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30/03/2016

Les jérémiades, ça suffit.

Toutes ces manifestations, ces marches blanches, en « hommage » aux victimes, ça suffit. On en est à pleurer sur tout, l’abattage des agneaux, les malheurs des baleines et des dauphins ou des petits oiseaux, quelle sensiblerie.

On nous montre un enfant noyé par la faute de ses parents et nous laissons librement débouler les « migrants ».

Quand Paris et Bruxelles sont victimes d’actes de terrorisme, on nous ballade de la place de la République à la place de la Bourse à Bruxelles, l’une et l’autre couvertes de fleurs, d’inscriptions et de petites bougies, nous en sommes à l’ère des pleureuses et des jérémiades, c’est totalement contre-productif et doit faire plaisir à ceux qui commettent les attentats, ceux qui les soutiennent et ceux qui les admirent.

Le plus beau ou le pire de tout a été le spectacle de Federica Mogharini, en charge pour l’Europe des affaires étrangères, pleurant sur l’épaule du ministre des affaires étrangères jordanien après les attentats de Bruxelles : Navrant, essayez d’imaginer Talleyrand dans une telle situation. Peut être vaudrait-il mieux ne pas confier ce genre de responsabilité à une femme au risque de tout voir partir en quenouille ?

On peut d’ailleurs se poser la même question au sujet de Frau Merkel, faisant entrer en Europe un million de migrants à l’évidence truffé de terroristes.

Où est la saine réaction de Poutine voulant poursuivre les terroristes « jusque dans les chiottes ». Lui au moins sait ce qu’il veut et le fait et ça marche : voyez la Syrie.

Nous n’avons pas besoin de pleureuses mais de guerriers.

Nous sommes en guerre et nous larmoyons, nous cherchons à comprendre et à excuser ce qui est inexcusable. L’Europe est devenue un club de bizounours heureux d’aller à l’abattoir. Les terroristes, il faut les terroriser, les poursuivre et les arrêter avant qu’ils commettent leurs crimes. Nous sommes en guerre et pour gagner une guerre il faut en avoir la volonté et y mettre les moyens. Ce n’est pas avec la « politique de la ville », les aides sociales, le regroupement familial et les cures de déradicalisation qu’on en viendra à bout. D’abord il faut nommer l’ennemi : le problème c’est l’islam et son implantation invasive sur tout le territoire qui dure depuis 40 ans. Il faut d’abord ne lui faire aucune concession, ni voile, ni repas de remplacement dans les cantines des écoles, ni aide à la construction de Mosquées. Plutôt que de faire balader 10 000 militaires dans les rues et les gares, il faut reconquérir la « centaine de Molenbeek français » avouée par le ministre de la ville en les traitant zone par zone, éradiquer les trafics en tout genre, les dépôts d’armes et d’explosifs ne plus accepter les caillassages, les incendies de voitures, les provocations contre les forces de l’ordre et les représentants de l’Etat au besoin avec l’aide de l’armée et il faut le faire vite sinon ce sera la guerre civile et l’islamisation du pays.

Il faut réintroduire la discipline et la rigueur dans l'enseignement, enseigner de nouveau l'histoire de France, ne pas laisser contester des enseignements sous des prétextes religieux, apprendre à écrire et parler correctement le français.

L’Islam est une religion de conquête qui n’a pas évolué depuis quatorze siècles, une religion de bédouins s’adonnant à la razzia, ce n’est pas avec nos bons sentiments, nos scrupules, nos repentances, qu’on en viendra à bout. L’anti-islamisme n’est pas plus du racisme que l’anticléricalisme.

 

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22/03/2016

La cancérisation de la France.

Alors que chaque jour on nous parle de la désertification des campagnes, et de la situation difficile - chômage, insuffisance des ressources, disparition du tissu urbain et des services publics, en particulier des hôpitaux - des villes moyennes, on veut encore développer à grand frais ce monstre intitulé « Grand Paris ».

On évoque le « chantier du siècle » pour la construction de quatre nouvelles lignes de métro et l’extension de deux, plus l’extension du RER E : 200 km de voies et 68 nouvelles gares pour un coût estimé de 28 milliards d’euros qui sera très certainement dépassé. Il paraît que ça représente 22 000 emplois en Ile de France qui aspire déjà les actifs de province. Tout cela devrait donner du travail aux opérateurs du BTP pendant dix à quinze ans.

Il est vrai que les grands chantiers en province se terminent où sont abandonnés. TGV Tours-Bordeaux qui ne sera probablement pas construit, Le Mans-Rennes et contournement de Nîmes-Montpellier s’achevant.

Quand au canal Seine-Nord et le TGV Lyon-Turin, ils sont encore dans les limbes.

Alors tout pour la capitale, construisons le Grand Paris comme si cette mégapole qui aspire toutes les activités de province n’était pas encore assez grande.

Pour financer tout ça on va créer un établissement public industriel et commercial (EPIC) maitre d’ouvrage et représentant l’Etat.

Les 4 milliards d’euros du capital de l’EPIC seront en grande partie portés par l’Etat. Pour le reste un emprunt ne pose aucun problème pour Christian Blanc chargé du développement de la région capitale, « En effet nous connaissons précisément le flux de passagers potentiels. Les modèles mathématiques garantissent aux financeurs l’échéance de leur remboursement » Quel bel optimisme, quand on connaît le déficit des transports parisiens on ne peut qu’être dubitatif et se dire que le contribuable payera.

Mais que cherche-t-on ? Ecoutons Christian Blanc : « Paris c’est surtout l’une des quatre « ville monde » de la planète … Avoir une ville monde est une chance unique pour la France et pour les autres grandes métropoles françaises » De la pure incantation, y croit-il lui même ?

Il fut une époque où on parlait de décentralisation, le TGV rapprochait les villes qu’il desservait de la capitale. On pouvait espérer que de nouvelles activités s’y développeraient ; faute de volonté politique, le mouvement s’est fait dans l’autre sens : Tours, Le Mans sont devenus des villes dortoirs d’où tous les matins on va travailler à Paris et c’est le cas d’autres villes. Les trains ne s’y arrêtant pas, de nombreuses villes moyennes, les campagnes se sont désertifiées.

Il faudrait calculer le coût des heures perdues dans les transports par les Franciliens alors que les moyens de communication modernes pourraient permettre d’autres formes de travail. Qu’on maintienne des sièges sociaux à Paris passe encore, mais quel intérêt d’y faire exécuter des tâches d’exécution qui pourraient être faites ailleurs ?

Quel est l’intérêt de faire venir tous les matins après deux heures de transport des employés chargés de faire de la saisie informatique qui pourrait être faite partout en France et même à domicile. Les mutuelles sont pour la plupart installées à Niort, mais Axa s’est récemment installé dans la nouvelle tour Majunga (195m de haut) à la Défense.

On est actuellement constamment démarché par des appels publicitaires qui à entendre l’accent, viennent de centres implantés à Casablanca et à Dakar- évidemment ce n’est pas cette décentralisation qui est souhaitée - mais l’Etat plutôt que de développer le cancer qui métastase de plus en plus, qu’est devenu Paris, devrait s’attacher à une politique intelligente d’aménagement du territoire en encourageant les installations d’entreprises en province.

L’Allemagne vit très bien sans avoir une capitale monstrueuse qui pompe toutes les ressources au détriment du reste du pays. Christian Blanc veut faire du plateau de Saclay une « Silicon Valley », remarquons que la Silicon Valley est à San Francisco non à New York, en France elle pourrait être à Sophia Antipolis près de Grasse. Demandons au moins que ce soit la région Ile de France qui finance ce projet.

 


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15/03/2016

La curée.

« Le débat public sur la place de l’islam et des populations de confession musulmane dans les sociétés européennes prend une tournure de plus en plus hystérique. Faute d’informations et de recherches précises, on utilise des événements, certes dramatiques, mais n’impliquant qu’une infime fraction des populations en question (attentats de Paris, agressions de Cologne), pour en tirer des conclusions générales sur la capacité ou la volonté de dizaines de millions de personnes à s’intégrer et à vivre ensemble. » C’est ce que l’on peut lire dans la chronique de Thomas Piketti que publie Le Monde du 13 /14 mars.

Autrement dit « pas d’amalgame ».

On aimerait qu’il en soit ainsi pour l’Eglise Catholique ce que ne montre pas l’invraisemblable campagne de presse déclenchée avec pour objectif évident de déstabiliser le cardinal Barbarin.

Le Monde de la même date est titré en première page : « Pédophilie l’Eglise de France mise en cause » et son éditorial s’intitule « Pédophilie : la complaisance coupable de l’Eglise de France ». Deux pages sont consacrées à cette affaire mettant en cause directement le cardinal Barbarin. Et encore Le Monde ne donne pas le nom du prêtre incriminé, délicatesse que n’ont pas de nombreux journaux, y compris de droite comme Le Figaro, oubliant à l’évidence la présomption d’innocence due à ce prêtre contre lequel une action judiciaire est en cours. On trouve même la signature d’un ancien magistrat quelque peu graphomane - on le publie dans divers media allant de la gauche extrême à la droite nationaliste – qui lui, connaît bien les droits de l’accusé avant qu’il ne soit condamné.

Comme l’écrit « Le Causeur », seul à prendre la défense du cardinal : « Nous assistons depuis quelques jours à un lynchage médiatico-judicaire comme la presse et les réseaux en raffolent. Et cette dois-ci tout le monde s’y met, car quand il s’agit de bouffer du curé rares sont ceux qui manquent à l’appel »

De quoi s’agit-il ? D’attouchements perpétrés sur de jeunes garçons entre 1986 et 1991 par un prêtre à l’occasion de camps scouts, il y a donc au minimum 25 ans. En 1991, le prêtre est écarté à la suite d’une intervention de parents auprès de l’archevêché. Depuis sa conduite n’est l’objet d’aucune remarque.

C’est en octobre 2015 qu’une victime présumée décide la création d’une association « La parole libérée » et porte plainte. Initiative spontanée ou suscitée ? On ne sait.

Les faits semblent a priori prescrits, auquel cas l’action judiciaire va s’éteindre.

Il aurait fallu qu’à l’époque, les parents des victimes portent plainte, ce qu’elles n’ont pas fait. Ce sont maintenant les enfants devenus adultes qui mènent le combat.

Mais il est bien évident que ce qui est visé ce n’est pas le prêtre mais Monseigneur Barbarin archevêque de Lyon et primat des Gaules et à travers lui l’Eglise Catholique dernier rempart contre les « réformes sociétales » comme le « mariage pour tous » l’avortement et la GPA ;

Dans le monde politique et artistique on trouve encore, battant l’estrade, d’honorables personnages qui ne cachaient pas et même racontaient leurs ébats avec de jeunes enfants ; qu’ils dorment tranquilles ce n’ est pas à eux que les média s’en prendront. Ce n’est pas à eux que le premier ministre conseillera comme à Monseigneur Barbarin de prendre ses responsabilités, s’ingérant sans scrupule dans une affaire judiciaire.

Nous ne verrons pas les ligues bien-pensantes comme la LICRA ou le MRAP, se porter à la défense du cardinal, se contentant de condamner l’antisémitisme et l’islamophobie, mais pour qui l’anticléricalisme est une chose bien normale.

Il y a peu on, avait porté les mêmes accusations contre des militaires combattant en Centrafrique. L’Armée et l’Eglise, on s’en prend à deux des derniers remparts résistant encore à la corruption des mœurs entreprise par le pouvoir actuel et la meute des media.

 

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08/03/2016

Non au grand Turc.

Il ne faut pas négocier avec Erdogan : rappelons tout d’abord que la Turquie a été un curieux allié dans la crise Syrienne. Peu préoccupée par la guerre contre EI avec lequel elle a longtemps fricotté dans le pétrole, fournisseur d’armes au Front al-Nosra, sa seule hantise est de voir les Kurdes s’installer le long de sa frontière. Elle n’hésite pas à canonner les Kurdes syriens et même ceux de Turquie, ce que l’on reproche à Bachar.

On peut être sûr que c’est de la Turquie que peut venir une rupture du cessez-le-feu à peu près respecté en Syrie actuellement et souvenons nous qu’ Erdogan n’avait pas hésité à faire abattre un avion russe sous de contestables prétextes.

La Turquie sous la férule d’Erdogan devient peu à peu une théodictature n’ayant aucun rapport avec les « valeurs » démocratiques européennes.

On peut être sûr que le déferlement soudain de migrants à travers la Turquie se fait avec sa bénédiction et qu’elle ne cherche pas à le contenir.

Il ne faut pas nier non plus la responsabilité de Frau Merkel qui ouvrit sans consulter personne, les frontières de l’Allemagne, - et donc de l’Europe - à un million d’immigrés qui, pour elle, devait compenser l’hiver démographique que subit son pays.

Erdogan utilise les migrants comme moyen de pression sur l’Europe pour obtenir de nombreux avantages : la reprise des négociations pour l’admission de la Turquie dans l’Union Européenne, ce qu’il ne faut accepter à aucun prix, la suppression des visas pour permettre aux Turcs l’accès de l’Europe, qu’il faut aussi refuser, et une aide financière pour l’aider à l’accueil des migrants en Turquie.

Erdogan propose maintenant de réadmettre en Turquie ceux qui seraient considérés par les « hotspots » grecs comme migrants économiques, y compris les Syriens à condition qu’un nombre égal de ceux ci soit admis en Europe. Elle propose aussi de se charger du tri sur son sol pour limiter les noyades pendant la traversée. Mais quelle foi peut-on avoir dans ces engagements pour lesquels elle demande une aide financière supplémentaire de trois milliards d’euros, en plus des trois milliards déjà promis (et pas versés) ?

On ne peut avoir aucune confiance en la Turquie d’Erdogan et plutôt que la carotte il faut utiliser le bâton. L’Union Européenne aurait avantage à menacer la Turquie de sanctions économiques comme celles infligées à la Russie, et à exiger que le tri des migrants soit effectué par elle en Turquie.

La lutte contre les ottomans est multiséculaire et - à part une alliance de circonstance de François 1er avec le Grand Turc - fut constamment menée.

Il ne faut rien céder à Erdogan.

 

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02/03/2016

Pouquoi le cessez-le-feu en Syrie tiendra (peut être)

La guerre civile Syrienne a été suscitée puis entretenue par une coalition disparate comprenant l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie, les Etats Unis et la France, chacun ayant des objectifs différents mais tous voulant le départ de Bachar el Assad qui comme disait Fabius, « ne méritait pas d’être sur terre »

Cette guerre fut déclenchée dans le sillage des printemps arabes et tous pensaient que Bachar, comme Moubarak et Ben Ali, n’allait pas faire long feu.

Erreur de jugement, Bachar se battait le dos au mur, les Alaouites dont il fait partie, n’auraient pas survécu à une conquête sunnite, et de plus il était soutenu par de nombreuses minorités dont les chrétiens qui avaient la même crainte .

Bachar résista pendant quatre ans, aidé par le Hezbollah, l’Iran et les Kurdes et soutenu par la Russie, puis quand il allait céder, Poutine arriva au secours de son allié avec de gros moyens et renversa la situation. L’armée Syrienne passa à l’offensive et regagna une partie des territoires perdus. Il devint évident que Bachar ne serait pas renversé. L’opposition syrienne comprit qu’elle n’arriverait pas au pouvoir par la force et se mit à penser qu’il valait mieux négocier. Les commanditaires extérieurs arrivèrent à la même conclusion si bien que, quand Poutine et Kerry proposèrent un cessez-le-feu, le calme s’installa à peu près.

Pendant ce temps là la lutte contre les organisations terroristes, le Front al-Nosra, filiale d’al-Qaida et l’Etat Islamique, continua.

Dans ces conditions on ne voit pas pourquoi l’opposition syrienne étrillée et ses commanditaires, reprendraient la lutte : ils espèrent maintenant une solution politique.

La principale inconnue est la Turquie qui ne veut pas voir les Kurdes s’installer tout le long de sa frontière et pourrait reprendre le combat.

Autre bénéfice, on peut espérer une réduction du flot de réfugiés quittant la Syrie pour l’Europe.

Ceci étant, l’irrationnel peut conduire à une tout autre situation et les combats reprendre. Croisons les doigts.

 

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