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08/03/2016

Non au grand Turc.

Il ne faut pas négocier avec Erdogan : rappelons tout d’abord que la Turquie a été un curieux allié dans la crise Syrienne. Peu préoccupée par la guerre contre EI avec lequel elle a longtemps fricotté dans le pétrole, fournisseur d’armes au Front al-Nosra, sa seule hantise est de voir les Kurdes s’installer le long de sa frontière. Elle n’hésite pas à canonner les Kurdes syriens et même ceux de Turquie, ce que l’on reproche à Bachar.

On peut être sûr que c’est de la Turquie que peut venir une rupture du cessez-le-feu à peu près respecté en Syrie actuellement et souvenons nous qu’ Erdogan n’avait pas hésité à faire abattre un avion russe sous de contestables prétextes.

La Turquie sous la férule d’Erdogan devient peu à peu une théodictature n’ayant aucun rapport avec les « valeurs » démocratiques européennes.

On peut être sûr que le déferlement soudain de migrants à travers la Turquie se fait avec sa bénédiction et qu’elle ne cherche pas à le contenir.

Il ne faut pas nier non plus la responsabilité de Frau Merkel qui ouvrit sans consulter personne, les frontières de l’Allemagne, - et donc de l’Europe - à un million d’immigrés qui, pour elle, devait compenser l’hiver démographique que subit son pays.

Erdogan utilise les migrants comme moyen de pression sur l’Europe pour obtenir de nombreux avantages : la reprise des négociations pour l’admission de la Turquie dans l’Union Européenne, ce qu’il ne faut accepter à aucun prix, la suppression des visas pour permettre aux Turcs l’accès de l’Europe, qu’il faut aussi refuser, et une aide financière pour l’aider à l’accueil des migrants en Turquie.

Erdogan propose maintenant de réadmettre en Turquie ceux qui seraient considérés par les « hotspots » grecs comme migrants économiques, y compris les Syriens à condition qu’un nombre égal de ceux ci soit admis en Europe. Elle propose aussi de se charger du tri sur son sol pour limiter les noyades pendant la traversée. Mais quelle foi peut-on avoir dans ces engagements pour lesquels elle demande une aide financière supplémentaire de trois milliards d’euros, en plus des trois milliards déjà promis (et pas versés) ?

On ne peut avoir aucune confiance en la Turquie d’Erdogan et plutôt que la carotte il faut utiliser le bâton. L’Union Européenne aurait avantage à menacer la Turquie de sanctions économiques comme celles infligées à la Russie, et à exiger que le tri des migrants soit effectué par elle en Turquie.

La lutte contre les ottomans est multiséculaire et - à part une alliance de circonstance de François 1er avec le Grand Turc - fut constamment menée.

Il ne faut rien céder à Erdogan.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

20/02/2016

Syrie, on nous ment.

Les informations que l’on reçoit sur la situation en Syrie proviennent uniquement de sources rebelles et sont présentées par des journalistes partisans comme vérité.

De sources dignes de foi et en particulier des évêques, il ressort que la situation est toute autre. En particulier Alep n’est pas une ville rebelle mais est aux mains de groupes de diverses tendances, djihadistes et mercenaires étrangers, infiltrés jusqu’au centre ville. Les habitants n’ont pas collaboré à l’attaque et en subissent toutes les conséquences.

Les djihadistes appuyés par des miliciens de EI, ont coupé l’eau et l’électricité et bombardent au mortier les quartiers du centre ville.

La contre-offensive de l’armée syrienne déclenchée avec l’aide de l’aviation russe a pour but principal de mettre fin au siège de la ville.

Le front se trouve désormais beaucoup plus au nord d’Alep à 20km de la frontière turque que l’armée nationale compte bien atteindre pour couper le ravitaillement permanent en armes et en mercenaires étrangers provenant de Turquie.

Il est bien évident que les accusations constantes de bombardements intentionnels d’hôpitaux par les forces loyalistes sont pure intoxication même si évidemment on ne peut éviter des dégâts colatéraux.

D’ailleurs la guerre syrienne est une partie de poker-menteur à multiples participants : la Turquie qui appartient à la « coalition » contre EI est en fait en guerre contre les Kurdes qu’ils canonnent en Syrie et aussi sur leur sol, ce qu’on reproche à Assad.

Les Etats Unis soutiennent mollement, à la tête de la dite « coalition », par leurs bombardements aériens, les combattants à terre contre EI, Kurdes, Iraniens et milices, mais soutiennent les mouvements djihadistes qui combattent les troupes loyalistes et leur fournissent de l’armement via la Turquie en particulier des missiles antichar TOW ; on peut se demander si, sans le dire, ils ne comptent pas sur les Russes pour régler le problème.

Les Français ont, pour d’obscures raisons, choisi de soutenir les rebelles anti Assad – n’ayant pas tiré les leçons des conséquences de la chute de Saddam et de Kadhafi - et leur ont fourni des armes. Parmi ceux ci il y a le Front al Nosra succursale d’al Qaida que la France combat au Sahel. A la remorque des Etats Unis ils bombardent EI avec de faibles moyens.

L’Arabie Saoudite parle maintenant d’envoyer des troupes combattre EI au sein de la « coalition » mais son ambition est de faire pièce à l’Iran et d’installer une république islamiste sunnite en Syrie.

Le seul à avoir une politique claire et cohérente est Poutine : il cherche à assurer la survie du régime de Bachar al Assad, au moins dans la Syrie utile, et pour cela s’attaque indifféremment à tous les groupes rebelles. Partant de là il s’en prendra à EI avec l’aide des Kurdes, de l’Iran et de l’armée syrienne loyaliste.

La France ferait bien de se retirer de cet bourbier où son rôle est secondaire et contradictoire et où ses intérêts ne sont pas immédiats pour reporter ses moyens sur la Libye où EI prospère et qui constitue une menace directe tant par les flots d’immigrés que comme base de départ vers la Sahel où nous sommes engagés.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

26/11/2015

Enfin!

Il aura fallu les 129 morts et 352 blessés des massacres parisiens, pour que le pouvoir finisse par reconnaître ce que tout le monde avait compris, que nous étions en guerre et que l’ennemi en Syrie n’était pas Bachar el-Assad mais Daech. Laurent Fabius plutôt que d’avaler son chapeau pour deux ans de politique à contresens, ou même de donner sa démission ce qui serait certainement le plus souhaitable, « accepte » de rejoindre la Russie pour tenir compte du changement de politique de Poutine qui se serait enfin décidé à se concentrer contre Daech et non pas contre les islamistes modérés.

Gonflé ! Pour la Russie il n’y a pas d’islamistes modérés mais des mouvements terroristes et il convient de sauver la Syrie dont l’armée est indispensable à l’éradication de Daech.

L’opposition modérée est un phantasme de Fabius dans sa phobie anti-Bachar, au point de déclarer qu’al Nosra, avatar d’al Qaida « faisait du bon boulot »

Enfin ne boudons pas notre satisfaction, nous allons enfin vers une coalition engerbant tous les ennemis de Daech : la Russie, la France, l’Iran, les Kurdes, l’armée Syrienne, les Etats Unis… Nous pouvons espérer, opérations coordonnées, échanges de renseignements voire actions conjointes.

Maintenant que la France a repris la bonne direction formulons quelques vœux :

Rouvrons notre ambassade à Damas et reprenons nos relations diplomatiques avec la Syrie, état souverain gouverné par un pouvoir légitime. Il est certainement bien renseigné.

Abandonnons les sanctions contre la Russie, elles ne servent à rien, nous coûtent autant qu’à la Russie et ne sont pas de mise envers un allié. Il sera bien temps plus tard de revoir si nécessaire la question ukrainienne qui est loin d’être vitale.

Pour les mêmes raisons abandonnons les sanctions envers l’Iran appelé à être un allié indispensable dans la lutte contre Daech.

Et si on veut voir plus loin peut être comprendra-t-on un jour que l’avenir de l’Europe est avec la Russie et non de rester un satellite des Etats Unis : L’OTAN n’ plus de raison d’être et il ne faut pas signer le Traité Transatlantique.

18/10/2015

Monsieur Erdogan, il ne faut pas abuser.

Monsieur Erdogan, on vous a vu il y a peu à Strasbourg haranguant en turc quelques milliers de vos compatriotes accourus de toute l’Europe. Comme il se doit en terre d’Islam, les hommes d’un coté les femmes de l’autre, vous leur avez dit de prendre la nationalité de leur pays d’accueil mais de garder leurs mœurs et leur religion, surtout de ne pas s’assimiler, et nous européens nous vous avons laissé faire sans protester.

Vous accueillez, il est vrai, deux millions de réfugiés en Turquie, mais qu’avez vous fait pour arrêtez la guerre en Syrie ? Vous armez et soutenez les groupes islamistes qui luttent contre le gouvernement syrien, sous prétexte de combattre Daesh vous combattez les Kurdes qui fournissent les troupes les plus efficaces contre le mouvement islamiste. En fait Daesh ce n’est pas votre problème.

Et puis, aidé il faut bien le dire par la chancelière, vous avez lâché  des flots de réfugiés sur l’Europe, déferlant à travers la mer Egée et les Balkans au point que l’Europe faible et désunie, est prête à vous céder pour tout ce que vous réclamez :

Des fonds pour gérer une crise qui vous aurait déja coûté 7 milliards d'euros, l'octroi du statut de pays d'origine " sûr ", l'accélération du processus de libéralisation des visas et des négociations d'adhésion à l'Union.

La Commission a déjà présenté, jeudi, un " accord provisoire " avec Ankara. Il évoque 3 milliards d'euros d'aide pour les réfugiés et la libéralisation des visas pour les ressortissants turcs voyageant dans l'UE.

L’aide financière de l’Europe est justifiée si la Turquie s’engage à conserver les réfugiés sur son sol et à s’opposer aux migrations, pour le reste, ce que vous demandez Monsieur Erdogan est inacceptable : l’Europe ne peut, pour des raisons de sécurité, faciliter la circulation de vos ressortissants en Europe. Déclarer la Turquie comme un état « sur » contraindrait à renvoyer les Kurdes que vous opprimez sans savoir le sort qui leur serait réservé. Il faudra un jour que l’Europe ait le courage de vous dire, plutôt que de vous lanterner, que les Européens ne veulent pas de la Turquie chez elle, qu’historiquement l’Europe a toujours été en conflit avec l’Empire Ottoman – sauf une alliance de circonstance sous Francois Ier – et que l’adhésion d’un pays de 100 millions de musulmans reviendrait à un changement de civilisation dont personne ne veut.

Bien entendu tout accord nécessitera des engagements formels de votre part et en particulier celui de lutter contre les filières d’immigration illégale et d’accepter le retour des migrants déboutés du droit d’asile.

Il faudra aussi comprendre que l’intervention Russe a changé la donne militaire, et qu’on va vers un accord de fait entre la Russie et les Etats Unis, les Russes aidant l’armée syrienne et ceux qui combattent avec elle les islamistes que vous soutenez, les Américains aidant ceux qui combattent Daesh à l’Est, les Kurdes, les chrétiens et les milices chiites. Dans ces conditions il ne faudrait pas trop compter sur l’OTAN pour lutter contre des incursions épisodiques dans votre espace aérien.

 

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

 

 

18/09/2015

BHL à l'IHEDN

L ‘Institut des hautes études de la défense nationale, IHEDN, qui relève du Premier Ministre « a pour mission de donner à des hauts fonctionnaires, officiers supérieurs, cadres des différents systèmes d’activité, une information approfondie sur la défense nationale comprise au sens large du terme ». On ne peut donc dans ces conditions que s’étonner de voir invité le 12 octobre 2015  (à 18h30 à l’Ecole Militaire) Bernard-Henri Lévy autrement dit BHL - cet oiseau de malheur absolu - dans le cadre des « Lundis de l’IHedn »

Je ne sais à quel titre, il n’est pas ancien auditeur et se qualifie au choix « Ecrivain, philosophe, cinéaste », toute qualité qui lui permet d’avoir des idées sur ce qu’il faut faire pour la défense des intérêts de la France.

Rappelons que cet homme qui se veut de gauche a servi indifféremment, François Mitterand, Jacques Chirac, Dominique Strauss Kahn, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et maintenant François Hollande dont il chante les actions dans la guerre de Syrie.

On l’a vu en 2008 conseiller Mikheil Saakachvili, président de la Géorgie, dans sa folle tentative de récupérer contre les Russes l’ Ossétie du sud. Plus tard en 2011, il poussera Nicolas Sarkozy à intervenir en Lybie, entrainant l’assassinat de Mouammar Kadhafi et l’éclatement du pays, la déstabilisation du Sahel et maintenant l’afflux de migrants à travers la Méditerranée. Il affirmera le 11 novembre 2011 s'être engagé en Libye en tant que juif et sioniste : « J'ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël »

Et maintenant en Syrie, il défend l’intervention de la France sans voir que nous sommes à la remorque des Américains, estimant contre toute évidence que c’est Bachar el Assad qui est responsable de l’émergence de Daech et des 260 000 morts de la guerre Syrienne, que seuls les Kurdes, si on les arme pourront venir à bout de Daech, ne voyant pas que les Kurdes qu’il considère bizarrement comme de grands démocrates n’ont d’autre but que la reconquête du Kurdistan et que la seule armée à lutter encore efficacement contre Daech est l’armée Syrienne.

Pascal Boniface a un jour écrit dans un de ses articles intitulé « BHL n'est pas seulement ridicule, il est aussi dangereux » : « Il est de bon ton, dans de nombreux milieux, de se gausser de Bernard-Henri Lévy et d’affecter à son égard, une indifférence ironique. (…). La carrière de BHL est faite d’affabulations et de ratés monumentaux, qu’il veuille créer un journal, faire un film, écrire une pièce de théâtre ou un livre. Il y a un écart grandissant entre l’écho médiatique qui lui est donné et la désaffection du public, qui n’est pas dupe. » Malheureusement, il y a encore des gouvernants pour l’écouter.