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24/07/2022

Erdogan hélas !

Erdogan a réussi à faire signer un accord par les Russes et les Ukrainiens pour permettre l’exportation des milliers de tonnes de céréales actuellement stockées par les Ukrainiens et les Russes, éloignant ainsi les menaces de famine notamment en Afrique.

Bravo ! Quand deux adversaires commencent à signer des accords on se rapproche de la paix, et cette guerre n’a que trop duré : elle ne profite qu’aux Américains qui en sont les initiateurs quoiqu’on puisse penser de la réaction de Poutine.
L’Europe applique aux Russes des sanctions qui lui coute plus qu’à la Russie : pénurie, hausse des prix, menace d’une crise énergétique cet hiver.

On aurait aimé que ce soit la France et l’Allemagne cosignataires des accords Minsk 2 qui aient obtenu l’accord obtenu par Erdogan, malheureusement nous avons pris parti on ne sait pourquoi dans cette guerre civile slave qui ne nous concerne pas. On se demande d’ailleurs qui a autorisé Macron à souhaiter la victoire de l’Ukraine et à lui fournir des armements notamment des Caesar dont les Russes ont déjà récupéré deux exemplaires.

Nous ne sommes vraiment plus en démocratie à suivre la Prussienne von der Leyen par la contremarche.

08/04/2022

Est on prêt à payer?

Je ne suis pas sur que tous ceux qui appellent aux sanctions contre la Russie soient prêts à en payer les conséquences : hausse de l’énergie, essence, fuel, gaz électricité voire pénurie, hausse du coût de la vie par insuffisance de blé, manque d’engrais. Sans parler des famines dans nombre d’états africains importateurs de blés etc…

On ne peut que déplorer la guerre en Ukraine avec ses désastres, ses atrocités, ces millions de réfugiés mais la responsabilité de l’Ukraine à l’origine de l’affaire est évidente et Zelensky est l’homme des Américains qui l’ont mis en place. Il n’a pas respecté les accords ce Minsk qu’il avait signés et n’a cessé de bombarder les régions séparatistes du Donbass qu’il s’apprêtait à attaquer quand las Russes sont intervenus.

Il eut fallu considérer cette guerre pour ce qu’elle est, une guerre civile qu’il fallait arrêter au plus vite et non aider les Ukrainiens en les formant, les armant.

Il aurait fallu se comporter en arbitre ce qui nécessitait de ne pas intervenir dans les combats d’une guerre qui ne nous concerne pas : l’Ukraine n’est pas notre alliée et a été instrumentalisée par les Etats Unis pour faire à leur place la guerre à la Russie, réveiller l’OTAN moribond et vendre leurs armes puis leur pétrole. L’Europe est durablement coupée de la Russie un fournisseur vital et un marché important. Elle va payer très cher son aveuglement.

25/02/2022

Les précédents américains

Je ne sais pas s’il faut approuver l’intervention russe en Ukraine mais je trouve que les Etats Unis et leurs vassaux européens sont bien mal placés pour le faire. Qui a depuis des décennies semé le désordre dans le proche et le moyen orient sinon les Américains parfois sous couvert de l’OTAN ? Rappelons nous l’Irak, la Syrie, la Lybie, l’Afghanistan, la Somalie, la Serbie amputée par nos soins du Kosovo, le Yemen sans parler de la Baie des Cochons et de la Grenade.Les Etats Unis ont été les principaux fauteurs de troubles généralement suivis par leurs vassaux européens.

La guerre contre les Tchétchènes était une guerre civile russe et l’intervention en Géorgie a été la conséquence d’une agression.Il y a eu bien sur l’annexion de la Crimée mais la presqu’ile était russe depuis deux cents ans.

Quant à l’Ukraine elle n’a jamais respecté les accords de Minsk et faisait des pieds et des mains pour entrer dans l’Union Européenne et l’OTAN, alliance constituée contre la Russie, elle recevait des armements de plusieurs états occidentaux et la révolution de Maïdan n’était certes pas spontanée mais suscitée ou encouragée par la CIA.

Admirons la rapidité avec laquelle on a pardonné les quinze ans de dictature nazie et ses atrocités, qui mirent l’Europe à feu et à sang et ne furent interrompus que par le sacrifice de plus de vingt millions de Russes.
Il y a beau temps que l’Europe aurait du, à la fin de la guerre froide, établir des rapports normaux avec la Russie qui en fait partie. Les Américains ont tout fait pour s’y opposer, voilà où nous en sommes.

05/09/2021

Marius Petipa

Hier on diffusait à la télévision le gala donné au Théatre Mariinsky de St Petersbourg pour commémorer le 200° anniversaire de la naissance de Marius Petipa. Marius Petipa vécut en Russie de 29 ans à sa mort, Il fut chorégraphe à Mariinsky ou il créa de nombreux ballets qui revinrent plus tard à l’opéra de Paris avec Rudolph Noureev.

Pour qui aime la danse classique ce fut un merveilleux spectacle. Fut notamment présenté la Belle au bois dormant sur une musique de Tchaikovsky. On y rencontrait le chat botté et le petit poucet et son ogre, le petit chaperon rouge et son loup, Riquet à la houppe, un bel hommage aux contes de Perrault.

Alors il me vint à l’esprit combien la culture russe et la culture française avaient de points communs et combien les histoires de nos deux pays, hormis la parenthèse soviétique, avaient souvent été proches.

Et si on refermait la parenthèse et on reprenait le cours de nos histoires communes ? Depuis la chute de l’URSS les agressions ont été largement le fait de notre coté occidental : extension de l’OTAN à la limite de la zone traditionnelle russe, ingérence en Géorgie, en Moldavie, en Ukraine, sanctions.

L’Europe si elle voulait trouverait tout bénéfice à une entente avec la Russie, politique et économique, quitte à peiner l’oncle américain.

A Toulon le quai du port s’appelait quai Cronstadt, en souvenir de la visite de la flotte russe en 1893 précédant l’alliance franco-russe de 1894, en 1945 il fut rebaptisé quai Stalingrad, à la chute de l’URSS les marins de Toulon obtinrent qu’ il redevint quai Cronstadt. C’est un exemple à suivre.

 

27/08/2018

Emancipation

Angela Merkel voudrait changer sa stratégie américaine en émancipant l’Allemagne de la tutelle américaine et en passant de la position de vassale à celle de partenaire. Elle a enfin compris, Donald Trump aidant, que l’Europe ne pouvait pas compter sur les Etats Unis pour sa défense et qu’elle était considérée comme une concurrente.

Parallèlement Angela reçoit Vladimir Poutine pour parler vraisemblablement de l’Ukraine, de la Syrie mais aussi du gazoduc Nord Stream 2, pomme de discorde avec les Etats Unis.

De tout cela on ne peut que se réjouir, c’est une prise de conscience qui aurait du être faite depuis longtemps, mais on peut quand même s’étonner que l’Allemagne qu’on croit un farouche défenseur de l’intégration européenne, mène cette réflexion et une nouvelle stratégie, seule, sans consulter ni associer ses partenaires européens paraissant ainsi défendre les seuls intérêts allemands.

Il est inconcevable pourtant que l’Europe et l’Allemagne mènent une politique étrangère divergente et si on souhaite l’alignement une concertation préalable eut été bienvenue, d’autant qu’il va falloir maintenant en tirer les conclusions et prendre les décisions nécessaires : l’Europe devra assurer sa défense et remplacer l’OTAN, qui devrait être dissoute, par une organisation européenne. Ceci nécessite également que chacun, à commencer par l’Allemagne renforce considérablement son effort de défense, s’affranchisse du matériel américain et privilégie l’industrie d’armement européenne.

Le rapprochement souhaitable avec la Russie nécessite l’abandon de l’alignement sur la politique antirusse américaine. Ceci entraine l’arrêt de l’immixtion dans l’affaire ukrainienne et en particulier l’acceptation du rattachement de la Crimée à la Russie, la levée de sanctions contreproductives tant pour la Russie que pour l’Europe.

Cela nécessite aussi que les pays de l’Europe de l’est, notamment la Pologne et les Pays Baltes cessent de considérer la Russie comme une menace.

Il convient même de mettre en place une collaboration économique entre la Russie et l’Europe dont les intérêts sont sur bien des points convergents.

De l’autre coté il faut s’affranchir des inacceptables ingérences américaines dans la politique économique de l’Europe et trouver un moyen de lutte contre le chantage basé sur des lois américaines et la prééminence du dollar. Ceci concerne en particulier l’Iran avec lequel nous devons pouvoir librement commercer tant que ce pays respecte l’accord sur le nucléaire.

Mais cette réorientation de la politique européenne ne peut se faire qu’avec l’accord de tous les pays d’Europe et il est au moins étrange de voir l’Allemagne jouer sa propre partie sans concertation aucune en particulier avec la France.