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15/03/2016

La curée.

« Le débat public sur la place de l’islam et des populations de confession musulmane dans les sociétés européennes prend une tournure de plus en plus hystérique. Faute d’informations et de recherches précises, on utilise des événements, certes dramatiques, mais n’impliquant qu’une infime fraction des populations en question (attentats de Paris, agressions de Cologne), pour en tirer des conclusions générales sur la capacité ou la volonté de dizaines de millions de personnes à s’intégrer et à vivre ensemble. » C’est ce que l’on peut lire dans la chronique de Thomas Piketti que publie Le Monde du 13 /14 mars.

Autrement dit « pas d’amalgame ».

On aimerait qu’il en soit ainsi pour l’Eglise Catholique ce que ne montre pas l’invraisemblable campagne de presse déclenchée avec pour objectif évident de déstabiliser le cardinal Barbarin.

Le Monde de la même date est titré en première page : « Pédophilie l’Eglise de France mise en cause » et son éditorial s’intitule « Pédophilie : la complaisance coupable de l’Eglise de France ». Deux pages sont consacrées à cette affaire mettant en cause directement le cardinal Barbarin. Et encore Le Monde ne donne pas le nom du prêtre incriminé, délicatesse que n’ont pas de nombreux journaux, y compris de droite comme Le Figaro, oubliant à l’évidence la présomption d’innocence due à ce prêtre contre lequel une action judiciaire est en cours. On trouve même la signature d’un ancien magistrat quelque peu graphomane - on le publie dans divers media allant de la gauche extrême à la droite nationaliste – qui lui, connaît bien les droits de l’accusé avant qu’il ne soit condamné.

Comme l’écrit « Le Causeur », seul à prendre la défense du cardinal : « Nous assistons depuis quelques jours à un lynchage médiatico-judicaire comme la presse et les réseaux en raffolent. Et cette dois-ci tout le monde s’y met, car quand il s’agit de bouffer du curé rares sont ceux qui manquent à l’appel »

De quoi s’agit-il ? D’attouchements perpétrés sur de jeunes garçons entre 1986 et 1991 par un prêtre à l’occasion de camps scouts, il y a donc au minimum 25 ans. En 1991, le prêtre est écarté à la suite d’une intervention de parents auprès de l’archevêché. Depuis sa conduite n’est l’objet d’aucune remarque.

C’est en octobre 2015 qu’une victime présumée décide la création d’une association « La parole libérée » et porte plainte. Initiative spontanée ou suscitée ? On ne sait.

Les faits semblent a priori prescrits, auquel cas l’action judiciaire va s’éteindre.

Il aurait fallu qu’à l’époque, les parents des victimes portent plainte, ce qu’elles n’ont pas fait. Ce sont maintenant les enfants devenus adultes qui mènent le combat.

Mais il est bien évident que ce qui est visé ce n’est pas le prêtre mais Monseigneur Barbarin archevêque de Lyon et primat des Gaules et à travers lui l’Eglise Catholique dernier rempart contre les « réformes sociétales » comme le « mariage pour tous » l’avortement et la GPA ;

Dans le monde politique et artistique on trouve encore, battant l’estrade, d’honorables personnages qui ne cachaient pas et même racontaient leurs ébats avec de jeunes enfants ; qu’ils dorment tranquilles ce n’ est pas à eux que les média s’en prendront. Ce n’est pas à eux que le premier ministre conseillera comme à Monseigneur Barbarin de prendre ses responsabilités, s’ingérant sans scrupule dans une affaire judiciaire.

Nous ne verrons pas les ligues bien-pensantes comme la LICRA ou le MRAP, se porter à la défense du cardinal, se contentant de condamner l’antisémitisme et l’islamophobie, mais pour qui l’anticléricalisme est une chose bien normale.

Il y a peu on, avait porté les mêmes accusations contre des militaires combattant en Centrafrique. L’Armée et l’Eglise, on s’en prend à deux des derniers remparts résistant encore à la corruption des mœurs entreprise par le pouvoir actuel et la meute des media.

 

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26/02/2016

Reductio ad Pinochetum.

Le journal Le Monde a vraiment de curieuses obsessions.

Pendant 13 ans de 1995 à 2008, j’ai correspondu avec le journal - une quarantaine de lettres par an - correspondance à peu près unilatérale d’ailleurs, je n’ai eu que fort peu de réponses. Mon but était de signaler toutes les informations manipulées, les commentaires partiaux, en un mot la désinformation auquel le journal se livrait.

L’époque la plus faste pour cet exercice a été la période pendant laquelle Edwy Plenel, trotskiste avéré et maintenant directeur de la publication du site Mediapart, était directeur de la rédaction du journal (1996-2005)

J’ai d’ailleurs publié deux livres « la désinformation et le journal Le Monde » suivi par « de Judas à Tartuffe, lettres au Monde » reprenant mes lettres.

Pendant toutes ces années de « collaboration » Le Monde avait une bête noire absolue, le général Pinochet qui gouverna le Chili de 1973 à 1990, après avoir renversé ce vieil ivrogne d’Allende, socialiste grand teint, qui avait conduit son pays à la ruine. C’était évidemment impardonnable. Il ne se passait pas de semaine sans que Pinochet soit pris à partie et accusé de tous les péchés du monde : torture, assassinat, massacres en tous genres. Le Monde n’avait qu’une idée, c’était de voir Pinochet trainé devant un tribunal. Il faut remarquer que Pinochet quitta le pouvoir le plus démocratiquement du monde après une élection défavorable. Il n’empêche, pour Le Monde il était le mal absolu.

Ce qui est amusant c’est que Le Monde avait soutenu sans remord aucun, tous les pires tyrans de la planète : Mao, Pol Pot, Castro, Aristide d’Haïti et j’en oublie surement.

Il est vrai que Pinochet conduisait son pays d’une main ferme mais il lui avait apporté, stabilité et richesse ce qui est peu fréquent en Amérique du Sud.

Si je vous raconte tout ça, c’est par ce que le 25 février 2016, l’éditorial du Monde est intitulé « Egypte : une dérive à la Pinochet », tout ça pour une sombre histoire d’un étudiant Italien disparu puis retrouvé mort sur le bord d’une route, « Nombre d’indices laissent pourtant entendre que le doctorant de l’université de Cambridge a été assassiné par des hommes des services de sécurité. Brûlures de cigarette autour des yeux, coups de couteau, fracture du cou: le jeune Italien a subi le sort des victimes de torture en détention. ». C’est bien possible mais la conclusion du Monde est étonnante: Parlant du régime du Maréchal Sissi, actuel Reis d’Egypte, arrivé au pouvoir après avoir éliminé les frères musulmans : « Pris dans une fuite en avant répressive, le régime ressemble furieusement à celui du général Pinochet au Chili (1973-1990) » Certains média évoquant « les heures les plus sombres de notre histoire » pratiquent la « reductio ad Hitlerum » à tout bout de champ, Le Monde lui, tout à ses obsessions a inventé la « reductio ad Pinochetum ».

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17/04/2015

Génocides et désinformation.

 

Ill y a parfois de curieuses coïncidences, le même jour, le 16 avril, Le Monde évoque deux génocides qui tous deux ont donné lieu et donnent encore, à une désinformation constante.

Le premier article évoque le procès du Maréchal Pétain dont une reconstitution à partir des archives filmées est diffusée sur la chaine Planète les 16 et 23 avril.

Le 23 juillet 1944, lorsque Pétain comparaît devant la Haute Cour de justice, il est clair que la sentence attendue est la peine capitale : le jury est constitué uniquement de résistants et de parlementaires s’étant opposés au maréchal.

Mais ce qui étonne Le Monde c’est que, jusqu’au verdict (14 voix pour la mort et 13 contre) « cette plongée éclaire la façon dont les hommes du temps évaluaient la faute, s’attardant presque secondairement sur l’entreprise génocidaire, au centre de la lecture historique un quart de siècle plus tard. Une leçon dans la leçon »

Le génocide en question c’est, bien entendu celui des juifs d’Europe perpétré par les nazis et dont, année après année, notamment à l’occasion de l’anniversaire de la rafle du Vel d’hiv, les Klarsfeld et autres Paxton veulent nous faire croire que la France est responsable et qu’il faut faire repentance.

Admirons que Le Monde considère comme « une leçon dans la leçon » que la cour s’attarda « presque secondairement » sur ce qui est  «  au centre de la lecture historique un quart de siècle plus tard » après des décennies de désinformation.

L’autre génocide est celui perpétré au Rwanda après avril 1994 et qui fut déclenché par l’attentat commis le 6 avril contre l’avion du Président Habyarimana.

Les auteurs de l’article « Face à la tragédie rwandaise, il faut sortir du déni », Benoît Collombat et David Servenay, coauteurs de « Au nom de la France, guerres secrètes au Rwanda » livre où ils cherchent à faire croire, que le gouvernement de François Mitterrand  a sciemment soutenu le gouvernement Hutu « dans l’élimination systématique d’un million de personnes, Tutsi et Hutu opposés aux extrémistes » : « Ce projet génocidaire s’est développé sous les yeux de responsables français qui étaient aux premières loges, puisqu’ils soutenaient à bout de bras un régime indéfendable »

Le problème est que le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a conclu après des années d’enquête, que ces massacres avaient touchés les deux ethnies Hutu et Tutsi et n’avaient pas été prémédités. Ces massacres interethniques ont été déclenchés par la destruction de l’avion du président légitime le 6 avril  1994.

Sur ordre des Etats Unis le TPIR a affirmé que cet attentat n’était pas de sa compétence et son auteur n’a pas été recherché. Pourquoi ? Parce que le général Kagamé, actuel président du Rwanda, qu’ils protégeaient, risquait d’être compromis.

Peut être saura-t-on un jour la vérité, les membres de l’équipage de l’avion, des Français, se sont portés parie civile, le juge Bruguière, maintenant en retraite a mis en examen plusieurs responsables Tutsi, proches de Kagame. Depuis, l’instruction a été reprise par les juges Trévidic et Poux. Malheureusement des témoins décisifs, prêts à témoigner sont assassinés ou disparaissent en Afrique du Sud ou au Kenya. Mais ceux qui se sont penchés sur cette affaire savent bien que l’avion a été abattu pour déclencher les massacres qui ont permis à Kagamé de prendre le pouvoir.

L’Armée Française que certains veulent impliquer dans ces massacres n’est pour rien dans cette affaire.

 

 

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18/02/2015

Abdel Fatah al Sissi

A l’annonce de la signature du marché avec l’Egypte pour la vente de 24 Rafale et d’une frégate, Le Monde s’indignait qu’on vende des armes à un dictateur ayant renversé un gouvernement démocratiquement élu, celui de Mohamed Morsi et des frères musulmans, alors qu’on refusait de livrer à Poutine les deux Mistral qu’il avait achetés, non bien sur qu’il souhaita qu’on livre ces bateaux. « C’est un succès commercial pour François Hollande, mais sur le plan diplomatique, la vente des Rafale à l’Egypte est un naufrage moral »

Aux yeux du Monde Al-Sissi ne vaut pas mieux qu’Al-Assad les deux hommes ayant « la même rhétorique et le même logiciel ».

Faut il rappeler que les frères musulmans avaient marginalisé et persécuté les chrétiens coptes, qui représentent 10 à 15% de la population égyptienne, brulant leurs églises.

Depuis le maréchal Al-Sissi a admis des ministres coptes à son gouvernement et vient de réagir avec vigueur au massacre de 21 égyptiens coptes en Libye en allant bombarder l’Etat Islamique en Libye.  Al-Sissi se pose donc désormais en allié des Occidentaux dans la lutte contre le terrorisme et appelle à la constitution d’une coalition.

Rappelons que le maréchal Al-Sissi était courageusement intervenu au Caire à Al Azhar pour demander une réforme de l’Islam et son adaptation au monde actuel.

Il faudra bien admettre un jour qu’un gouvernement autoritaire laïc, assurant la protection des minorités comme l’est Al-Assad en Syrie et comme le fut Saddam Hussein en Irak, est préférable à un régime théocratique même démocratiquement élu.
Quand on voit l’état de la Libye actuelle, divisée en plusieurs zones tribales et peu à peu conquise par l’ E.I. on ne peut que se dire que la guerre que nous avons menée au nom des droits de l’homme contre Kadhafi a été une funeste erreur dont nous n’avons pas fini de payer le prix.

Revenons à une diplomatie basée sur nos intérêts et non sur de fumeux sentiments humanitaristes, allions nous à Al-Sissi, Al-Assad et Poutine pour lutter contre la seule menace réelle, le terrorisme islamiste. Considérons aussi que nous sommes comptables de la survie et du maintien chez eux des chrétiens d’orient dont l’exode a hélas largement commencé.

 

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30/12/2014

Démocratie suédoise

En Suède  le parti d’ « extrême droite » « populiste », S.D (les Démocrates de Suède), a recueilli 12,9% des voix aux élections législatives, si bien que la coalition au pouvoir Sociaux-démocrates et Verts ne dispose que de 43,6% des voix.

Le S.D. exige une réduction drastique de l’immigration et demande une diminution de 90% du nombre de demandeurs d’asile accueillis en particulier des réfugiés syriens, désir partagé par une grande part de l’opinion publique.

Le S.D. a empêché le vote du budget, aucune coalition ne pouvant recueillir la majorité.

Le nouveau premier ministre social-démocrate a tout d’abord décidé de nouvelles élections législatives en mars 2015, puis conscient que le résultat serait le même y a renoncé.

Les partis dits « de gouvernement », autrement dit ayant participé à un gouvernement - c’est à dire tout le monde sauf le S.D. - ont alors négocié un accord portant  sur deux législatures, jusqu’à 2022. Suivant cet accord les partis se sont engagés à ne pas voter contre le parti au pouvoir pour le budget, la politique des retraites, la défense et l’énergie.

Cet « acoquinement » des politiques contre le parti « populiste », montre jusqu’où peut aller le mépris de l’électeur dans un pays considéré comme un exemple de démocratie, pour empêcher un gêneur de rentrer dans le jeu politique.

Ce n’est pas la voie qu’ont choisie, le Danemark et la Norvège où les partis de droite ont passé un accord  avec la droite « populiste » qui participe même au gouvernement norvégien.

Bien entendu Le Monde applaudit à cette forfaiture, et y voit un exemple à suivre en France : « Le second mérite de cet accord exemplaire est d'offrir aux autres Européens, tous peu ou prou confrontés à la montée des partis populistes, de gauche ou de droite, un modèle de résistance. » Il n’est pas certain d’ailleurs que l’UMP et le PS n’arrivent à un tel accord pour, comme dit Le Monde, « neutralis(er) la capacité de nuisance parlementaire du parti populiste d'extrême droite. »

On voit assez bien Mr Juppé, se livrer à une manœuvre de cet  ordre, l’UMPS n’est pas morte.

Partout les politiques méprisent le sentiment anti-immigration qui se fait jour dans de nombreux pays d’Europe et en France, où on souffre de chômage, d’insécurité, d’acculturation, de gaspillage financier et où on ne se sent plus chez soi.

 

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