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02/04/2014

Gouvernement de combat.

On nous avait promis un gouvernement de combat, une équipe réduite et on nous sert une équipe où on a cherché à maintenir les équilibres, les appartenances, les origines. Comment voulez vous que ça marche ?

Là où il aurait fallu une équipe soudée, obéissant à un chef, d’accord sur le but et la démarche, ayant les compétences nécessaires - un petit « goum » comme disait Bigeard -  on trouve une bande certes réduite en effectif, mais où on prend en gros les mêmes, où on respecte, les sensibilités politiques, la parité – problème subsidiaire oh combien - où le francs-maçons sont majoritaires, et où les considérations de couleur de peau n’ont pas été oubliées. A qui fera-t-on croire que Valls a choisi de garder Taubira à la justice ?

Tout ça ne peut pas marcher longtemps, il aurait fallu faire appel à la société civile, choisir des ministres sans ambition personnelle et décidés à casser la baraque et à construire sur des bases assainies.

Qui dans cette équipe, saura démembrer le mammouth de l’Education nationale et en faire un organisme décentralisé où les syndicats ne s’occuperont que de la défense du personnel, qui aura le courage de s’en prendre au mille-feuilles administratif, de réduire drastiquement le nombre des fonctionnaires, d’en finir avec les statuts de la SNCF et de l’EDF, de stopper l’immigration invasive, de revoir les avantages sociaux, de supprimer les abus et les fraudes ?

Il faudrait aussi supprimer tous les organismes qui ne servent à rien comme le Conseil économique et social, diminuer le nombre de députés et de sénateurs et les avantages dont ils jouissent.

Le vrai problème c’est le chômage, tout doit être fait pour aider les entreprises, réduire les charges, avoir une énergie la moins chère possible qu’elle vienne du nucléaire ou du gaz de schiste. Si on se préoccupe de pollution ou de réchauffement climatique ou de montée du niveau des océans, alors que la France ne produit que 1% des gaz à effet de serre, on se met en position d’infériorité par rapport à la Chine. De même la politique étrangère ne doit pas être guidée par de bons sentiments, rapprochons nous de la Russie qui offre de nombreux débouchés et nous fournit en produits pétroliers, ne nous occupons pas de l’Ukraine et de la Syrie.

Hélas, devant l’échec, je ne donne pas six mois avant une dissolution.

 

 

 

28/03/2014

Tapis rouge et longues baguettes.

« Quand on dîne avec le diable, il faut une longue cuillère… »

Notre président a déroulé le tapis rouge pour accueillir l’oncle Xi, fort bien, je n’y vois pas grand inconvénient si on arrive à lui vendre beaucoup de ce que nous produisons encore.

Il n’empêche que quand on dine avec un Chinois il faut le faire avec de longues baguettes : les Chinois sont malins, têtus, et travailleurs et souvent ne sont pas longs à nous vendre ce que nous leur avons vendus peu de temps avant. Gare aux Airbus, avions et hélicoptères chinois, aux Peugeot chinoises et à nos vins qu’ils nous on déjà rachetés.

Ce qui me pose problème c’est que l’oncle Xi n’est guère un plus grand adepte des droits de l’homme que le cousin Vladimir, il réprime les Tibétains et les Ouïgours avec une grande violence. Personnellement ça ne me gène pas - je me demande toujours comment on peut être Ouïgour et je ne fais guère confiance au Dalaï Lama pour gouverner démocratiquement un Tibet libre - mais notre Président, Fabius et BHL comment peuvent-ils supporter ça, après que nous soyons partis guerroyer au Kosovo et en Libye contre les tyrans, sans parler de la Syrie et de la Crimée où on à tant de mal à se retenir d’intervenir?

Tapis rouge à l’oncle Xi et sanctions au cousin Vladimir qui n’a fait que récupérer avec adresse la Crimée qui lui appartenait, après que nous lui en ayons donné l’occasion par nos ingérences en Ukraine.

Est ce un bon choix ? Nous avons besoin du gaz russe et nous sommes bien contents de vendre nos produits à la Russie. Sur le long terme, il est probable que nous avons plus besoin du cousin Vladimir que de l’oncle Xi et en plus il est nettement plus près.

 

20/03/2014

Crimée, ce qu'il aurait fallu faire

Quand il a été sûr que Poutine avait la ferme intention de récupérer la Crimée, il aurait fallu se poser la question suivante :

 - Puis je empêcher pour un prix raisonnable, avec l’aide de mes alliés, Poutine de récupérer la Crimée ?

 

- Si oui ai je intérêt à le faire.

- Dans ce cas convaincre Poutine que je vais intervenir s’il ne négocie pas.

- Si je n’arrive pas à convaincre Poutine, bien réfléchir avant d’intervenir aux risques que je prends par rapport à l’avantage espéré.

- N’intervenir que si le bilan est réellement favorable

- Dans le cas contraire trouver une explication à peu près plausible pour ma non-intervention, puis laisser faire.

- Par la suite condamner pour le principe mais mollement.

 

- Si non admettre que de toute façon Poutine récupèrera la Crimée et partir de là.

- Trouver une justification à la décision de Poutine et ne pas la condamner.

- Laisser faire Poutine et tirer des avantages politiques et commerciaux de cette position.

- Eventuellement en profiter pour conduire une intervention dont je rêve en espérant un renvoi d’ascenseur.

 

Toute référence sincère aux droits de l’homme doit être considérée comme une bêtise. On ne gouverne pas avec de bons sentiments.

 

Ce type de raisonnement s’applique à toute situation complexe : Syrie, Iran…

 

18/03/2014

Et si on dissolvait l'Otan?

La France n’hésite pas à appliquer des sanctions à 21 Russes et Ukrainiens supposés compromis dans l’annexion de la Crimée, si ce n’était pas triste ce serait ridicule. Imaginons le cas inverse que Poutine bloque les comptes de BHL de Fabius et de quelques autres, cela changerait-il, la politique française, j’espère que non.

Poutine n’a pas grand mal à estimer l’impuissance européenne après le désarmement du continent. Il est vrai que les Etats Unis ne sont guère mieux lotis, on ne les voit pas repartir à la conquête de Sébastopol, peut être avec l’aide des Turcs, pour la défense des détroits.

On ne voit pas d’ailleurs de quel droit, puisqu’il est question de légitimité, on s’en prend aux avoirs de citoyens étrangers.  Que leur reproche-t-on ?

Quoi qu’il en soit cette gesticulation un peu ridicule doit bien faire rire, Vladimir Vladimirovitch qui a réussi son coup sans tirer un coup de fusil aux applaudissements de son peuple.

Le deuxième niveau de sanction, un accord d’association avec l’Ukraine est autrement inquiétant, non pour la Russie mais pour l’Europe.

N’oublions pas qu’une première tentative est à l’origine de la crise Ukrainienne, que l’Ukraine est un pays failli auquel il manque 35 milliards de dollars, et qui est maintenant dirigé par un gouvernement de rencontre sans la moindre légitimité. Quel intérêt l’Europe aurait-elle à s’associer avec l’Ukraine, ce qui conduit toujours à l’adhésion, alors que c’est se brouiller avec la Russie qui considère à juste titre l’Ukraine comme faisant partie de sa zone d’influence et qui n’admettra an aucun cas l’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne et encore moins à l’OTAN ?

A la dissolution du pacte de Varsovie en 1991 la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie s’empressèrent malgré les engagements, de rejoindre l’OTAN, suivis par les Etats Baltes, la Bulgarie et la Roumanie, on comprend que la Russie n’ait pas envie que l’Ukraine en fasse autant.

Bien que la guerre froide soit officiellement finie et qu’économiquement les échanges des pays européens avec la Russie soient considérables, en particulier pour ce qui est des exportations russes de produits pétroliers, la Russie considère l’OTAN comme une menace et certains pays de l’ex Europe de l’Est, atteints d’une certaine paranoïa, craignent une éventuelle reconquête.

Il est vrai que derrière l’OTAN, il y a les Etats Unis qui n’ont certainement pas abandonné leurs idées de « containment » de l’ex URSS. On l’a bien vu au moment de la tentative d’implantation d’un bouclier antimissile dans l’Est de l’Europe. On peut aussi penser que la révolution ukrainienne a été quelque peu encouragée sinon fomentée par eux.

Quand on parle de l’Occident, actuellement on parle des Etats Unis et de l’Europe comme si, historiquement, la Russie avant la parenthèse soviétique n’appartenait pas à l’Europe.

Membre de l’OTAN nous sommes également bien mal placés pour donner des leçons de légalité à la Russie après que l’OTAN soit intervenue militairement en Serbie avec la sécession imposée du Kosovo, en Irak, en Libye en dehors de toute agression.

Comment la France peut elle faire semblant de s’indigner du referendum de Crimée alors que nous avons fait exactement la même chose pour séparer Mayotte de la République des Comores et l’annexer sans tenir compte de la condamnation de l’ONU. Maintenant Mayotte est région de l’Europe.

Chaque grande puissance dispose dans les faits, pour des raisons historiques ou culturelles d’une zone d’influence, c’est le cas de la Chine, de la Russie, des Etats Unis, dont il faut tenir compte dans les relations internationales si on veut éviter conflits et tensions. Les Etats Unis sont intervenus militairement, rappelons nous Cuba, la Grenade, mais surtout, politiquement, dans tous les pays de leur environnement - ils maintiennent depuis des décennies Cuba sous embargo – et n’admettraient pas une intervention extérieure.

Poutine rêve de rétablir la Russie dans ses frontières historiques qui comprennent notamment l’Ukraine et la Crimée, la France est influente dans son ancien empire africain comme la Grande Bretagne qui maintient le Commonwealth. Tout cela est dans la nature des choses et il faut en tenir compte.

Et dans tout cela à quoi nous sert l’OTAN ?  Les Etats Unis se désengagent de plus en plus de l’Europe où ils n’ont plus de troupes stationnées et portent leur effort vers l’océan Indien, l’Asie et le Pacifique. Ces dernières années l’OTAN nous a entrainés dans des interventions où nous n’avions rien à faire et qui plus est ont créé le désordre et l’insécurité.

Sous un parapluie américain de plus en plus percé, l’Europe a abandonné toute politique de défense commune, chaque pays désarme, et maintenant on s’aperçoit que le roi est nu. En particulier la France n’a plus les moyens de maintenir en Afrique les quelques milliers d’hommes nécessaires à sa politique et à la défense de nos intérêts et ailleurs se contente à jouer les Rodomont sous la houlette de BHL.

La dissolution de l’OTAN qui n’a plus d’objet et nous maintient comme satellites des américains, nous permettrait de normaliser définitivement nos rapports avec la Russie et d’entreprendre enfin la mise sur pied d’une défense européenne indépendante des Etats Unis.

 

14/03/2014

Bruits de bottes en Crimée.

Poutine se prépare à récupérer la Crimée ? La belle affaire, la Crimée a pratiquement toujours été Russe depuis le 18° siècle et est peuplée de russophones. Napoléon III entrainé par la reine Victoria et acoquiné avec les Turcs y a déjà guerroyé au prix de 120 000 hommes, une des premières guerres imbéciles du règne.

Maintenant l’ « Occident », alliance de la carpe et du lapin, les Etats Unis et l’Union Européenne, sont en train de réchauffer la guerre froide.

L’Allemagne qui n’y peut mais, dépendant de la Russie  pour son gaz et ses exportations, menace de sanctions, poussée par la paranoïa des ex pays du bloc soviétique, Pologne et Etats Baltes , se prétendant menacés par l’ogre russe.

Arrêtons ces fantasmes, laissons la Russie régler le problème ukrainien qui fait partie de son pré-carré et si elle le juge utile, récupérer la Crimée. D’autant que l’Ukraine est un pays failli, corrompu et que la révolution ukrainienne est tout sauf claire.

On commence de nouveau à parler d’un accord commercial avec l’Ukraine, nous n’avons pas les moyens de fournir les 35 milliards de dollars qu’il lui faut et surtout ne lui laissons pas l’espoir d’intégrer un jour l’ Union Européenne et ses 28 membres déjà beaucoup trop nombreux.

Si nous voulons passer un accord avec l’Ukraine, il faut le négocier en liaison avec la Russie et non contre elle.

Cessons de nous comporter en petits soldats des Etats-Unis, nous n’avons pas les mêmes intérêts et il est bien temps que l’Europe reprenne son indépendance et se rapproche de la Russie.

Quant à savoir si le referendum en Crimée est légal, rappelons nous l’annexion de Mayotte par la France, enlevée à la République des Comores par un referendum condamné par l’ ONU et qui est maintenant une région ultrapériphérique de l’Europe.