Google Analytics

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/09/2013

Les gaz

Le plus étonnant dans l’affaire des gaz Syriens est que ni les Etats Unis ni la France, n’ont été à même de produire des preuves suffisamment convaincantes.

On sent, bien sur, un certain retour des ADM irakiens inventées par les Etats Unis à l’orée de la seconde guerre d’Irak. Mais enfin el-Assad est tout sauf irrationnel. A qui fera-t-on croire qu’il s’est risqué à une attaque dont l’utilité n’était pas évidente sous les yeux des observateurs de l’ONU ? Restent deux possibilités, une initiative d’un général syrien sans l’accord de Bachar, et une manipulation venant des rebelles.

L’armée syrienne, en guerre depuis deux ans, apparaît suffisamment disciplinée pour qu’une initiative d’un général soit peu plausible. Une provocation des rebelles est beaucoup plus probable. D’ailleurs on voit circuler sur le Net des vidéos montrant des rebelles lançant à l’aide de mortiers des engins artisanaux constitués d’une bombonne bleue, destinée à l’origine à contenir du butane, équipée d’ailettes bricolées dont on ne sait ce qu’elle peut contenir. Evidemment un tel dispositif relève de l’arrosoir, on ne sait où l’engin va tomber, mais qu’importe pour une provocation.

D’autre part plusieurs témoignages peu suspects dont la correspondante de l’agence américaine Associated Press au Moyen Orient, Dale Gavlak, Mouaz al-Khatib, l’ancien président de la Coalition Nationale syrienne et l’enseignant belge Pierre Piccinin de retour de Syrie où il avait été kidnappé en avril dernier et relâché dimanche, dédouanent el-Assad.

Dans ces conditions pourquoi Barak Obama et François Hollande, persistent ils à vouloir « punir » el-Assad ? peut être le premier pour lutter contre l’axe chiite qui menace Israël et le second pour rehausser une popularité vacillante et complaire à des émirs dont on espère marchés et crédits.

Il ne reste plus qu’à espérer que Vladimir Poutine, excellent joueur d’échecs, sache désamorcer cette crise tout artificielle qu’elle soit.

 

12/08/2013

La France satellitaire

Les relations actuelles entre les Etats Unis et la Russie sont mauvaises. En cause l’affaire Snowden qui dévoila les turpitudes de la NSA et ses écoutes mondiales sous couleur de lutte contre le terrorisme. La Russie ne veut pas livrer le coupable et Obama sanctionne Poutine en refusant de le voir en tête à tête au prochain G20.

La France cocue mais contente, espionnée comme les autres n’a même pas protesté, et pourtant on peut supposer que l’écoute antiterroriste se double d’espionnage industriel.

La France est devenue le parfait satellite des Etats Unis qu’elle suit par la contremarche dans toutes leurs manœuvres douteuses.

Qu’avions nous à nous mêler de la guerre Syrienne que nous n’avons cessé d’attiser ? Après des dizaines de milliers de morts, El Assad est toujours en place et va probablement y rester, ce qui montre l’attachement d’une grande part des Syriens qui le préfèrent encore à une dictature islamique.

Quel intérêt avons nous à nous opposer à l’Iran, la détention de l’arme nucléaire constitue-t-elle une menace pour nous ? Les sanctions nous coutent cher en exportations à un moment où nous en avons bien besoin.

Les Américains qui ont pourtant bien besoin de la Russie comme voie d’accès en Afghanistan ou pour leur politique en Asie centrale, entretiennent une atmosphère de « guerre froide » en agitant des billevesées comme le bouclier antimissile ou des affaires de droits de l’homme et de défense des homosexuels.

Pendant ce temps là les Etats Unis pratiquent l’assassinat ciblé dans un pays indépendant comme le Yemen par des pilotes de drones confortablement installés devant leur pupitre à 15 000 km de là, en attendant qu’ils fassent de même ailleurs par exemple en Seine Saint Denis.

La France ne dit rien alors qu’elle a beaucoup d’intérêts communs avec la Russie que nous aurions avantage à voir rejoindre le concert des nations, participant encore à une alliance militaire constituée à l’origine contre elle et qui empêche toute constitution d’une défense européenne.

Il est temps que la France reprenne son indépendance.