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15/09/2017

Les Rohingyas

On nous bassine actuellement avec ces pauvres Rohingyas victimes de ces méchants Birmans coupables d’une épuration ethnique. En particulier l’icône absolue, prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, déçoit bien les grandes âmes.

Il est probable que les Birmans montrent une brutalité excessive mais il faut voir la réalité des choses :

Venus de ce qui est maintenant le Bangladesh, les Rohingyas, musulmans sunnites, ne parlant pas birman, ont colonisé la province mitoyenne, l’Arakan et ne se sont jamais intégrés. Du temps de la colonisation britannique, ils se sont rangés du côté du colonisateur anglais, se mettant même à leur service dans l’armée et la police anglaise pour réprimer les Birmans lors des guerres anglo-birmanes de 1824, 1852, 1886 et 1947. Dans l’esprit des Birmans, les Rohingyas sont des envahisseurs, des ennemis et des traîtres. Ils sont maintenant un million.
Ils ne respectent pas les lois birmanes et vivent selon la charia. La majorité radicalisée veut une province islamique en Birmanie.

La colère des Birmans est née avec les attaques régulières de postes de douanes destinées à faire entrer des migrants rohingyas supplémentaires du Bangladesh. La répression actuelle vient des attaques en 2016 d’une vingtaine de commissariats de police provoquant la mort de 89 Birmans dont 12 policiers.

La Birmanie a alors décidé de renvoyer les Rohingyas chez eux au Bangladesh. Mais le Bangladesh n’en veut pas considérant que ce sont des fauteurs de trouble. 400 000 réfugiés s’y trouvent déjà, le Bangladesh a fermé ses frontières, 10 000 Rohingyas sont actuellement massés à ses portes, principalement des femmes et des enfants, les hommes étant restés pour combattre.

A l’évidence le gouvernement birman a entrepris une « reconquista », Aung San Suu Ky imitant Isabelle la Catholique en 1492.

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13/09/2017

Inconscience à Saint Martin

Saint Martin et Saint Barthélémy sont comme d’ailleurs l’ensemble des Antilles sur la route des ouragans. Irma n’était donc pas du tout imprévue même si cet ouragan avait une vigueur rare mais pas inconnue.

En métropole on définit des zones inondables inconstructibles, on évalue les risques et on cherche à les réduire.
En l’occurrence à Saint Martin il semble que l’on n’ait pas pris le risque en compte alors qu’il était connu.

Des mesures devraient être prises et on espère qu’elles le seront au cours de la reconstruction :

D’abord sécuriser les infrastructures vitales : centrale électrique, moyens de communication, usine de dessalement, bâtiments administratifs indispensables. Ceci nécessite de choisir des emplacements hors d’atteinte des eaux et de les concevoir pour qu’elles puissent résister à l’ouragan maximum envisageable. On peut aussi enterrer le réseau électrique et sécuriser le réseau de distribution d’eau.

Il faut également prévoir un plan d’évacuation des zones menacées : sites de regroupement et de mises à l’abri avec des stocks de vivres et d’eau. Prévoir un système d’alerte.

Il faut ensuite définir les zones où la construction est autorisée, construire suffisamment résistant pour que les dégâts soient limités, éventuellement construire sur pilotis ce qui favorise l’écoulement des eaux, au moins prévoir un étage hors d’atteinte par les eaux.

Ce n’est pas du tout ce qui était fait à Saint Martin où on a construit en bordure de mer, où on a laissé se développer un habitat précaire souvent occupé par des étrangers clandestins.

Il faut aussi que l’île dispose de forces de maintien de l’ordre suffisantes pour éviter les pillages auxquels on a assisté, au besoin prévoir un acheminement rapide.

Mais ce qu’il faut voir c’est que ce qui est arrivé à Saint Martin peut arriver dans nombre des îles françaises même en Polynésie, mais aussi dans les autres Antilles, et les îles de l’océan Indien. Un tel typhon passant sur Mayotte aurait des conséquences dramatiques en raison de la densité de la population, de la précarité de beaucoup d’habitations certaines en bordure de mer.

Tout cela relève d’une étude de risque comme on en fait pour les centrales nucléaires, d’une totale intransigeance dans l’application des mesures définies et d’une surveillance constante pour éviter des dérives.

Évidemment cela couterait de l’argent mais éviterait la catastrophe à laquelle on vient d’assister.

 

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11/09/2017

Macron et la Pologne.

Quand en 2006 les frères jumeaux Kascinsky se retrouvèrent au pouvoir en Pologne, Lech comme Président, Jaroslav comme président du conseil, la presse bien-pensante et en particulier Le Monde se déchaina comme au temps du général Pinochet : nationalistes, populistes, catholiques, tout fut bon pour les accabler.

Lech est mort à Smolensk dans un accident d’avion, Jaroslav n’a plus de fonction officielle mais à la tête du parti « droit et justice » au pouvoir, apparaît comme l’homme fort de la Pologne.

Le gouvernement est dirigé depuis 2015 par Beata Szydlo qui apparaît aussi inflexible que les jumeaux Kascinsky. La Pologne est avec la Hongrie, la Slovaquie et la République Tchèque, membre du Groupe de Visegrad, dans le collimateur de la commission européenne, qui l’accuse de ne pas être fidèle aux « valeurs » de l’Europe.

A l’instar de la Pologne, la Hongrie de Viktor Orban qui mit fin à l’invasion de « migrants » venus de Grèce en bloquant la route des Balkans, s’oppose à la création de quotas impératifs de réfugiés, Orban a aggravé son cas en fermant l’université du milliardaire mondialiste Soros à Budapest.

En fait les membres du groupe Visegrad refusent l‘admission de tout migrant, faisant valoir qu’ils ne sont pas, eux, victimes d’attentats islamistes.

L’exécutif européen a entamé une procédure d’infraction contre Varsovie mais aussi Prague et Budapest, la cour de Luxembourg ayant validé les quotas européens de réfugiés. Mais c’est surtout la Pologne - et les 38 millions de Polonais - qui est visée. On lui reproche, en plus du refus d’admission de tout réfugié, la mise au pas des juges et des journalistes.

Il est vrai que Beata Szydlo a fait de la lutte contre l’avortement, la fécondation in vitro et la corruption des médias ses chevaux de bataille, ce qui bien évidemment est contraire aux « valeurs de l’Europe ».

C’est dans ce contexte que le président Macron cherche à réformer la directive sur les travailleurs détachés dont bénéficie surtout la Pologne. Que cette directive soit un scandale, imposant aux travailleurs français une concurrence déloyale insupportable, c’est bien évident, mais cette directive n’est pas née de rien et a du être ratifiée à un moment ou à un autre par la France ou ses représentants.

Quoiqu’il en soit au cours de sa tournée en Europe orientale, au cours de laquelle il a soigneusement évité Varsovie et Budapest, il s’en est pris à Sofia, à la politique globale du gouvernement polonais, qui porterait atteinte à l’Etat de droit et mettrait la Pologne à la marge de l’Union européenne.

Beata Szydlo n’a pas apprécié, et on la comprend, et a déclaré : «Peut-être ces déclarations arrogantes sont-elles dues à son manque d'expérience et de pratique politique, ce que j'observe avec compréhension, mais j'attends qu'il rattrape rapidement ces lacunes et qu'il soit à l'avenir plus réservé ». Pas aimable mais pas faux, si Macron voulait tellement réformer la directive « travailleurs détachés », il serait préférable qu’il s’y prenne autrement et assure par exemple qu’en échange de concessions sur la directive, la France s’opposerait désormais à l’ingérence de Bruxelles dans les affaires intérieures polonaises. Cela ne couterait rien, les sanctions pour atteinte à l’Etat de droit devant être votées à l’unanimité. Plusieurs pays s’y opposent.

 

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06/09/2017

Hystérie coréenne.

Bien sur on ne se réjouira pas de l’entrée de la Corée du Nord dans le club des puissances nucléaires. De là à déclencher l’hystérie actuelle allant jusqu’à la baisse des marchés financiers, c’est peut être excessif. A cette aune on aurait du s’inquiéter des arsenaux nucléaires, pakistanais, indiens ou israéliens. Surtout, alors que le plus grand détenteur d’armes nucléaires de la planète se voit déjà sous le feu nucléaire, il apparaît que le but recherché par le satrape coréen est plus la dissuasion pour la survie du régime que l’idée de s’en prendre à autrui, en particulier à la première puissance militaire du monde, ce qui serait proprement suicidaire.

Il s’agit donc de considérer la nouvelle situation calmement plutôt que de déclencher une nouvelle crise. Si les Etats Unis garantissent fermement la sécurité des voisins de la Corée du Nord : Corée du Sud, Japon, on ne voit pas comment cela pourrait dégénérer, la Corée du Nord ne pouvant risquer une totale destruction.

La Corée du Nord ayant dénoncé le Traité de Non Prolifération (TNP), on comprend mal l’indignation de l’ONU alors que cet organisme admet sans réaction que les cinq grandes puissances nucléaires continuent de moderniser les porteurs et les armes nucléaires au mépris du TNP qu’elles ont ratifié et qui prévoit un désarmement progressif. D’autant que la situation mondiale actuelle ne justifie pas un tel développement des forces de dissuasion. La France n’est pas en reste qui prévoit à court terme le renouvellement complet de ses deux composantes, porteurs, missiles et têtes nucléaires.

Évidemment on peut appliquer des sanctions économiques à la Corée du Nord mais ce n’est pas cela qui amènera Kim Jong Un à renoncer à son arsenal.

Une question qu’il faudrait se poser c’est de comprendre comment la Corée du Nord a pu développer à un tel rythme armes et missiles sans une aide extérieure.

 

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30/08/2017

Les nouvelles nuisances de Monsieur Hulot.

 Monsieur Hulot a encore frappé. Pour situer le problème de la production française de « gaz à effet de serre » il faut savoir qu’elle se limite à 1% de la production mondiale, tout ce qu’on tentera pour la diminuer aura un effet parfaitement négligeable ; la France, grâce à l’énergie nucléaire est d’ailleurs un bon élève, mais elle le sera moins quand, pour des raisons purement idéologiques, on aura arrêté, comme prévu, 17 réacteurs capables de fonctionner dix ou vingt ans de plus.

C’est à la production nationale d’hydrocarbures que s’en prend maintenant Monsieur Hulot. Un projet de loi vise à interdire tout nouveau permis d’exploration et d’exploitation sur le territoire national ce qui arrêterait la production d’hydrocarbures nationaux en 2040. Il veut en finir « avec les énergies fossiles et s’engager dans la neutralité carbone ». La loi prévoit également de bannir totalement la recherche d’hydrocarbures non conventionnels et ceci même si on invente une autre méthode d’extraction que la fracturation hydraulique.

Pour les pétroles conventionnels, s’il ne s’agissait que de la métropole, il n’y aurait que demi mal, les ressources étant fort limitées mais l’interdiction couvre également le plateau continental et les 11 millions de km2 de nos Zones exclusives. Actuellement des permis de recherches d’hydrocarbures conventionnels sont en cours en Guyane et dans le canal du Mozambique près de Juan de Nova, où on a de sérieux espoirs de trouvailles importantes.

Remarquons que la prospection et la production d’hydrocarbures n’ont rien à voir avec la consommation et que nous continuerons à enrichir le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Russie. Le Qatar pourra ainsi continuer à acheter nos clubs de football, nos palaces. et construire n’importe quoi à Doha. Le Qatar et l’Arabie Saoudite pourront même continuer à financer le terrorisme qui nous frappe en France.

Quant aux pétroles non conventionnels dont on pense qu’ils sont abondants dans le sous-sol national, on préfère y renoncer a priori alors que les Etats-Unis depuis qu’ils les exploitent sont excédentaires en hydrocarbures. Pour des raisons purement idéologiques on préfère continuer à dépenser bon an mal an 70 milliards d’euros, à peu près le montant de notre déficit commercial.

Pour éviter une dépense supplémentaire on compte réduire la consommation d’hydrocarbures de 30% d’ici 2030, objectif qui semble inatteignable si on remplace dix sept réacteurs nucléaires par des milliers d’éoliennes qui nécessitent la mise en œuvre de centrales à gaz pendant les périodes où Eole refuse de souffler. La fin de la production de pétrole et de gaz est programmée pour 2040. Il est peu probable qu’à cette date on puisse se passer d’hydrocarbures qu’il faudra donc importer. Aberrant.

A ce sujet la construction de nouvelles éoliennes par milliers commence à rencontrer une sérieuse opposition. On leur reproche, ce qui est évident, d’atteindre aux paysages et aux monuments auprès desquels on les construit. Dans le parc naturel régional du haut Languedoc il est prévu d’implanter trois cents éoliennes. Si on continue nos campagnes ne seront plus des campagnes et les paysages seront constellés de machines tournantes de 200m de haut. Il semble que pour les écologistes, ces considérations relatives à notre patrimoine sont de peu de poids par rapport à la nécessité de réduire les émissions de CO2, Et pourtant la part actuelle de production d’électricité issue des énergies fossiles est très faible, de l’ordre de 4% et l’arrêt idéologique de réacteurs nucléaires ne fera que l’augmenter. Les centrales nucléaires entrainent infiniment moins de perturbation de l’environnement que les éoliennes. Si on renonce à la prolongation de vie des centrales actuelles de dix à vingt ans cela coutera, en termes d’investissement 93 milliards d’euros. Il faudra en plus remanier entièrement le réseau de transport du courant pour desservir les 17 000 éoliennes nécessaires. Qui va payer ? le consommateur final. Ce n’est pas à la production qu’il faut s’en prendre mais à l’isolation des bâtiments, aux transports routiers.

Mais pour faire le choix de la meilleure solution il faut s’affranchir de l’idéologie actuelle qui nous amène à nous tirer une balle dans le pied. Il paraît qu’il s’agissait d’une promesse électorale de Macron. On pourrait toutefois demander aux Français s’ils tiennent à payer l’électricité plus cher et à avoir un champ d’éoliennes dans leur fenêtre.

 

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