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30/09/2016

Alep

Il faut quand même être d’une totale mauvaise foi ou avoir la mémoire bien courte pour rendre Bachar responsable de ces cinq années de guerre civile, ayant causé 300 000 morts et les combats actuels pour Alep.

Rappelons nous quand même que tout a commencé dans la foulée des printemps arabes quand l’occident et les pétromonarchies sunnites ont entrepris de renverser Bachar, président légitime de la Syrie, encourageant voire suscitant la rébellion, l’occident par ce qu’il estimait le régime dictatorial, les secondes pour faire pièce à l’Iran chiite. Curieuse alliance avec des dictatures théocratiques bien moins libérales que ne l’était le régime syrien.

L’opposition « modérée » n’a jamais réellement existé, constituée surtout par des exilés, les autres ayant fini par rejoindre les mouvements djihadistes comme le Front al Nosra. Rappelons nous Fabius déclarant que ce mouvement « faisait du bon travail » et que Bachar n’avait pas sa place sur terre.

On aurait du être averti par le chaos entrainé au proche et au moyen Orient par les interventions occidentales en Afghanistan, en Syrie, en Libye. Les révolutions du printemps arabes ont conduit partout à la prise du pouvoir par les islamistes rêvant d’établir la charia.

Seulement Bachar ne s’est pas laissé faire soutenu par toutes les minorités, chrétiennes, yazidis, druzes, kurdes, alaouites, chiites, craignant toutes l’arrivée d’islamistes au pouvoir. Le clergé catholique a toujours déclaré qu’il ne souhaitait pas le reversement de Bachar. Et l’armée syrienne soutenue maintenant par la Russie a offert une résistance que personne n’avait prévue.

Il est inutile de pleurer sur le sort d’Alep, il faut maintenant faire cesser les combats. Constatons que Bachar n’est pas notre ennemi, notre ennemi ce sont les djihadistes de l’Etat Islamique et du Front al Nosra et de ses avatars.

Cessons de faire un préalable du départ d’Assad, unissons nos efforts à ceux de la Russie nous viendrons rapidement à bout des mouvements terroristes, après mais après seulement on pourra voir comment rétablir la paix publique en Syrie.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

19/09/2013

Crime de guerre et désinformation

« C’est un crime de guerre » affirme le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, à la réception du rapport des experts sur l’attaque chimique en Syrie du 21 août.Admettons, quoiqu’on ne voit pas très bien en quoi il est plus criminel de tuer des gens avec des gaz qu’avec des bombes ou des voitures piégées, il n’en reste pas moins que le rapport, s’il explique bien le « comment » ne nomme en aucune façon « qui » est coupable.

Ce n’est pas le sentiment du Monde qui estime qu’ « entre les lignes c’est bien le régime de Bachar Al-Assad qui est désigné comme l’auteur du « crime de guerre » du 21 août » L’argument est que la rébellion ne dispose pas des roquettes utilisées et qu’ « en deux ans aucun des groupes de la rébellion n’a usé de ce type d’armement ».

Les deux affirmations sont parfaitement contestables, la rébellion ayant eu accès à des dépôts d’armes de l’armée syrienne et ayant reçu des armements de nombreux pays et les quelques attaques par gaz précédentes n’étant pas plus attribuées aux uns qu’aux autres.

J’ai lu le rapport dans sa version originale en anglais, nulle part on n’y voit la moindre indication pouvant impliquer un camp plutôt que l’autre. Ce que l’on peut dire c’est qu’il aurait été parfaitement déraisonnable de la part de Al-Assad de se livrer à une pareille action sous les yeux des observateurs de l’ONU et que par contre, les rebelles avaient tout avantage à une provocation.

Maintenant, en tout cas, on découvre que les forces armées de la rébellion sont en majorité constituées de djihadistes étrangers et de salafistes et que la chute du régime serait bien pire que son maintien.

On peut espérer sans trop y croire que les occidentaux, notamment la France et les Etats Unis devant cette évidence, vont choisir une politique réaliste, suspendre leur aide à la rébellion et rechercher une issue politique.

28/08/2013

Ego nominor Leo

« la France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents » a déclaré le Président Hollande accusant formellement le gouvernement syrien alors que la mission de l’ONU n’a pas encore rendu son rapport.

Et quand bien même ce serait lui le coupable, de quel droit la France rendrait la justice et punirait ? Il y a des instances internationales, le conseil de sécurité de l’ONU, la cour de justice internationale, à elles de juger et de condamner.

D’ailleurs cette déclaration belliqueuse est une pure rodomontade, la France n’a plus les moyens d’affronter les armées syriennes et elle ne pourrait le faire que comme supplétif à la remorque des Américains.

Et que voulons vous obtenir ? Si nous ne souhaitons plus la chute de el-Assad pourquoi l’affaiblir ? Si les occidentaux n’avaient pas aidé l’opposition syrienne qui ne représente pas grand monde, est complètement divisée et derrière laquelle se cachent les djihadistes sunnites venus de l’étranger et ces démocraties exemplaires que sont le Qatar et l’Arabie Saoudite, il y a beau temps que cette guerre civile aurait été terminée et nous n’aurions jamais entendu parler de gaz de combat.

Deux ans et demi de rébellion soutenue de l’étranger n’ont pas suffi à abattre le régime de el-Assad ce qui prouve que beaucoup de Syriens le considèrent comme un moindre mal. En particulier les chrétiens qui jusqu’à la rébellion vivaient en paix en Syrie et qui seront les victimes désignées d’une islamisation inévitable. Il n’est que de lire les déclarations des autorités religieuses chrétiennes pour comprendre leur inquiétude devant un probable exil comme ce fut le cas en Irak ou la crainte de persécutions que subirent les coptes d’Egypte sous le gouvernement Morsi.

La France a toujours été le protecteur des chrétiens d’orient et est vue comme telle par les Libanais et les Syriens. Un gouvernement de francs-maçons trahit cette mission, quelle tristesse. La défense des minorités chrétiennes au proche orient devrait être le principal moteur de notre politique et non de vaseuses considérations humanitaires qui ont toujours conduit à des catastrophes, au Kosovo, en Irak, en Libye et maintenant en Syrie.

De quel droit interviendrions nous avec les Américains et les Anglais ? Par ce que nous sommes les plus forts ? « ego nominor Leo » La justice du plus fort n’est pas la justice et c’est une argutie de dire que notre intervention ne serait pas légale mais légitime.

Venant de pays qui n’ont pas hésité à raser Hiroshima, Nagasaki et Dresde, la condamnation d’une attaque qui a fait quelques centaines de morts avec des armes dites de "destruction massive" est grotesque.

Rappelons que les Etats Unis, la France et la Grande Bretagne, pourtant signataires du traité de non prolifération nucléaire, entretiennent de quoi vitrifier n’importe quel pays au cas où leurs intérêts vitaux seraient menacés, et affirment vouloir s’en servir.

Ajoutons qu’une attaque même limitée contre la Syrie pourrait avoir des conséquences que nous ne pouvons prévoir et déstabiliser encore plus la région.

Il est urgent de ne rien faire sinon relancer une conférence internationale à laquelle participeraient la Syrie et l’Iran.

15/03/2013

Pauvre Patricia.

Grand moment hier sur France 3 où officiait la très gauchiste Patricia Loison.

Elle avait invité une représentante de l’opposition syrienne au look très occidental et parfaitement francophone, pour lui demander ce qu’elle pensait de l’idée franco-britannique de fournir des armes à l’opposition.

La dame ne mâcha pas ses mots : je pense que c’est une très mauvaise idée, c’est ajouter la guerre à la guerre, les zones « libérées » sont immédiatement prises en main par les djihadistes et ceux qui trinquent ce sont les 35% des Syriens des minorités. D’ailleurs l’Arabie Séoudite et le Qatar fournissent déjà des armes. Il n’y a de solution que politique. Cette pauvre Patricia essaya bien de la faire taire et de parler plus fort, elle dut finalement la couper. Un grand moment vous dis-je où on entend pour une fois la vérité.

Il faut bien dire qu’après l’affaire de Libye qui provoqua la guerre du Mali, il est étonnant qu’on veuille soutenir nos adversaires, en Syrie, pour des raisons qui m’échappent encore mais où Israël et l’Iran ne sont pas étrangers.