Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/07/2013

la traversée de Paris

« Jambier, 45 rue Poliveau », les écolos, - 2% de la population – ont encore sévi, on rétablit le couvre-feu, je n’ai plus le droit d’éclairer a giorno si ça me chante, encore une liberté perdue, nous voilà ramenés aux jours les plus noirs de notre histoire. Et pourquoi ? pour économiser une électricité surabondante pendant les heures creuses, pour ne pas gêner les chauves-souris, les hiboux, (choux, genoux,  joujoux, poux), et les grillons qui hantent les rues de nos villes à la vaine recherche d’une zone d’ombre. Ca permettra de fermer plus tôt Fessenheim qui ne demande qu’à produire du courant pendant encore vingt ans.  Reverrons nous les hirondelles à vélo faire régner, deux par deux, dans nos rues, l’ordre citoyen, la défense passive veiller à ce que les rideaux soient bien tirés, les patrouilles gestapistes vert de gris, venues de la Kommandantur khmer-vert. Entendrons nous les sirènes sonner le début et la fin du couvre-feu et reverrons nous les rafles policières aux petites lueurs de l’aube vers un Vel d’hiv des pollueurs ?

Il est des pays scandinaves où on laisse toujours une lumière allumée à la porte en signe d’accueil, loin des idées rancies de nos apôtres de la décroissance et de l’efficacité énergétique.

En attendant le transport clandestin de valises de cochon maintenant interdit pour raison de halal, de la rue Poliveau à la rue Lepic suivant les ombres mythiques de Gabin, Bourvil et de Funès ?  « Salauds de pauvres ». Pauvre France.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

 

 

 

 

08/03/2013

Journée de la femme

Il paraît que le 8 mars c’est la journée de la femme. Je voudrais en profiter pour souhaiter que tout le monde aille voir le film Wadjda tourné en Arabie Saoudite qui montre la condition des femmes dans ce pays où s’applique la charia. Hallucinant, on peut se rendre compte de l’aliénation des femmes, vivant loin des yeux des hommes, victimes de la polygamie, ne pouvant conduire ni sortir seules, habillées d’une abaya noire les dissimulant entièrement. Il faut projeter ce film dans le 9.3, dans les écoles et en fait dans toute la France pour montrer ce qu’est la vie des femmes en terre d’Islam.

Comment l’Arabie Saoudite et le Qatar peuvent ils reprocher à la Syrie son régime tyrannique. Il fait mille fois meilleur y vivre qu’à Ryad. Et comment la France peut elle soutenir cette pseudo révolte.

Allez voir Wadjda, c’est un beau film

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

 

20/02/2013

Berlin s'amuse

Je ne vais jamais au cinéma mais quand je lis le compte-rendu du palmarès du festival de Berlin publié par le Monde sous le titre « A Berlin, un palmarès marqué par les clichés sociaux » je ne me sens pas près d’y retourner.

«…le palmarès est fidèle à la tonalité générale de cette compétition, qui ressemblait à un florilège d'images convenues de la réalité sociale des pays dans lesquels s'inscrivaient les films. » évidemment tentant.

Voilà un échantillonnage quasi exhaustif :

« La Roumanie était ainsi représentée sous l'angle de la corruption (…) Child's Pose , de Kalin Peter Netzer, l'Ours d'or, est un portrait de mère abusive, bourgeoise, qui fait jouer ses relations pour sauver son fils qui a tué un enfant dans un accident de la route. »

« Pour la Bosnie, ce fut la misère endémique des gens de la campagne, la corruption aussi » (…) An Episode in the Life of an Iron Pecker, de Danis Tanovic, suit les déboires d'un ferrailleur qui veut faire opérer sa femme après que celle-ci a fait une fausse couche, sans jamais s'intéresser à ce personnage féminin qui porte pendant des jours un bébé mort dans son ventre. »  Indiscutablement ça fait envie. De même pour « Harmony Lessons », d'Emir Baigazin,  qui « est certes virtuose, mais la manière verrouillée, systématique, qu'a l'auteur de dénoncer la violence au Kazakhstan finit par lasser. »

Parmi les bons films le Monde cite « Pardé (Closed Curtain) des Iraniens Jafar Panahi et Kamboziya Partovi, évocation de l'enfermement auquel est condamné le premier » et Gloria « portrait d'une quinquagénaire furieusement accrochée à son amour de la danse, des hommes, de l'alcool, »

Le Monde regrette toutefois que l’on n’ait pas distingué « Camille Claudel », de Bruno Dumont. « Apre, exigeant, douloureux même, ce film tourné dans un hôpital psychiatrique, avec ses pensionnaires, est un tour de force »

La sélection française a été ignorée, ne le regrettons pas trop. « Seuls s'en sortent Claude Lanzmann - avec un Ours d'or pour l'ensemble de sa carrière -, et Sebastien Lifshitz avec Bambi , romanesque portrait d'un transsexuel, qui a obtenu le Teddy (prix LGBT - lesbiennes, gay, bi et trans) du meilleur film documentaire » C’est bien le moins que les Allemands distinguent Lanzmann l’auteur de l’insupportable Shoah.

Et pour terminer ce florilège, citons Youth de l’Israélien Tom Shoval « histoire d'enlèvement sur fond de déclassement et de shabbat » et « Top of the Lake, de Jane Campion, histoire d'inceste inscrite dans une communauté rurale australienne »

Qui peut payer pour aller voir ce genre de film ? Personnellement j’aime mieux les Western.