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03/02/2016

"Viva la revolucion"

La politique étrangère de la France est pleine de surprises : depuis cinq ans nous sommes alliés aux pires théocraties pour renverser le gouvernement légitime de la Syrie au nom des « droits de l’homme », alors que Bachar el-Assad est certes un dictateur mais il soutient les minorités dont les chrétiens qui ne souhaitent absolument pas son départ et le disent haut et fort. La France trahit ainsi sa mission traditionnelle et jusqu’à il y a peu respectée, de défense des chrétiens d’orient.

Et maintenant on vient de dérouler le tapis rouge et de mettre les petits plats dans les grands pour la venue de Raul Castro frère de Fidel qui depuis cinquante sept ans impose à son île un régime communiste pur et dur qui l’a ruinée.

Il fallait voir le diner d’état et ceux qui y étaient invités : quelques paléo-communistes, comme Robert Hue, la gauche de la gauche avec Mélenchon, pas mal de ministres et côté people David Guetta, Virginie Efira, Jean Nouvel, Costa Gavras, le boxeur Jean Marc Mormech, la chanteuse Nathalie Cardone auteur de « Hasta siempre » un tube à la gloire de Che Guevara et l’inévitable Barbara Hendriks, la Castafiore du régime. Du beau linge en tous genres. On a du porter des toasts à la santé de Fidel et la mémoire du Che.

Que cherchons nous en faisant toutes ces gracieusetés à Raul ? Des contrats ? Peut-être mais c’est nous qui payerons : nous avons effacé 4 milliards de dollars de dette et rééchelonné les 2,6 milliards de dollars restant sur 18 ans, 212 millions allant à un fonds destiné à financer des projets franco-cubains. A part Pernod-Ricard, pour une affaire de rhum, on ne voit pas très bien ce qu’on pourrait vendre à ces traîne-misère, surement pas des rafale ou des missiles balistiques comme Khrouchtchev.

A moins qu’il ne s’agisse de piétiner les plates-bandes des Etats Unis, Cuba étant à l’évidence dans leur sphère d’influence, comme, symétriquement, l’Europe et le Etats unis déstabilisèrent l’Ukraine pour embêter Poutine. Notre américanophilie rend cette hypothèse peu vraisemblable. Quoiqu’il en soit on ne voit pas en quoi le régime castriste est plus ragoutant que celui de Bachar el-Assad.

D’ailleurs Raul ferait bien de se méfier, du temps de Sarkozy on reçut le colonel Kadhafi avec de semblables honneurs, le laissant planter sa tente sur les Champs Elysées, pour l’assassiner quatre ans plus tard en attaquant inconsidérément la Libye. Peut être Raul verra-t-il un jour un débarquement français dans une quelconque Baie des cochons.

Quoiqu’il en soit, et les choses étant ce qu'elles sont, on ne voit pas ce qui nous empêcherait d’inviter Kim Jong-Un, le satrape de la Corée du nord, à une semblable visite d’état. Les chances de vendre du matériel militaire apparaissent nettement plus grande qu’avec Cuba

 

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31/01/2016

La paix en Syrie

Les négociations pour le rétablissement de la paix en Syrie ont commencé à Genève sous l’égide de l’ONU.

Elles ont été retardées par un refus des opposants politiques et des rebelles armés retenus par l’Arabie Saoudite pour négocier, d’accéder à la demande russe d’intégrer certaines personnalités comme l’opposant modéré Haytham Manna ou les Kurdes.
Il est quand même navrant de voir que le Haut Comité des Négociations parrainé par Ryad est soutenu par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie et aussi par la France, alors qu’il est notoire que les trois premiers financent ou arment des mouvements terroristes comme le Front al Nosra filiale d’al-Qaida que nous combattons au Sahel.

De passage en France, à l’occasion de la Nuit des témoins, organisée par l’Aide de l’Eglise en détresse, l’archevêque grec-melkite d’Alep, Monseigneur Jeanbart, en avait gros sur le cœur : « les médias européens n’ont cessé d’étouffer le quotidien de ceux qui souffrent en Syrie et se sont même permis de justifier ce qui arrive dans notre pays en reprenant des informations sans jamais les vérifier », la source principale d’informations étant en effet l’Observatoire syrien des droits de l’homme, une ONG basée à Londres et appartenant à l’opposition au gouvernement al-Assad.

Monseigneur Jeanbart a en particulier déclaré « Il faut que vous compreniez qu’entre l’Etat islamique et le gouvernement syrien notre choix est vite fait. On peut condamner le régime pour certaines choses mais vous n’avez jamais cherché à être objectifs » et « Souvenez-vous aussi que si nous préférons aujourd’hui soutenir le gouvernement, c’est parce que nous redoutons l’instauration d’une théocratie sunnite qui nous priverait du droit à vivre sur notre propre terre » Monseigneur Jeanbart a aussi évoqué le positionnement de la Conférence des évêques de France qui a toujours préféré se taire « parce que les évêques sont comme vous, élevés dans le politiquement correct. »

La France qui historiquement a en charge la protection des chrétiens d’Orient a failli à sa mission en prenant le parti de leurs opposants.

La France se révèle actuellement l’alliée de l’Arabie Saoudite pour des raisons que l’on voit mal et qu’on peut espérer pas uniquement économiques, elle s’était également montrée la plus dure à l’égard de l’Iran avant de se précipiter, à la levée des sanctions, pour essayer de ramasser quelques marchés.

La politique de la France est, sous Mr Fabius une politique à courte vue, indigne de la vocation exemplaire qu’elle devrait avoir comme membre permanent du Conseil de sécurité.

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27/01/2016

Je ne voterai pas pour Sarkozy

Nicolas Sarkozy fait son come back, comme ses concurrents pour la présidentielle de 2017, il vient de publier un livre programme, que je ne lirai certainement pas d’ailleurs, et on le voit recommencer la manœuvre qui lui avait réussi en 1997, il exprime des idées droitières, se démarquant ainsi de Juppé, pour capter les voix des électeurs du Front National. Mais sa présidence n’a été que reniements et mensonges : jamais les régularisations de clandestins n’ont été aussi nombreuses et les expulsions aussi rares.

Mondialiste, atlantiste, européiste, il continuera comme avant à transformer la France en protectorat américain et l’Europe en vassale de l’Allemagne.

Il dit regretter son exhibition au Fouquet’s et sa croisière sur le yacht de Bolloré, ainsi que son « casse toi, pauvre con » adressé à un de ses concitoyens, ce n’est que l’écume du problème et la preuve de sa mauvaise éducation et de son absence de savoir-vivre comme le sont d’ailleurs ses errances conjugales.

Je vais citer quatre raisons pour ne pas voter pour Sarkozy, décisions qui se sont révélées malvenues et même catastrophiques.

-Le retour dans l’organisation militaire de l’OTAN : la France inféodée suit maintenant les Etats Unis dans toutes leurs aventures et en particulier maintient en Europe une atmosphère de guerre froide après avoir déstabilisé l’Ukraine pour la retirer à la zone d’influence Russe. L’Otan devrait être dissoute, elle n’a plus de raison d’être et empêche l’Europe de constituer une défense autonome et de se rapprocher de la Russie.

-Le traité de Lisbonne par lequel Sarkozy a contourné le refus français de la Constitution européenne. On voit, depuis la crise des migrants, que l’Europe fédérale est un mythe et que les nations ne veulent pas disparaître dans ce melting pot.

-L’intervention en Libye qui a entrainé la dislocation de la Libye de Kadhafi, l’invasion de l’Europe par des migrations africaines incontrôlables ; nous payons encore au Sahel les conséquences de cette intervention.

-La départementalisation de Mayotte pour des raisons purement électorales, qui se révèle comme prévu, un échec total : Mayotte coute à la France les yeux de la tête, est envahie par une immigration démentielle et est aux portes de la guerre civile. Mayotte ne sera jamais un département français sauf dans les textes.

Ces quatre exemples montrent un mépris total de la démocratie, pour aucune de ces décisions le peuple français n’a été consulté ou quand il l’a été on est allé contre son choix.

Si on réélit Sarkozy, il va recommencer et en particulier signer le traité transatlantique dit TAFTA qui nous annexera définitivement aux Etats Unis.

Le risque évidemment est qu’en 2017, on ait au second tour de l’élection présidentielle deux présidents ayant échoué, je ne sais pas si je n’irai pas à la pêche : bonnet blanc ou blanc bonnet, la peste ou le choléra ?

 

 

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19/01/2016

Mayotte: l'amputation s'impose.

Quand la départementalisation de Mayotte a été décidée, connaissant Mayotte, j’ai écrit aux médias, aux parlementaires, aux hommes politiques, que c’était une grave erreur. J’ai eu peu de réactions, toutes confirmant la décision.

C’était pourtant évident, les Comores auxquelles appartenait Mayotte sont terre d’islam -95% de la population mahoraise-, à Mayotte on ne parle pas français mais shimahore issu du swahili, et un droit coutumier permettait la polygamie, c’était des cadis qui rendaient la justice en fonction d‘un droit islamique. De plus les Comores où la France n’avait jamais fait grand-chose sont très pauvres. Mayotte après un referendum en faveur de l’indépendance en 1974, avait été détachée de l’archipel, l’île ayant voté pour le rattachement à la France. S’en sont suivi des années de tergiversation, le problème étant évident, jusqu’en 2009 où à la suite d’un referendum à Mayotte, la départementalisation était approuvée à l’unanimité par les deux assemblées, malgré l’opposition constante de l’ONU.

La départementalisation fut effective le 31 mars 2011. Depuis Mayotte est devenue une Région Ultrapériphérique de l’Europe (RUP)

Et ce qui était prévisible arriva, les Mahorais attendaient un alignement rapide sur la Réunion, le pactole, on l’étala sur des décennies, le mode de vie des Mahorais changea complètement, ils mangèrent autrement, des produits entièrement importés, ils achetèrent des voitures, au point que les embouteillages sont devenus un vrai problème, et surtout la main d’œuvre est devenue si chère que l’île ne produit plus rien : finis la vanille et le ylang-ylang, on ne fait plus que du béton pour construire des routes, des administrations, des hôpitaux, et surtout des écoles sans pouvoir suivre la croissance démographique. Le tourisme végète faute d’infrastructure, de personnel compétent et en raison de l’insécurité qui s’est installée dans l’île.

Le chômage officiel est de 36% mais en fait beaucoup plus élevé, beaucoup ne s’étant pas inscrits, en fait le chômage est la règle. On fait surtout des fonctionnaires pour des raisons familiales et sociales : beaucoup ne font rien. Les municipalités, le conseil départemental sont en faillite, le budget du département est en déficit de plus de 46 millions d’euros. Il faut dire que si on a bricolé à grand peine un état civil, le cadastre n’a pas été réalisé et il est de ce fait impossible de faire rentrer les impôts locaux.

Mais le pire est l’immigration, quoique moins riche que la Réunion, Mayotte est devenu un trou noir qui attire de toute la région, surtout des Comores mais aussi de Madagascar et de l’Afrique de l’est, On vient même de voir arriver 4 demandeurs d’asile se disant Syriens. Beaucoup se noient dans la traversée entre Anjouan et Mayotte et on expulse sans beaucoup de procédure plus de 20 000 clandestins par an. La population est officiellement de 220 000 habitants, en fait plutôt 300 000, les non natifs de l’île étant probablement majoritaires, il doit y avoir de l’ordre de 60 000 clandestins dont beaucoup d’enfants isolés.

Les Comoriennes viennent accoucher à Mayotte, en 2015 il y a eu 9 000 naissances, dont 75 % d’étrangères, 6814 en 2014, les enfants nés à Mayotte étant appelés à devenir français par droit du sol, les maternités n’y suffisent plus. On a beau construire des écoles on ne peut pas suivre la croissance démographique et le niveau scolaire est très bas, beaucoup d’enfants n’étant pas francophones.

Et pourtant Mayotte coute cher à la métropole, prestations sociales, subventions et surtout salaires des fonctionnaires surpayés.

Mais la déception est grande parmi la population qui reçoit les chaines de télé françaises et qui voit bien qu’ils ne vivent pas comme les autres Français ni comme ceux de la Réunion où beaucoup de Mahorais ont commencé à émigrer pour toucher à taux plein le RSA et les autre prestations sociales. Il s’en suit des grèves souvent tournant à l’émeute et une insécurité croissante.

On a déstabilisé une société très traditionnelle, vivant un islam très calme en une société individualiste où tous sont déçus.

Les Mahorais n’ont aucune perspective d’avenir sur l’île et beaucoup tentent leur chance en métropole, la plus grande ville comorienne est Marseille où la communauté atteint les cent mille.

Tout cela était prévisible, et la départementalisation n’a été décidée par le président Sarkozy que pour des raisons électoralistes : 50 000 voix à récupérer qui se sont d’ailleurs portées vers la gauche.

Ancien député de Mayotte, Mansour Kamardine estime que Mayotte est au bord de la guerre civile.

La situation étant ce qu’elle est, la meilleure solution est l’amputation. La départementalisation est un échec et en plus elle a été réalisée en dépit de la Constitution qui exigeait la consultation des populations intéressées et les Français sont intéressés ô combien, et au mépris des décisions de l’ONU considérant l’archipel des Comores comme un ensemble indivisible. Cela devrait permettre de réintégrer Mayotte dans la République Comorienne avec les accommodements nécessaires dont en particulier une aide au développement de l’archipel. Mais qui aura le courage de le faire ?

 

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14/01/2016

Il faut aider la Russie

L’économie russe ne se porte pas bien, pénalisée par l’effondrement du prix du pétrole. Les revenus du pétrole et du gaz représentent en effet 40% des exportations russes et la moitié du budget. Du coup la bourse baisse et le rouble perd de sa valeur : il faut 76 roubles pour un dollar et 83 pour une euro. La Russie est en récession en 2015 avec une régression de 3,8% du PIB. La production industrielle a reculé de 3,3% et l’inflation est de 12,7%. Les Russes voient leur niveau de vie baisser.

Or, l’Europe a besoin d’une Russie forte et prospère, elle fait partie de l’espace européen et nos économies sont complémentaires. Il faut aider la Russie à se sortir de cette crise. Commençons par lever les sanctions que l’Europe applique dans le cadre du conflit ukrainien. Elles nous coutent autant qu’à la Russie et sont absolument vaines : la Crimée ne quittera pas la Russie et il n’y a aucune raison d’aider financièrement comme on le fait l’Ukraine qui est un pays failli et en décomposition. D’ailleurs l’Europe souffle sur les braises en ratifiant un traité d’association qui n’a pour objet que d’extraire l’Ukraine de la sphère d’influence de la Russie.

Pourquoi va-t-on acheter du gaz de schiste liquéfié américain alors que nous interdisons son exploitation en France ? Importons le gaz qui nous est nécessaire de Russie. La Russie peut constituer pour l’Europe un marché important pour la mise à niveau de son industrie et renforcer nos échanges.

Il y a probablement en Europe nombre de dirigeants qui espèrent que cette crise économique va déstabiliser le régime qu’ils jugent autoritaire et pas démocratique. Pourtant personne ne conteste la popularité du Président Poutine qui a refait de la Russie une grande puissance avec laquelle il faut compter.

On peut s’étonner que l’Europe ait rouvert les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne. Le double jeu qu’elle mène en Syrie, le lâcher d’immigrants qu’elle pratique pour envahir l’Europe et la déstabiliser, montrent que ce pays est un allié peu fiable et de surcroit musulman. Par contre l’action de la Russie en Syrie peut conduire les participants à une solution politique négociée. Elle se révèle déjà efficace contre les terroristes et entraine un repli de EI.

La déstabilisation des régimes autoritaires, en Irak, en Libye, en Afghanistan, maintenant en Syrie, et dans les pays arabes du nord de l’Afrique, de la Tunisie à l’Egypte, a provoqué la régression et le chaos. La déstabilisation de la Russie serait catastrophique et suicidaire pour l’Europe.

L’avenir de l’Europe passe plus par un rapprochement confiant avec la Russie que par la signature du traité transatlantique avec les Etats Unis qui nous transformera définitivement en satellite.

 

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