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30/08/2017

Les nouvelles nuisances de Monsieur Hulot.

 Monsieur Hulot a encore frappé. Pour situer le problème de la production française de « gaz à effet de serre » il faut savoir qu’elle se limite à 1% de la production mondiale, tout ce qu’on tentera pour la diminuer aura un effet parfaitement négligeable ; la France, grâce à l’énergie nucléaire est d’ailleurs un bon élève, mais elle le sera moins quand, pour des raisons purement idéologiques, on aura arrêté, comme prévu, 17 réacteurs capables de fonctionner dix ou vingt ans de plus.

C’est à la production nationale d’hydrocarbures que s’en prend maintenant Monsieur Hulot. Un projet de loi vise à interdire tout nouveau permis d’exploration et d’exploitation sur le territoire national ce qui arrêterait la production d’hydrocarbures nationaux en 2040. Il veut en finir « avec les énergies fossiles et s’engager dans la neutralité carbone ». La loi prévoit également de bannir totalement la recherche d’hydrocarbures non conventionnels et ceci même si on invente une autre méthode d’extraction que la fracturation hydraulique.

Pour les pétroles conventionnels, s’il ne s’agissait que de la métropole, il n’y aurait que demi mal, les ressources étant fort limitées mais l’interdiction couvre également le plateau continental et les 11 millions de km2 de nos Zones exclusives. Actuellement des permis de recherches d’hydrocarbures conventionnels sont en cours en Guyane et dans le canal du Mozambique près de Juan de Nova, où on a de sérieux espoirs de trouvailles importantes.

Remarquons que la prospection et la production d’hydrocarbures n’ont rien à voir avec la consommation et que nous continuerons à enrichir le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Russie. Le Qatar pourra ainsi continuer à acheter nos clubs de football, nos palaces. et construire n’importe quoi à Doha. Le Qatar et l’Arabie Saoudite pourront même continuer à financer le terrorisme qui nous frappe en France.

Quant aux pétroles non conventionnels dont on pense qu’ils sont abondants dans le sous-sol national, on préfère y renoncer a priori alors que les Etats-Unis depuis qu’ils les exploitent sont excédentaires en hydrocarbures. Pour des raisons purement idéologiques on préfère continuer à dépenser bon an mal an 70 milliards d’euros, à peu près le montant de notre déficit commercial.

Pour éviter une dépense supplémentaire on compte réduire la consommation d’hydrocarbures de 30% d’ici 2030, objectif qui semble inatteignable si on remplace dix sept réacteurs nucléaires par des milliers d’éoliennes qui nécessitent la mise en œuvre de centrales à gaz pendant les périodes où Eole refuse de souffler. La fin de la production de pétrole et de gaz est programmée pour 2040. Il est peu probable qu’à cette date on puisse se passer d’hydrocarbures qu’il faudra donc importer. Aberrant.

A ce sujet la construction de nouvelles éoliennes par milliers commence à rencontrer une sérieuse opposition. On leur reproche, ce qui est évident, d’atteindre aux paysages et aux monuments auprès desquels on les construit. Dans le parc naturel régional du haut Languedoc il est prévu d’implanter trois cents éoliennes. Si on continue nos campagnes ne seront plus des campagnes et les paysages seront constellés de machines tournantes de 200m de haut. Il semble que pour les écologistes, ces considérations relatives à notre patrimoine sont de peu de poids par rapport à la nécessité de réduire les émissions de CO2, Et pourtant la part actuelle de production d’électricité issue des énergies fossiles est très faible, de l’ordre de 4% et l’arrêt idéologique de réacteurs nucléaires ne fera que l’augmenter. Les centrales nucléaires entrainent infiniment moins de perturbation de l’environnement que les éoliennes. Si on renonce à la prolongation de vie des centrales actuelles de dix à vingt ans cela coutera, en termes d’investissement 93 milliards d’euros. Il faudra en plus remanier entièrement le réseau de transport du courant pour desservir les 17 000 éoliennes nécessaires. Qui va payer ? le consommateur final. Ce n’est pas à la production qu’il faut s’en prendre mais à l’isolation des bâtiments, aux transports routiers.

Mais pour faire le choix de la meilleure solution il faut s’affranchir de l’idéologie actuelle qui nous amène à nous tirer une balle dans le pied. Il paraît qu’il s’agissait d’une promesse électorale de Macron. On pourrait toutefois demander aux Français s’ils tiennent à payer l’électricité plus cher et à avoir un champ d’éoliennes dans leur fenêtre.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

 

20/07/2015

Iran,bouleversement des alliances

L’accord du P5+1 (Etats Unis, Grande Bretagne, France, Russie, Chine + Allemagne) avec l’Iran sur le nucléaire, quelque peu occulté par le problème grec, est pourtant d’une autre importance par le bouleversement qu’il sous-tend dans le système des alliances au Proche et au Moyen-Orient.

Ce qu’il faut d’abord remarquer c’est que cet accord, censé interdire l’acquisition de l’arme nucléaire par l’Iran, s’il a été négocié principalement entre les Etats Unis et l’Iran et grâce à la détermination d’Obama, n’aurait pu aboutir sans l’aide puis l’accord de la Russie. La Russie allié traditionnel de l’Iran, a servi d’intermédiaire pour arriver à la conclusion de l’accord, auquel elle aurait pu s’opposer. Elle sert maintenant pour partie de garantie à son exécution étant chargée du retraitement de l’uranium enrichi iranien puis de la fourniture du combustible nucléaire destiné aux centrales.

Ces négociations ont abouti alors que la Russie est exclue du G8 à cause de l’affaire ukrainienne.

On peut espérer que le rapprochement entre las pays occidentaux et la Russie va se poursuivre par un règlement du problème ukrainien et la levée des sanctions contre la Russie.

Constatons que l’Occident et la Russie ont un ennemi commun : l’Etat Islamique qui sévit surtout en Irak et en Syrie et qui pourrait être vaincu par une action conjointe comprenant aussi l’Iran à laquelle il faudrait ajouter la Syrie de Bachar al-Assad. Cela nécessiterait évidemment une révolution de la politique de la France qui jusqu’à maintenant a soutenu les pourvoyeurs du terrorisme islamiste que sont l’Arabie Saoudite et le Qatar. Mais il faudra un jour reconnaître que l’on a couru le mauvais cheval.

L’autre bouleversement dans les alliances se manifeste par la colère d’Israël qui se sent trahi par son - jusque là - indéfectible allié que sont les Etats Unis. Pour la première fois les Etats Unis ont pris une position contraire aux souhaits d’Israël qui se sent menacé à tort ou à raison par l’Iran alors que ce pays sans armement nucléaire, ne se risquera certainement pas à s’en prendre à l’Etat Juif détenteur de la bombe et que l’on peut penser bien décidé à s’en servir en cas d’agression.

Remarquons qu’Israël a réussi à empêcher l’inscription à l’ordre du jour d’une réunion  en 2016 pour la création par le traité de non prolifération (TNP) d’une zone exempte d’armes nucléaires au Proche-Orient.

Il n’empêche que la garantie ultime de la survie d’Israël réside dans le soutien inconditionnel  que lui assurent les Etats Unis, soutien qui pour la première fois lui fait défaut. On peut se demander jusqu’où ira le désengagement américain ; s’il se poursuit Israël a des soucis à se faire s’il va un jour jusqu’à l’arrêt de l’aide financière et militaire.

On peut toutefois espérer que l’Iran revenu dans le concert des nations va se développer rapidement, étant donné ses ressources financières et pétrolières, et va arriver à un modus vivendi au moins de fait avec Israël.

Les problèmes viendront alors des états sunnites, Arabie Saoudite et Qatar, qui soutiennent les salafistes et les djihadistes à travers le monde, pays que contre toute raison nous soutenons.

 

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com 

 

23/05/2015

La chute de Palmyre

La cité antique de Palmyre est notre bien à tous, comme l’est la cathédrale de Chartres ou les temples d’Angkor, et nous Français avons aidé par une politique extérieure incohérente ou dictée par des intérêts médiocres, à sa chute aux mains des barbares.

Qu’on vende des Rafale et autres matériels militaires à l’Egypte, très bien, nous avons besoin de ce pays pour rétablir un semblant d’ordre dans la zone notamment en Libye et le régime du maréchal al-Sissi, fait preuve d’autorité et d’un laïcisme certain respectant en particulier les coptes.

Mais qu’avions nous à nous exhiber au sommet des monarchies sunnites du Golfe qui réunissait les pires théocraties de la région, Qatar, Arabie Saoudite qui financent les mouvements djihadistes que nous combattons au Sahel.

Il est vrai que nous voulons vendre du matériel militaire à ces deux pays sans être d’ailleurs assurés de ne pas le retrouver un jour en face de nous. Mais un Président n’est pas un démarcheur en quincaillerie militaire.

Pourquoi prendre parti en faveur des sunnites au risque de nous aliéner l’Iran puissance économique et politique majeure. N’aurions nous pas intérêt à voir un peu plus loin et à penser au jour assez proche où l’Iran rejoindra le concert des nations et offrira lui aussi des marchés vitaux pour nos entreprises ?

Pourquoi nous mêlons nous de la rébellion yéménite en fournissant renseignements et imagerie satellitaire à l’aviation de la coalition arabe ? Ce conflit à base religieuse ne nous concerne aucunement et nous n’avons aucune raison d’intervenir.

Nous voilà à combattre AQMI, au Sahel et à soutenir sous la couverture fallacieuse d’une fantomatique opposition modérée au gouvernement Syrien depuis longtemps ralliée, les mouvements djihadistes et en particulier le groupe al-Nosra version locale d’al-Qaida.

Nous voilà navrés de la chute de Palmyre, à juste titre, craignant  que les sauvages de l’Etat Islamique, où servent, ne l’oublions pas quelques centaines de « Français » qui un jour reviendront au pays continuer le djihad, ne ravagent cette merveille bimillénaire.

Nous devons être bien conscients que - à moins que nous voulions intervenir au sol - la seule force capable de s’opposer à l’Etat Islamique est l’armée syrienne qui visiblement commence à être débordée, prise entre deux ennemis, les islamistes d’al-Nosra et l’Etat Islamique, tous deux aidés par le Qatar, l’Arabie Saoudite voire la Turquie et des combattants venus de tout le monde musulman.

Nous voulons la fin de l’Etat Islamique, il faut soutenir les forces loyalistes syriennes, dernier rempart pour les chrétiens dont la France assure depuis des siècles la protection.

Il sera bien temps, la paix revenue, de discuter du départ d’al-Assad et de la mise en place d’un régime acceptable, laïc, éventuellement démocratique qui assure la sécurité de toutes les communautés se trouvant en Syrie.

Ce ne sera certainement pas le cas si nous laissons les islamistes prendre le pouvoir et établir la charia.

Cette politique serait à mener non seulement en liaison avec le Etats Unis que nous avons l’habitude de suivre en nous donnant des grands airs, mais aussi avec la Russie dont l’influence est grande en ce pays.

La chute de Palmyre aura alors servi à quelque chose, en attendant, suggérons à l’ONU de dépêcher d’urgence une mission pacifique pour occuper le site et s’opposer aux destructions à prévoir si on ne fait rien.

 

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com 

26/08/2014

Le retour des "tyrans"

Si j’en crois Bernard Lugan, toujours bien renseigné sur la chose Africaine, le seul capable de reconstituer le système d’alliance tribale qui existait en Libye du temps du colonel Kadhafi et qui avait donné un minimum de cohésion à un pays en voie de somalisation, est Seif al-Islam le fils du colonel Kadhafi.

La stratégie des salafistes, des Frères musulmans et du Qatar est désormais claire: faire de la Libye une base de déstabilisation régionale.

L’Egypte et l’Algérie sont directement menacées, au Sud, le Mali, le Niger et le Tchad vont automatiquement subir la contagion de la situation libyenne.

Le processus de déstabilisation de la Libye a été très largement pensé et supporté par le Qatar qui, dans un premier temps, a utilisé Al-Jazira pour diaboliser le régime Kadhafi. Le bras armé de cet insatiable et arrogant petit émirat fut Nicolas Sarkozy qui, subverti par BHL, imposa l'intervention internationale en reprenant à son compte les mensonges d'Al-Jazira au sujet d'une menace inventée sur les populations de Benghazi.

Osera-t-on faire appel au fils du colonel seul capable de reconstruire le système d’alliances tribales qui prévalait du temps de son père ?

Actuellement détenu avec des égards par les miliciens berbères de Zenten qui constituent le fer de lance des forces anti-islamistes en Tripolitaine, il est soutenu par les Warfallah, la principale tribu de Tripolitaine, par les tribus de la région de Syrte, par sa propre tribu et il pourrait l'être également par les Barasa, la tribu royale de Cyrénaïque, sa mère étant Barasa. Autour de lui pourrait être refondée l'alchimie politico-tribale, le pacte social tribal de Libye.

Parallèlement il semble que Bachar ai-Assad « le dictateur syrien », le « génocidaire de son peuple », commence à apparaître comme le recours contre les djihadistes de l’Etat Islamique soutenu lui aussi par le Qatar. Walid al-Moualem le ministre des affaires étrangères syrien a déclaré que son pays était prêt à coopérer avec n’importe quel pays combattant les islamistes y compris les Etats-Unis et la Grande Bretagne.

Il est vrai que Bachar al-Assad dont on ne parle plus guère, est sur le point de l’emporter. Plus de trois ans après le début d’un conflit qui aurait fait quelque 190 000 morts, ses forces ont reconquis la plus grande partie des territoires contrôlés par les rebelles de l’Armée Syrienne Libre. L’Etat Islamique contrôlerait encore un tiers de la Syrie dans le nord et l’est du pays en plus de ce qu’il a conquis en Irak. Bachar el-Assad commence à apparaître comme un interlocuteur nécessaire.

Voilà qui ferait de la peine à tous les « va-t-en guerre » qui voulaient traduire Bachar devant la justice internationale.

On peut cependant craindre qu’il faille un certain temps pour en revenir à la Realpolitik, au moins le temps de régler le contentieux ukrainien avec la Russie dont la Syrie est l’indéfectible allié.

 

20/10/2013

Actualité compassionnelle

Dans le seul numéro du Monde daté du 19 octobre 2013 voilà les titres que je relève :

« La fessée bientôt bannie en France »

« Léonarda, une vie ballottée de Pontarlier au Kosovo »

« Qatar : les milliers d’esclaves du chantier de la Coupe du monde »

« Pollution de l’air, un fléau pour la santé »

« La pollution de l’air est directement impliquée dans les cancers »

« Dans l’Etat de Sao Paulo, le plus riche du Brésil, la pollution de l’air tue plus de gens que les accidents de la route. »

« A Oulan-Bator, les poêles à charbon empoisonnent petit à petit les Mongols »

« Léonarda, née quelque part.

Cela donne quand même une idée de l’actualité compassionnelle et environnementale dont on nous abreuve.

D’abord l’affaire Léonarda dont les médias ont fait une affaire d’état, impliquant ridiculement le président de la République. Imagine-t-on De Gaulle se préoccupant personnellement du sort d’une romanichelle ? Ensuite cette triste histoire ne peut que renforcer les stéréotypes attachés aux « gens du voyage » et aux roms : rapines, parasitisme, refus des lois et de toute assimilation. Je pense que le résultat atteint est à l’encontre de ce que recherchaient nos bien-pensants. Tant mieux d’ailleurs.

Ensuite la pollution de l’air, objet de l’éditorial du journal. On peut quand même s’étonner que dans ces conditions l’espérance de vie ne fasse que s’allonger. Où est l’erreur ?

Et puis pourquoi regretter que la pollution de l’air tue plus de monde dans l’état de Sao Paulo que les accidents de la route ? L’inverse serait-il préférable ?

Quant à la pollution par les poêles de l’atmosphère dans les yourtes d’Oulan Bator, parce que Bodormax  utilise pour se chauffer du charbon de Baganuur qui ne coute que 3500 tugriks les 40 kilos plutôt  que du petit bois, il y a là une information bouleversante qui n’interpelle guère que ceux qui ne savaient pas qu’Oulan-Bator est la capitale de la Mongolie.

Passons aux esclaves du Qatar, j’avoue que personnellement l’affaire m’indiffère, il y a localement assez de malheur pour que je n’aille pas me préoccuper de celui de ceux qui vont travailler au Qatar et ne touchent pas le Smic.

Je terminerai par la fessée qui serait bientôt bannie en France, il paraît que les Conseil de l’Europe s’en préoccupe, si on en est à faire des lois sur un tel sujet on est au bout du ridicule. Laissons les parents élever leurs enfants comme ils l’entendent.