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20/02/2013

Berlin s'amuse

Je ne vais jamais au cinéma mais quand je lis le compte-rendu du palmarès du festival de Berlin publié par le Monde sous le titre « A Berlin, un palmarès marqué par les clichés sociaux » je ne me sens pas près d’y retourner.

«…le palmarès est fidèle à la tonalité générale de cette compétition, qui ressemblait à un florilège d'images convenues de la réalité sociale des pays dans lesquels s'inscrivaient les films. » évidemment tentant.

Voilà un échantillonnage quasi exhaustif :

« La Roumanie était ainsi représentée sous l'angle de la corruption (…) Child's Pose , de Kalin Peter Netzer, l'Ours d'or, est un portrait de mère abusive, bourgeoise, qui fait jouer ses relations pour sauver son fils qui a tué un enfant dans un accident de la route. »

« Pour la Bosnie, ce fut la misère endémique des gens de la campagne, la corruption aussi » (…) An Episode in the Life of an Iron Pecker, de Danis Tanovic, suit les déboires d'un ferrailleur qui veut faire opérer sa femme après que celle-ci a fait une fausse couche, sans jamais s'intéresser à ce personnage féminin qui porte pendant des jours un bébé mort dans son ventre. »  Indiscutablement ça fait envie. De même pour « Harmony Lessons », d'Emir Baigazin,  qui « est certes virtuose, mais la manière verrouillée, systématique, qu'a l'auteur de dénoncer la violence au Kazakhstan finit par lasser. »

Parmi les bons films le Monde cite « Pardé (Closed Curtain) des Iraniens Jafar Panahi et Kamboziya Partovi, évocation de l'enfermement auquel est condamné le premier » et Gloria « portrait d'une quinquagénaire furieusement accrochée à son amour de la danse, des hommes, de l'alcool, »

Le Monde regrette toutefois que l’on n’ait pas distingué « Camille Claudel », de Bruno Dumont. « Apre, exigeant, douloureux même, ce film tourné dans un hôpital psychiatrique, avec ses pensionnaires, est un tour de force »

La sélection française a été ignorée, ne le regrettons pas trop. « Seuls s'en sortent Claude Lanzmann - avec un Ours d'or pour l'ensemble de sa carrière -, et Sebastien Lifshitz avec Bambi , romanesque portrait d'un transsexuel, qui a obtenu le Teddy (prix LGBT - lesbiennes, gay, bi et trans) du meilleur film documentaire » C’est bien le moins que les Allemands distinguent Lanzmann l’auteur de l’insupportable Shoah.

Et pour terminer ce florilège, citons Youth de l’Israélien Tom Shoval « histoire d'enlèvement sur fond de déclassement et de shabbat » et « Top of the Lake, de Jane Campion, histoire d'inceste inscrite dans une communauté rurale australienne »

Qui peut payer pour aller voir ce genre de film ? Personnellement j’aime mieux les Western.

Commentaires

Ou un bon film de guerre, nom de Dieu.

Écrit par : etrehumain | 12/11/2014

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