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19/07/2014

Le MH17

Je ne sais pas qui a abattu le MH17 de la Malaysian, ce n’ est surement pas les Russes qui disposaient de tous les moyens d’identification, je pencherais pour les rebelles prorusses qui ne pensaient pas tirer sur un avion civil. Il y avait eu déjà trois tirs sur des aéronefs divers appartenant à l’Ukraine, un Antonov de transport, un hélicoptère et un chasseur. Le MH17 a probablement été abattu par erreur par des combattants qui ne disposaient pas des moyens d’identification nécessaires.

Les responsables sont ceux qui n’ont pas interdit le survol de cette zone, autorités de contrôle de la circulation aérienne et compagnie aérienne imprudente. Certaines compagnies évitaient la zone.

Maintenant vouloir impliquer Poutine dans cette affaire comme le font les média occidentaux est totalement injustifié. C’est l’Union Européenne par sa proposition de traité d’association à l’Ukraine et aux autres pays de l’orbite russe qui, une fois la page de la Crimée tournée, est à l’origine de la crise Ukrainienne et je ne vois pas ce qui justifie les sanctions contre la Russie à part la paranoïa des pays de l’est, Etats Baltes, Pologne et Suède et l’obstination américaine contre Poutine.

L’opposition de ces trois pays de l’est de l’UE au choix de Federica Mogherini pour succéder à Catherine Ashton est révélatrice, elle serait trop favorable à Poutine ; pour eux la guerre froide n’est pas finie. Or il faut tourner la page, s’arranger avec Poutine qui seul peut régler l’affaire ukrainienne et avec lequel nous avons nombre d’intérêts communs même si cela peine Obama.

C’est trop facile de charger Poutine de tous les péchés du monde, surtout quand les erreurs sont notre fait. La catastrophe du MH17 est à l’évidence un dégât collatéral d’un conflit dont l’Union Européenne est largement responsable. Nous n’avions aucun intérêt à nous ingérer dans la basse-cour de la Russie.

 

11/07/2014

Hôpital et charité,

Je n’avais jamais entendu parler de Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des affaires étrangères. Je l’ai découvert en lisant une chronique dans le Monde du 9 juillet, intitulée  « Ne tolérons pas les dérapages racistes. Surveillons les eurodéputés populistes » où il s’inquiète, voire s’indigne de l’élection au parlement européen de députés d’extrême droite : « Je suis très inquiet de voir tant de députés d'extrême droite prendre autant de place dans le nouveau Parlement. Près de dix pour cent des mandats de plus de dix pays à travers l'Union européenne reviennent à des partis ouvertement opposés à la libre circulation et aux droits des minorités. » Des députés qui vont donc empêcher « les familles politiques démocratiques » d'avancer vers l'intégration européenne ».

Il n’y a là, direz vous, rien de bien étonnant et j’en conviens, c’est la langue de bois habituelle entendue dans tous les parlements. Mais ce qui me fait réagir à cette chronique d’un ministre allemand dans un journal français, c’est qu’il qualifie ces partis de populistes et d’extrémistes et demande qu’on leur fixe clairement des limites : « Les dérapages xénophobes, racistes et antisémites doivent être repoussés avec la plus grande détermination ». Venant d’un Allemand c’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité car, enfin, s’il y a une question sur laquelle les Allemands devraient se montrer discrets c’est bien celle du racisme et de l’antisémitisme. On est en train de se livrer à une réécriture de l’histoire laissant entendre que l’Allemagne a été libérée du nazisme en 45 en même temps que le reste de l’Europe, ce qui pour les vieux ayant connu cette époque, est une vision foncièrement faussée. L’Allemagne qui a mené avec courage et détermination la 2° guerre mondiale était une nation solidaire et fière de prendre sa revanche. Que tous les Allemands n’aient pas participé ni même approuvé les persécutions anti juives et contre d’autres minorités, je veux bien l’admettre mais combien s’y sont opposés ?

En même temps les Français, qui étaient occupés et absolument pas maître de leur destin battent leur coulpe pour une soi-disant culpabilité.  C’est au nom de cette nouvelle lecture de l’histoire qu‘on a pu voir Angela se pavaner le 6 juin au milieu des vainqueurs. Je pense que si on peut pardonner, il ne faut pas oublier et surtout dire n’importe quoi.

 

 

 

09/07/2014

Pauvre SNCF

Quand on évoque la privatisation des chemins de fer, on vous parle de service public, de la sécurité, de la qualité du service ; l’affaire de Brétigny est un bon révélateur : que voit-on ? Des procédures d’un autre âge, des défauts évidents, boulons manquants ou desserrés, qu’un examen un peu attentif ne pouvait ignorer. Or ces défauts ont perduré des mois sans être corrigés et pourtant il y a du avoir des inspections périodiques, avec émargement de feuilles d’examen, il doit exister à la SNCF une autorité de contrôle qui veille au respect des procédures, il doit y avoir à Brétigny un chef de gare qui devait connaître l’état du réseau et bien, puisqu’il ne faut pas envisager un sabotage, tout cela n’a pas suffi et un train qui n’allait pas trop vite a déraillé et des passagers sont morts.

La SNCF dont les agents jouissent d’un statut envié, de la sécurité de l’emploi, de retraites précoces, de transports gratuits et qui a accumulé des milliards d’euros de déficit a conduit à ce désastre. Alors on peut se demander si des entreprises privées n’auraient pas fait aussi bien voire mieux pour un moindre coût,  si on n’aurait pas un meilleur service et moins de grèves en introduisant la concurrence. Si le fret ferroviaire pourrait enfin concurrencer la route.

Imaginez un peu ce qu’on aurait dit si on avait trouvé un tel laxisme dans une compagnie aérienne ou une centrale nucléaire.

 

03/07/2014

Des juges.

Il fut un temps pas si lointain, où les militaires ne votaient pas. Maintenant ils votent mais ne peuvent ni se syndiquer ni faire grève.

Les militaires dans leur majorité, ne souhaitent pas disposer de ces droits qu’ils voient comme l’entrée de la politique dans les armées.

L’armée est au service de la France donc de l’exécutif démocratiquement élu, elle ne veut pas se mêler du pouvoir politique au nom de la séparation des pouvoirs.

En France les juges ne sont pas élus, ils sont nommés à la suite d’un recrutement par concours, donc rien de politique.

Le principe de l’indépendance de la justice, de la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire, nécessite que les juges ne puissent évoquer des opinions politiques, ils sont au service de la justice quel que soit l’exécutif. Dans cet esprit ils se rapprochent des militaires.

L’appartenance à des syndicats exprimant formellement des opinions politiques, intervenant dans l’élection du président de la République, est contraire à la nécessité d’impartialité de la justice. On le voit bien quand c’est un juge qui appartient au syndicat de la magistrature qui collectivement avait pris parti pour Hollande contre Sarkozy qui instruit des affaires où celui ci est impliqué. A qui fera-t-on croire, dans ce cas, à une justice impartiale ?

 

29/06/2014

La chute de l'empire Byzantin

Ainsi pendant que les Français et probablement les européens, ne se passionnent que pour la coupe de football, pendant qu’à la suite de palinodies assez ridicules les européens se donnent Juncker du Luxembourg pour chef – pourquoi pas Albert de Monaco ? - il s’en est encore trouvé pour signer un accord d’association avec l’Ukraine. L’Ukraine en guerre civile, à l’origine de laquelle l’Europe n’est d’ailleurs pas étrangère - alors que des sanctions sont pour cette raison infligées à la Russie - et dont on ne sait même pas si elle va se diviser ou non. Le traité concerne aussi la Moldavie et la Géorgie.

Il paraît que cet accord  prévoit une coopération entre les Etats signataires et l’Union Européenne pour « favoriser l’émergence d’un Etat de droit et la lutte contre la corruption ». Vaste programme pour ce qui est de l’Ukraine, état failli, corrompu et divisé.

Il apparait que l’UE s’était adressée en fait à toute la basse-cour du tzar Vladimir : La Moldavie, l’Ukraine, la Géorgie, l’Arménie, la Biélorussie et l’Azerbaïdjan. Les trois derniers ont préféré suivre la Russie dans l’Union Douanière.

Il semble que l’UE négociait depuis cinq ans dans une totale discrétion ce traité dont le seul objectif est, pour complaire à Washington, de repousser vers l’est la zone d’influence de Poutine. Qu’avons nous à y gagner? L’Europe a besoin de la Russie autant que celle ci de l’Europe et il est plus que temps de tourner la page de la guerre froide. D’autant que l’expérience montre que l’association conduit à l’adhésion et pourquoi pas à l’admission à l’OTAN cette alliance sans objet sauf de nous inféoder aux Etats Unis. Evidemment  ce sont les anciens pays de l’Europe de l’Est, la Pologne, les Etats Baltes et curieusement la Suède neutre, qui ont poussé à ce traité étant encore hantés par une menace maintenant imaginaire venant de Russie, menace qu’on ferait disparaître en normalisant définitivement les relations entre l’Union Européenne et la Russie.

Remarquons que les trois états avec lesquels nous venons de signer ce traité ont un contentieux avec la Russie : L’Ukraine avec la Crimée et les régions séparatistes du Sud-est, la Moldavie avec la Transnistrie, la Géorgie avec l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie, et que ce n’est pas ce traité qui aidera à les résoudre.

On se demande comment ce traité a été négocié et par qui et on ne peut que s’étonner que parmi les 28 il n’y en ait pas un qui s’y soit opposé.

On apprenait l’autre jour que l’Albanie, cet état mafieux et musulman, débris de l’empire Ottoman avait entamé les démarches d’adhésions à l’Europe ; l’Albanie et ensuite Le Kosovo et toute la poudrière balkanique. Nous sommes déjà 28, jusqu’où allons nous étendre cette Babel ingérable qui n’a aucun projet commun, aucune culture, aucune histoire communes.

Et pendant ce temps là, la France en pleine décadence , incapable de faire contrepoids à l’Allemagne de la Führerin Angela, discute des droits des homosexuels, d’égalité pour les femmes, d’OGM, d’intermittents du spectacle et de protection des petits oiseaux, la France en proie aux querelles de politiciens incapables, pour obtenir un fauteuil faute d’un trône, alors que les termites islamiques s’attaquent à la charpente de la maison France où on en est à manger halal dans les écoles, à célébrer le ramadan et à tout casser à l’occasion d’une victoire de l’Algérie.

On dit que pendant que les Ottomans étaient aux portes de Constantinople, le concile discutait du sexe des anges. Voilà où on en est revenu : la chute de l’empire Byzantin