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28/06/2012

L'Europe du grand sud

A moins - c’est hélas bien improbable - que l’un des 27 ne s’y oppose, l’Europe va se trouver agrandie d’une province très au sud dans l’océan Indien. Mayotte le cent-unième département français devrait devenir une région ultra périphérique comme le sont déjà les quatre autres DOM, les Canaries, les Açores, Madère…

L’Europe aurait ainsi sa première région musulmane, ou la charia est appliquée, le ramadan respecté et les autres fêtes musulmanes.
Pour que cela ne se fasse pas il faudrait qu’un état rappelle que l’annexion de Mayotte par la France a été condamnée par l’ONU et l’Union Africaine. A Mayotte la « rupéisation » est espérée comme une nouvelle source de subventions.

On vient de découvrir que la Grèce ne produisait pas grand chose à part de l’huile, du coton, du tabac et du riz et du tourisme. Elle est quand même la première puissance maritime mondiale. Elle produit aussi énormément de fonctionnaires.

Mais Mayotte elle, ne produit quasiment rien d’exportable, la main d‘œuvre y est aux coûts européens, le ylang ylang et la vanille ont disparu, la pisciculture dépérit, le tourisme végète. On ne fait que du béton pour l’infrastructure, les écoles, les hôpitaux. Tout est importé surtout de métropole.
Par contre des fonctionnaires, on sait faire, le conseil général était en 2011 en déficit de 80 M€. Avec tout ça une insécurité en pleine croissance et du racisme anti blanc.

Il y a environ 200 000 Mahorais dont quelque 60 000 clandestins venus surtout des autres Comores, on en expulse 26 000 par an sans formalité. Avec l’Europe c’est peu probable qu’on puisse continuer, alors ce sera l’invasion, une porte ouverte vers l’Europe.

Le chômage surtout des jeunes est énorme et on ne voit pas comment développer l’île dans son statut de département, coupé de son environnement naturel, les Comores, Madagascar, l’Afrique de l’Est. Toute l’économie repose sur les transferts de la métropole, subventions, allocations et salaires des fontionnaires.

A coté de Mayotte, la Grèce est un modèle de productivité, la rupéisation de Mayotte, vraiment ce n’est pas une bonne idée. Si Frau Merkel savait…

16/06/2012

Les morts au combat ne sont pas des victimes

Les grandioses manifestations qui ont suivi la mort de quatre militaires en Afghanistan ont beaucoup plus choqué que consolé nombre de militaires : envoi du ministre et du chef d’état major des armées en Afghanistan, hommage national aux Invalides avec Président de la République, Premier ministre et force personnalités de tous bords, on se demande ce qui a pu déclencher ces manifestations qui ont pris un tour tristement compassionnel.

Les militaires acceptent de risquer leur vie sur ordre des autorités politiques et ne sauraient se considérer comme des victimes, comme il a été dit. Si on veut à tout prix faire une guerre « zéro mort », le mieux est de ne pas la faire. Si on croit à la cause pour laquelle on se bat, il faut accepter d’en payer le prix. Toute cette pompe apparait comme l’excuse de l’exécutif  pour avoir envoyé des hommes risquer leurs vies pour une cause qui ne les valait pas ; quel aveu et quel message à nos adversaires qui nous voient si sensibles.

D’ailleurs en Afghanistan le France est le seul pays à se comporter ainsi et nos alliés peuvent s’étonner de voir un ministre ou une personnalité débarquer à chaque mort.

J’ai participé, il y a longtemps, à la guerre d’Indochine, le corps expéditionnaire français a eu 40 000 tués dans l’indifférence générale quand ce n’était pas sous des manifestations hostiles. Personne d’entre nous ne réclamait des marques de compassion mais plutôt le soutien moral de la nation que nous n’avions guère. Il est vrai que nous croyons à ce que nous faisions et à la justesse de notre cause.

Tout cela montre une méconnaissance incroyable de la mentalité des militaires qui acceptent de mourir mais ne souhaitent pas que l’on s’apitoie sur leur sort.

03/06/2012

SYRIE, LIBYE REBELOTE.

François Hollande en déclarant à Vladimir Poutine « Il n'y aura de sortie possible de cette situation qu'avec le départ de Bachar Al-Assad », choisit son camp, imputant la responsabilité des crimes et des violences au seul président Syrien : « Le régime de Bachar Al-Assad s'est conduit de manière inacceptable, intolérable. Il a commis des actes qui le disqualifient ». Cela reste à démontrer et dans cette guerre civile où les interventions extérieures se multiplient venant notamment de pays comme la Libye, le Qatar et l’Arabie Saoudite, exemples bien connus de démocratie, il est bien difficile de faire le tri des coupables.

Se débarrasser de Al-Assad mais pour le remplacer par qui ? les oppositions sont multiples allant d’une opposition politique fort divisée où n’émerge aucune relève crédible, aux frères musulmans et aux djihadistes. Veut on établir un régime islamiste ? Du reste le président admet qu’il connait "les risques de déstabilisation, avec les risques de guerre civile", belle perspective malheureusement probable et même déja en cours.

« Une intervention armée n'est pas exclue à condition qu'elle se fasse dans le respect du droit international, c'est-à-dire par une délibération du Conseil de sécurité ». Il ne risque pas grand chose, avec les vetos russes et chinois. Mais de toute façon, la France ayant divisé en 30 ans son effort de défense par 2,5,  est bien incapable d’affronter seule la Syrie soutenue par l’Iran. Nous avons préféré l’accueil et le bien être de populations allogènes et l’engraissement du mammouth éducatif à notre défense, maintenant il faut payer. Le rêve de faire subir à Al-Assad le sort de Kadhafi voire celui de Saddam Hussein ou de Milosevic est hors de notre portée.

Pour en revenir aux massacres, dont on ne peut certainement nier l’existence, on avait déjà généreusement attribué contre toute évidence à Al-Assad les attentats suicides qui firent de nombreux morts à Damas, maintenant c’est l’attentat d’Houla qu’on lui impute sans discussion. Le problème est que la plupart des informations proviennent des rebelles notamment de l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) et qu’il est difficile, faute d’une enquête impartiale de connaître la vérité.

Quoiqu’il en soit l’exploitation du massacre de Houla fait penser à de nombreux précédents : les « charniers » de Timisoara et du Kosovo, le massacre des bébés en couveuse au Koweit, le bombardement du marché de Sarajevo, qui servirent autrefois de prétextes ou de justificatifs à des interventions militaires.

Il n’en reste pas moins qu’il semble inopportun de jeter de l’huile sur le feu et qu’il conviendrait de rechercher sans préalable une solution politique, bien que cela apparaisse bien tard.

En attendant on a expulsé l’ambassadrice syrienne de Paris, elle y est d’ailleurs restée en tant que déléguée à l’Unesco.
Et le Liban est lui aussi déstabilisé entre partisans et adversaires de Al Assad.

29/05/2012

Tout ça pour ça!

Deux ans après le printemps arabe et la chute du général Moubarak, les Egyptiens vont avoir à choisir comme président entre Mohammed Morsi des frères musulmans et l’ex général Ahmed Chafiq, ancien premier ministre de Hosni Moubarak.

Comme on peut supposer que l’armée n’acceptera pas qu’un frère musulman prenne le pouvoir,  on va se retrouver dans la situation de départ après deux ans de troubles et la ruine économique. Ce n’était pas la peine, mais à l’évidence le peuple aspire au retour de l’ordre.
Quand on fait le bilan du printemps arabe, ce n’est guère brillant. La Tunisie n’a pas retrouvé la richesse relative qu’elle connaissait et en particulier le retour des touristes. La Libye est en voie de décomposition après une guerre ayant fait 20 000 morts et entrainé la déstabilisation du Sahel et une partition de fait du Mali. Le Yemen dont on se garde de parler, est menacé de scission et Al Quaida y prolifère. L’ordre saoudien règne à Barhein. La guerre civile déchire la Syrie avec ses massacres dont il est trop facile d’attribuer la responsabilité au seul Al Assad alors que beaucoup s’emploient à armer les rebelles. La stabilité du Liban se trouve menacée.

Si on ajoute à cette liste l’Irak où la situation est loin d’être stabilisée après les deux guerres américaines, la décomposition de la Somalie et le guerre entre les deux Soudans, on ne peut que constater que la situation de cette zone ne fait que se détériorer, ce qui ne veut pas dire qu’il faille s'en mêler, les conséquences des interventions occidentales s’avérant globalement négatives

17/05/2012

Un grand ministère

 

Il paraît que les ministres vont voir réduits leurs émoluments de 30% … Si c’est pour faire des économies on peut penser que la France n’a pas besoin d’un gouvernement de 28 ministres, d’autant que dans un mois il risque d’être remanié voire remplacé.

On pouvait croire que les ministres étaient choisis pour leur compétence, il n’en est rien, il paraît qu’il faut qu’il y ait autant de femmes que d’hommes et que l’on trouve toutes les couleurs de peau ; vive le politiquement correct.

Dans les circonstances actuelles n’aurait-il pas fallu un petit « goum », comme disait Bigeard, ramassé, d’une quinzaine de personnes formant équipe sans autre considération et ambition que sortir le pays de la crise ?

Fallait il trois ministres ayant la double nationalité donc à moitié Français, une Garde des Sceaux qui n’assume pas l’histoire de la France et l’accuse de crime contre l’humanité ?

Faut il un ministre de la « Réussite éducative », un ministre de « l’Egalité des territoires », un ministre des « Droits des femmes » qui me semblent reconnus depuis longtemps, de « l’Economie sociale et solidaire », il y avait là des économies à faire d’autant qu’un ministère comporte un cabinet, du personnel et des voitures de fonction.

Si les entreprises étaient gérées comme l’Etat français pour faire plaisir à tout le monde et en fonction de considérations sans rapport avec l’efficacité, elles iraient à la ruine.