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07/01/2016

L'appel de Sainte Anne

J’ai profité d’un séjour contraint à l’hôpital des armées Sainte Anne de Toulon pour lire le livre de Philippe de Villiers, « Le moment est venu de dire ce que j’ai vu ». Venant après le livre d’Eric Zemmour, « le suicide français », j’en suis sorti indigné.

Le témoignage de Villiers dont on ne peut mettre en doute la sincérité ni l’exactitude, fait toucher du doigt, non seulement l’impuissance des gouvernants quels qu’ils soient à redresser une situation économique, sociale, et sociétale de plus en plus délabrée mais aussi ce qui les agite, la recherche du pouvoir par tous les moyens, la dissimulation des choses aux Français, le mépris pour la démocratie, la défense de leurs situations personnelles.

Bref la classe politique qu’elle soit de droite ou de gauche est totalement usée et inefficace : ça ne peut pas durer comme ça.

Obnubilés par la montée continue du Front National, les politiques de gauche comme de droite ne pensent qu’à lui barrer la route par les pires compromissions, sans chercher à comprendre ce qui la provoque : une colère contre une classe de gouvernement incapable de résoudre la question de l’emploi et d’enrayer la montée de l’islamisme.

Tous les gouvernements ont promis d’inverser la courbe du chômage, elle ne fait que monter. Personne n’ose entreprendre les réformes courageuses qui s’imposent, restructurer de fond en comble le code du travail, rétablir l’équilibre des comptes sociaux et du budget, alléger les structures de l’Etat.

Les Français n’en peuvent plus de voir la perte de leurs repères nationaux, ne supportent plus la prise de pouvoir de plus en plus prégnante par l’Europe, ne comprennent pas qu’on ne mette un frein à une immigration de plus en plus invasive.

Il faut changer la classe politique : la connivence des partis dits de gouvernement, l’amoralisme voire la malhonnêteté de ceux qui devraient se consacrer à leur pays et aux Français ne sont plus supportables.

Or, si rien n’est fait, aux présidentielles de 2017, l’offre du second tour sera soit deux anciens présidents ayant échoué ou anciens premiers ministres – on prend les mêmes et on recommence – soit Marine Le Pen et un des anciens présidents ou premiers ministres. Dans cette dernière situation Marine Le Pen n’a aucune chance, elle se heurtera à un « front républicain » sans compter tous ceux qui à la suite de décennies de diabolisation ne voteront jamais pour elle.

Il faut donc changer la donne et regrouper toutes les forces nationales sans exclusive, sous la houlette d’un candidat, crédible, ayant un projet, honnête et pour cela je ne vois que Philippe de Villiers. Cela implique que Marine Le Pen passe son tour et se rallie à ce regroupement de patriotes et de nationaux qui ne supportent plus le déclin de leur pays et la perte de ses valeurs.

Il doit y avoir une majorité en France à souhaiter un tel regroupement, allant de la droite encore abusivement qualifiée d’extrême, à une frange du parti républicain qui comprend certainement beaucoup de patriotes aspirant au changement.

Cela mes semble la seule méthode pour changer les choses.

 

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05/01/2016

47

47 c’est le nombre d’exécutions, généralement par décapitation au sabre, pratiquées en Arabie Saoudite. Et ce n’est probablement pas fini.

La plupart des condamnés l'ont été pour terrorisme, parmi eux des membres d’al-Qaida, mouvement que Ryad finançait pourtant à coté du Qatar.

Et pourtant l’Arabie Saoudite avait pris la tête d’une coalition d’états musulmans d’Afrique et d’Asie pour lutter contre le terrorisme. Comment y croire maintenant quand le royaume met de l’huile sur le feu ?

Comment croire au cessez-le-feu en Syrie voté à l’unanimité au conseil de sécurité et à la création d’un gouvernement de transition, ce qui nécessite l’action conjointe de tous les acteurs du conflit syrien : Arabie Saoudite et Iran, Turquie, Etats-Unis, Russie, de la France et de l’Angleterre sans compter le gouvernement syrien et ceux qui le combattent ?

D’autant que parmi les condamnés, il y avait le cheikh Nimr al-Nimr figure de la contestation chiite, exécution qui est une provocation vers l’Iran, dont les relations diplomatiques avec l’Arabie Saoudite ont été rompues.

On peut penser que ces exécutions sont dues à la crainte que le Royaume saoudien entretient d’une déstabilisation par EI qui a appelé ses sympathisants à renverser la maison des Saoud qui règne sans partage sur l’Arabie Saoudite y imposant un mode vie rigoriste en particulier pour les femmes. Le régime saoudien se sait fragile et sa peur l’entrainera encore aux pires excès pour assurer sa survie par la terreur, d’autant qu’il mène depuis des mois une guerre meurtrière au Yemen contre les rebelles Houthis soutenus par l’Iran, guerre qui curieusement ne soulève guère d’intérêt au contraire de celle de Syrie, les Etats Unis continuant même à fournir des armes au Royaume.

Le plus étonnant est la faible réaction des pays occidentaux à ce massacre de masse, en particulier de la France, dont on se demande comment elle peut entretenir une alliance avec ce régime de chameliers bédouins assis sur un baril de pétrole, resté au Moyen Age.

Comment peut on dans ces conditions reprocher à Bachar al-Assad la lutte qu’il entretient pour la survie de son régime contre l’islamisme qui, s’il prend le pouvoir, instaurera un régime bien pire en particulier pour la minorité chrétienne.

Comment aussi traiter Vladimir Poutine d’autocrate peu respectueux des droits de l’homme et le condamner pour le retour de la Crimée à la Russie et son action, somme toute modérée, en Ukraine, pays failli et pourri jusqu’à la moelle dont l’Europe n’a que faire et dont il vaudrait bien mieux ne pas s’occuper.

De toute façon la paix en Syrie ne se fera pas sans la Russie.

 

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22/12/2015

Syrie : la paix on voudrait y croire ?

Le conseil de sécurité a adopté vendredi à l’unanimité, une résolution qui prévoit un cessez-le-feu et la mise en place d’un gouvernement de transition en Syrie. La paix enfin après cette guerre civile qui en plus de quatre ans a fait 250.000 morts, qui ne pourrait s’en réjouir ? Mais peut on y croire ?

D’abord il ne s’agit pas de cesser la guerre contre l’EI pour aboutir à son éradication, mais uniquement de trouver une solution négociée au conflit entre le gouvernement actuel syrien de Bachar el-Assad et les divers groupes opposants qui veulent sa chute.

Il n’y aurait pas d’interventions extérieures, d’arrière pensées et de différences d’interprétation, ce serait peut être possible mais les 17 pays qui se sont réunis à New York ont beaucoup d’objectifs différents. Il y a d’abord la volonté des puissances sunnites, notamment l’Arabie Saoudite et le Qatar qui veulent créer un état islamique après le départ de Bachar et ce en opposition avec l’Iran chiite qui n’acceptera certainement pas la création d’un pouvoir sunnite.

Il y a l’opposition de nombreuses minorités syriennes qui ne veulent pas d’un pouvoir islamique : les alaouites, les chrétiens de différentes confessions, les kurdes, les yazidis, les druzes, qui pour beaucoup soutiennent le gouvernement…

Il y a les conflits entre les différents mouvements opposés au gouvernement actuel, parmi lesquels on trouve plusieurs mouvements terroristes souvent soutenus par l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie voire des pays occidentaux comme le France dont l’objectif principal a été longtemps, le départ d’el-Assad - rappelons nous al-nosra, filiale d’al-qaida qui pour Fabius faisait du « bon boulot ». Lesquels seront admis aux négociations pour entamer « un processus politique » devant décider de l’avenir de la Syrie ? Lesquels seront classés comme terroristes et combattus ? L’Arabie Saoudite a bien réuni une conférence de nombreux mouvements d’opposants qui a abouti à la création d’un comité politique de 34 membres mais certains mouvements sont déjà jugés terroristes par la Russie et l’Iran et il est bien probable que l’opposition extérieure qui représente une grande part de « l’opposition modérée » ne s’y retrouvera pas.

Il y a les Turcs dont le rôle est pour le moins trouble. Les Turcs pour qui l’ennemi principal, ce sont les kurdes, qui soutiennent aussi les turkmènes du nord de la Syrie, opposés à el-Assad et sont accusés d’acheter le pétrole vendu par l’EI.

Il y a les kurdes qui veulent constituer un Kurdistan transfrontalier autonome.

De toute façon le cessez-le-feu ne concernera que la guerre civile et non la guerre contre l’EI et les mouvements terroristes, il va falloir définir les zones où on ne pourra plus intervenir, celles qui abritent les terroristes où on peut combattre, qui prendra part aux combats à coté des kurdes, de l’armée syrienne, de l’Iran et des milices déjà engagées voire des opposants au régime.

Un sujet n’a pas été évoqué, c’est le départ d’el-Assad dont le sort fait partie du processus de constitution d’un gouvernement de transition. Il est probable que la Russie ne fera pas un sujet de blocage de son départ éventuel mais devra convaincre l’Iran.

Ce qui est quand même intéressant c’est que cet accord réunit Américains et Russes, qui tous voudraient voir cesser cette guerre, les Russes se sentant directement concernés, les Américains souhaitant un accord de paix avant le fin du mandat d’Obama. Pour la première fois on a senti un effort conjoint d’aboutir qui pourrait s’étendre à d’autres sujets comme l’Ukraine une fois reconnu le retour de la Crimée à la Russie.

Ce qui est par contre navrant c’est que la politique incompréhensible de Fabius a pratiquement exclu la France des négociations, surtout par son obstination à voir le départ de Bachar comme un préalable. On ne peut aussi que constater que la France, abandonnant son rôle séculaire, n’a fait aucun effort pour la défense des chrétiens d’orient perdant, par ce renoncement toute influence au Levant.

La tâche est donc ardue mais en ces temps de Noël on ne peut que souhaiter « Paix aux hommes de bonne volonté »

 

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17/12/2015

A droite toute.

Il devient difficile de qualifier « d’extrême droite » un parti qui regroupe maintenant le tiers de l’électorat. En fait c’est maintenant le parti qui se qualifie de droite, « les républicains », qui occupe le centre. D’ailleurs il a du mal à y trouver sa place, NKM se fait virer pour critique de Sarkozy – et en plus d’ambition démesurée : « Elle se voyait déjà, tout en haut de l’affiche », exit la bobo - Rafarin fait les yeux doux à Valls et voudrait bien rallier les perdants, curieuse tendance, et ce n’est pas fini : la droite repoussée au centre se cherche un espace, Estrosi se propose de gouverner en PACA avec les socialistes, qui ne sont plus personne, mais surtout pas avec les 45% d’électeurs du FN qui sur beaucoup de sujets pensent comme lui.

La « droite » n’a pas compris que plus de 60% des électeurs avaient les mêmes préoccupations - la perte de l’identité française à la suite d’une immigration encore incontrôlée, le chômage toujours croissant, l’insécurité dans de grandes zones du territoire - et qu’il serait plus intelligent plutôt que de se joindre aux perdants qui ont fini de nous mettre dans cette situation, de se regrouper à droite et de cesser les invectives et les excommunications.

Réfléchissons à ce que sera l’offre à la présidentielle de 2017 : à partir du moment où on abandonne le premier tour à la perturbatrice, ce qui semble l’idée générale, on aura en face d’elle au second tour, un des deux anciens présidents ou un ancien premier ministre ou quelque outsider, ancien premier ministre, ancien ministre, enfin un cheval de retour qui depuis vingt ans occupe les tréteaux de la République avec le succès que l’on voit. Que les gens de droite qui à l’image de Philippe de Villiers se désolent d’assister à l’asservissement de la France, puis à sa disparition sous les coups de Washington, Berlin et Bruxelles sans parler de l’islamisme, recherchent ce qu’ils ont en commun avec le FN et créent un grand parti de droite ferme sur ses convictions et sur ses valeurs.

La « droite républicaine » est morte, abandonnons les mous à un marais dont il ne sort jamais rien, créons un grand parti de la droite nationale où on trouvera bien les intelligences et les volontés capables de redresser la France et de lui donner foi en son avenir.

 

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15/12/2015

Victorieuse défaite.

Il est des défaites qui sont en réalité des victoires. Ainsi en est il du Front National qui a, pour les régionales reçu le soutien de 7 millions d’électeurs sans gagner une seule région. Il faut dire que dans les deux régions où il devait l’emporter, les appareils parisiens ont privé les électeurs de gauche de candidats et les ont contraints à voter « contre » plutôt que « pour », contre toutes les règles de la démocratie. Monsieur Estrosi qui traite le FN de parti fasciste et aussi raciste, xénophobe, antisémite – on connaît l’antienne – n’a pas été gêné de faire appel aux suppôts de Mélenchon, de Lutte Ouvrière et aux Khmers verts. Il promet maintenant à ses électeurs de gauche de les consulter et de tenir compte de leurs souhaits, donnant une fois de plus raison à ceux qui parlent de l’UMPS.

Le score du FN est remarquable quand on pense à tous les mensonges et billevesées dont il a été victime. Le premier ministre évoquant pour son compte une guerre civile comme si du fait de sa politique nous n’étions pas déjà en guerre civile : les terroristes de Charlie Hebdo, de l’hyper Cacher et du vendredi 13 au Bataclan et ailleurs -130 morts- étaient bien des Français. Pour lui ce n’est pas l’Islam et les islamistes qui posent problème et qui l’ont contraint à déclarer l’état d’urgence, c’est le FN. L’islam est pour Valls « compatible avec la démographie » et pas le FN !

Le score du FN est remarquable après 30 ans de diabolisation de « reductio ad Hitlerum » par l’ensemble des média, presse, radio, télévision, de jugements iniques. Il fallait les voir unanimes pendant la campagne et montrant un soulagement ridicule après le vote : ouf le fascisme n’est pas passé.

Même la presse prétendue catholique et certains évêques s’en sont mêlés jugeant les idées du FN contraires à l’Evangile, oubliant que Jésus avait fait le partage entre ce qui est à César et ce qui est à Dieu. Ce n’est pas pourtant le FN qui a inventé le mariage des homosexuels et l’enseignement des « genres » à l’école primaire.

Que dans ces conditions Marion Maréchal Le Pen ait rassemblé seule 45 % des votes en PACA tient du miracle.

Mais le fond de toute cette affaire est que le FN se comporte comme un chien dans un jeu de quilles, compromettant un jeu politique bien rodé où on se remplace au gré des alternances mais où chacun garde une place et les privilèges qui vont avec, député puis sénateur, de temps en temps ministre ou président de région avec toujours l’espoir de quelque chose de mieux, de plus lucratif, de plus considéré, tous issus d’une même caste de médiocres, souvent corrompus, se fichant du sort des électeurs et n’évoquant la montée du chômage que pour la regretter mais pas pour faire le nécessaire pour la combattre. Nous voilà comme en 1789 avec devant la souffrance du peuple, une aristocratie autoproclamée de minables, de pense-petit, où on chercherait en vain un chef ne voyant que les intérêts du pays et ayant le courage de prendre les mesures quelquefois difficiles qui s’imposent.

Et pourtant la montée du FN les a contraints à reprendre une partie des mesures qu’il préconisait comme la fermeture des frontières. Mais peut on espérer qu’ils changent de politique une fois leur peur oubliée. Tout redeviendra comme avant jusqu’à ce que le peuple se révolte.