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31/07/2015

Mistral russes, la fin.

Ainsi c’est décidé la France ne livrera pas les deux Mistral  à la Russie. Que vont devenir ces deux bateaux dont la France n’a pas besoin, disposant déjà de trois bâtiments similaires ? Nous aurons grand mal à les vendre : ils ont été construits aux normes russes pour ce qui est des lubrifiants et de l’alimentation électrique et conçus pour opérer dans les mers froides. Nous opérons rarement en mer de Barents et à moins de les envoyer en Terre Adélie, nous affrontons rarement les mers polaires. La moitié de la coque de l’un d’eux a même été construite en Russie.

Il est vrai qu’au train où vont les choses, on est capable de suivre les Américains et l’OTAN  dans une nouvelle guerre froide.

De toute façon il va falloir payer des pénalités, la presse russe parle de 1,16 milliard d’euros qui vont encore aggraver notre déficit. On peut estimer que Poutine a été accommodant dans cette affaire et que sa réaction a été plutôt discrète.

Quoiqu’il en soit la France a perdu de la crédibilité pour la vente d’armements et certains pays vont hésiter à se fier à nous. Contrairement aux Américains nous n’imposions aucune limitation d’emploi pour les armes que nous vendions et cela nous servait, en particulier pour la vente des Rafale, voilà notre crédit entamé.

Notre politique extérieure est vraiment étonnante, nous avons choisi les pays sunnites, Arabie Saoudite et Qatar - démocraties exemplaires - peut être dans l’espoir de contrats d’armement, pendant que nous combattons contre les mouvements terroristes qu’ils soutiennent financièrement. Nous combattons Bachar al-Assad, alliés de fait au Front al Nosra émanation locale d’al-Qaida et après avoir joué la mouche du coche dans la négociation du traité nucléaire Iranien, sans changer grand chose à un accord entre les Etats-Unis et l’Iran, nous nous précipitons à Téhéran pour recoller les morceaux dans l’espoir que nos entreprises ne se fassent pas claquer la porte au nez.

L’affaire des Mistral  était une excellente occasion d’affirmer notre indépendance vis à vis des Etats Unis et de nous rapprocher de la Russie dont nous aurons besoin ainsi que de l’Iran pour combattre l’Etat Islamique et stabiliser le proche et le Moyen Orient. La Russie et l’Europe ont intérêts liés et par les sanctions nous nous tirons une balle dans le pied. L’actuelle crise agricole est en partie due à l’embargo russe sur les exportations européennes.

Remarquons pour finir que la Russie aurait pu s’opposer à l’accord nucléaire iranien et qu’elle ne l’a pas fait et que la coopération spatiale entre la Russie et les Etats-Unis n’a jamais été interrompue. Alors pourquoi ne pas faire preuve nous aussi d’indépendance ?

 

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27/07/2015

J' suis qu'un pauvre paysan.

Je l’avoue je ne connais pas grand chose au monde paysan, et à la Politique Agricole Commune, mais, pour moi, quand on demande à un ministre de fixer le prix du lait et de la viande et d’arbitrer entre éleveur, transformateur et vendeur on est dans l’économie socialiste qui est par définition vouée à l’échec.

Je veux bien qu’on subventionne pour des raisons d’aménagement du territoire, des paysans qui maintiennent une agriculture de qualité dans des zones difficiles, éloignées ou montagneuses, mais j’ai l’impression que ce n’est pas les exploitants maintenant en état nos campagnes et évitant leur désertification qu’on aide le plus. Il ne me semble pas nécessaire de subventionner les céréaliers de la Beauce et les betteraviers du nord comme il ne me semble pas utile d’encourager la production du maïs à laquelle on doit les pénuries d’eau.

D’autre part je n’appellerais pas agriculteurs des exploitants qui élèvent sous un hangar des milliers de poulets à raison de 23 au m2 qui ne verront jamais l’extérieur pendant leur courte vie de 44 jours, ou des cochons « hors sol » élevés sur caillebotis et dont on répand le lisier sans se préoccuper des nappes phréatiques et des algues vertes malodorantes qui envahissent les plages, ni ceux qui installent leurs poules dans des cages le cul au dessus d'une gouttière pour récupérer leurs oeufs.

Je ne comprends pas non plus les agriculteurs qui trouvent normal de gâcher la vie et les vacances de leurs clients avec leurs tracteurs ou qui vont malmener les magasins qui vendent des produits étrangers alors que l’agriculture française vit de l’exportation.

Par contre je comprendrai ceux qui ne voteront plus pour des gouvernants qui ont coupé l’Europe des achats russes par des sanctions suicidaires, qui les écrasent de taxes, de normes et d’impôts. C’est là qu’il y a quelque chose à faire à mon sens.

Remarquons pour finir que les terres agricoles sont beaucoup moins chères en France qu’en Allemagne et que les transactions sont sévèrement contrôlées par des organisations soviétoïdes appelées SAFER.

 

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20/07/2015

Iran,bouleversement des alliances

L’accord du P5+1 (Etats Unis, Grande Bretagne, France, Russie, Chine + Allemagne) avec l’Iran sur le nucléaire, quelque peu occulté par le problème grec, est pourtant d’une autre importance par le bouleversement qu’il sous-tend dans le système des alliances au Proche et au Moyen-Orient.

Ce qu’il faut d’abord remarquer c’est que cet accord, censé interdire l’acquisition de l’arme nucléaire par l’Iran, s’il a été négocié principalement entre les Etats Unis et l’Iran et grâce à la détermination d’Obama, n’aurait pu aboutir sans l’aide puis l’accord de la Russie. La Russie allié traditionnel de l’Iran, a servi d’intermédiaire pour arriver à la conclusion de l’accord, auquel elle aurait pu s’opposer. Elle sert maintenant pour partie de garantie à son exécution étant chargée du retraitement de l’uranium enrichi iranien puis de la fourniture du combustible nucléaire destiné aux centrales.

Ces négociations ont abouti alors que la Russie est exclue du G8 à cause de l’affaire ukrainienne.

On peut espérer que le rapprochement entre las pays occidentaux et la Russie va se poursuivre par un règlement du problème ukrainien et la levée des sanctions contre la Russie.

Constatons que l’Occident et la Russie ont un ennemi commun : l’Etat Islamique qui sévit surtout en Irak et en Syrie et qui pourrait être vaincu par une action conjointe comprenant aussi l’Iran à laquelle il faudrait ajouter la Syrie de Bachar al-Assad. Cela nécessiterait évidemment une révolution de la politique de la France qui jusqu’à maintenant a soutenu les pourvoyeurs du terrorisme islamiste que sont l’Arabie Saoudite et le Qatar. Mais il faudra un jour reconnaître que l’on a couru le mauvais cheval.

L’autre bouleversement dans les alliances se manifeste par la colère d’Israël qui se sent trahi par son - jusque là - indéfectible allié que sont les Etats Unis. Pour la première fois les Etats Unis ont pris une position contraire aux souhaits d’Israël qui se sent menacé à tort ou à raison par l’Iran alors que ce pays sans armement nucléaire, ne se risquera certainement pas à s’en prendre à l’Etat Juif détenteur de la bombe et que l’on peut penser bien décidé à s’en servir en cas d’agression.

Remarquons qu’Israël a réussi à empêcher l’inscription à l’ordre du jour d’une réunion  en 2016 pour la création par le traité de non prolifération (TNP) d’une zone exempte d’armes nucléaires au Proche-Orient.

Il n’empêche que la garantie ultime de la survie d’Israël réside dans le soutien inconditionnel  que lui assurent les Etats Unis, soutien qui pour la première fois lui fait défaut. On peut se demander jusqu’où ira le désengagement américain ; s’il se poursuit Israël a des soucis à se faire s’il va un jour jusqu’à l’arrêt de l’aide financière et militaire.

On peut toutefois espérer que l’Iran revenu dans le concert des nations va se développer rapidement, étant donné ses ressources financières et pétrolières, et va arriver à un modus vivendi au moins de fait avec Israël.

Les problèmes viendront alors des états sunnites, Arabie Saoudite et Qatar, qui soutiennent les salafistes et les djihadistes à travers le monde, pays que contre toute raison nous soutenons.

 

 

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12/07/2015

A quand une nouvelle loi Gayssot

On se souvient de l’émoi suscité dans les milieux bien-pensants par la publication du livre d’ Olivier Pétré-Grenouilleau « Les traites négrières » où il expliquait, tout en condamnant l’esclavage, que la traite transatlantique occidentale avait été infiniment moins horrible que la traite orientale et que les africains eux mêmes avaient pratiqué une traite interne et servi de fournisseurs d’esclaves.

Ce livre très documenté limitant la culpabilité de l’homme blanc, n’avait pas été apprécié par ceux qui estiment qu’il ne fera jamais assez repentance.

Depuis le CRAN - conseil représentatif des associations noires - milite pour une indemnisation des descendants noirs - ou supposés tels - des esclaves, bien que personnellement j’estime que le sort des Français noirs des DOM est infiniment plus enviable que celui de leurs ancêtres restés en Afrique.

Quoiqu’il en soit l’affaire rebondit  avec la parution d’une étude scientifique sur l'édit royal de mars  1685, dit Code noir. L’auteur, Jean-François Niort, maître de conférences d'histoire du droit à l'université des Antilles, vient de subir des attaques diffamantes et des menaces de la part de groupes guadeloupéens qui le traitent de «  révisionniste et  de négationniste »  et le somment de s’en aller.

Il s’est adressé au MIR France, (Mouvement international pour les réparations) qui lui a reproché de procéder à une "  reconstruction de l'Histoire  ". Il est vraie que l’histoire du Code noir a été établie une fois pour toute en 1987 dans un ouvrage « indépassable » et définitif par le philosophe Louis Sala Molins , « Le Code noir ou le calvaire de Canaan ».

Pour Louis Sala Molins, le Code noir est le mal absolu niant l’humanité de l’esclave.

Ce qui est faux, plusieurs articles de cette loi royale tendent à protéger l’esclave et il faudrait voir dans ce texte une tentative du pouvoir royal de maitriser les pratiques esclavagistes.

La cabale dirigée contre Jean-François Niort voudrait l’empêcher de mettre en cause la thèse de Louis Sala Molins considérée comme une vérité définitive bien que les universitaires  ne prennent guère en compte cet ouvrage excessif et passionnel. Cela rappelle les accusations de révisionnisme et de négationnisme que provoque toute recherche sur un autre génocide, au point d’avoir suscité la célèbre loi Gayssot.

A quand une loi similaire pour l’esclavage ?

07/07/2015

Il faut sauver le soldat grec;

On l’a bien oublié mais en 1953, l’accord de Londres signé le 27 février a permis à la République fédérale d’Allemagne d’effacer la moitié de sa dette d’avant et d’après guerre.

La RFA devait rembourser à la fois les obligations financières issues du Traité de Versailles, jamais honorées, les emprunts internationaux contractés durant la République de Weimar, dont le paiement des intérêts a été suspendu au début des années 1930, et encore les aides financières accordées par les Alliés pour reconstruire le pays ravagé après 1945.

Les dettes d’avant-guerre sont estimées au départ à 13,5 milliards de Deutsche Marks, elles seront ramenées à 9,6 milliards puis à 7,3 milliards de Deutsche Marks.

Quant aux dettes d’après-guerre, chiffrées initialement entre 15 et 16 milliards de Deutsche Marks, elles sont ramenées à un montant de 7 milliards, soit une remise de dette de plus de moitié.

A l’issue de la conférence de Londres, la République fédérale est ainsi parvenue à diviser par deux le poids de sa dette, avec le consentement de ses créanciers, parmi ceux ci on trouvait la Grèce.

En 1946, l’Allemagne avait été condamnée à payer une somme de 7 milliards de dollars à la Grèce à titre de réparation pour l’occupation du pays de 1941 à 1944 et pour les massacres et destructions innombrables dont les Allemands se sont rendus coupables ; l’Allemagne n’a jamais payé.

Dans ces conditions l’intransigeance allemande vis à vis de la Grèce est choquante, voire inadmissible, d’autant que si l’Europe existe, il faut chercher par la négociation, mais dans des conditions supportables, comment rétablir la situation financière et économique du pays.

Bien sur la Grèce est mal gérée, les impôts ne rentrent pas, les riches, armateurs et Eglise en particulier, ne payent quasiment rien, les retraites sont beaucoup trop généreuses et il faut augmenter la TVA, mais ce n’est pas en lui prêtant de l’argent pour rembourser sa dette qu’on règlera la situation. 

Il va falloir réduire et réaménager la dette comme on l’a fait en 1953 pour l ‘Allemagne.

Il y a en Europe d’autres exemples de mauvaise gestion que personne ne remet en cause. Citons nos DOM, les départements d’outremer qui ne produisent rien ou pas grand’ chose, où les fonctionnaires sont pléthoriques et surpayés et dont les revenus proviennent en quasi totalité, de transferts financiers métropolitains pour les prestations sociales, les infrastructures et les salaires des fonctionnaires.

Il n’est qu’à comparer les deux îles jumelles, la Réunion et Maurice pour comprendre qu’il y a là un exemple de gabegie que personne ne veut remettre en cause.

On a même départementalisé Mayotte qui est devenue une pompe aspirante d’immigration, ne produit plus rien et coute à la métropole un milliard d’euros par an. Il est vrai que les fonctionnaires y compris indigènes y mènent grand train de vie. Un des principaux problèmes de Mayotte comme d’ailleurs de la Réunion, est les embouteillages automobiles.

Alors l’Europe peut faire l’effort de sauver le soldat grec sans le contraindre au suicide.

 

 

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