Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/03/2014

Incohérence féministe

Le 8 mars on a célébré la journée internationale de la femme ; remarquons tout d’abord que cette journée a été instaurée par Lenine en 1921, ce qui, étant donné la situation des femmes en URSS, soumises au plus durs travaux, disqualifie au moins le choix de la date.

Mais dans un monde où on prétend que le sexe est un choix personnel, l’existence d’une journée de la femme est totalement incohérente et relève, comme on dit maintenant, de stéréotypes.

Personnellement, ayant le plus grand respect pour les femmes et le rôle éminent qu’elles jouent, ne serait ce qu’en mettant les enfants au monde, je suis prêt à toutes les célébrations et même à l’envoi d’un bouquet de roses, si on cesse de me bassiner avec de soi-disant inégalités qui sont en fait la conséquences de choix et d’aptitudes différentes.

Il ne me choque pas que les femmes consacrent beaucoup de temps à « se faire belles », à choisir vêtements et sous-vêtements, à condition qu’elles reconnaissent qu’elles sacrifient là à un besoin de séduction dont il ne faudrait pas qu’elles se plaignent après qu’elles aient réussi.

Un livre récent intitulé : « La guerre invisible » (Les Arènes et Causette, 256 p., 19,80 euros), affirmait que dans l' armée française qui « s’honore d’être l’une des plus féminisées » (!) avec 15% d’engagées, les femmes militaires sont l’objet de fréquentes agressions sexuelles.

Les deux « auteures » dont le parti pris est évident, s’intéressent à une quarantaine de cas ce qui, étant donné les effectifs, n’est guère significatif.

Quoi qu’il en soit je suis prêt à croire à des « dérapages » et ce me semble inévitable, voire normal. La présence de nombreuses femmes souvent fessues et mamelues arpentant les couloirs du boulevard St Germain en brodequins et tenue camouflée peut prêter à sourire et est sans grandes conséquences mais engager des femmes dans des Opérations Extérieures dans des territoires exotiques ou les embarquer pour plusieurs mois dans la promiscuité d’un bateau de 100m de long entraine forcément des tentatives qui d’ailleurs décevraient probablement leurs victimes si elles n’avaient pas lieu.

Il faut vivre dans le monde des bisounours, pour croire que des mâles normalement constitués ne vont pas tenter leur chance : la femme a été longtemps considérée comme le « repos du guerrier ». Il fut un temps où le problème était résolu par des BMC  (bordel militaire en campagne), je doute que dans ce monde hypocrite on en rencontre encore, maintenant on livre le « repos » à domicile, étonnez vous.

On peut voir dans cette histoire les illusions de ces braves dames féministes qui nient la réalité physique du sexe, rêvent de guerriers émasculés, tout en prônant la liberté sexuelle, pour croire qu’il n’y a pas là un problème et que tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

Récemment les militaires allemands protestaient contre la féminisation de la Bundeswehr, affirmant qu’elle perdrait sa valeur militaire. Ils n’ont pas tort car il est peu probable que les femmes militaires n’aient à combattre que des personnes du même sexe comme dans les confrontations sportives et leur infériorité physique ne peut que les desservir. La présence de femmes dans les unités combattantes pose forcément des problèmes.Ces remarques valent aussi pour la police et la gendarmerie.

Malheureusement nous vivons dans un monde où on veut faire croire que les hommes et les femmes ont les mêmes compétences et les mêmes aspirations au point de doubler le nombre des ministres pour de bizarres raisons de parité et d’obliger les conseillers généraux à faire campagne en couple.

Je lisais il y a peu un article où on se lamentait qu’il n’y ait que 14,5% de filles admises à Polytechnique, une fille sur 21 à l’Ecole Normale Supérieure en Physique-Chimie, une sur 28 en maths, ces proportions étant qualifiées de « catastrophe », rien moins. Les filles disparaissent aussi comme professeurs de maths.

L’explication de cette carence : « La réponse passe évidemment par le spectre des stéréotypes de genre ». Evidemment ce sont les stéréotypes.

« Il y a urgence à ce que les filles investissent la filière scientifique. Il est économiquement non viable de se priver de la moitié des cerveaux. » Urgence : on ne suppose pas que les filles puissent avoir peu d’attirances ou même d’aptitudes pour les sciences dures. Par contre personne ne s’étonne ni ne regrette que 80% des élèves de l’Ecole de la Magistrature soient des filles et que l’enseignement dans le primaire soit féminisé à 82%, deux choses qui ne sont pas sans conséquences d’une part sur la façon dont est rendue la justice, d’autre part sur l’éducation de jeunes qui, à l’époque actuelle sont surtout sensibles au rapport de force.

J’aimerais qu’on laisse chacun libre de son choix et qu’on ne considère pas que les hommes et les femmes sont interchangeables. On cherche à culpabiliser les femmes qui se consacrent à l’éducation de leurs enfants, on voit le résultat, divorces, familles monoparentales, enfants à l’abandon. Un état conscient de ses devoirs ferait tout pour  les encourager et leur faciliter la vie.

 



 

06/03/2014

Oser l'antisémitisme

Avant hier, ils étaient 800 de tous les partis, sauf bien sur du FN, mais dont le Président de la République et beaucoup de ministres, à se précipiter à la convocation du CRIF pour un diner kacher. Comme d’habitude on a parlé du soutien nécessaire à Israël, condamné l’antisionisme, mais surtout de l’antisémitisme qui devrait être proclamé « cause nationale ». C’est quand même étonnant de voir dans un état laïc où les références ethniques sont interdites, une communauté ethnique ou religieuse, on ne sait, dicter sa politique au gouvernement et lui reprocher l’insuffisance de son action en sa faveur et de voir les ministres, qui savaient d’ailleurs ce qui les attendait en venant, écouter sans protester, sans se défendre et même sans ficher le camp. On voit là à quel degré de sidération on en est arrivé.

D’autant qu’on comprenait bien, à écouter le président du CRIF, que les responsables des agressions antisémites viendraient de l’extrême droite et principalement du Front National ce qui est faux.

Et bien moi je pense que, ceux qui se disent représenter les juifs faisant de la politique, ne serait-ce qu’en privant le front national mais aussi Mélenchon se ces agapes kacher, j’ai le droit de ne pas être d’accord avec cette politique et de proclamer mon antisémitisme. Je le dis bien fort, les juifs commencent à me gonfler sévère.

 

 

 

05/03/2014

L'Europe s'en va t'en guerre

On peut se demander pourquoi les chefs d’état de l’Union Européenne ont cru utile à Vilnius, de proposer à l’Ukraine, un contrat d’association prémices à une future adhésion, alors que ce pays est failli - il lui manque 30 milliards de dollars dont nous n’avons pas le premier kopeck - corrompu et au bord de la scission. D’autant qu’un accord avec l’Ukraine aurait rendu encore plus probable l’adhésion de la Turquie. Notre président avait pourtant promis de consulter les Français avant toute nouvelle adhésion, promesse jamais tenue.

Voulait-on poursuivre l’extension indéfinie de l’Europe vers l’est alors qu’on aurait mieux fait de ne pas intégrer nombre d’états à problème, la Roumanie et la Bulgarie et leurs Roms, la Grèce en faillite permanente, qui ne ressemble pas plus à la Grèce antique que la Tunisie à Carthage, Chypre coupé en deux.

Voulait-on agiter le chiffon rouge sous le nez de Poutine alors qu’on savait que l’Ukraine, berceau de la Sainte Russie, faisait partie du pré-carré russe, définitivement inaliénable ?

Mystère d‘une diplomatie sans doctrine et sans prudence, ce fut le déclenchement de la crise ukrainienne amenant une réaction malgré tout modérée du tzar Poutine.

Et aussitôt la Babel édentée à 28 têtes, inféodée aux Etats Unis par une alliance militaire sans objet, de pousser des hauts cris, d’agiter menaces de sanctions – suspension du prochain G8 à Sotchi – retenez moi ou je fais un malheur - sanctions économiques alors que l’Europe dépend largement de la Russie pour son gaz et que nous y exportons largement nos produits, autrement dit se tirer une balle dans le pied. Le tout en évoquant la défense de l’Occident, appellation venue de la guerre froide.

Comme si l’ « Occident » n’était pas intervenu pour des raisons douteuses, depuis le déboulonnage du Shah, les guerres d’Irak, celles des Balkans avec la partition de Kosovo, l’Afghanistan, la Libye, et maintenant la Syrie où il attise depuis trois ans la guerre civile.

Les réactions de Poutine ont été jusqu’à maintenant bien contrôlées - les morts ne sont pas de sont fait  -  après qu’on ait piétiné ses plates-bandes, les Américains avaient fait bien pire à la Grenade…

L’avenir de l’Europe est lié à la Russie, avec laquelle nous avons tout intérêt à collaborer, ne lui cherchons pas de querelles d’Allemand. Remarquons que Poutine n’a rien dit quand nous sommes partis guerroyer en Afrique. Et puis, au fond, que nous chaut que la Crimée retourne dans le giron russe ?

 

 

02/03/2014

Mes autocrates

Je m’aperçois que depuis que j’écris, j’ai pris parti successivement pour Pinochet, Milosevic, Saddam Hussein, Ben Ali, Moubarak, Kadhafi, Bachar el Assad, et que je prends maintenant le parti de Poutine. Pendant ce temps là la presse bien pensante défendait Mao, Castro, Allende, Pol Pot, Aristide, Mengistu qui tous ont entrainé massacres et ruine de leur pays.

Je pense qu’en son temps j’aurais pris le parti de Franco, c’est dire…

Finalement, par des méthodes peut être peu démocratiques, mes autocrates maintenaient l’ordre et une certaine prospérité, les guerres Américaines pour imposer la démocratie, et des révolutions plus ou moins printanières n’ont amené que troubles, et luttes religieuses.

Le Chili, que Pinochet a quitté volontairement est le pays le plus prospère d’Amérique du Sud. Peut être la Tunisie s’en sortira-t-elle si l’économie reprend ce qui n’est pas gagné, mais l’Egypte évolue dans la continuité, un régime militaire ayant été remplacé par un autre, l’Irak, la Libye, la Somalie, Haïti, la Syrie, le Kosovo, ne connaissent que désordre, massacres, mafia et trafics en tout genre.

Poutine a rétabli l’ordre en Russie et assure le développement du pays. Maintenant il défend ses intérêts et ceux de la Russie en Ukraine et en Crimée.

L’Occident s’indigne et l’Otan fulmine. Surtout qu’ils ne s’en mêlent pas nous n’avons rien à y gagner et ce n’est pas notre problème.

Je rappelais l’autre jour la phrase de Goethe préférant l’ordre à la justice, je partage ce point de vue. J’ai la chienlit en horreur.

 

 

 

27/02/2014

La guerre froide est finie

Qualifier comme on le fait, les émeutes de Kiev, ayant conduit à la chute d’un gouvernement démocratiquement élu, comme un « processus démocratique » il faut oser.

L’Ukraine est un pays failli  au bord de la partition, dont on ne sait pas quel sera l’avenir politique, qui y aura le pouvoir, on ne voit pas ce que l’Europe aurait à gagner à s’en mêler, à entretenir des espoirs d’association voire d’admission.

D’autant que si on admet l’Ukraine, après ce sera la Turquie.

L’Ukraine fait partie de la zone d’influence Russe, Kiev est le berceau de la sainte Russie et Poutine ne laissera certainement pas le pays quitter l’orbite russe.

Pour lui c’est une question existentielle, en particulier pour la survie de la CEI, qui risque de se disperser : Moldavie, Biélorussie…

L’Ukraine, c’est l’accès à la Mer Noire et de là à la Méditerranée. En Crimée, ancienne province Russe, est stationnée la flotte russe de la mer Noire.

Que l’OTAN ne commence pas à gesticuler, la guerre froide est finie et nous avons tout intérêt à nous entendre avec la Russie avec laquelle nous avons une histoire commune et dont nous dépendons largement pour les produits pétroliers.

La Russie et les pays de sa zone d’influence forment de plus un glacis bienvenu pour nous séparer des pays ingérables de l’Asie centrale, Caucase, Afghanistan, Pakistan dont nous n’avons aucun intérêt à nous rapprocher.

L’Ukraine est dans une situation économique catastrophique, il lui faudrait 30 milliards de dollars, laissons la Russie régler le problème et au besoin assurons la de notre soutien.

On dira que Vladimir Poutine est un autocrate, peut être, mais il assure la stabilité et le développement de la Russie.

Goethe disait préférer l’ordre à la justice, les différentes guerres menées par l’Occident pour imposer la démocratie semblent bien lui donner raison.