Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/09/2017

Macron et la Pologne.

Quand en 2006 les frères jumeaux Kascinsky se retrouvèrent au pouvoir en Pologne, Lech comme Président, Jaroslav comme président du conseil, la presse bien-pensante et en particulier Le Monde se déchaina comme au temps du général Pinochet : nationalistes, populistes, catholiques, tout fut bon pour les accabler.

Lech est mort à Smolensk dans un accident d’avion, Jaroslav n’a plus de fonction officielle mais à la tête du parti « droit et justice » au pouvoir, apparaît comme l’homme fort de la Pologne.

Le gouvernement est dirigé depuis 2015 par Beata Szydlo qui apparaît aussi inflexible que les jumeaux Kascinsky. La Pologne est avec la Hongrie, la Slovaquie et la République Tchèque, membre du Groupe de Visegrad, dans le collimateur de la commission européenne, qui l’accuse de ne pas être fidèle aux « valeurs » de l’Europe.

A l’instar de la Pologne, la Hongrie de Viktor Orban qui mit fin à l’invasion de « migrants » venus de Grèce en bloquant la route des Balkans, s’oppose à la création de quotas impératifs de réfugiés, Orban a aggravé son cas en fermant l’université du milliardaire mondialiste Soros à Budapest.

En fait les membres du groupe Visegrad refusent l‘admission de tout migrant, faisant valoir qu’ils ne sont pas, eux, victimes d’attentats islamistes.

L’exécutif européen a entamé une procédure d’infraction contre Varsovie mais aussi Prague et Budapest, la cour de Luxembourg ayant validé les quotas européens de réfugiés. Mais c’est surtout la Pologne - et les 38 millions de Polonais - qui est visée. On lui reproche, en plus du refus d’admission de tout réfugié, la mise au pas des juges et des journalistes.

Il est vrai que Beata Szydlo a fait de la lutte contre l’avortement, la fécondation in vitro et la corruption des médias ses chevaux de bataille, ce qui bien évidemment est contraire aux « valeurs de l’Europe ».

C’est dans ce contexte que le président Macron cherche à réformer la directive sur les travailleurs détachés dont bénéficie surtout la Pologne. Que cette directive soit un scandale, imposant aux travailleurs français une concurrence déloyale insupportable, c’est bien évident, mais cette directive n’est pas née de rien et a du être ratifiée à un moment ou à un autre par la France ou ses représentants.

Quoiqu’il en soit au cours de sa tournée en Europe orientale, au cours de laquelle il a soigneusement évité Varsovie et Budapest, il s’en est pris à Sofia, à la politique globale du gouvernement polonais, qui porterait atteinte à l’Etat de droit et mettrait la Pologne à la marge de l’Union européenne.

Beata Szydlo n’a pas apprécié, et on la comprend, et a déclaré : «Peut-être ces déclarations arrogantes sont-elles dues à son manque d'expérience et de pratique politique, ce que j'observe avec compréhension, mais j'attends qu'il rattrape rapidement ces lacunes et qu'il soit à l'avenir plus réservé ». Pas aimable mais pas faux, si Macron voulait tellement réformer la directive « travailleurs détachés », il serait préférable qu’il s’y prenne autrement et assure par exemple qu’en échange de concessions sur la directive, la France s’opposerait désormais à l’ingérence de Bruxelles dans les affaires intérieures polonaises. Cela ne couterait rien, les sanctions pour atteinte à l’Etat de droit devant être votées à l’unanimité. Plusieurs pays s’y opposent.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

10/05/2017

Le chamboule-tout

Si il y a une chose qu’a montrée l’élection d’Emmanuel Macron, c’est bien le ras-le-bol des Français pour tous les calculs minables qui caractérisent le « système ». Pendant que chacun suppute les chances qu’a son parti de survivre aux législatives voire d’imposer au Président une autre politique par la cohabitation, on ne peut que constater que tous les partis ayant des députés sont morts et que le « système » n’est plus opérant.

Les Républicains vont à l’évidence éclater entre les partisans d’une opposition dure, les centristes exerçant un droit de regard sur les décisions du Président sans s’y opposer systématiquement et ceux qui vont rallier « En Marche » par conviction ou pour aller à la soupe. De plus on peut estimer à plusieurs dizaines le nombre de députés FN, sans parler des députés qui ne seront pas réélus. L’hypothèse dune majorité de députés « de la droite et du centre » capable d’imposer un premier ministre est à vérifier.

En allant plus à droite, l’avenir du Front National risque de n’être pas serein. L’échec de Marine Le Pen montrant une certaine faiblesse et son incapacité d’assumer les fonctions présidentielles ne sera pas sans conséquence. D’ailleurs on peut se demander si elle avait réellement envie d’être élue étant donné l’impossibilité qu’elle aurait eue de gouverner avec l’opposition des média, de la finance, des grandes entreprises, des syndicats et des instances européennes et si son comportement pendant le débat avec Macron n’était pas une forme de sabordage. Quoiqu’il en soit le FN tel qu’il est a vécu, il devra changer de politique abandonnant ses positions économiques gauchisantes, se recentrer sur les fondamentaux qui intéressent ses partisans, la lutte contre le chômage par une relance de l’économie et en particulier de l’industrie, en obtenant de l’Europe un contrôle de ses frontières et une préférence nationale au moins pour les marchés publics et une limitation réelle de l’immigration ressentie comme une invasion. Mais l’éclatement du FN est à craindre entre le nord et les campagnes où ses soutiens sont surtout ceux qui ont été exclus par la mondialisation et le midi qui regroupe surtout des souverainistes demandant l’arrêt de l’immigration légale ou non.

A gauche on constate la disparition du parti socialiste réduit à quelques pour-cents et dont les élus vont préférer rejoindre « En Marche » dans l’espoir de conserver leur siège, et l’émergence d’une gauche radicale, regroupant mélanchonistes, communistes et écolo, sans qu’il y ait la moindre chance d’accord entre ces mouvements.

Si on pense que beaucoup d’électeurs vont aller au secours du succès, on peut envisager que par des décisions populaires réellement mises en œuvre, le président Macron arrivera à réunir suffisamment d’élus pour gouverner.

Ce serait la fin d’un système au pouvoir depuis 40 ans avec le succès qu’on lui connaît.

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

04/05/2017

Une droite suicidaire.

Après avoir, par un comportement irresponsable, réussi à perdre une élection imperdable et porté très probablement Emmanuel Macron, fils spirituel de François Hollande, à la Présidence, la « droite de gouvernement » est en train de mijoter une manière de troisième tour aux législatives, qui lui permettrait de reprendre le pouvoir en imposant la cohabitation au nouveau Président.

L’expérience montre que les périodes de cohabitation ne permettent pas les réformes nécessaires et que si cela était on arriverait à un blocage et à une aggravation de la situation actuelle.

L’hypothèse défendue par François Baroin de l’élection d’un nombre suffisant de « Les Républicains » ou de l’UDI pour empêcher le nouveau président d’avoir une majorité est de toute façon assez improbable :

Les députés de droite dont le parti a été rejeté par une majorité des Français ne seront pas tous réélus, on verra apparaître un certain nombre de députés Front National élus à leur place.

D’autre part certains députés de droite vont rejoindre le nouveau Président dans l’espoir d’obtenir son onction pour les législatives voire un poste de ministre.

Certains candidats investis par le mouvement du Président ont des chances d’être élus.

Enfin les députés de la gauche laminée par les présidentielles, socialistes ou écologistes, se rallieront au Président ou seront remplacés par des candidats qu’il aura investis.

Dans ces conditions l’idée suicidaire de bloquer le fonctionnement des institutions par une cohabitation semble en soi une mauvaise idée et en plus une idée qui a peu de chance d’aboutir.

Quand nos « élites » comprendront elles que les Français ne supportent plus toutes ces magouilles ?

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

25/04/2017

Les cocus de Fillon.

Ils sont nombreux les Français électeurs du Front National à s’être portés au secours du « soldat Fillon » dans l’espoir d’arrêter Macron.                                                                                                                        

D’autres notamment appartenant à « sens commun » ou simplement catholiques ou en charge de famille avaient soutenu Fillon pour ses prises de position sur ces sujets.

Je ne reprocherai pas à Fillon d’avoir été battu, il a à l’évidence été victime d’une machination médiatico-judiciaire, par contre j’avoue avoir été écoeuré de l’entendre 5 minutes après la proclamation des résultats appeler à voter pour son adversaire. Il aurait pu avoir l’honnêteté comme le fit Mélenchon de ne donner aucune consigne de vote.

La droite française est à l’évidence la plus bête du monde mais aussi la plus minable. On ne m’y reprendra plus.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

14:53 Publié dans actualites, Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fillon, macron, droite

19/03/2017

L'Emmanuel.

« Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici qu’une voix au fort accent batave, fit entendre de la nuée ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, l’Emmanuel, en qui j'ai mis toutes mes complaisances: écoutez-le! L’Emmanuel se dressa et d’une vox forte dit alors : lève toi et En Marche. » (D’après St Matthieu)

Vous avez aimé Hollande vous adorerez son fils spirituel, lancé par lui dans l’échiquier politique en même temps qu’une vigoureuse action médiatico-judiciaire, menée pour déstabiliser Fillon auquel la Présidence semblait promise.

Emmanuel Macron est un mondialiste avoué, pour qui la culture française n’existe pas et qui, en Algérie accuse son pays de crimes contre l’humanité, un immigrationniste, un multiculturaliste, l’homme des banques et du libre échange, celui qui dit à chacun ce qu’il veut entendre. Il se dit de gauche et est en effet soutenu par de vieux routiers, Robert Hue, Najat Belkassem, Christiane Taubira, Bernard Kouchner, Jean Arthuis, Corinne Lepage, Jean-Paul Huchon ou Jean-Marie Cavada, tous socialistes ou verts, et par cette « planche pourrie » de François Bayrou et surtout par des hommes d’influence, Jacques Attali, Alain Minc, Pierre Bergé, BHL et Daniel Cohn Bendit, tous militant pour la mondialisation, l’Europe sans frontière, le multiculturalisme, et propriétaires de la presse.

Il est vrai que l’on peut être étonné et déçu des rapports de François Fillon à l’argent, mais quand on entend le silence assourdissant des parlementaires sur ces affaires, on peut penser que nombreux sont ceux qui ont eu des comportements similaires. De toute façon les sommes en jeu sont sans commune mesure avec ce qu’a gagné Macron chez Rothschild.

Le problème est de savoir si on veut élire à la Présidence un ascète à la morale irréprochable ou un dirigeant capable de redresser la France en faisant les réformes nécessaires. On n’entend jamais reprocher à Richelieu, Mazarin et Colbert de s’être enrichis comme ils l’ont fait sur les deniers de l’état, on ne se souvient d’eux que comme des grands ministres. La façon dont Fillon résiste à toutes les attaques avec calme et détermination incite à penser qu’il serait ferme pour gouverner.

Le plus étonnant dans cette affaire est que les droites réunies, sans exclusive, représentent 60% de l’électorat, et que l’on risque de voir élu un homme de gauche qui pendant quatre ans a participé au désastre du quinquennat.

Il faudra un jour que la « droite » comprenne que le ban où on a cantonné le Front National ne sert qu’à la gauche et qu’il n’est pas raisonnable d’avoir comme seul but de « faire barrage au F.N. »

Un accord à minima entre les deux droites, de désistement réciproque pour les législatives et l’engagement de Fillon à soutenir Marine Le Pen, s’il n’est pas au second tour, éliminerait le risque de voir Macron élu et assurerait une majorité de droite à l’Assemblée nationale.

On peut rêver mais la droite est tellement bête qu’elle préfèrera élire le digne fils de Hollande.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com