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10/05/2018

Trump et l'Iran

Il l’a fait, Trump a bien dénoncé comme il l’avait dit l’accord nucléaire avec l’Iran ainsi que le demandait Israël, qui refaisant le coup des « armes de destruction massive » prétend contre toute évidence que l’Iran continue à préparer sa bombe. Venant d’un pays qui s’est doté clandestinement de l’arme atomique, le procès ne manque pas de sel.

Il faut tirer maintenant les conséquences de cette décision, d’abord constater que la politique extérieure américaine ne se fait pas à Washington mais à Jérusalem. On ne peut que voir que les Etats-Unis qui ont déstabilisé le Proche et le Moyen-Orient – Afghanistan, Irak, Syrie - sans parler du Yemen où ils aident l’Arabie Saoudite dans une guerre ignorée, ne cherchent pas à y ramener la paix.

Par cette décision strictement unilatérale, Trump manifeste le mépris dans lequel il tient ses partenaires européens, cosignataires de l’accord avec l’Iran. Tirons en les conclusions.

Que l’Europe fasse bloc pour réaffirmer notre engagement vis à vis de l’Iran qui n’acceptera jamais une renégociation de l’accord. Commençons par lever les sanctions et réintroduire l’Iran dans notre monde économique en passant avec ce pays des accords industriels et commerciaux. Cela n’ira pas sans mal tant les Etats Unis disposent de moyens de pression voire de chantage en particulier pour les contrats libellés en dollars. Il faut que l’Europe pour une fois unie, combattent cette vassalisation.

Il convient aussi de nous rapprocher de la Russie voire de la Chine.

Pour ce qui est de la Russie abandonnons les derniers relents de guerre froide, cessons de nous immiscer dans la zone d’influence russe – la question ukrainienne n’a pour nous aucun intérêt, ce pays est ruiné et corrompu bien loin d’une démocratie et ne méritant pas qu’on le défende au nom des droits de l’homme. Egalement renonçons aux pressions militaires aux frontières russes Abandonnons les sanctions envers la Russie qui coutent à l’Europe autant qu’à la Russie. La Russie fait partie de l’Europe, reconnaissons le.

Les Etats Unis mènent une politique isolationniste et ne considèrent que leur intérêt immédiat. Ce n’est pas l’Iran qui est le pays le plus belligène de la région mais Israêl qui déjà n’hésite pas à intervenir militairement contre la Syrie et qui ne fait rien, bien au contraire, pour mettre fin à une guerre civile qui dure depuis sept ans et dont les origines et la poursuite viennent plus de l’extérieur que du pays lui même. Netanyahou n’hésite pas à réveiller ses fantasmes : « J’ai indiqué à Poutine que 73 ans après la Shoah, les Iraniens veulent exterminer les Juifs, et que nous sommes déterminés à nous défendre », a-t-il affirmé. Rien moins.

13/10/2017

AIPAC.

On peut émettre des réserves sur l’utilité et la gestion de ce « machin » qu’est l’Unesco et comprendre que les Etats Unis veuillent s’en retirer fin 2018. Remarquons d’ailleurs que depuis 2011 une loi interdit aux Etats Unis de financer toute agence de l’ONU accueillant la Palestine comme membre et que de ce fait les impayés américains s’élèvent à 500 millions de dollars. La cotisation annuelle des Etats Unis est de 70 millions de dollars par an, soit 22% du budget de l’Unesco, et par suite de ces impayés les Etats Unis ont perdu leur droit de vote depuis deux ans. Remarquons aussi que ce sont les Etats Unis qui sont à l’origine de l’Unesco, « Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture », dont le siège est à Paris. Créée en 1945, l’Unesco a pour but de promouvoir la démocratie, l’éducation et les droits de l’homme. 

Ce qui est intéressant c’est le motif de ce retrait : l’inscription par l’Unesco de la ville d’Hébron au patrimoine palestinien alors qu’Israël y contrôle le tombeau des Patriarches. Pour le même motif Israël s’est d’ailleurs immédiatement retiré de l’Unesco.

Il faut rapprocher cette décision de la volonté de Trump de démanteler l’accord avec l’Iran sur le nucléaire comme il s’y est engagé avant son élection.

En 2015 l’AIPAC, (American Israel Public Affairs Commitee) et le lobby juif s’étaient en vain opposés à la signature de cet accord dont Israël ne veut à aucun prix. Les rapports de Netanyahou et d’Obama étaient par la suite devenus détestables.

Ces deux faits, le retrait de l’Unesco et la volonté de démanteler l’accord avec l’Iran, montrent que la politique extérieure des Etats Unis se fait maintenant plus à Tel Aviv qu’à Washington.

Dans ces conditions il ne faut guère espérer que la paix revienne rapidement au Proche et au Moyen Orient. Il faudra attendre qu’un futur président américain renonce à soutenir inconditionnellement et à aider financièrement Israël, ce n’est pas demain la veille.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

15/11/2015

Le sexe des anges.

On dit que quand les Turcs étaient aux portes de Constantinople, le concile discutait du sexe des anges, maintenant que les barbares sont dans Paris on veut réunir une centaine de chefs d’état pour discuter du climat. Bien entendu, de cette grande messe, il ne sortira rien, les Etats Unis ont déjà déclaré qu’ils ne voulaient pas d’un texte contraignant, on va donc décider d’objectifs inatteignables, basés sur des informations biaisées ou invérifiables ? Ca sert à quoi ? L’affaire Volkswagen est un bel exemple des tripatouillages auxquels on peut faire appel. Et puis sommes nous maintenant capables de garantir la sécurité des milliers de délégués qui vont déferler sur Paris. On risque de ne voir venir que des seconds couteaux. Il faut annuler cette conférence ; je sais ça fera beaucoup de peine à Hollande, Fabius, sans compter Ségolène.

Mais maintenant qu’on a enfin déclaré que nous étions en guerre, il faut la faire, ne faire que cela et le plus intelligemment possible.

D’abord il ne faut pas se tromper d’ennemi, ce n’est pas Bachar notre ennemi et lui se bat aussi contre EI, notre ennemi commun. Abandonnons l’illusion de l’  « opposition modérée » qui est constituée d’islamistes comme les autres, armés par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie et constituons une coalition de tous ceux qui peuvent combattre EI, la Russie, l’Iran, Les Kurdes, les milices qui combattent en Irak, les Etats Unis et bien entendu l’armée Syrienne.

Il est navrant de voir l’armée Syrienne, confrontée à des missiles antichars américains TOW qui leur sont fournis par l’Arabie Saoudite.

Rouvrons notre ambassade à Damas abandonnons les sanctions contre la Russie et l’Iran

C’est l’Occident qui a provoqué le chaos actuel par ses interventions irréfléchies en Afghanistan, en Irak, en Syrie et en Libye. Il faut maintenant recoller les morceaux qui peuvent l’être et d’abord éradiquer EI.

Pour ce qui est de la France, depuis des années nous désarmons, ne gaspillons plus nos faibles moyens, supprimons les gardes statiques devant les synagogues et les mosquées, cela ne sert à rien et permettra de récupérer et d’entrainer des effectifs à la vraie mission des militaires : le combat.

Et puis ne décrétons pas des deuils nationaux, à chaque occasion, cela ne sert qu’à encourager nos ennemis, fermons nos frontières comme cala aurait du être fait depuis longtemps, et expulsons les refusés du droit d’asile. Il n’est pas acceptable de voir des situations comme celle de Calais.

 

27/10/2015

L'Europe n'existe plus

Poutine avait réuni à Vienne des ministres des affaires étrangères pour parler de la Syrie ; il y avait là Feridun Sinirliogun, le Turc, John Kerry, l’Américain, Adel al-Jubeir, le Saoudien et Serguei Lavrov, le Russe. De l’Europe personne et en particulier pas le ministre français Fabius sensé parler au nom d’un pays traditionnellement impliqué au Proche Orient en particulier en Syrie et qui, jusqu’à il y a peu y avait une grande influence.

A cette réunion l’Europe était absente parce que  l’Europe ne représente plus rien, n’a aucune politique cohérente, aucune puissance militaire et qu’elle finit par s’aligner sur les Etats Unis.

La France, obsédée par l’idée de faire chuter Bachar el-Assad sans se préoccuper aucunement de ce qu’il se passera ensuite, ayant oublié la Libye où après qu’on ait, avec notre aide, assassiné Kadhafi et plongé le pays dans le chaos. La France combattant Daech du bout des lèvres et aidant Al Qaida, « islamiste modéré » en Syrie mais le combattant au Mali, soutenant l’Arabie Saoudite, exemple parfait d’un état laïque et démocratique, qui mène pour son compte la guerre au Yemen, guerre qui n’intéresse d’ailleurs personne, la France finira par compliquer une solution politique comme elle l’a fait pour le traité nucléaire avec l’Iran.

Il n’empêche que cette Europe que tout le monde maintenant méprise non sans raison, subit du fait de la guerre de Syrie, l’invasion de centaines de milliers de migrants dont elle ne sait quoi faire et que chaque pays se refile.

Heureusement Poutine est arrivé avec les moyens nécessaires et a défini une politique cohérente pour régler le problème Syrien : d’abord éradiquer Daech, ensuite rétablir la paix en Syrie.

Il a mis en place des moyens militaires nécessaires pour combattre les islamistes qu’il s’agisse des soi disant modérés qui combattent Bachar depuis quatre ans avec l’aide des Turcs, de l’Arabie Saoudite, du Qatar, des Etats Unis et de la France, et des terroristes de Daech qui ont établi la terreur et l’obscurantisme dans la moitié de l’irak et de la Syrie.

Poutine est maintenant le seul qui puisse discuter, avec tous les intervenants de cette tragédie, d’abord Bachar el-Assad qu’il convoque et exfiltre à Moscou et puis l’Iran, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, la Turquie, les Etats Unis, et peut être la France, Allemagne, et l’Angleterre, parce qu’il a une politique crédible qu’il y met les moyens et qu’il s’y tient.

D’abord éradiquer Daech et les différents mouvements islamistes  qui combattent Bachar et une fois la paix civile rétablie aider la Syrie à trouver une solution politique à la guerre civile.

Pour ce faire il s’appuie sur l’armée syrienne qui a repris espoir, les Kurdes syriens et irakiens, l’Iran, et les milices en particulier chrétienne.

Et apparemment ça marche, l’armée syrienne regagne du terrain, les Islamistes de Daech et des mouvements anti el-Assad, reculent et ont de grosses pertes. Il faut dire qu’au contraire des Etats Unis ils ont mis les moyens nécessaires et ont une politique cohérente au point de voir les Américains, las de cette crise sans issue se rapprocher d’eux pour des actions parallèles sinon communes.

Pendant ce temps là l’Europe méprisée continue à voir déferler des flots de migrants qu’elle est incapable d’endiguer et de gérer. L’Europe n’existe plus.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

23/09/2015

Chien crevé.

En 2011 quand dans la foulée des printemps arabes, une insurrection commença en Syrie contre le régime de Bachar el Assad, la France soutint une « opposition modérée » qui ne regroupait guère que des opposants de l’extérieur sans aucune influence en Syrie. Elle arma et entraina une Armée Syrienne Libre, qui finit par rejoindre le Front al Nosra, émanation locale d’al Qaida. Pendant ce temps là elle combattait al Qaida au Sahel.

La France menaça la Syrie de frappes aériennes en compagnie des USA. Quand Obama abandonna sagement l’idée d’une nouvelle intervention, la France en bon caniche y renonça.

Quand apparut Daesh qui conquit la moitié de l’Irak et de la Syrie, les Etats Unis entreprirent des frappes aériennes. La France déclara alors que Bachar et Daesh, c’était deux aspects du même mal et se limita à des frappes en Irak. Parallèlement la France faisait les yeux doux à l’Arabie Saoudite et au Qatar meilleurs soutiens des djihadistes en Syrie.

Depuis la France vient de décider de rallier la coalition et de frapper en Syrie mais en n’aidant en aucun cas l’armée Syrienne. Actuellement dans le ciel syrien, on trouve des avions américains, anglais, français, syriens, peut être russes, à qui fera-t-on croire que cela se passe sans une certaine coordination et des échanges de renseignements.

Obama décidé à régler la question iranienne, finit par aboutir à un accord sans que les Russes s’y opposent alors que la France menait un combat d’arrière-garde improductif pour imposer des conditions plus dures à l’Iran, et – une fois l’accord conclu- se précipiter à Téhéran pour recoller les morceaux et rechercher des marchés.

Maintenant Obama veut régler la crise syrienne et éliminer Daesh, pendant que Poutine voulant sauver le régime de Bachar lui envoie armes et matériels. Des discussions sont en cours incluant l’Arabie Saoudite, la Turquie, peut être l’Iran sans que la France y participe et l’Europe maintient ses sanctions  contre la Russie qui ne servent à rien et lui coutent très cher.

Comment voir la moindre perspective à long terme dans tous ces changements de pied, la politique étrangère de la France est de plus en plus celle du chien crevé au fil de l’eau.