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02/03/2014

Mes autocrates

Je m’aperçois que depuis que j’écris, j’ai pris parti successivement pour Pinochet, Milosevic, Saddam Hussein, Ben Ali, Moubarak, Kadhafi, Bachar el Assad, et que je prends maintenant le parti de Poutine. Pendant ce temps là la presse bien pensante défendait Mao, Castro, Allende, Pol Pot, Aristide, Mengistu qui tous ont entrainé massacres et ruine de leur pays.

Je pense qu’en son temps j’aurais pris le parti de Franco, c’est dire…

Finalement, par des méthodes peut être peu démocratiques, mes autocrates maintenaient l’ordre et une certaine prospérité, les guerres Américaines pour imposer la démocratie, et des révolutions plus ou moins printanières n’ont amené que troubles, et luttes religieuses.

Le Chili, que Pinochet a quitté volontairement est le pays le plus prospère d’Amérique du Sud. Peut être la Tunisie s’en sortira-t-elle si l’économie reprend ce qui n’est pas gagné, mais l’Egypte évolue dans la continuité, un régime militaire ayant été remplacé par un autre, l’Irak, la Libye, la Somalie, Haïti, la Syrie, le Kosovo, ne connaissent que désordre, massacres, mafia et trafics en tout genre.

Poutine a rétabli l’ordre en Russie et assure le développement du pays. Maintenant il défend ses intérêts et ceux de la Russie en Ukraine et en Crimée.

L’Occident s’indigne et l’Otan fulmine. Surtout qu’ils ne s’en mêlent pas nous n’avons rien à y gagner et ce n’est pas notre problème.

Je rappelais l’autre jour la phrase de Goethe préférant l’ordre à la justice, je partage ce point de vue. J’ai la chienlit en horreur.

 

 

 

27/02/2014

La guerre froide est finie

Qualifier comme on le fait, les émeutes de Kiev, ayant conduit à la chute d’un gouvernement démocratiquement élu, comme un « processus démocratique » il faut oser.

L’Ukraine est un pays failli  au bord de la partition, dont on ne sait pas quel sera l’avenir politique, qui y aura le pouvoir, on ne voit pas ce que l’Europe aurait à gagner à s’en mêler, à entretenir des espoirs d’association voire d’admission.

D’autant que si on admet l’Ukraine, après ce sera la Turquie.

L’Ukraine fait partie de la zone d’influence Russe, Kiev est le berceau de la sainte Russie et Poutine ne laissera certainement pas le pays quitter l’orbite russe.

Pour lui c’est une question existentielle, en particulier pour la survie de la CEI, qui risque de se disperser : Moldavie, Biélorussie…

L’Ukraine, c’est l’accès à la Mer Noire et de là à la Méditerranée. En Crimée, ancienne province Russe, est stationnée la flotte russe de la mer Noire.

Que l’OTAN ne commence pas à gesticuler, la guerre froide est finie et nous avons tout intérêt à nous entendre avec la Russie avec laquelle nous avons une histoire commune et dont nous dépendons largement pour les produits pétroliers.

La Russie et les pays de sa zone d’influence forment de plus un glacis bienvenu pour nous séparer des pays ingérables de l’Asie centrale, Caucase, Afghanistan, Pakistan dont nous n’avons aucun intérêt à nous rapprocher.

L’Ukraine est dans une situation économique catastrophique, il lui faudrait 30 milliards de dollars, laissons la Russie régler le problème et au besoin assurons la de notre soutien.

On dira que Vladimir Poutine est un autocrate, peut être, mais il assure la stabilité et le développement de la Russie.

Goethe disait préférer l’ordre à la justice, les différentes guerres menées par l’Occident pour imposer la démocratie semblent bien lui donner raison.

21/02/2014

Bis repetita

La Syrie et l’Ukraine, deux histoires parallèles où la France joue le même rôle douteux : devant une rébellion à l’origine à caractère politique, donner raison aux émeutiers en accusant le pouvoir légal de tous les péchés du monde, le menacer de sanctions, jeter de l’huile sur le feu jusqu’à ce que les manifestations deviennent émeute puis guerre civile, le tout dans une ambiance de guerre froide en opposition à la Russie. On pouvait espérer que la situation en Syrie et la guerre civile qui depuis trois ans a fait des centaines de milliers de morts aurait servi de leçon, il n’en est rien.

Quelle idée de rechercher un accord d'association avec Kiev qui à l’évidence n’a pas vocation à appartenir à l’Union Européenne au risque de nous mêler aux conflits caucasiens, à seule fin de provoquer Poutine qui considère que l’Ukraine fait partie de son pré-carré.

De quel droit les ministres des affaires étrangères des grandes puissances européennes veulent-ils arbitrer un conflit où l’Europe n’a strictement rien à faire. Qui en Europe souhaite l’adhésion de ce pays de 45 millions d’habitants ? Il faut enfin arrêter cette course vers l’est qui aurait déjà du prendre fin avant la Roumanie et surtout la Bulgarie.

De toute façon s’il faut une intervention extérieure pour régler la crise Ukrainienne il faut qu’elle comprenne d’abord la Russie. La guerre froide est finie, nous avons tout intérêt à régler les problèmes en accord avec la Russie, aussi bien en Syrie qu’en Ukraine.

 

26/01/2014

Arrêtons l'Europe à l'est.

Il y a quelques mois on apprenait que l’Europe se préparait à signer des accords d’association avec l’Ukraine. L’affaire capota, le président ukrainien, Victor Ianoukovitch ayant préféré se rapprocher de la Russie.

Depuis l’Ukraine est en ébullition et on se bat dans Kiev.

Première question : qui en Europe avait pris la décision de ce rapprochement avec l’Ukraine ? Avait-t-on consulté les populations ? Il est temps d’arrêter l’extension de l’Union européenne qui a déjà dépassé les limites du raisonnable. Si on avait consulté les citoyens des états, aurait-t-on accueilli la Bulgarie, la Roumanie et certains états de l’ex-Yougoslavie ? Qu’avons nous gagné à accueillir ces états mafieux sinon une multiplication des trafics et des vols et la prolifération des Roms.

Il est temps de dire aux Ukrainiens : vous voulez peut être appartenir à l’Europe, mais nous ne le souhaitons pas ni maintenant ni jamais. L’Ukraine n’est pas européenne.

Comparer la Pologne et l’Ukraine  - même appartenance à l’ancien monde soviétique, même poids démographique -  et dire que depuis que la Pologne appartient à l’Europe elle s’est développée au point que son PIB vaut quatre fois celui de l’Ukraine, n’a pas de sens si on considère que l’Ukraine n’appartient pas à l’Europe et n’y a jamais appartenu. Laissons l’Ukraine à l’orbite russe, sinon petit à petit l’Europe va s’étendre au Caucase et à ses éternels conflits.

Il en est de même de la Turquie ; n’entretenons pas par un dialogue avec la Turquie, un vain espoir d’adhésion à l’Union Européenne. La Turquie est en crise économique d’abord mais aussi politique. C’est un pays musulman qui n’a rien d’européen, mettons une fois pour toute les choses au point : il n’est pas question que la Turquie rejoigne l’Union européenne, elle fait partie de la zone moyen-orientale au même titre que l’Irak et la Syrie.

Le président Hollande en visite en Turquie a bien promis de soumettre une adhésion éventuelle à un referendum. On sait ce que cela signifie : quand le résultat d’un referendum ne plait pas, on le contourne.

L’extension illimitée de l’Europe doit cesser.

 

 

18/01/2014

Genève 2:vers l'échec

Il est peu probable que la réunion dite Genève 2 qui doit se tenir à partir du 22 janvier à Montreux en Suisse, pour régler la crise syrienne, en supposant qu’elle se tienne, aboutisse à un quelconque résultat.

Si comme le mentionnent les invitations, l'objectif affiché de la conférence reste la mise en place d'un gouvernement de transition, conformément à la déclaration de Genève adoptée il y a dix-huit mois, Bachar al-Assad n’a montré aucune intention d’abandonner le pouvoir à une opposition complètement divisée et islamisée. De plus sa position ne cesse de se conforter avec l’appui de l’Iran et de la Russie.

Laurent Fabius a beau répéter que la conférence n’aurait lieu que si elle prévoit expressément le départ de al-Assad, ce n’est pas cela qui influera sur le processus, la France ne faisant dans l’affaire syrienne que d’avaler des couleuvres à courir après les vrais décideurs que sont les Etats Unis et la Russie.

Le problème c’est surtout l’opposition totalement divisée et maintenant en proie à des combats internes. Elle s’est réunie le 9 janvier à Cordoue pour essayer de définir une position commune.

Un front islamique (FI) de tendance salafiste, soutenu par l’Arabie Saoudite, existe maintenant à coté de l’Armée Syrienne Libre (ASL) branche militaire de la Coalition nationale syrienne (CNS) reconnue par l’Occident. Le but du front islamiste étant d’établir un régime islamiste sunnite. L’ASL, marginalisée, s’est rapproché nolens volens du front islamique.

Pour compliquer la situation, l’EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant) mouvement djihadiste lié à Al-Quaïda, 5 à 6 000 combattants dont nombre d’étrangers, plusieurs centaines venus d’Europe, quelque 200 de France, se heurtent dans de violents combats ayant déjà fait plusieurs centaines de morts. à une coalition  hétéroclite d’insurgés dans le nord du pays à partir d’Alep. Cette lutte à l’issue incertaine a permis à al-Assad de reconquérir une grande partie des zones perdues.

Dans ces conditions on ne voit pas très bien comment l’opposition syrienne où les islamistes sont prédominants, pourrait offrir une alternative crédible. Reste également à régler la participation de l’Iran, acteur incontournable mais pas forcément bienvenu.

Il n’est d’ailleurs pas évident que les Etats Unis souhaitent réellement le départ de Bachar au risque de créer une situation à l’Irakienne, d’autant que Bachar a fait nombre de concessions sur les gaz de combat et maintenant sur les couloirs humanitaires.

Quand on regarde les résultats de ces luttes soi disant destinées à éradiquer les dictatures, on constate la chienlit en Libye et en Irak, le retour à la situation antérieure en Egypte, la guerre civile en Syrie, une lueur d’espoir en Tunisie et on se dit qu’on aurait mieux fait de laisser les choses en l’état et surtout de ne pas s’en mêler.