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27/09/2013

Roms et gens du voyage

Il est un amalgame qui paraît assez fréquent et qui ne devrait pas être toléré par les ligues de bien pensants à la recherche de tout présupposé et stéréotype : Il ne faut pas confondre nos gens du voyage et les roms.

Nos gens du voyage, qu’ils soient tziganes, gitans ou manouches, vont libres au gré du vent dans des caravanes confortables tractées par de puissantes voitures et si parfois ils gênent à l’heure des pélerinages aux Saintes Marie ou ailleurs où les appelle leur foi, c’est qu’on ne met pas à leur disposition un terrain apte à accueillir dignement 150 caravanes dans des zones touristiques. Alors que voulez vous ? ils s’installent où ils peuvent sur un terrain de foot-ball ou un pré qu’ils acceptent gentiment de libérer au bout de quinze jours sur ordre du préfet. Ils sont Français, bénéficient de toutes les aides sociales, et assurent leur subsistance en recyclant des matériaux trouvés sur des chantiers ou du cuivre de la SNCF. Bien sur les cambriolages augmentent parfois là où ils se trouvent mais qu’y peuvent-t-ils ? ce n’est pas à eux d’assurer la police.

Les Roms par contre, pauvres hères installés depuis des siècles en Roumanie et en Bulgarie où ils n’ont jamais pu s’assimiler, rejetés et honnis par tous, leur dignité les empêchant d’accepter le sort commun et le travail, arrivent en France attirés par une richesse insolente à laquelle ils veulent participer. Ils s’installent où ils peuvent dans leurs caravanes pourries ou des bidonvilles et envoient leurs enfants écumer les métros et les musées ou ils mendient auprès de chaque distributeur de billets et près des porches des églises. Les bonnes âmes disent qu’il faut en faire de bons Gaulois habitants des HLM et pointant le matin au turbin. Pourquoi le feraient-t-ils en France s’ils ne le font pas en Roumanie ?

25/09/2013

Djihad

Au cours de l’attaque du centre commercial du Kenya par des shebab somaliens, les victimes étaient sélectionnées pour leur religion, musulmans épargnés, chrétiens assassinés.

Ce n’est pas un fait isolé, des chrétiens sont partout victimes de cette guerre de religion ;  au Pakistan un attentat-suicide contre une église construite il y a 130 ans, a tué 80 chrétiens après l’assassinat d’anglicans dans une église à Peshawar. En Irak après les deux guerres, les chrétiens sont pour la plupart partis.

En Afrique, on a voulu imposer la charia au nord Mali, avant que nous intervenions, En Centrafrique en cours d’effondrement total, les affrontements prennent une connotation religieuse et les chrétiens terrorisés se cachent dans la brousse.

Au nord Nigeria les rebelles de Boko Haram veulent instaurer l’ordre islamique, et les chrétiens s’enfuient. Il y a eu au moins 87 morts dans une attaque menée le 19 novembre par le groupe islamiste à Borno au nord-est du pays

En Egypte les coptes ont été les principales victimes du « printemps égyptien » ; en août 2013, soixante et une églises, six écoles coptes et cinquante huit maisons ont été prises comme cibles dans plusieurs régions.

Enfin en Syrie où les chrétiens vivaient en paix sous le régime laïc d’ el-Assad, de nombreux groupes rebelles veulent instaurer la charia dans les zones qu’ils contrôlent.

Notre état laïc n’est pas intéressé par les souffrances des chrétiens que la France a toujours défendus par tradition et parce qu’elle en avait reçu la mission.

Ces conflits commencent à gagner nos villes, des zones entières adoptent les mœurs de l’islam, il faudrait peut être aussi s’en préoccuper. On trouve de plus en plus de « Français » parmi les djihadistes.

19/09/2013

Crime de guerre et désinformation

« C’est un crime de guerre » affirme le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, à la réception du rapport des experts sur l’attaque chimique en Syrie du 21 août.Admettons, quoiqu’on ne voit pas très bien en quoi il est plus criminel de tuer des gens avec des gaz qu’avec des bombes ou des voitures piégées, il n’en reste pas moins que le rapport, s’il explique bien le « comment » ne nomme en aucune façon « qui » est coupable.

Ce n’est pas le sentiment du Monde qui estime qu’ « entre les lignes c’est bien le régime de Bachar Al-Assad qui est désigné comme l’auteur du « crime de guerre » du 21 août » L’argument est que la rébellion ne dispose pas des roquettes utilisées et qu’ « en deux ans aucun des groupes de la rébellion n’a usé de ce type d’armement ».

Les deux affirmations sont parfaitement contestables, la rébellion ayant eu accès à des dépôts d’armes de l’armée syrienne et ayant reçu des armements de nombreux pays et les quelques attaques par gaz précédentes n’étant pas plus attribuées aux uns qu’aux autres.

J’ai lu le rapport dans sa version originale en anglais, nulle part on n’y voit la moindre indication pouvant impliquer un camp plutôt que l’autre. Ce que l’on peut dire c’est qu’il aurait été parfaitement déraisonnable de la part de Al-Assad de se livrer à une pareille action sous les yeux des observateurs de l’ONU et que par contre, les rebelles avaient tout avantage à une provocation.

Maintenant, en tout cas, on découvre que les forces armées de la rébellion sont en majorité constituées de djihadistes étrangers et de salafistes et que la chute du régime serait bien pire que son maintien.

On peut espérer sans trop y croire que les occidentaux, notamment la France et les Etats Unis devant cette évidence, vont choisir une politique réaliste, suspendre leur aide à la rébellion et rechercher une issue politique.

12/09/2013

La Centrafrique plutot que la Syrie

Pendant que la France à la poursuite des Etats Unis, lutte contre des chimères en Syrie y perdant d’ailleurs un capital de sympathie et une influence culturelle multicentenaire, un autre pays de son pré-carré, la République Centrafricaine sombre dans le chaos.

La déstabilisation du Sahel, consécutive à notre malencontreuse intervention en Libye, glisse vers l’est, du Mali où nous avons été contraints d’intervenir pour arrêter la conquête islamique, à la République Centrafricaine.

En mars 2013 un coup d’état à Bangui provoquait la fuite de François Bozizé et l’arrivée au pouvoir du président autoproclamé Michel Djotodia, qui ne parvient pas à arrêter les pires exactions commises par les rebelles de la Seleka, provoquant la fuite par milliers vers les pays voisins.

La Centrafrique est un non-état aux multiples tribus cherchant toute l’accès au pouvoir. Le pays qui n’a aucune unité est composé d’un nord sahélien, de savanes centrales, d’une forêt méridionale et des régions bordières du fleuve

La force multinationale de l’Afrique centrale constituée sous l’égide de l’Union Africaine a été renforcée et comprendra 1600 hommes en plus la portant progressivement à 3650 éléments, notamment camerounais, tchadiens, congolais et gabonais, ce ne sera pas suffisant.

La France occupée à sa guerre sans objet ni raison en Syrie, ne voit pas le drame qui se joue en RCA, les coupeurs de route de la Seleka sont en fait les descendants des tribus esclavagistes qui faisaient règner la terreur dans les tribus de la forêt et du fleuve par des razzias, avant la colonisation.

Il n’aurait servi à rien d’être intervenu au Mali si c’est pour maintenant laisser se constituer un nouveau foyer de déstabilisation plus à l’est dans la zone tchado-nigérienne et la Libye sahelienne.

C’est dans cette zone que la France a des intérêts à sauvegarder pas en Syrie. Jusqu’en 1998 elle y entretenait une implantation permanente. Depuis elle y entretient ponctuellement des contingents à effectifs variables.

 

10/09/2013

Les gaz

Le plus étonnant dans l’affaire des gaz Syriens est que ni les Etats Unis ni la France, n’ont été à même de produire des preuves suffisamment convaincantes.

On sent, bien sur, un certain retour des ADM irakiens inventées par les Etats Unis à l’orée de la seconde guerre d’Irak. Mais enfin el-Assad est tout sauf irrationnel. A qui fera-t-on croire qu’il s’est risqué à une attaque dont l’utilité n’était pas évidente sous les yeux des observateurs de l’ONU ? Restent deux possibilités, une initiative d’un général syrien sans l’accord de Bachar, et une manipulation venant des rebelles.

L’armée syrienne, en guerre depuis deux ans, apparaît suffisamment disciplinée pour qu’une initiative d’un général soit peu plausible. Une provocation des rebelles est beaucoup plus probable. D’ailleurs on voit circuler sur le Net des vidéos montrant des rebelles lançant à l’aide de mortiers des engins artisanaux constitués d’une bombonne bleue, destinée à l’origine à contenir du butane, équipée d’ailettes bricolées dont on ne sait ce qu’elle peut contenir. Evidemment un tel dispositif relève de l’arrosoir, on ne sait où l’engin va tomber, mais qu’importe pour une provocation.

D’autre part plusieurs témoignages peu suspects dont la correspondante de l’agence américaine Associated Press au Moyen Orient, Dale Gavlak, Mouaz al-Khatib, l’ancien président de la Coalition Nationale syrienne et l’enseignant belge Pierre Piccinin de retour de Syrie où il avait été kidnappé en avril dernier et relâché dimanche, dédouanent el-Assad.

Dans ces conditions pourquoi Barak Obama et François Hollande, persistent ils à vouloir « punir » el-Assad ? peut être le premier pour lutter contre l’axe chiite qui menace Israël et le second pour rehausser une popularité vacillante et complaire à des émirs dont on espère marchés et crédits.

Il ne reste plus qu’à espérer que Vladimir Poutine, excellent joueur d’échecs, sache désamorcer cette crise tout artificielle qu’elle soit.