçu l’onction démocratique d’un vote.

Elles s’en prennent en particulier aux gouvernements qu’elles qualifient de « populistes » estimant désormais que leurs attaques répétées à l'égard des valeurs de l'Union ont fait du mal à l'image de l'UE. A vrai dire on ne voit pas que les décisions prises par la Hongrie et la Pologne enfreignent l’ « état de droit » dont il conviendrait d’ailleurs de définir les contours.

Le premier reproche que l’on fait aux deux pays : ils refusent la prise en charge de «réfugiés» arrivés en Grèce et en Italie, de fait ils n’ont pas accepté la moindre « relocalisation » de migrants. On se souvient du hourvari qu’avait suscité la construction d’un barrage le long de la frontière sud de la Hongrie dans le but de barrer la route des Balkans par laquelle passait des hordes incontrôlables. Ce barrage existe toujours et personne n’y trouve plus rien à redire. La Hongrie place même en centre fermé les demandeurs d’asile. La Pologne et la Hongrie ont ainsi évité l’invasion qu’ont subie les pays qui ne contrôlaient pas leurs frontières. Depuis, la France, l’Allemagne et la Suède les ont fermées sans que la Commission Européenne y trouve à redire. Remarquons de plus que ni la Pologne ni la Hongrie n’ont été l’objet d’attaques terroristes.

L’autre reproche que l’on fait à la Hongrie est de vouloir contrôler les ONG internationales. Il ne semble pas scandaleux qu’un pays contrôle l’activité d’organismes privés pour connaître leur action et leur financement. On ne peut que regretter que l’Italie ne contrôle pas les ONG qui vont recueillir de faux naufragés au large de la Libye et qui, complices objectifs des passeurs, assurent leur transport vers la Sicile et Lampedusa.

Quant à la Pologne on reproche au gouvernement eurosceptique de Beata Szydlo des mesures prises conduisant au blocage du tribunal constitutionnel, la plus haute instance juridique du pays.

Mais le pire reproche que l’on fait à Victor Orban c’est de s’opposer au milliardaire d’origine Hongroise Georges Soros. Curieusement si la presse qui ne l’aimait pas, a toujours qualifié Trump de « milliardaire » ou de « magnat de l’immobilier » elle qualifie Georges Soros de « philanthrope ».

Il convient de s’arrêter sur l’origine de la fortune de Georges Soros : son père était espérantophone ce qui n’est pas fréquent et montre que le jeune Georges a reçu une éducation internationaliste. Il est en Hongrie pendant l’occupation allemande pendant laquelle il échappe à la déportation. En 1946 il fuit la Hongrie sous occupation soviétique. Il émigre en Angleterre où il fait des études d’économie et travaille quelque temps dans une maison de courtage de la City. En 1956 il émigre aux Etats Unis. Il est analyste dans plusieurs sociétés financières puis crée son propre fonds offshore basé à Curaçao, un paradis fiscal. Le fond spécule sur le marché des actions immobilières puis des devises. En 1992 il spécule sur la livre sterling , vendant à découvert 10 milliards de livres. Par la pression qu’il provoque il oblige l’Angleterre à sortir sa devise du Système Monétaire Européen, et en tire une plus-value estimée à 1,1 milliard de dollars. Beau remerciement au pays qui l’avait accueilli quand il avait fui la Hongrie. Il continue à spéculer sur les monnaies et accumule une fortune estimée à 20 milliards de dollars.

Depuis il consacre une partie de sa fortune à des activités philanthropiques orientées, généralement au profit de pays en voie de développement dans le but de promouvoir « des sociétés démocratiques et ouvertes ». Parmi ses actions on remarque une étude sur le contrôle au faciès en France, une autre sur des discriminations dont seraient victimes les musulmans de Marseille, il fait un don au « Collectif contre l’islamophobie en France », donne un million de dollars pour obtenir la légalisation de marijuana en Californie et finance l’ « Human Rights Watch ». On constatera l’origine douteuse de sa fortune surtout fondée sur la spéculation contre les monnaies et la curieuse orientation des œuvres qu’il soutient.

Il s’ingère activement dans la politique étrangère, ayant pris par exemple, à ses dires, une part importante dans la révolution de Maïdan en Ukraine.

Soros a fondé à Budapest une université anglophone, l’Université de d’Europe centrale qui accueille 1500 étudiants. Son action est à l’évidence opposée au nationalisme avoué de Viktor Orban qui a qualifié Soros de « spéculateur financier » devant le Parlement de Strasbourg, propos jugé clairement antisémite (?). On reproche également à Viktor Orban une loi sur l’enseignement supérieur dont le seul but semble être la fermeture de l'Université d'Europe centrale de Georges Soros, ce qui n’est pas forcément faux.

Du coup les eurodéputés ont voté à une courte majorité une résolution recommandant l'activation, à l'égard de la Hongrie, de l'article  7 du traité de l'Union européenne. Si cette procédure va à son terme elle revient à priver un Etat de ses droits de vote au sein de l'Union.

Maintenant, le Parlement roumain vient de rejeter à une majorité écrasante le mariage homosexuel rejoignant la Pologne et la Hongrie. Voilà qui n’est pas conforme à la religion européiste et mondialiste des droits de l’homme chère à l’Union Européenne. On commence déjà de parler de priver les pays récalcitrants des fonds structurels dont ils sont de gros bénéficiaires.

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17/05/2017

Provocations.

 

On se demande ce qui peut bien pousser l’ « Occident », entendez les Etats Unis et l’Union Européenne, à prendre des mesures à l’égard de pays faisant partie de la zone d’influence russe, qui ne peuvent apparaître que comme des provocations et compliquent encore les relations entre les deux blocs.

Le Monténégro, ce minuscule état de 660 000 habitants situé en bordure de l’Adriatique va intégrer l’OTAN en tant que 29° état membre de l’alliance. Le sénat américain a en effet donné son feu vert le28 avril.

Le Monténégro, ancienne république de la Yougoslavie, a fait sécession de la Serbie en 2006. Depuis la Russie y exerçait une forte influence économique par ses investissements et comme destination touristique. Puis il s’est rapproché de l’Europe, il a même soutenu les sanctions contre la Russie.

L’ambition du Monténégro est d’intégrer l’Union Européenne, sa monnaie de fait est déjà l’Euro. Il mène le processus d’adhésion à l’Union mais doit encore régler des problèmes liés à la criminalité, à la contrebande, à la corruption et à la liberté de l’information, vaste programme : la Commission Européenne estime que le Monténégro à fait des progrès significatifs, et propose que lui soit accordé le statut de « candidat à l’adhésion »

La Russie est évidemment furieuse et on le comprend, l’admission de l’OTAN de ce micro état loin des frontières russes et l’objet d’aucune menace, n’a aucune justification autre que de contrer la Russie et on ne voit pas l’intérêt de l’Union Européenne à s’encombrer encore d’un nouveau membre qui sera suivi ensuite par le Kosovo, la Macédoine…

Mais le Monténégro n’est pas la seule pomme de discorde entretenue par les Etats-Unis avec la Russie : Dans le texte de son budget mention est faite de «  l'occupation russe des territoires géorgiens d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud ». En conséquence, cette législation interdit le financement de tout programme ou de tout état qui  encourage cette «  occupation » ou  qui «  viole la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Géorgie ».

On se rappellera qu’en août 2008 le président géorgien Mikheil Saakachvili encouragé par les Etats Unis et par Bernard Henri Levy, avait fort imprudemment cherché à reconquérir ses provinces sécessionnistes russophones d’Abkhasie et d’Ossétie du sud, ce qui avait immédiatement déclenché une réaction militaire russe et l’indépendance des deux provinces reconnue seulement par la Russie, le Venezuela et quelques micro-états.

Depuis la Géorgie frappe à la porte de l’Europe en signant un accord d’association et en espérant la libéralisation des visas.

Justement l’Union Européenne vient d’exempter les Ukrainiens de visa pour entrer dans l’espace Schengen. Ce régime a été adopté le 11 mai par le Conseil de l’Union européenne. Donc à partir de juin, les 45 millions d’Ukrainiens pourront se rendre dans l’espace Schengen sans visa pour un séjour d’une durée de 90 jours.

Dès le mois de décembre 2015, la Commission européenne avait constaté que l’Ukraine remplissait tous les critères requis. Parmi les conditions fixées par Bruxelles, le Parlement ukrainien avait notamment dû adopter une législation « contre les discriminations au travail liées à l’orientation sexuelle ». On admirera le prétexte retenu qui montre que l’Europe est plus préoccupée de considérations droitdel’hommesques que d’intérêts économiques ou politiques. Rappelons que ce pays failli, corrompu et en guerre civile avait déjà signé avec l’Europe un traité d’association. Il semble que Paris et Berlin aient particulièrement trainé les pieds, craignant les réactions de leurs opinions publiques, ils auraient mieux fait de mettre leur véto.                                                                                                     Voilà trois mesures qui ne peuvent qu’être considérées par la Russie comme des provocations voire des agressions.

Quand comprendra-t-on qu’il n’est absolument pas de l’intérêt de l’Europe, poussée par les Américains, de s’étendre indéfiniment vers l’est dans le but de contester au président Poutine sa zone d’influence et que par contre, tout le monde aurait intérêt à une normalisation des rapports entre l’Europe et la Russie même si cela déplait à Monsieur Trump. Finalement le Président Poutine a plus de légitimité démocratique dans son pays qu’un autre président souhaité par seulement vingt cinq pour-cents des électeurs. De toute façon jamais la Russie ne lâchera la Crimée, il faut tourner la page. Nous n’avons pas à prendre part aux querelles d’Allemands que les Etats-Unis entretiennent, on ne sait pourquoi, avec la Russie.

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10/05/2017

Le chamboule-tout

Si il y a une chose qu’a montrée l’élection d’Emmanuel Macron, c’est bien le ras-le-bol des Français pour tous les calculs minables qui caractérisent le « système ». Pendant que chacun suppute les chances qu’a son parti de survivre aux législatives voire d’imposer au Président une autre politique par la cohabitation, on ne peut que constater que tous les partis ayant des députés sont morts et que le « système » n’est plus opérant.

Les Républicains vont à l’évidence éclater entre les partisans d’une opposition dure, les centristes exerçant un droit de regard sur les décisions du Président sans s’y opposer systématiquement et ceux qui vont rallier « En Marche » par conviction ou pour aller à la soupe. De plus on peut estimer à plusieurs dizaines le nombre de députés FN, sans parler des députés qui ne seront pas réélus. L’hypothèse dune majorité de députés « de la droite et du centre » capable d’imposer un premier ministre est à vérifier.

En allant plus à droite, l’avenir du Front National risque de n’être pas serein. L’échec de Marine Le Pen montrant une certaine faiblesse et son incapacité d’assumer les fonctions présidentielles ne sera pas sans conséquence. D’ailleurs on peut se demander si elle avait réellement envie d’être élue étant donné l’impossibilité qu’elle aurait eue de gouverner avec l’opposition des média, de la finance, des grandes entreprises, des syndicats et des instances européennes et si son comportement pendant le débat avec Macron n’était pas une forme de sabordage. Quoiqu’il en soit le FN tel qu’il est a vécu, il devra changer de politique abandonnant ses positions économiques gauchisantes, se recentrer sur les fondamentaux qui intéressent ses partisans, la lutte contre le chômage par une relance de l’économie et en particulier de l’industrie, en obtenant de l’Europe un contrôle de ses frontières et une préférence nationale au moins pour les marchés publics et une limitation réelle de l’immigration ressentie comme une invasion. Mais l’éclatement du FN est à craindre entre le nord et les campagnes où ses soutiens sont surtout ceux qui ont été exclus par la mondialisation et le midi qui regroupe surtout des souverainistes demandant l’arrêt de l’immigration légale ou non.

A gauche on constate la disparition du parti socialiste réduit à quelques pour-cents et dont les élus vont préférer rejoindre « En Marche » dans l’espoir de conserver leur siège, et l’émergence d’une gauche radicale, regroupant mélanchonistes, communistes et écolo, sans qu’il y ait la moindre chance d’accord entre ces mouvements.

Si on pense que beaucoup d’électeurs vont aller au secours du succès, on peut envisager que par des décisions populaires réellement mises en œuvre, le président Macron arrivera à réunir suffisamment d’élus pour gouverner.

Ce serait la fin d’un système au pouvoir depuis 40 ans avec le succès qu’on lui connaît.

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