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06/06/2013

Delphine et les tarifs de l'électricité

Elle en a de bonnes, Delphine Batho, ministre de l’écologie, du développement durable et  de l’énergie – un curieux mix - , de refuser une hausse de 9,6% de l’électricité, alors que sa politique en est largement responsable.

La hausse du cout de l’électricité est la conséquence de choix du gouvernement : soutien aux énergies renouvelables avec obligation d’achat au prix plus que fort de l’électricité produite par les moulins à vent et les panneaux solaires – cela fait un surcout déjà de l’ordre de 3%  - , renforcement des normes de sécurité des centrales nucléaires, etc..

Rappelons que le gouvernement a aussi décidé l’arrêt de la centrale de Fessenheim qui vient d’être déclarée bonne pour le service pour encore dix ans par l’ Autorité de Sureté Nucléaire, pour des raisons purement idéologiques.

Ajoutons le projet de construction d’un site d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure dans la Marne, projet démentiel qui suscite déjà l’opposition des populations et dont le coût est actuellement estimé à 35 milliards d’euros, le prix de 6 ou7 réacteurs, de quoi tuer la filière, ce qui est d’ailleurs le but recherché par les écolos.

EDF est maintenant côté en bourse, si on lui interdit d’augmenter ses tarifs, qui payera la différence ?

Il est vrai que des économies peuvent être faites en supprimant aux salariés d’EDF des privilèges qui datent de la libération, 1% du chiffre d’affaire pour le comité d’entreprise, quasi gratuité de l’électricité et un système de retraite très avantageux, cela ne changera pas la nature des choses.
Il n’est que de regarder ce qui se passe en Allemagne qui a décidé de « sortir du nucléaire »  le cout de l’électricité pour les particuliers ne fait que croitre, en même temps d’ailleurs que la consommation de charbon.

Pendant ce temps là les Anglais, pragmatiques, vont construire de nouvelles centrales nucléaires et des centrales au gaz, mettant en veilleuse les énergies renouvelables. Ils vont aussi chercher du gaz de schiste pour l’exploiter.

Si nous voulons limiter l’augmentation sans limite des tarifs, il faudra bien en passer par là.

18/09/2012

Grandeur et décadence

On peut se demander quel intérêt ont ces grandes messes comme la dernière conférence gouvernementale sur l’environnement alors que les décisions sont prises à l’avance :

L’arrêt de la centrale de Fessenheim en 2016 alors que cette centrale avait été l’objet de travaux lui permettant de fonctionner au moins dix ans avec la bénédiction de l’Agence de Sécurité Nucléaire, la perte annuelle entrainée par cet arrêt, absolument infondé étant de l’ordre de 200M€.

L’interdiction de l’exploitation des gaz de schiste en France. Il est en effet plus facile de bloquer le prix du gaz que de rechercher du gaz bon marché avec en plus la création d’emplois en France.

Et tout ça pourquoi ?pour faire plaisir à une kyrielle d’ONG gaucho-verdâtres de financement obscur comme Greenpeace, Ecologie sans frontière, Rassemblement pour la planète, le Réseau sortir du nucléaire, et des gourous autoproclamés comme Nicolas Hulot et José Bové, tous déconnectés des contraintes économiques et entrainés par une idéologie partagée par 2% de la population française pourtant intoxiquée en permanence par les médias.

La France se désindustrialise et perd des parts de marché et le Président veut faire de notre pays « la nation de l’excellence environnementale ». Quand les Chinois et les Arabes auront racheté toutes les entreprises françaises, on comprendra que là n’est pas le problème mais qu’il faut produire au moindre coût avec une énergie la moins chère possible.

On put d’ailleurs, au cours de la conférence, voir l’alliance improbable du patronat et des syndicats qui eux sont au contact de la réalité économique.

Les Français s’élèvent contre le prix de l’essence et du fuel, que diront ils quand l’électricité va doubler pour financer des panneaux solaires chinois et des moulins à vent au fonctionnement incertain ?

On évoque en permanence le « principe de précaution », honteux préservatif d’un pays qui n’accepte plus aucun risque et veut faire des guerres « zéro mort », signe de décadence d’une nation qui autrefois conquérait l’Europe et parcourait le Monde, où on découvrait, on inventait, on créait. On craint un tsunami en Gironde, un tremblement de terre jamais vu sur le Rhin, on se préoccupe des nuisances que subiront les baleines si on prospecte le pétrole au large de la Guyane.

Les Français croient que leur mode de vie confortable est un dû de droit divin et que ça va durer : les 35 heures, les six semaines de congés payés et la santé gratuite. Pendant ce temps là, si j’ose dire, les Chinois travaillent comme des nègres, nous imitent, nous copient et accumulent des capitaux pour racheter les derniers fleurons de nos entreprises. Sous peu on achètera des TGV et des avions chinois. Les Américains relancent leur industrie avec l’autosuffisance d’une énergie pas chère, pendant que nous rêvons dans les délices de Capoue.

Et encore nous n’avons pas compris que ce que veulent tous ces hurluberlus apôtres de l’écologie, c’est la décroissance, une mentalité d’Amish refusant le progrès. Quand on voit comment vivaient les Bretons de l’intérieur, il y a un siècle, dans des chaumières au sol de terre battue sans électricité et ce devait être pareil dans la plupart des provinces agricoles, on se dit que c’est quand même mieux maintenant même avec les bouchons sur les autoroutes et l’effet de serre, nouvelle crainte millénariste proche de celle de la chute du ciel sur les Gaulois.

Si on veut remonter la pente il faut le vouloir, agir, travailler, gérer au mieux, économiser, inventer, produire et, pendant qu’on y est renoncer au messianisme démocratique.

 

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com