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18/11/2014

La Tour Triangle

La tour Triangle que madame Hidalgo maire de Paris, voudrait construire à Paris dans le parc des expositions, est le parfait symbole de l’échec de la décentralisation de la France.

Alors que le développement des transports, TGV, transports aériens, aurait du rapprocher la province de Paris et permettre l’installation d’entreprises dans des villes ainsi plus près de la capitale, l’évolution s’est faite en sens inverse, transformant des villes comme Tours et Le Mans en cités dortoirs d’où des travailleurs vont tous les jours travailler à Paris.

Pendant ce temps le cancer parisien ne faisait que grossir développant de nouvelles rocades au delà du périphérique, A86, Francilienne, et maintenant on veut construire le Grand Paris irrigué par un super métro, le Grand Paris Express (GPE) métro en rocade, comprenant 200km de voie rapide et 69 gares, annexant à l’agglomération 124 communes, pour un coût de plus de 25 milliards d’euros.

L’argument est que le développement de l’Ile de France profite au reste du pays : " Environ 10  % de la richesse produite chaque année en Ile-de-France part en province, notamment par le mécanisme des transferts sociaux. Cela représente 65  milliards d'euros. L'Ile-de-France est une poule aux œufs d'or pour les autres régions ! " déclare M. Davezies. Autrement dit le travail à Paris, les chômeurs en province. C’est un curieux sens de l’aménagement du territoire, alors que beaucoup de Parisiens commencent à comprendre qu’on vit mieux en province et qu’on y perd moins de temps dans les transports.

On comprend difficilement par exemple pourquoi les assurances tiennent à habiter les tours de la Défense, où leurs employés se rendent chaque jour au prix d’heures de transport pour faire de la saisie informatique, alors que les mutuelles fonctionnent très bien à Niort.

C’est aussi ignorer le développement inévitable du télétravail qui permettra à beaucoup de travailler à domicile. Tout le monde se plaint de l’extension du désert français et tout est fait par une centralisation insensée, pour l’accroitre.

Ne faudrait-il pas mieux consacrer les milliards engloutis dans le Grand Paris au développement d’infrastructures rendant attirantes les villes de province ?

 

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14/11/2014

Le piège ukrainien

De Gaulle a déclaré un jour, « Les états n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts. » et pourtant si on regarde les actions récentes de la France à l’extérieur, on ne peut que constater qu’elles sont motivées non par l’intérêt de la France mais par d’autres raisons comme l’intérêt des Etats-Unis camouflés en OTAN, ou de bons sentiments comme la promotion de la démocratie et des droits de l’homme. Il en fut ainsi en Libye où la France, sous couvert de l’OTAN mena une guerre irresponsable qui déstabilisa le Sahel et dont nous n’avons pas fini de payer les conséquences.

Il en est maintenant ainsi en Ukraine où l’Union Européenne s’est engagée avec la France, dans un conflit où nous n’avons rien à gagner ce qui n’a fait qu’aggraver la situation.

Que les Etats-Unis veuillent contrer la Russie et l’empêcher de redevenir une grande puissance est à la limite compréhensible, mais l’Europe !  Quand comprendra-t-on que notre intérêt en tant qu’Européens et Français est d’établir des rapports confiants et utiles avec la Russie ? Actuellement nous faisons tout le contraire.

Le début de la crise ukrainienne a été le projet d’accord à Vilnius entre l’Union Européenne, projet d’abord avorté et que nous avons signé ensuite avec l’oligarque chocolatier Petro Porochenko, parvenu au pouvoir à Kiev dans des conditions douteuses.

Il sera très difficile maintenant de ne pas admettre l’Ukraine dans l’UE même si on peut estimer qu’elle n’y a pas sa place et qu’elle nous coutera très cher.

L’Ukraine est un pays ruiné de 45 millions d’habitants auquel il manque quelque 40 milliards de dollars, dont l’économie, et en particulier l’industrie, est imbriquée dans celle de la Russie. Liée historiquement, culturellement et économiquement avec la Russie, elle n’a aucunement vocation à devenir européenne. Les Etats-Unis, qui ont vassalisé l’Europe grâce à l’OTAN, la pousse à s’étendre toujours plus vers l’est en particulier depuis la réunification de l’Allemagne, pour contenir l’influence russe. Nous avons ainsi intégré la Bulgarie, la Roumanie et les Pays Baltes, pour quel bénéfice ? Sinon l’immigration chez nous de ressortissants dont les Rom inassimilables ? Nous ne retirons aucun profit de cette annexion qui ne fait qu’affaiblir notre niveau de vie en augmentant le chômage et la concurrence extérieure.

Nous avons reconnu la validité des élections législatives ukrainiennes du 26 octobre dont les provinces russophones du Donbass étaient exclues. N’avons nous pas vu qu’ainsi nous reconnaissions la sécession de ces provinces ? Poutine les a aussi reconnues pour cette raison. Le piège s’est refermé quand nous avons refusé d’entériner les scrutins du 3 novembre, dans les provinces séparatistes de Donetsk et de Louhansk, que Poutine lui s’est empressé de reconnaître.

Il sera bien difficile maintenant de recoller les morceaux, d’autant que Kiev cherche à reconquérir ses provinces perdues par la force bombardant ses villes comme Bachar al Assad, sans soulever notre indignation.

Si l’Europe ne s’en était pas mêlée, l’affaire si elle avait seulement existé, serait depuis longtemps réglée par un accord entre l’Ukraine et la Russie, au profit des deux pays. Nous sommes maintenant partis dans une crise qui peut durer plusieurs années. Les sanctions imposées à la Russie jointes à la baisse du prix du pétrole, affaiblissent l’économie russe et provoquent la chute du rouble.

Mais l’Europe et la France sont aussi perdantes, la Russie étant un fournisseur et un client. N’avons nous rien de mieux à faire pour rétablir notre économie ? Par ces sanctions nous nous tirons une balle dans le pied, la non-livraison des Mistral en étant un remarquable symbole.

Ce qui est intéressant c’est de voir que pour d’autres c’est « business as usual ». Les Etats-Unis dépendent entièrement de la Russie pour leurs activités spatiales. Elle assure seule, en particulier le transfert des cosmonautes vers la station spatiales et lui fournit des moteurs de fusée.

Il est temps de négocier aves la Russie et l’Ukraine mais sans les Etats Unis, une sortie de crise acceptable et profitable à tous, sinon nous allons voir la Russie faute d’un accord avec l’Europe, se tourner vers la Chine.

 

 

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12/11/2014

De l'effort

Je ne pense pas que l’idée de distribuer des « tablettes » dans les écoles et collèges soit une bonne idée.

Je crois que l’apprentissage ne peut se faire que par l’effort : ce n’est pas en utilisant à-tout-va des moyens plus ou moins ludiques, qu’on apprendra à lire, écrire et compter toutes choses que certains élèves ne savent pas faire en quittant le collège.

Je veux bien que l’on remplace le tableau noir par un tableau vert, qu’on utilise une craie qui ne grince pas trop, à l’extrême limite qu’on installe un tableau blanc et des marqueurs de couleur mais certainement pas un tableau interactif ou n’importe quel gadget électronique.

Quand on montre les lettres écrites par nos ancêtres les poilus, on peut voir comment on écrivait avec une plume sergent major. Peut être faudrait-il revenir à la plume et à l’encrier encastré dans le pupitre en pente de bois massif. Sans en arriver là il faut écrire sur du papier et non sur un écran avec un correcteur orthographique.

Il faudrait aussi rétablir le temps que l’on consacrait autrefois à l’apprentissage de la langue écrite et parlée, les pages d’écriture et la dictée quotidienne. Enseigner la grammaire y compris les temps du subjonctif, faire analyses grammaticales et logiques, des lectures à haute voix et des récitations : les fables de La Fontaine sont d’immortels chefs-d’œuvre. Tout cela nécessite de l’effort et de la réflexion et évite de confondre comme beaucoup maintenant, participe passé et infinitif, à mon sens un péché mortel.

J’aimerais que l’on interdise la calculatrice tant que les bases du calcul - tables de multiplication et opérations - ne sont pas parfaitement acquises et comprises.

J’ai eu à faire réviser les mathématiques à un de mes petits-fils, il devait être en 4ème, il y était arrivé sans connaître les tables, le sens des opérations, il comptait sur ses doigts et se précipitait sur sa calculatrice dans laquelle il entrait des tas de chiffres, sans comprendre la logique de son calcul, distinguant à peine addition et multiplication et en ressortait un résultat totalement improbable dont la monstruosité ne le choquait pas faute de connaître les ordres de grandeur. Un calcul mental approximatif lui aurait évité cette erreur mais apprend-t-on encore à calculer mentalement ?

Je demanderais aussi qu’on rétablisse l’estrade qui permettait au professeur de surveiller sa classe et établissait une juste différence de niveau entre l’enseignant et l’élève.

Bien entendu il faut maintenir les notes, les classements, les punitions mais remplacer les expulsions par des retenues les jours de congé.

Je ne refuse pas tous les progrès, un vidéoprojecteur peut être utile pour l’enseignement de la géographie, la calculatrice au lycée, mais il faut appuyer l’enseignement sur des livres, des notes prises en cours, des devoirs écrits fréquents.

Pour finir, je voudrais dire qu’exiger un master pour les professeurs des écoles - les instituteurs - est une erreur, il conviendrait  de les sélectionner par concours après le bacc et leur apprendre à enseigner en deux ans d’une façon très pratique, dans ce qu’on appelait autrefois une école normale.

Evidemment tout cela nous ramène avant mai 68 et ne plaira pas aux actuels pédagogues qui s’appliquent à lutter contre les stéréotypes et les inégalités, à apprendre la tolérance et le « vivre ensemble » et à niveler par le bas.

 

 


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05/11/2014

Mare Nostrum.

Au lieu de patrouiller la Méditerranée pour arrêter l’immigration, notamment à partir de la Libye, la marine italienne, a mis en place fin octobre 2013, à la suite de la noyade de 366 immigrants au large de Lampedusa, l’opération Mare Nostrum destinée à porter secours aux réfugiés en mer.

On a ainsi sauvé des dizaines de milliers de personnes venues de toute l’Afrique et du Proche Orient, qui ont ensuite été conduites en Italie

Cette opération humanitaire a eu la conséquence que l’on pouvait prévoir, d’augmenter le nombre de candidats à l’immigration. Certains passeurs se contentaient d’entasser des immigrés dans des embarcations de fortune qu’ils abandonnaient au large avec l’espoir qu’elles soient récupérées par la marine Italienne.

Le nombre des fugitifs s’est multiplié ainsi que le risque de noyade qui a doublé. Il aurait mieux fallu ne rien faire.

L’Union Européenne veut remplacer Mare Nostrum par Triton mais en fait elle n’a pas de moyens, et les pays riverains ne veulent pas accueillir de réfugiés.

Il faudrait en fait patrouiller au large des côtes libyennes et empêcher les départs en reconduisant les embarcations à leur point de départ, cela nécessiterait l’accord de la Libye qui est devenue un état virtuel depuis la chute de Kadhafi.

C’est une des conséquences de l’intervention irresponsable menée par la France sous Sarkozy pour de faux prétextes. Kadhafi arrivait à contrôler et limiter les tentatives d’immigration.

A vrai dire le problème de l’immigration par voie maritime est la partie émergée de l’iceberg, Antonio Vitorino, ancien commissaire portugais européen, déclarait récemment au cours d’une conférence que 80% des passages se faisaient par voie terrestre notamment par la Grèce. Le nombre des immigrés clandestins est dans tous les pays un secret bien gardé toujours sous estimé plus ou moins volontairement et chacun cherche à s’en débarrasser  au profit de ses voisins .

La population de l’Afrique devant doubler d’ici à 2050, on peut penser que le « Camp des Saints » n’est pas loin.

 

 

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03/11/2014

Le sexe des maths

Autrefois le concile s’intéressait au sexe des anges, maintenant Le Monde s’intéresse au sexe des maths .

La raison de la chose : la médaille Fields, le Nobel des maths, vient d’être attribuée pour la première fois à une femme, Maryam Mirzakhani, et d’en conclure émerveillé, que contrairement à ce qu’on prétend, les femmes seraient aussi douées que les hommes pour les sciences dures.

Moi je veux bien et j’estime que c’est possible, mais je me demande si la sélection n’a pas été biaisée comme pour un vulgaire Nobel de la paix, par le fait qu’il s’agit d’une femme et qui plus est  iranienne. A vrai dire je ne sais pas, l’article ne le dit pas, ce qui a valu à cette dame cette brillante distinction.

Le Monde en profite pour se gausser du président de Harvard en 2005, Larry Summers qui avait affirmé que les femmes « présentent moins d’aptitudes intrinsèques pour les mathématiques » que les hommes ce qui avait déclenché une tempête chez les bien-pensants. La donzelle a fait ses études à Harvard.

C’est un cheval de bataille constant du journal de référence, que le faible nombre de femmes qui font des études scientifiques ou intègrent des écoles d’ingénieurs.

Pour Le Monde les filles auraient les mêmes aptitudes que les garçons aux mathématiques mais seraient victimes de stéréotypes et de clichés, de discriminations – les enseignants s’intéresseraient plus aux garçons – ou d’autocensure.

Il est probable qu’aussi aptes que les garçons, les filles s’intéressent à d’autres disciplines que les sciences et le mieux est de les laisser faire elles mêmes leur choix. Mais non, comme d’habitude, on veut dicter à chacun ce qu’il doit faire.

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