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17/09/2014

Une femme à bord.

Le Monde est quand même un drôle de journal, il ne peut faire un article sans faire de l’idéologie.

Voulant faire un reportage sur la vie à bord d’un sous marin nucléaire, il réussit à faire embarquer pour une patrouille d’un mois un reporter à bord du SNA La Perle.

D’abord il s’agit d’une femme, passe encore, elle se dit spécialisée dans les questions de défense ; Le Monde a du en emmerder du monde au ministère pour obtenir l’autorisation d’embarquer Nathalie Guibert pour un mois sur ce bateau non féminisé…

Mais ce qui est exaspérant c’est que cette dame se définit comme un « élément précurseur »  en quelque sorte une « jument de Troie » de la féminisation des sous marins qui est nolens volens décidée à partir de 2017.

Les prochains SNA, classe Baracuda sont prévus pour embarquer des femmes.

Néanmoins, cet article intitulé « Une femme à bord » paraît comme si Nathalie Guibert avait fait tomber un des derniers bastions du machisme. Pourtant elle reconnaît, que la vie d’une femme à bord n’est pas simple et qu’elle gène : « L'on se gêne continuellement, dans des coursives trop étroites pour marcher de front »

« J'ai logé dans la « chambre à cinq » des officiers, dans une subtile cohabitation. Mais seule la douche, un carré de 60 cm de côté, fut un obstacle du quotidien, avec sa porte saloon trop étroite et son rideau qui collait au dos. »

D’ailleurs elle reconnaît que la féminisation divise ; à vrai dire il y a ceux qui considèrent l’embarquement de femmes comme une inévitable calamité et les autres qui font contre mauvaise fortune bon cœur.

Cette décision purement idéologique prise par des gens qui n’ont jamais embarqué, ne correspond ni à un besoin ni à une demande. L’appel à candidature de femmes volontaires pour les sous marins n’a obtenu que cinq réponses.

Une dernière remarque, en plus d’avoir appris qu’entre militaires on ne se serre pas la main, elle devrait savoir que traiter des marins de la Marine Nationale de « marins soldats » frise l’injure. De mon temps dans la Marine, quand un patron d’embarcation traitait un matelot de « soldat » ce n‘était pas un compliment. On utilisait aussi l’expression « écrevisse de rempart » pour désigner les gens de l’armée de terre en référence à l’ancien pantalon garance. Je crains que ces belles expressions n’aient plus cours.

29/07/2012

La sénatrice et les sous-marins

Une sénatrice Mme Maryvonne Blondin « attirel'attention de M. le ministre de la défense sur l'emploi des femmes à bord des sous- marins français » : citant des exemples étrangers d’embarquement de femmes sur les sous marins, elle note « Une cohabitation avec des hommes, dans ces espaces très restreints, pour des missions de plusieurs mois est donc possible. Un progrès notable dans l'égalité des sexes. »

Il est vrai que la marine a toujours « brassé à culer » au sujet de la féminisation des sous-marins et a jusqu’à maintenant tenu bon.

On peut se demander si le but de toute réforme dans le domaine des armées est la satisfaction de principes d’ailleurs contestables, comme l’égalité des deux sexes pour toutes les tâches, ou la recherche d’une meilleure efficacité au moindre coût. Pour embarquer des femmes il faut des locaux séparés, des règles de vie contraignantes et finalement beaucoup de problèmes pour un bénéfice nul.

D’ailleurs quand cette sénatrice, pourtant bretonne, écrit « Mais aujourd'hui les navires submersibles les plus importants ont déjà plusieurs salles de bain, permettant un usage non mixte, et des dortoirs qui peuvent être isolés » on se rend compte que cette dame n’a jamais mis les pieds à bord d’un sous marin.

Et quand elle demande au ministre de la défense « de bien vouloir lui indiquer, avec plus de précisions quant au calendrier adopté et à la campagne de recrutement envisagée, les ambitions de la France dans ce mouvement de féminisation des équipages des sous-marins et de l'égalité professionnelle des hommes et des femmes » on ne peut qu’espérer sans trop y croire, qu’ il lui répondra que les armées ont d’autres problèmes à régler que satisfaire à de telles billevesées.

Je voudrais rappeler qu’une patrouille de deux gendarmes féminins vient de se faire massacrer par un criminel à Collobrières ce qui amène à douter de l’égale adaptation des hommes et des femmes à toutes les professions.