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29/06/2016

La révolte des peuples.

L’étonnement manifesté après le référendum demandant la sortie de la Grande Bretagne montre combien la mémoire est courte ou fait semblant de l’être. Rappelons nous le Non français à 54% rejetant le texte de la Constitution européenne en 2005. Depuis on s’est bien gardé de consulter par referendum, le résultat étant trop incertain. Il semble que si le referendum était de nouveau organisé le Non l’emporterait à 62%, ce qui ne veut pas dire que les Français veulent quitter l’Europe mais qu’ils veulent une Europe autrement.

C’est dire combien le volonté des peuples a été méprisée voire contournée, le traité de Lisbonne voté par le parlement en 2008, rétablissant globalement les dispositions prévues par le projet de Constitution.

Il faut dire que l’Europe telle qu’elle a été réalisée à nos jours a de quoi décevoir. D’abord partant d’un groupe de six nations ayant une histoire commune : il couvrait grosso modo l’empire de Charlemagne, on est passé sans consulter personne à un magma de vingt huit pays n’ayant aucune histoire partagée mais des civilisations différentes. Qu’ont en effet de commun les pays scandinaves et baltes surtout protestants avec la Grèce et Malte, orthodoxe et catholique et surtout méditerranéens ? A l’incitation des Etats Unis voulant contenir la Russie, on en est venu à admettre des pays comme la Bulgarie, la Roumanie, avec le problème des Roms, et les Etats Baltes qui entretiennent une crainte irraisonnée de la Russie empêchant tout rapprochement avec ce pays.

Si on continue on va finir par admettre la Turquie et introduire le loup dans la bergerie. Quel intérêt à l’Europe à signer des accords d’association avec l’Ukraine – et y susciter une révolution – la Moldavie, la Géorgie sinon de compliquer les relations avec Moscou, le tout sous influence américaine.

L’Europe telle qu’elle a été constituée est devenue une dictature molle et technocratique aux ordres d’oligarques intouchables, omnipotents, auto-proclamés. L’Europe s’occupe de tout de la courbure des bananes et du gavage des oies, elle impose des normes pour beaucoup inutiles et se permet de faire juger et condamner les Etats membres par sa Cour de justice. Par contre elle a totalement échoué dans ses devoirs régaliens, elle a confié sa défense à l’Otan donc aux Etats Unis qui la financent à 75%, elle ne contrôle pas ses frontières extérieures ni intérieures, le chômage de beaucoup de pays dont la France n’a jamais été aussi haut et chaque pays se comporte suivant ses propres intérêts sans consulter personne. Rappelons nous Me Merkel invitant un million de migrants à s’installer en Allemagne déclenchant l’invasion se l’Europe centrale, puis négociant seule un accord contestable avec la Turquie d’Erdogan et cédant au chantage. Il n’y aurait pas eu les réactions salutaires, mais contestées par l’UE, de l’Autriche et de la Hongrie, le flot continuerait de se déverser. Pendant ce temps les bateaux de Frontex chargés de garder les frontières de l’Europe donnent la main aux passeurs libyens pour acheminer les immigrants.

Si bien que les peuples voient arriver des populations nouvelles qui entretiennent le terrorisme et veulent leur imposer leur mode de vie, ils finissent par se trouver étrangers chez eux au point de partir.

Les traités continuent à se négocier dans la plus grande opacité : après l’extension de l’UE vers l’Est sans concertation aucune on négocie actuellement le traité Transatlantique TAFTA qui mettra définitivement l’Europe sous dépendance américaine.

On en est surtout à éviter de consulter les peuples, le résultat d’un referendum étant pour le moins incertain dans nombre de pays, comme le Danemark, la Suède, les Pays Bas et même la France. Pour évier la contagion on veut maintenant punir l’Angleterre en rompant le plus rapidement possible nos liens avec ce pays alors qu’il faudrait prendre son temps, négocier et finalement conclure un traité d’association comme ceux que nous avons avec la Suisse et la Norvège.

On parle de constituer une Europe à deux vitesses centrée sur les six nations fondatrices sans voir que l’Allemagne rhénane et bavaroise, catholique, a récupéré la Prusse à la réunification et que l’Allemagne de Frau Merkel n’est plus celle de Herr Adenauer. De toute façon ce n’est pas plus d’intégration que demande les peuples mais le retour à des nations libres de leurs choix et de leur destin.

Le départ de l’Angleterre devrait conduire l’Europe à s’éloigner des Etats Unis – ce qui de toute façon arrivera si Donald Trump est élu – à assumer sa défense en dehors de l’Otan, à contrôler ses frontières, à assurer la sécurité contre le terrorisme, à protéger son marché intérieur par des droits de douane, à revoir ses alliances en se rapprochant de la Russie qui a des liens historiques avec l’Europe et évidemment, à changer complètement l’organisation politique de l’Europe qui ne s’occuperait que de ce que les nations ne peuvent régler seules.

L’Europe a une chance à saisir du départ de l’Angleterre.

 

10/06/2016

Naïveté et inconscience.

Les Européens dans leur candeur naïve, se comportent comme les aides des passeurs libyens qu’ils prétendent éliminer. Sofia, l’opération militaire lancée en juin 2015 par l’Union européenne pour neutraliser les embarcations de migrants, se fait en fait la complice des passeurs qui assurent la traversée des migrants de la Libye vers l’Italie et l’Europe.

On estime à 800 000 le nombre de clandestins originaires de l’Afrique subsaharienne cherchant à quitter la Libye pour gagner l’Europe.

Alors que l’immigration par la Grèce est à peu près contenue grâce à la fermeture de la route des Balkans, l’immigration à partir de la Libye est en pleine croissance. En avril il y aurait eu quelque 9 000 passages, en mai 20 000. Il s’agit certes d’Erythréens, de Somaliens ou de Soudanais fuyant leur pays où règne la guerre civile, mais aussi de réfugiés économiques venant du reste de l’Afrique, Guinéens, Ivoiriens, Gambiens, Nigerians, Ghanéens…

Et c’est bien là le risque à long terme : la croissance démographique de l’Afrique est actuellement de 3% par an alors que la croissance économique n’est que de 1%, maintenant obérée par la baisse du prix des matières première, principale ressource de L’Afrique.

Pourtant l’aide extérieure à l’Afrique est considérable, de l’ordre de 35 milliards de dollars par an depuis 1960. L’UE a versé 25 milliards d’euros en 2010, 38 en 2015… Il faut ajouter les remises de dette et les aides privées, tout cela pour un résultat proche du néant.

Le chômage est en pleine croissance, en particulier chez les diplômés. Cette situation va perdurer tant que ne sera pas institué un contrôle des naissances, avant ce sera la submersion de l’Europe

Tout cela explique le désir d’émigration notamment vers le supposé eldorado européen. Pour la grande majorité des migrants ouest africains, la première étape est le Niger où ils sont pris en charge par des passeurs qui organisent le voyage transsahariens jusqu’en Libye. En 2015 quelque 100 000 migrants auraient transité par le Niger.

En Libye une autre chaine de passeurs prend le relai, suivant les antiques voies transsahariennes. Mais l’étape la plus importante et la plus difficile est le franchissement de la Méditerranée. Après avoir empilé les migrants dans de véritables entrepôts, les passeurs les entassent dans des embarcations délabrées et des pneumatiques pour gagner Lampedusa et Malte.

Jusqu’à il y a peu, la traversée était risquée et les naufrages nombreux, les embarcations étant surchargées. Maintenant les passeurs conduisent les migrants jusqu’à la limite des eaux territoriales libyennes et les abandonnent après avoir alerté les bateaux européens. Les bateaux de l’opération de Frontex, « Sofia », dont la mission est de neutraliser les embarcations de passeurs, se transforment en bons samaritains et après avoir récupéré les migrants les transportent en Europe se comportant ainsi en complice des passeurs.

A cela il faut ajouter les grandes âmes de l’Aquarius « bateau citoyen » affrété par l’association SOS Méditerranée qui se targue d’avoir sauvé 917 personnes d’une mort certaine. L’Aquarius a l’attention de passer l’été entre la Libye et la Sicile et fait appel à aide financière. « Nous sommes des messagers. Nous souhaitons partager avec nos donateurs les expériences que nous avons vécues en mer ». Braves gens, qui organisent l’invasion de l’Europe. Car tout cela crée un appel d’air de tous les migrants qui attendent de passer la Méditerranée.

Et pourtant les autorités Libyennes disent lutter contre l’immigration clandestine mais elles ne disposent que de faibles moyens.

Il est faux de considérer les migrants embarqués volontairement dans des embarcations et des pneumatiques surchargés comme des naufragés, sauf à les sauver quand ils sont réellement en danger, mais de toute façon il est irresponsable de les emmener en Europe. Il conviendrait au contraire de les ramener en Libye avec l’accord des autorités libyennes qu’il faudrait aider. C’est le seul espoir que le flot se tarisse.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

 

09/04/2016

Les bataves se rebiffent.

Enfin un peuple réagit à la dictature de l’Europe. Les Néerlandais par une consultation populaire organisée après une pétition ayant rassemblé 428 000 voix – 300 000 étaient suffisantes – ont rejeté le projet de traité d’association entre l’UE et l’Ukraine. 64% des suffrages exprimés pour le rejet du traité contre 36, avec, il est vrai, une participation de seulement 32%, suffisante toutefois.

Le gouvernement n’est pas tenu de respecter le résultat mais il y a des élections législatives en mars 2017 et il n’a guère le choix.
Rappelons toutefois le referendum pour la constitution européenne ayant entrainé un «non» de la Hollande et de la France, qui avait été contourné par le traité de Lisbonne, un déni de démocratie.

Le traité d’association avec l’Ukraine, fait partie d’une batterie d’accords identiques avec plusieurs pays candidats à l’admission dans l’UE dont la Géorgie et la Moldavie ayant appartenu à l’ex URSS. Au moment de l’écroulement de l’URSS, les occidentaux s’étaient engagés à ne pas s’étendre vers l’Est. On sait ce qu’il en est, l’OTAN couvre maintenant les pays Baltes et la Pologne, mitoyens de la Russie.

Le traité d’association avec l’Ukraine fait partie de la même logique de marginaliser la Russie et de l’empêcher de retrouver son rôle de grande puissance.

Rappelons que ce traité est à l’origine de la révolution Ukrainienne après que le président Ianoukovitch eut décidé de ne pas signer cet accord en novembre 2013.

La révolution dite de Maïdan avait entrainé son départ et son remplacement par Porochenko plus européen. La révolution de Maïdan avait été encouragée voire suscitée par l’Occident. Poutine en avait profité pour récupérer la Crimée qui appartenait à la Russie depuis 200 ans et les provinces russophones du Donbass avaient fait sécession.

Depuis les accords signés à Minsk ont rétabli une paix relative, bien que peu respectés par l’Ukraine.

L’Ukraine est un pays ruiné - tenu à bout de bras par l’Europe – corrompu, au bord de la guerre civile et l’association avec ce genre de pays risque de coûter plus cher que de rapporter.

Par contre la levée des sanctions, la normalisation des relations avec la Russie qui retrouverait sa place historique en Europe, seraient autrement bénéfiques pour les deux parties. Les sanctions contre la Russie qui ont entrainé l’embargo des exportations vers la Russie sont partiellement à l’origine de la crise de l’agriculture française.

On peut se demander combien de pays de l’UE qui poseraient la question par referendum à leur peuple, obtiendraient la même réponse que la Hollande, certainement plusieurs dont probablement la France. L’extension de l’UE vers l’est après l’admission prématurée de nombreux pays, Roumanie, Bulgarie, Pays Baltes n’est certainement pas souhaitée par de nombreux européens conscients de la différence des niveaux de vie qui entraine une distorsion de la concurrence, l’accroissement du chômage et la baisse des salaires.

Tout cela montre le défaut de démocratie dans l’UE, qu’on retrouve aussi dans les négociations tenues secrètes du traité transatlantique, dit TAFTA avec les Etats Unis dont la signature ne manquerait pas de transformer l’Europe en satellite de l’Amérique.

Il faut tourner la page de la guerre froide, encore entretenue par les craintes quelque peu paranoïaques de certains pays, en particulier la Pologne et les Pays Baltes. Le retour de la Russie dans l’Europe et son économie rendrait définitivement ces craintes sans fondement. Cela est d’autant plus nécessaire que les Etats Unis se tournent de plus en plus vers le Pacifique et qu’il faut être naïf pour croire croire qu’ils se porteraient une fois encore au secours de l’Europe. L’OTAN ne procure plus qu’une sécurité illusoire, il est nécessaire que l’Europe s’occupe de sa défense.

 

 

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08/03/2016

Non au grand Turc.

Il ne faut pas négocier avec Erdogan : rappelons tout d’abord que la Turquie a été un curieux allié dans la crise Syrienne. Peu préoccupée par la guerre contre EI avec lequel elle a longtemps fricotté dans le pétrole, fournisseur d’armes au Front al-Nosra, sa seule hantise est de voir les Kurdes s’installer le long de sa frontière. Elle n’hésite pas à canonner les Kurdes syriens et même ceux de Turquie, ce que l’on reproche à Bachar.

On peut être sûr que c’est de la Turquie que peut venir une rupture du cessez-le-feu à peu près respecté en Syrie actuellement et souvenons nous qu’ Erdogan n’avait pas hésité à faire abattre un avion russe sous de contestables prétextes.

La Turquie sous la férule d’Erdogan devient peu à peu une théodictature n’ayant aucun rapport avec les « valeurs » démocratiques européennes.

On peut être sûr que le déferlement soudain de migrants à travers la Turquie se fait avec sa bénédiction et qu’elle ne cherche pas à le contenir.

Il ne faut pas nier non plus la responsabilité de Frau Merkel qui ouvrit sans consulter personne, les frontières de l’Allemagne, - et donc de l’Europe - à un million d’immigrés qui, pour elle, devait compenser l’hiver démographique que subit son pays.

Erdogan utilise les migrants comme moyen de pression sur l’Europe pour obtenir de nombreux avantages : la reprise des négociations pour l’admission de la Turquie dans l’Union Européenne, ce qu’il ne faut accepter à aucun prix, la suppression des visas pour permettre aux Turcs l’accès de l’Europe, qu’il faut aussi refuser, et une aide financière pour l’aider à l’accueil des migrants en Turquie.

Erdogan propose maintenant de réadmettre en Turquie ceux qui seraient considérés par les « hotspots » grecs comme migrants économiques, y compris les Syriens à condition qu’un nombre égal de ceux ci soit admis en Europe. Elle propose aussi de se charger du tri sur son sol pour limiter les noyades pendant la traversée. Mais quelle foi peut-on avoir dans ces engagements pour lesquels elle demande une aide financière supplémentaire de trois milliards d’euros, en plus des trois milliards déjà promis (et pas versés) ?

On ne peut avoir aucune confiance en la Turquie d’Erdogan et plutôt que la carotte il faut utiliser le bâton. L’Union Européenne aurait avantage à menacer la Turquie de sanctions économiques comme celles infligées à la Russie, et à exiger que le tri des migrants soit effectué par elle en Turquie.

La lutte contre les ottomans est multiséculaire et - à part une alliance de circonstance de François 1er avec le Grand Turc - fut constamment menée.

Il ne faut rien céder à Erdogan.

 

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27/01/2016

Je ne voterai pas pour Sarkozy

Nicolas Sarkozy fait son come back, comme ses concurrents pour la présidentielle de 2017, il vient de publier un livre programme, que je ne lirai certainement pas d’ailleurs, et on le voit recommencer la manœuvre qui lui avait réussi en 1997, il exprime des idées droitières, se démarquant ainsi de Juppé, pour capter les voix des électeurs du Front National. Mais sa présidence n’a été que reniements et mensonges : jamais les régularisations de clandestins n’ont été aussi nombreuses et les expulsions aussi rares.

Mondialiste, atlantiste, européiste, il continuera comme avant à transformer la France en protectorat américain et l’Europe en vassale de l’Allemagne.

Il dit regretter son exhibition au Fouquet’s et sa croisière sur le yacht de Bolloré, ainsi que son « casse toi, pauvre con » adressé à un de ses concitoyens, ce n’est que l’écume du problème et la preuve de sa mauvaise éducation et de son absence de savoir-vivre comme le sont d’ailleurs ses errances conjugales.

Je vais citer quatre raisons pour ne pas voter pour Sarkozy, décisions qui se sont révélées malvenues et même catastrophiques.

-Le retour dans l’organisation militaire de l’OTAN : la France inféodée suit maintenant les Etats Unis dans toutes leurs aventures et en particulier maintient en Europe une atmosphère de guerre froide après avoir déstabilisé l’Ukraine pour la retirer à la zone d’influence Russe. L’Otan devrait être dissoute, elle n’a plus de raison d’être et empêche l’Europe de constituer une défense autonome et de se rapprocher de la Russie.

-Le traité de Lisbonne par lequel Sarkozy a contourné le refus français de la Constitution européenne. On voit, depuis la crise des migrants, que l’Europe fédérale est un mythe et que les nations ne veulent pas disparaître dans ce melting pot.

-L’intervention en Libye qui a entrainé la dislocation de la Libye de Kadhafi, l’invasion de l’Europe par des migrations africaines incontrôlables ; nous payons encore au Sahel les conséquences de cette intervention.

-La départementalisation de Mayotte pour des raisons purement électorales, qui se révèle comme prévu, un échec total : Mayotte coute à la France les yeux de la tête, est envahie par une immigration démentielle et est aux portes de la guerre civile. Mayotte ne sera jamais un département français sauf dans les textes.

Ces quatre exemples montrent un mépris total de la démocratie, pour aucune de ces décisions le peuple français n’a été consulté ou quand il l’a été on est allé contre son choix.

Si on réélit Sarkozy, il va recommencer et en particulier signer le traité transatlantique dit TAFTA qui nous annexera définitivement aux Etats Unis.

Le risque évidemment est qu’en 2017, on ait au second tour de l’élection présidentielle deux présidents ayant échoué, je ne sais pas si je n’irai pas à la pêche : bonnet blanc ou blanc bonnet, la peste ou le choléra ?

 

 

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