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01/12/2015

Nous sommes en guerre.

J’avoue ne pas avoir compris le sens de la cérémonie d’hommages aux victimes, aux Invalides. J’y vois le refus d’accepter toute mort alors que nous sommes en guerre.

D’abord le lieu était mal choisi : les Invalides où sont traditionnellement rendues les honneurs aux héros et aux militaires morts pour la France. En l’occurrence les morts ne sont pas morts pour la France mais sont des victimes s’étant trouvées au mauvais endroit au mauvais moment. Elles ne cherchaient pas à servir la France mais à boire un pot à la terrasse d’un café où à assister à un concert rock. En ce sens leur mérite n’est pas plus grand que celui des touristes russes morts dans l’avion de Charm el-Cheik .

Que l’on dise des messes pour le repos de leurs âmes où que l’on se recueille en leur mémoire, très bien, mais ces obsèques semi-nationales sont insensées et destinées à camoufler l'échec de gouvernants incapables d’assurer la sécurité des Français et ayant participé par complicité et passivité à la situation à l’origine de cette barbarie : 40 ans d’une immigration incontrôlée et d’un laxisme judiciaire irresponsable.

Depuis des années une philosophie de bizounours donne lieu à chaque fait divers, à marche blanche, lâché de ballons, dépôt de fleurs, manifestations assez ridicules par lesquelles une société athée essaye de suppléer aux manifestations religieuses d’antan. On voit un Président de la république n’hésitant pas à se rendre une rose blanche à la main devant la terrasse d’un café où des soi-disant Français ont massacré d’autres Français au nom d’Allah. Et surtout pas d’amalgame.

J’imagine le plaisir de tous ces « Français » qui se réjouissent de ces massacres et rêvent même d’y participer un jour pour atteindre à la palme du martyr et à ses houris. Quel meilleur encouragement pour recommencer et alors que fera-t-on ? Une nouvelle cérémonie aux Invalides ?

Nous sommes en guerre et durant les guerres il y a des morts ; la seule réaction acceptable est de lutter contre les criminels, militairement contre les bases du mouvement à l’origine de tout ce désordre - c’est ce que nous faisons en Syrie et en Irak, au Sahel - et par une lutte acharnée en France, des services de police et de renseignement suivie de l’action sans faiblesse des juges.

Que voulait dire ce président athée qui ne jure que par le laïcisme en parlant de « la cause folle d’un Dieu trahi », de qui s’agissait il sinon de l’Islam plus ou moins dévoyé et pourquoi ne pas le nommer, et quelle signification pouvait-on trouver à cet « Hymne à l’amour » chanté par trois chanteuses, une franco israélienne, une d’origine algérienne et une bretonne ? Encore la tolérance et le vivre ensemble… Est ce vraiment de circonstance, soyons solidaires mais pas tolérants, nous sommes en guerre, il faut la faire.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

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26/11/2015

Avec un allié comme ça...

Il est possible que le chasseur russe abattu par la chasse turque ait survolé la Turquie ; s’il l’a fait et si l’on en croit les relevés radar présentés par les Turcs, c’est sur quelques kilomètres et pendant quelques dizaines de secondes. Quand on voit la trajectoire, il est évident que la Turquie n’a jamais été menacée. En éliminant la possibilité improbable d’une initiative des chasseurs turcs, il s’agit d’une action délibérée et préméditée, contraire au droit des gens.

D’ailleurs les rebelles syriens ont tiré sur les pilotes éjectés qui tombaient en territoire syrien, ce qui est un crime de guerre.

Au moment ou le président français s’emploie à constituer une coalition allant des Etats Unis à la Russie pour combattre l’EI, on peut penser à une tentative de sabotage de la part des Turcs.

A dire le vrai, l’objectif d’Erdogan n’est pas l’élimination d’EI mais d’une part la lutte contre les Kurdes, principaux adversaires d’EI dans le Kurdistan syrien, d’autre part la défense des turcophones syriens qui combattent Bachar el-Assad et de ce fait sont bombardés par les Russes. Notons que ces rebelles turcophones ont été équipés via l’Arabie Saoudite et la Turquie de missiles antichar américains TOW, auxquels les chars syriens relativement anciens ne résistent pas.

Comme on peut, avec les Russes, estimer que la coalition anti EI a besoin de l’armée loyaliste syrienne pour combattre EI, on ne peut que constater que les Turcs agissent en alliés d’EI. D’ailleurs la Turquie entretient entre autres, avec EI un trafic de pétrole transporté par camions auquel s’en sont pris les Américains, les Russes et les Français qui ont détruit des centaines de camions et des réservoirs de pétrole.

Dans ces conditions la Turquie ne se comporte pas en allié mais soutient les adversaires de la coalition. L’ennui est que la Turquie appartenant à l’OTAN en appelle au soutien de l’alliance.

Le président Hollande, s’il veut sauver sa tentative diplomatique entre les Etats Unis et la Russie, se doit d’exiger le désaveu de la Turquie par l’OTAN et que l’alliance présente ses excuses aux Russes ; en cas de refus le mieux pour la France serait de quitter l’OTAN, ce qui de toute façon serait la meilleure chose à faire.

Quand on a un allié comme la Turquie, il est inutile d’avoir des ennemis.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

 

Enfin!

Il aura fallu les 129 morts et 352 blessés des massacres parisiens, pour que le pouvoir finisse par reconnaître ce que tout le monde avait compris, que nous étions en guerre et que l’ennemi en Syrie n’était pas Bachar el-Assad mais Daech. Laurent Fabius plutôt que d’avaler son chapeau pour deux ans de politique à contresens, ou même de donner sa démission ce qui serait certainement le plus souhaitable, « accepte » de rejoindre la Russie pour tenir compte du changement de politique de Poutine qui se serait enfin décidé à se concentrer contre Daech et non pas contre les islamistes modérés.

Gonflé ! Pour la Russie il n’y a pas d’islamistes modérés mais des mouvements terroristes et il convient de sauver la Syrie dont l’armée est indispensable à l’éradication de Daech.

L’opposition modérée est un phantasme de Fabius dans sa phobie anti-Bachar, au point de déclarer qu’al Nosra, avatar d’al Qaida « faisait du bon boulot »

Enfin ne boudons pas notre satisfaction, nous allons enfin vers une coalition engerbant tous les ennemis de Daech : la Russie, la France, l’Iran, les Kurdes, l’armée Syrienne, les Etats Unis… Nous pouvons espérer, opérations coordonnées, échanges de renseignements voire actions conjointes.

Maintenant que la France a repris la bonne direction formulons quelques vœux :

Rouvrons notre ambassade à Damas et reprenons nos relations diplomatiques avec la Syrie, état souverain gouverné par un pouvoir légitime. Il est certainement bien renseigné.

Abandonnons les sanctions contre la Russie, elles ne servent à rien, nous coûtent autant qu’à la Russie et ne sont pas de mise envers un allié. Il sera bien temps plus tard de revoir si nécessaire la question ukrainienne qui est loin d’être vitale.

Pour les mêmes raisons abandonnons les sanctions envers l’Iran appelé à être un allié indispensable dans la lutte contre Daech.

Et si on veut voir plus loin peut être comprendra-t-on un jour que l’avenir de l’Europe est avec la Russie et non de rester un satellite des Etats Unis : L’OTAN n’ plus de raison d’être et il ne faut pas signer le Traité Transatlantique.

15/11/2015

Le sexe des anges.

On dit que quand les Turcs étaient aux portes de Constantinople, le concile discutait du sexe des anges, maintenant que les barbares sont dans Paris on veut réunir une centaine de chefs d’état pour discuter du climat. Bien entendu, de cette grande messe, il ne sortira rien, les Etats Unis ont déjà déclaré qu’ils ne voulaient pas d’un texte contraignant, on va donc décider d’objectifs inatteignables, basés sur des informations biaisées ou invérifiables ? Ca sert à quoi ? L’affaire Volkswagen est un bel exemple des tripatouillages auxquels on peut faire appel. Et puis sommes nous maintenant capables de garantir la sécurité des milliers de délégués qui vont déferler sur Paris. On risque de ne voir venir que des seconds couteaux. Il faut annuler cette conférence ; je sais ça fera beaucoup de peine à Hollande, Fabius, sans compter Ségolène.

Mais maintenant qu’on a enfin déclaré que nous étions en guerre, il faut la faire, ne faire que cela et le plus intelligemment possible.

D’abord il ne faut pas se tromper d’ennemi, ce n’est pas Bachar notre ennemi et lui se bat aussi contre EI, notre ennemi commun. Abandonnons l’illusion de l’  « opposition modérée » qui est constituée d’islamistes comme les autres, armés par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie et constituons une coalition de tous ceux qui peuvent combattre EI, la Russie, l’Iran, Les Kurdes, les milices qui combattent en Irak, les Etats Unis et bien entendu l’armée Syrienne.

Il est navrant de voir l’armée Syrienne, confrontée à des missiles antichars américains TOW qui leur sont fournis par l’Arabie Saoudite.

Rouvrons notre ambassade à Damas abandonnons les sanctions contre la Russie et l’Iran

C’est l’Occident qui a provoqué le chaos actuel par ses interventions irréfléchies en Afghanistan, en Irak, en Syrie et en Libye. Il faut maintenant recoller les morceaux qui peuvent l’être et d’abord éradiquer EI.

Pour ce qui est de la France, depuis des années nous désarmons, ne gaspillons plus nos faibles moyens, supprimons les gardes statiques devant les synagogues et les mosquées, cela ne sert à rien et permettra de récupérer et d’entrainer des effectifs à la vraie mission des militaires : le combat.

Et puis ne décrétons pas des deuils nationaux, à chaque occasion, cela ne sert qu’à encourager nos ennemis, fermons nos frontières comme cala aurait du être fait depuis longtemps, et expulsons les refusés du droit d’asile. Il n’est pas acceptable de voir des situations comme celle de Calais.

 

11/11/2015

Le fils de Saul.

On parle beaucoup ces temps ci d’un film « Le fils de Saul » qui, dit « Le Monde », « est précédé (et suivi) d'une rumeur extrêmement positive. Mieux, il a été adoubé par les cautions morales françaises les plus respectées dans le domaine de la Shoah, parmi lesquelles sa figure la plus emblématique, et la plus autoritaire, Claude Lanzmann. ». C’est évidemment une caution. Il n’empêche, je n’irai pas le voir, j’ai depuis de nombreuses années une indigestion de faits qui, bien-sur exceptionnels, se sont déroulés il y a plus de 70 ans et pour lesquels on cherche à culpabiliser les Français qui n’y furent pour rien. 70 ans c’est le temps qu’il faut pour qu’une œuvre tombe dans le domaine public et au bout duquel on peut l’utiliser librement. A cette occasion je voudrais faire un vœu : Qu’on profite de ce délai qui a vu disparaître les témoins directs pour, abroger toutes les lois mémorielles et surtout la loi Gayssot qui interdit toute recherche sur cette période et que l’élimination des juifs d’Europe regagne le domaine de l’histoire.

D’autant que « le fils de Saul » se présente comme un roman et ne se réclame pas de la vérité historique.

« Le fils de Saul » se déroule pour sa plus grande partie à l'intérieur des bâtiments abritant les chambres à gaz et les crématoires de Birkenau, il traite des Sonderkommandos (les Juifs qui travaillaient sous la contrainte des nazis dans les chambres à gaz et les fours crématoires) et c’est bien cela qui à mon sens mérite réflexion car ces malheureux ont été placés devant un choix devant lequel je ne sais pas d’ailleurs ce que j’aurais fait : ils pouvaient obéir et aider leurs bourreaux à éliminer leurs correligionnaires, ou avoir le courage de refuser au risque certain de leur vie.

Je suis persuadé qu’il y en eut de ces héros immédiatement oubliés, mais je constate que ce sont les autres, ceux qui ont accepté de collaborer dont on parle aujourd’hui.

La critique que Nathalie Skowronek fait de ce film, exprime bien d’ailleurs la crainte de l’auteur, Lazlo Nemes, de se heurter à des tabous, des interdits : Il a fait un film « à la fois spectaculaire et prudent ». On voit  « qu'on marche sur des œufs et que plane l'interdit de la représentation », et c’est bien ce qui est navrant, de voir où est réduite en France, la liberté d’expression. Il eut probablement suffi que Claude Lanzmann s’y oppose pour que ce film ne sorte pas.