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20/04/2017

Départementalisation

Les évènements récents en Guyane font une fois de plus ressortir l’ineptie du statut de département appliqué à nos territoires d’outremer. On fait d’eux des « Lampedusa » exotiques en but à une immigration incontrôlable, pour ce qui est de la Guyane venant d’Haïti, du Brésil et du Suriname : il est impossible de fermer nos frontières ouvertes à tous les vents.

La Guyane est avec Mayotte, le territoire français où l’impact migratoire est le plus fort. Au dernier recensement, plus de 84 000 étrangers étaient présents sur le sol guyanais, soit le tiers de la population totale. Cette immigration est avant tout régionale et s’explique par le niveau de vie attractif pour les ressortissants des pays environnants. La population est passée de 20 000 habitants en 1950 à 230 000 de nos jours

Les avantages sociaux attirent comme un trou noir, augmentent le coût de la main d’œuvre si bien qu’aucune activité économique ne subsiste sauf celle du béton pour construire des infrastructures : écoles, routes, hôpitaux.

Il est vrai qu’en Guyane il y a le centre de Kourou qui a certes des retombées sur les finances locales mais comme le fut le Centre d’Essai en Polynésie, fonctionne à part dans son enclave et n’est là qu’à cause de la proximité de l’équateur.

En fait la Guyane vit surtout de transferts de la métropole : salaires des fonctionnaires, subventions, aides sociales. La fonction publique fournit la moitié des emplois qui sont surpayés y compris les agents recrutés sur place.

Le récent mouvement avait pour objet d’obtenir des aides supplémentaires : on accorde un milliard d’euros les Guyanais en exigent trois.

Et l’on vous dira, ce qui est vrai, que les Français de Guyane ne vivent pas aussi bien que ceux de la métropole.

Le statut de département entraine de curieuses aberrations, la Guyane sensée faire partie de l’Europe, on n’y applique les normes européennes, par exemple on n’importe pas de viande du Brésil où elle n’est pas chère, les abattoirs n’étant pas aux normes européennes.

On retrouve à Mayotte la même situation en pire du fait de la différence culturelle d’une population à 95% musulmane et pour beaucoup ne maitrisant pas le français. Une immigration constante à partir des autres iles des Comores où le niveau de vie est très bas, mais aussi de Madagascar et de l’Afrique de l’Est, entraine une croissance démographique explosive : plus de la moitié des résidents sont d’origine étrangère dont la moitié des clandestins. Pourtant on expulse plus de 20 000 clandestins par an autant qu’en métropole. On compte actuellement 500 habitants au km2

La croissance est telle qu’il faudrait construire une classe par jour pour scolariser les enfants, actuellement 33% des enfants de plus de 15 ans n’a jamais été scolarisé.

Pour le reste on trouve les mêmes tares qu’en Guyane : économie dépendant des transferts : salaires d’une fonction publique surabondante, aide sociales, subventions. Etant donné le coût de la main d’œuvre on ne produit plus rien à Mayotte sauf du béton pour les équipements.

Le choix du statut de département est totalement inadapté, il aurait fallu adopter des statuts spécifiques donnant aux territoires une certaine autonomie, permettant leur développement dans le contexte de la zone. Les autres anciennes colonies Guyanaises ont toutes reçu leur indépendance et le statut de Mayotte attire inexorablement les populations voisines.

Quand on compare les deux îles sœurs de la Réunion et de Maurice, on ne peut que constater que l’ile française dépend pour une grande part de la métropole, alors que Maurice indépendante se suffit à elle même et dispose d’une économie autonome, production sucrière, banques, industrie et tourisme.

Peut être conviendrait-il de desserrer la tutelle de la métropole et de donner à la Réunion une large autonomie. On peut faire la même réflexion au sujet de la Guadeloupe et de la Martinique.

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

 

 

 

14/08/2016

Merci Sarkozy.

 

J’ai trouvé ce texte comme commentaire dans un journal Réunionnais, je ne résiste pas au plaisir de le diffuser :

 

« Communauté mahoraise de Marseille: le revers de l’Etat providence

Marseille. Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans une cité des Quartiers nord, des policiers encerclent des bâtiments, des jeunes profèrent des injures : l’atmosphère est tendue. Entre-temps, dans une cage d’escalier, un vieil homme houspille une bande d’adolescents :
« C’est encore à cause de vos histoires de drogue, qu’ils sont là ». Cette cité réputée sensible est habitée par une importante population d’origine mahoraise. La population mahoraise en Hexagone est estimée à plus de 13 670 personnes, dont 44% ont moins de 20 ans. En 1999 l’INSEE avait recensé 2519 Mahorais à Marseille. Visite des lieux.

Haïra, 42 ans, est mère de 5 enfants. Originaire de Bandraboua, elle est arrivée en France hexagonale le 30 septembre 1997. Elle nous a accueillis dans son salon, une salle modeste où un voile à l’effigie de Mayotte est collé au mur. Des enfants d’à peine 10 ans jouent à la Playstation 3, un jeu de « baston ». A chaque fois que du sang couvre l’écran, ils rient à gorge déployée …
Timidement, Haïra nous soulève un pan de cette famille monoparentale :
« La France d’avant n’est plus celle d’aujourd’hui. De nos jours, rien ne va. Avant, on bénéficiait, sans la moindre difficulté, de nombreuses aides sociales, pour payer le loyer, les factures, etc. Au moindre pépin, on avait l’aide d’une assistante sociale. Au jour d’aujourd’hui, on ne bénéficie presque de rien au niveau des aides. Moi personnellement, j’ai droit à 150 euros mensuels de la Caisse d’Allocations Familiales. Et mes enfants bénéficient de 800 euros d’allocations. Il y a aussi 800 euros qui sont versés directement au propriétaire pour le loyer. Croyez-vous qu’on peut vivre décemment avec 1000 euros dans ce pays où tout s’achète, où tout est cher ? Honnêtement on survit. D’ailleurs si le peu que je gagne ici je pouvais le gagner à Mayotte, je serais partie depuis longtemps ! » Néanmoins, Haïra nous a discrètement partagé un secret. Les 150 euros dont elle est bénéficiaire chaque mois, elle les épargne dans une tontine. Tradition oblige : elle est en train de construire petit à petit une maison pour sa fille à Mayotte. Sachant que la maison de la fille, comme l’hymen, est indispensable pour le mariage coutumier.

« Nos enfants ne veulent plus aller à l’école. Et puisqu’on a du mal à les entretenir financièrement, on a perdu toute autorité sur eux. Ils nous méprisent, ne veulent plus nous écouter, et sont tous tombés dans la délinquance. Nos filles sortent avec des petits voyous d’origine maghrébine, qui les font croire ostentatoirement qu’ils sont riches avec leur argent sale de la drogue. Pendant ce temps, beaucoup de nos garçons sont en prison pour trafic de drogue ou vol à la tire » rajoute Haïra.

Toujours dans le même immeuble. Sarah nous a accueillis chez elle. Née à Tsingoni en 1977, elle est mère de 4 enfants. Elle est arrivée en France en 2002.
« Je n’ai pas de mari !» nous a-t-elle répondu vertement, quand on lui a demandé où était son mari. Au même moment, une voisine qui est venue quémander un aspirateur nous a fait un clin d’œil, histoire de nous signifier que le propos de notre interlocutrice n’était pas vrai. En effet, Sarah était persuadée que nous étions des agents de la Caisse d’Allocations Familiales, qui souvent débarquent à l’improviste chez les allocataires pour vérifier l’authenticité des demandes faites auprès de leur institution. Nous avons dû démontrer longuement nos bonnes intentions à Sarah pour qu’elle accepte de nous révéler qu’elle fait partie de ces Mahoraises qui ont recours à des moyens contournés pour avoir beaucoup plus d’aides sociales . «J’ai bel et bien un mari, avec qui j’ai contracté un mariage coutumier. On n’a pas déclaré notre mariage auprès des institutions étatiques. Puisque mon mari a un travail, gagne plus que le SMIC, sinon je n’allais pas avoir droit aux prestations sociales. Pour l’instant, je bénéficie du Revenu Solidarité Active (RSA), j’ai droit à la Couverture Maladie Universelle (CMU) et j’utilise le transport en commun gratuitement. On n’a pas aussi déclaré nos enfants, de toute façon ils sont français, je ne vois pas d’inconvénients. Et mon mari a loué une boite à lettres quelque part je ne sais où pour la réception de ses courriers. »
Délinquance et chômage vont croissant.

Haïdari, 42 ans, père de 3 enfants dont l’aîné a 21 ans, est responsable associatif. Il a émigré en 1998. Il nous raconte :
« La délinquance gagne du terrain dans la communauté mahoraise, du moins celle de Marseille. La tranche d’âge comprise entre 12 et 25 ans est la plus concernée. Beaucoup de jeunes sont devenus dealers, et se font arrêter tout le temps. Parfois je me dis qu’on a affaire à une contagion. Il y a des mômes qui paraissent timides, bons élèves et du jour au lendemain ils finissent délinquants. En fait, ils se font influencer par les pairs. On a affaire à un phénomène de bande. Et comme le chômage est important dans notre communauté, les parents, eux aussi perdus dans un monde qui leur échappe, ont dû mal à maîtriser leurs enfants. Le RSA ne suffit plus, et pour avoir l’ASSEDIC, l’assurance chômage, il faut d’abord avoir travaillé. Et il n’est pas facile de trouver un emploi de nos jours. Du coup tout est compliqué. Par contre, on avait monté une association pour remédier à tout ça. Mais il y a eu tellement de magouilles au sein de l’association qu’on a dû tout arrêter. De toute façon c’est le Conseil Général de Mayotte et la Maison de Mayotte en France hexagonale qui devraient s’impliquer, puisque cette jeunesse constitue socialement une bombe à retardement. Aujourd’hui ils sont ici, mais un jour ils vont rentrer à Mayotte et là il faut s’attendre à tout ».

D’après l’INSEE, dans la communauté mahoraise de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le taux de chômage des Mahorais est très élevé : 64 % contre 17 % pour l’ensemble des habitants de la région. Le chômage atteint 77 % chez les femmes mahoraises. Plus de la moitié des Mahorais sont inscrits à l’ANPE mais peinent à trouver un travail, puisqu’ils n’ont pas de diplôme et très peu sont allés au lycée.
Néanmoins, certains parents soucieux de l’avenir de leurs enfants, surtout lassés de survivre en France hexagonale, décident de retourner à Mayotte. Mais au bout de quelques mois, ils se sentent obligés de retourner en France. Fatima, mère de 5 enfants, fait partie de cette minorité.
« On avait décidé de rentrer définitivement à Mayotte. Mais en l’espace de six mois, on a été dégoûté d’y rester. Mon mari ne trouvait pas de travail, sachant que le marché du travail là-bas est limité. On avait ouvert une petite épicerie, mais personne n’achetait. Au demeurant, je crois qu’on avait été marabouté par nos voisins. De toute façon, ils ne nous parlaient plus dernièrement. S’il y avait les minima sociaux comme ici, on serait resté. Mais il n’y a rien là-bas. »

Pour Rifka, une mère de trois enfants âgée de 26 ans, « c’est vrai les Mahorais viennent en France pour les prestations sociales. Mais une fois ici, ils se construisent leur petit monde, s’adaptent à la vie en Hexagone. J’en connais beaucoup qui pour rien au monde ne partiraient s’installer à Mayotte. Désormais pour eux leur vie est ici. Quand quelqu’un a grandi ici, a toute sa famille et ses amis ici, je me demande ce qu’il va chercher à Mayotte, à moins qu’il n’y aille que pour des vacances. Je crois que le mal est déjà fait. Ces aides sociales dont tout le monde rêve, auraient dû être accessibles à Mayotte depuis le début des années 1990, date à laquelle les Mahorais ont commencé à émigrer en masse à la Réunion. Maintenant, si cette arlésienne de minima sociaux, arlésienne puisque ça fait longtemps qu’on les attend en vain, arrive, il faut s’attendre juste à beaucoup de chômeurs et des analphabètes comme à la Réunion où beaucoup de jeunes ont quitté les bancs de l’école et refusent de travailler pour cause de prestations sociales. Rien de plus. La mythologie selon laquelle les Mahorais qui sont en France vont y retourner est à déconstruire. »

Enfin, la non intégration des Mahorais à la société de la terre d’installation crève les yeux. Déjà les parents et leurs enfants ne parlent pas la même langue et ne partagent pas les mêmes valeurs. Les enfants ne maîtrisent pas du tout le mahorais et leurs parents pratiquent mal le français. Du coup, le courant ne passe pas. Autre fait marquant, les repas ne se prennent pas en famille. Et à l’heure des repas, la télévision, les jeux vidéo et la chaîne stéréo remplacent les conversations. Pour ce qui est des valeurs, les parents ont démissionné de leur rôle d’éducateurs, tellement ils sont tourmentés par leurs soucis de chômeurs ou d’ouvriers payés au rabais. Du coup les enfants n’ont pas de repères : ni Mahorais par la religion musulmane ni par la langue et ni par la culture des parents ni Français par les valeurs républicaines transmises par l’école, une école dont, certains, à 16 ans se font exclure car non obligatoire/facultative. Par conséquent, certains enfants perdent à 16-18 ans les aides sociales. A Marseille, le nombre de ménages mahorais est de 1 293. Le nombre de personnes par ménage est en moyenne de 4,1 personnes. Plus de 28 % de ces ménages sont composés de 6 personnes ou plus contre seulement 14 % comprenant plus de quatre enfants de moins de 18 ans. Enfin, les parents qu’on a eu à rencontrer avaient au minimum 3 enfants, comme si plus d’enfants signifiait plus de prestations sociales. Conscients que c’est grâce à eux que l’Etat verse à leurs parents des prestations sociales, les enfants considèrent peu l’autorité parentale. Et du moment où ils perdent les droits sociaux, ces enfants préfèrent la rue au foyer familial »

Voilà où passe notre argent

19/07/2016

Hallucinant : la journée de la déportation à Mayotte

On a célébré la journée de la Déportation à Mayotte ! Département où on ne doit même pas savoir ce qu’est un juif, ce n’est guère une ethnie comorienne. Il est vrai que comme partout on a joint le mensonge à l’incongruité : on célébrait « la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat français » et on rendait « hommage aux « justes » de France » n’hésitant pas à affirmer que le régime de Pétain était responsable de la déportation de 75 000 « Juifs de France ».
Il est vrai que le message du Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Défense évoque « l’horreur nazie » mais si ce sont les nazis les coupables pourquoi en prendre la responsabilité ? Et pourquoi évoquer « certains nationalismes » qui ressurgiraient ? De quoi s’agit-il ?

Quant aux « justes » choisis par Israël ils servent de paravent aux traitements infligés par les juifs israéliens aux palestiniens : incarcérations arbitraires, construction d’un mur de séparation, spoliations, expropriations, colonisation galopante, démolition d’habitations.

Comment peut-on parler de racisme et d’antisémitisme dans les Comores africaines, sans évoquer les conflits tribaux et religieux qui ravagent le continent : au Rwanda, au Sud Soudan, au Cameroun, au Nigéria, en Somalie, au Mali, en Centrafrique, en RDC, en Libye…Il y a là un racisme implicite estimant que le massacre de juifs est plus grave que celui d’Africains.

Quand va-t-on tourner cette page vieille de plus de 70 ans alors que partout règnent les massacres ethniques et le terrorisme ?

Il est vrai que l’on célèbre aussi à Mayotte la journée de l’ « abolition de l’esclavage » alors que Mayotte, française depuis 1843, n’a jamais de notre fait été victime de l’esclavage, l'Île avait jusque là été soumise à la traite arabe À cette époque l'île avait environ 3 000 habitants presque exclusivement musulmans, dont la moitié était des esclaves. L’esclavage fut officiellement aboli trois ans plus tard en 1846 et les esclaves rachetés par la France à leurs propriétaires arabes pour 200 francs chacun.

Il faudrait adapter le « devoir de mémoire » au contexte local et ne pas célébrer n’importe quoi n’importe où.

 

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20/05/2016

Mayotte, situation "extrèmement préoccupante"

Quand Sarkozy a voulu départementaliser Mayotte, j’ai eu l’impression d’être le seul à voir les conséquences catastrophiques prévisibles de cette décision. J’ai eu beau alerter les hommes politiques, les élus, les médias, j’ai prêché dans le désert et maintenant le drame n’est pas loin.

Vouloir sortir Mayotte de son environnement et développer l’île à grand pas, lui appliquer des mesures sociales, des allocations, des subventions qui font que le niveau de vie est maintenant treize fois supérieur à celui des autres îles de l’archipel des Comores et encore plus par rapport à Madagascar, ne pouvait qu’attirer les populations avides de profiter de l’aubaine.

D’autre part les Mahorais qui reçoivent la télévision française s’indignent de n’être pas alignés au moins sur la Réunion. Il en est résulté des grèves bloquant l’île plusieurs semaines et des manifestations tournant à l’émeute. Maintenant la situation devient incontrôlable. Il y a à Mayotte plus d’étrangers que de Mahorais dont beaucoup de clandestins. En particulier on estime à 6000 le nombre des enfants livrés à eux mêmes laissés là par leur famille, qui, pour beaucoup déscolarisés, vivent de rapines et d’expédients. Beaucoup de clandestins sont logés dans des bidonvilles indignes à la limite des villages.

Le président de la République juge la situation « extrêmement préoccupante » c’est le moins qu’on puisse dire : sans grande réaction des autorités, rejetant la responsabilité sur les municipalités, la chasse aux Comoriens a commencé. En situation régulière ou clandestins, ils sont expulsés par les Mahorais qui les accusent d’occuper des terrains illégalement et d’être des voleurs, tout en les faisant travailler au noir. Leurs « bangas » - habitations de fortune - sont détruites et ils sont souvent contraints à camper sur le bord de la route, avant d’être relogés d’une façon temporaire dans d’autres villages avec l’aide d’associations.

Selon la Cimade , au moins un millier de personnes ont été victimes de ces actions.

Il faut voir que Mayotte est surpeuplée – de l’ordre de 500 habitants au km2- et au bord de l’explosion.

Et pendant ce temps là l’arrivée de clandestins continue venant principalement des Comores mais aussi de Madagascar à partir de Nosy Be d’où un trafic est maintenant organisé. Récemment une embarcation qui transportait 17 personnes a chaviré en voulant fuir la vedette des douanes, seules dix personnes ont été récupérées vivantes. Qui en a parlé dans les médias internationaux ?

On expulse pourtant 20000 clandestins par an sans grande procédure.

Autre conséquence de l’immigration clandestine, l’hôpital de Mamoudzou est saturé - prévu pour 300 malades il en accueille 900 - en particulier la maternité où viennent accoucher les Comoriennes venues des autres îles mais aussi des Malgaches, pour y trouver des conditions sanitaires bien meilleures, et pensant que du fait du droit du sol, leur enfant sera Français. En 2015, 9000 bébés sont nés dans le département, 3400 depuis le début de l’année. Beaucoup de mères n’ont aucune couverture sociale et on ne les garde qu’une journée après l’accouchement.

Du coup l’hôpital est en grève depuis le 11 mai, certaines sages-femmes venues de France ont décidé de quitter l’île. Sur 70 sages femmes seules 10 sont titulaires dont 8 ont décidé de quitter la maternité. Malgré des incitations financières leur remplacement sera bien difficile. Il en est de même des médecins dont beaucoup ont préféré renvoyer leur famille en métropole.

C’est la même chose dans l’enseignement où la construction des écoles et des collèges n’arrive pas à suivre la croissance de la population. La plupart des professeurs du secondaire viennent de métropole, mais on forme en 2 ans des instituteurs qui ne pourront enseigner que sur l’île et on recrute des contractuels dont le niveau de qualification est très variable.

Malgré une situation financière enviable, 750 enseignants venus de métropole ont décidé de quitter l’île en raison des conditions de travail mais aussi de l’insécurité qui règne à Mayotte.

Devant cette situation l’Etat impuissant fait le dos rond, le préfet vient de partir muté en métropole, laissant à son successeur une situation explosive. Le réunionnais Jean-Paul Virapoullé, maire de St André et 3° vice-président de la région juge l’Etat français « lâche » pour ne pas avoir instauré le droit du sang à Mayotte depuis 10 ans.

Y a-t-il un autre département français où tout cela serait possible sans provoquer beaucoup d’intérêt ? Il est vrai que Mayotte n’a rien de français et sa départementalisation a été une erreur largement à la charge des autorités politiques, les conséquences étant entièrement prévisibles. Le maintien du statut actuel conduit à la catastrophe, le changer est extrêmement difficile, et nos gouvernants déjà incapables de maintenir l’ordre en métropole n’auront certainement pas le courage nécessaire.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

20/04/2016

Mayotte, une poudrière.

Il ne fallait pas être grand clerc pour qui connaissait l’île, pour prévoir que la départementalisation de Mayotte conduirait à la catastrophe : nous y voilà.

Mayotte sort de 15 jours de grève générale ayant entrainé un blocage total de l’île et accompagnée de violences tournant à l’émeute.

La grève était motivée par une demande d'alignement immédiat de l’île sur la Réunion, ses incomparables subventions, allocations et prestations sociales.

Dans la naïveté des dirigeants de l’époque, le vote négatif de Mayotte au référendum sur l’indépendance en 1974 était du à un attachement indéfectible au drapeau tricolore alors qu’il était du en fait à deux raisons : une rancœur ancestrale vis à vis des autres îles et le désir de bénéficier du sort enviable de la Réunion.

Au moment des négociations pour la départementalisation, le « pacte de départementalisation » prévoyait un délai de 20 à 25 ans pour aligner Mayotte sur la Réunion. Après 5 ans ce délai semble insupportable, malgré une situation déjà très favorable par rapport à l’environnement : le revenu est 13 fois supérieur à celui des autres Comores. Mais les Mahorais reçoivent la télévision de métropole et ne peuvent que constater qu’ils ne vivent pas de la même façon. C’est pourquoi les syndicats décident de bloquer l’île avec l’appui des élus locaux avec comme slogan «pour l’égalité réelle ». Après 15 jours de blocage de la circulation et d’arrêt de toute vie sociale et économique et aussi en raison des violences et déprédations, le gouvernement finit pa donner gain de cause aux syndicats pour acheter la paix sociale.

Une sur-rémunération de 40% est accordée aux fonctionnaires, ainsi qu’une amélioration de carrière. On va étudier l’application du Code du Travail, l’extension des conventions collectives et des droits sociaux.

Les grands gagnants sont les fonctionnaires, qui sont pléthores à Mayotte, le premier employeur de l’île est le conseil départemental qui emploie 3000 agents dont beaucoup recrutés pour des raisons sociales ou électorales. Le conseil départemental a voté un budget en déficit de 46 millions d’euros et la plupart des communes sont sous tutelle. Il faut dire que faute de cadastre les impôts locaux ne rentrent pas.

Un fonctionnaire mahorais va donc toucher un traitement majoré de 40% par rapport à son homologue de métropole : le pactole. Ce salaire entrainera à la hausse les coûts du travail dans le privé qui sont déjà excessifs par rapport à la région, si bien que Mayotte ne produit déjà strictement plus rien, plus de ylang-ylang, de vanille, l’agriculture ne se développe pas et la pisciculture périclite : tout est importé. Quant au tourisme il stagne, trop cher, sans infrastructures ni personnel formé et aussi en raison de l’insécurité. La seule activité c’est le béton pour construire des routes, des écoles, des hôpitaux, des bâtiments administratifs, sans qu’on arrive pour autant à suivre la croissance démographique.

Tout cela ne passe pas inaperçu des îles voisines et Mayotte est devenu un trou noir aspirant les populations de la région, surtout des Comores, mais aussi de Madagascar et d’Afrique de l’est. Une immigration incontrôlable s’est développée au point qu’on expulse bon an mal an, 20 000 clandestins sans grande procédure. Néanmoins on estime à 40% la part des étrangers, clandestins ou non, dans la population actuelle, plus probablement 60%. Parallèlement la population croit au rythme annuel de quelque 3% par accroissement naturel, si bien que la Mayotte atteint maintenant probablement 300 000 habitants soit près de 800 au km2, on en prévoit 500 000 en 2050.

Et c’est là la raison des violences, une véritable émeute, qui ont accompagné la grève générale. A coté des nantis que sont les fonctionnaires, il y a des dizaines de milliers de précaires, d’exclus qui n’ont aucun espoir.

Le chômage explose : il y a 35 000 emplois à Mayotte dont le nombre n’augmente pas avec la croissance de la population, les jeunes sortant du système scolaire avec un bacc généreusement attribué, ne trouvent pas d’emplois sur l’ile et partent vers la métropole, la Réunion ou grossissent le nombre des chômeurs..

Les étrangers sont probablement majoritaires, dont une grande part de clandestins qui vivent dans des bidonvilles, travaillent au noir, fuient la police et provoquent l’insécurité, agressions, cambriolages, vols, pillages, détériorations de véhicule.

Les violences sont surtout imputables aux milliers de mineurs désoeuvrés et déscolarisés, il y aurait à Mayotte 6 000 enfants isolés, laissés par leurs familles expulsées dont beaucoup n’ont personne pour s’occuper d’eux. Un métropolitain vient même d’être tué par des mineurs au cours d’une agression.

Mayotte vit sous perfusion, salaires des 20 000 fonctionnaires venus de métropole, dotations, subventions, allocations et crédits européens.

La situation ne peut que s’aggraver en fonction de l’accroissement de l’immigration, des durcissements prévisibles des procédures d’expulsion, et de la croissance démographique. Avec le coût du travail on ne peut espérer aucun développement économique.

La situation sociale va finir par exploser étant donné l’écart des revenus entre les plus riches, les fonctionnaires métropolitains et locaux et les plus pauvres, les clandestins.

Il faudrait revenir à un statut moins contraignant permettant à Mayotte de regagner son environnement, les Comores, Madagascar, l’Afrique de l’Est.

Pour cela on pourrait évoquer les nombreuses condamnations de l’ONU et de l’Union africaine contre l’annexion de Mayotte ou sur le fait que la départementalisation, votée à la sauvette par le Parlement sans consultation des Français, était contraire à la Constitution. Qui aura ce courage ?

Enfin remarquons que les médias s’intéressent soudain à Mayotte au bord de la guerre civile, alors qu’il était impossible de les faire réagir avant le vote de la départementalisation quand on les informait des conséquences évidentes de cette décision irresponsable. Mayotte est une poudrière qui va un jour exploser.

 

 

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