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29/07/2012

La sénatrice et les sous-marins

Une sénatrice Mme Maryvonne Blondin « attirel'attention de M. le ministre de la défense sur l'emploi des femmes à bord des sous- marins français » : citant des exemples étrangers d’embarquement de femmes sur les sous marins, elle note « Une cohabitation avec des hommes, dans ces espaces très restreints, pour des missions de plusieurs mois est donc possible. Un progrès notable dans l'égalité des sexes. »

Il est vrai que la marine a toujours « brassé à culer » au sujet de la féminisation des sous-marins et a jusqu’à maintenant tenu bon.

On peut se demander si le but de toute réforme dans le domaine des armées est la satisfaction de principes d’ailleurs contestables, comme l’égalité des deux sexes pour toutes les tâches, ou la recherche d’une meilleure efficacité au moindre coût. Pour embarquer des femmes il faut des locaux séparés, des règles de vie contraignantes et finalement beaucoup de problèmes pour un bénéfice nul.

D’ailleurs quand cette sénatrice, pourtant bretonne, écrit « Mais aujourd'hui les navires submersibles les plus importants ont déjà plusieurs salles de bain, permettant un usage non mixte, et des dortoirs qui peuvent être isolés » on se rend compte que cette dame n’a jamais mis les pieds à bord d’un sous marin.

Et quand elle demande au ministre de la défense « de bien vouloir lui indiquer, avec plus de précisions quant au calendrier adopté et à la campagne de recrutement envisagée, les ambitions de la France dans ce mouvement de féminisation des équipages des sous-marins et de l'égalité professionnelle des hommes et des femmes » on ne peut qu’espérer sans trop y croire, qu’ il lui répondra que les armées ont d’autres problèmes à régler que satisfaire à de telles billevesées.

Je voudrais rappeler qu’une patrouille de deux gendarmes féminins vient de se faire massacrer par un criminel à Collobrières ce qui amène à douter de l’égale adaptation des hommes et des femmes à toutes les professions.

 

27/07/2012

Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt.

Le 24 juillet enfin, Le Monde publie des photos signées de « Laurent van der Stockt pour " Le Monde " » qui apparemment accompagne Florence Aubenas envoyée spéciale en zone rebelle. L’ennui c’est que les photos ne montrent strictement rien :

« Un officier de l'armée régulière resté fidèle au régime est arrêté dans une rue de Sarul par les combattants de l'Armée syrienne libre (ASL). » on nous montre un type en tricot rayé emmené par des quidams masqués.

« Un combattant de l'ASL regarde un hélicoptère qui survole le quartier de Sarul » effectivement on voit quelqu’un regarder en l’air mais d’hélicoptère point.

« Des habitants regardent un hélicoptère bombarder l’école » On voit effectivement des habitants regarder mais pas d’école ni d’hélicoptère, seulement un tracteur agricole et un peu de fumée ou de poussière.

Quant à l’article il aligne des historiettes édifiantes, des témoignages sans intérêt et invérifiables qui ne permettent aucunement de se faire une idée de ce qui se passe réellement. Je ne dis pas que ce soit de la désinformation mais des reportages de journalistes qui n’ont rien vu et font du remplissage.

Quand aura-t-on une véritable information ?

26/07/2012

La Guyane nous échappe

Voici une lettre ouverte décrivant la situation de la Guyane actuelle.

"LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
L’UNION DES OPÉRATEURS TOURITISQUES DE GUYANE
La Hulotte, Palika, Ayana, Guyavoile, École Maritime de Guyane, Yaplus, École de Croisière Flamboyant, Autremer, Tropic Alizés, Freelance Services, Terre de Jeux, Groupe Sainte Claire Voyages, Takari Tour, la Sotel, Couleurs Amazone, Camp Cisame, Association Papakaï, Bitassion Patawa, Ocean Logistic Scientific, La Compagnie des Guides de Guyane, Quimbé Kio, Guyane Randonnée, Saut Sonnelle, Auberge du bois Diable, Camp Cariacou, Camp Maripas, Guyarando, Canopée Guyane, Tigdilo, Entobios, Atmosphére d'Amazonie, Guyanature, Nature de Guyane, Alawata, L'Eden Verte, Coeur de Forêt, Camp du Lawa,
Amazonie Découverte.

LA GUYANE NOUS ÉCHAPPE !!!
L’orpaillage clandestin omniprésent dans notre région gangrène jours après jours ce petit morceau de France d’Amérique du Sud, seul département d'outre-mer non insulaire.
Nous sommes d’ailleurs de plus en plus nombreux à nous demander si nous sommes toujours en France ou bien dans une zone de non-droit, livrés à la loi des malfrats? Les opérations militaires, tout à fait légitimes, consistent à détruire les sites d'orpaillage clandestins. Que font alors les garimpeiros pour renouveler leur matériel ?... Un prêt en bonne et due forme ? Et bien NON ! Ils passent « commande » à des rabatteurs qui vivent, souvent illégalement, proches des agglomérations et qui viennent voler tout le matériel nécessaire dans les villes, les fleuves et les estuaires. La liste des exactions subies est longue et non exhaustive. Il est maintenant avéré que cette insécurité, ces cambriolages et ces agressions sont bien les conséquences directes ou indirectes de l'orpaillage clandestin. Et ce lien évident est trop souvent passé sous silence.
La Guyane s’est donc transformée en un immense supermarché, où les sols et réserves halieutiques sont pillés, les fleuves pollués, les citoyens agressés et volés en permanence. De plus en plus de touristes et résidents annulent tout simplement leur séjour sur notre territoire parce qu’ils ont peur pour leur sécurité. Même les familles de gendarmes se font agresser, vandaliser, cambrioler au sein même des brigades !
Nos élus locaux font le même constat : " Sur le terrain, les garimpeiros ont déclaré la guerre à l'État français. Or, on sait déjà que l'insécurité causée par les orpailleurs clandestins se diffuse sur l'ensemble du territoire guyanais, que le modèle de prédation avec violence et atteintes aux personnes se banalise, tant dans l'intérieur que dans les zones urbaines. Si l'uniforme militaire, la force de l'État incarnée par ses soldats, n'arrête pas le geste meurtrier des pilleurs de ressources naturelles, à quoi doivent s'attendre les civils ?" Jean-Etienne Antoinette, Sénateur maire de Kourou, article paru dans France Guyane le 10 juillet 2012.
Le manque de réactions adaptées de la part des autorités face au réapprovisionnement criminel de ces sites d’orpaillage clandestins a permis aux garimpeiros de parfaitement s’organiser en toute impunité depuis plus de 15 ans.
Ce problème est bien de l’ordre de la sécurité publique relevant de l’État. Malgré la présence de milliers de policiers, gendarmes et militaires le climat d’insécurité ne fait que croître et les solutions répressives sont inadaptées. L'outil législatif doit impérativement être ajusté aux nombreuses particularités de la Guyane.
Les clandestins qui commettent des délits et crimes sur notre sol, en toute impunité, ne feraient certainement pas la même chose dans leur pays...
Un constat peut d'ores et déjà être fait : certains professionnels ont été contraints de stopper leurs activités, voire de rapatrier leur personnel, notamment pour deux des plus grands camps touristiques de forêt, ainsi que le CNRS avec sa station scientifique internationale des Nouragues. Certains opérateurs tellement fatigués et convaincus de l’inefficacité du système ont fini par arrêter de porter plainte et de faire des déclarations de vols aux assurances afin de ne pas se faire radier.
Or, cette situation provoque de fait une réduction des investissements voire à moyen terme un arrêt définitif des activités des professionnels du tourisme. Sur toute la Guyane l'activité touristique représente plus de 75 000 clients, pour un chiffre d'affaires d'environ 7 millions d'euros annuel.
Voici un exemple qui illustre parfaitement cette inefficacité : dernièrement, suite à une série de cambriolages de bateaux et camps touristiques, une cache de matériels volés est retrouvée par un professionnel du tourisme sur le fleuve à seulement 30 minutes de Kourou. Malgré la volonté d'intervenir du PSIG (Peloton de Surveillance et d'Intervention de la Gendarmerie), ils n'obtiennent pas l'aval de leur supérieur ???... Des citoyens exaspérés et armés prennent la décision de partir récupérer leur matériel en forêt. Au péril de leurs vies, ils rapportent une grande quantité d’objets volés. Dans le même temps, le Tribunal de Cayenne reçoit un fax urgent demandant de faire diligence afin de déclencher l'implication des forces de l'ordre dans les meilleurs délais, la réponse n’intervient que 2 jours et demi après !
Et quelle est-elle ? Le Parquet de Cayenne demande à ce que l’auteur du fax soit auditionné par la Gendarmerie… Voilà où nous en sommes !
Un point de non retour a été franchi dernièrement à Dorlin et sur le fleuve Approuague démontrant le niveau de détermination des criminels. Est-ce que l'État aura la volonté de se réapproprier ce département et d'y réaffirmer sa souveraineté ?
Il est temps de se mettre autour d’une table, toutes convictions politiques confondues, et de prendre en main l’avenir de la Guyane. Nous avons entendu trop de promesses, de discours stériles et de décisions beaucoup trop frileuses par rapport à l’ampleur des problèmes réels.
Nous posons la question : les acteurs touristiques qui surmontent déjà bien d’autres difficultés locales doivent-ils assurer leur propre sécurité (avec les conséquences que cela comporte) tant que l’État ne prendra pas les décisions efficaces et adaptées à cette situation catastrophique ?
Nous constatons depuis trop longtemps que la justice française ne sait pas répondre efficacement à de tels problèmes : les forces de l’ordre sont bloquées par leur hiérarchie etl'armée se concentre essentiellement sur la protection du Centre Spatial Guyanais…
La Guyane est un pays exceptionnel où se déroulent des faits exceptionnels. L'Etat doit prendre d’urgence des mesures exceptionnelles !!!
Monsieur le Président de la République,
Nous demandons, nous exigeons, que l’État Français prenne immédiatement les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des personnes et des biens en Guyane, territoire de la République Française.
LA GUYANE NOUS ECHAPPE !!!

Fait à Kourou le 17 juillet 2012

Union des Opérateurs Touristiques de Guyane
14 rue Cresson 97310 Kourou

Courrier envoyé à :
- Président de la République Française
- 1er Ministre
- Ministre de l’Intérieur
- Ministre de la Défense
- Ministre de la Justice
- Ministre des Outres Mer
- Ministre des Affaires étrangères
- Ministre du Tourisme
- Préfet de Guyane
- Président de la Région Guyane
- Président du Conseil Général de Guyane
- Président du Comité du Tourisme de Guyane
- Président de la Chambre de Commerce de Guyane
- Sénateur Maire de Kourou
- Députés de Guyane
- Sénateurs de Guyane
- Parc Amazonien de Guyane
- Parc Naturel Régional de Guyane
- Centre Spatial Guyanais (CNES, ESA, Arianespace, Mission CNES)
- Office du Tourisme de Kourou
- DEAL, Directeur de la Mer, DIECCTE
- ONF, Ifremer, WWF, ONCFS, Guyane Nature Environnement, OSL
- Tous les médias, télés nationales et locales, presse, internet…"

 

 

22/07/2012

70 ans après la "rafle du Vel'd'Hiv"

Ainsi à l'occasion di 70eme aniversaire de la "rafle du Vel'd'Hiv" François Hollande s'est cru obligé de rappeler la "la responsabilité historique de la France dans la rafle de juifs "du vélodrome d'hiver" ",  "Ce crime a été commis en France par la France".

Rappelons que quand on parle de "juifs de France" il s'agit en fait d'étrangers venant d'Allemagne et d'Europe centrale et que la communauté des juifs français a été la plus épargnée des persécutions nazies de toute l'Europe occupée.

Je voudrais rappeler ce que j'écrivais il y a 5 ans au Monde pour le 65eme annaiversaire:

"Comme tous les ans vous vous sentez obligés d’ouvrir vos colonnes à Serge Klarsfeld à l’occasion de l’ anniversaire de la rafle du Vel’d’Hiv . Cette année, j’apprends qu’il y eut à cette époque deux France antagonistes « celle de la collaboration et celle de la Résistance ».
Ceux qui ont connu cette triste époque savent que cette vision manichéenne ne correspond pas à la réalité.
J’aimerais que Mr Klarsfeld lise  deux ouvrages dont il ne peut, je pense, contester l’impartialité : l’ «Histoire de Vichy » de François-Georges Dreyfus et « un engrenage fatal » de Michel Laffitte .
Le livre de Michel Laffitte étudie l’évolution de l’UGIF, Union Générale des Israëlites de France, qui tout au long de l’occupation « collabora », assura le fonctionnement de Drancy, et par ses actions irresponsables provoqua la déportation de nombre d’enfants.
Dans l’ " Histoire de Vichy " de F.G. Dreyfus qui relativise quelque peu le rôle de Vichy dans les déportations au moins des juifs français, on trouve cette phrase prononcée par un juif étranger rescapé de Drancy : « J’ai vu des gens xénophobes dans tous les pays mais la xénophobie pure à l’état de passion et n’admettant aucune exclusion, je ne l’ai trouvée que là-bas (à Drancy)»
Comme quoi tout n’est pas blanc et noir et il est plus que temps de laisser les morts enterrer les morts."

Cela est toujours vrai et il serait bon de laisser les historiens étudier libremant cette époque tragique qu'il est trop facile de juger quand on ne l'a pas connue et en particulier d'abroger la tragique loi Gayssot.

Je voudrais signaler d'autre part qu'Israël est en train d'expulser par la force les réfugiés du Sud Soudan et de les renvoyer chez eux par avion.

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

 

20/07/2012

Famine au Niger

Le 18 juillet Mahamadou Issoufou, président de la République du Niger, a fait paraître dans Le Monde un article intitulé « Plus de 18 millions de personnes sont menacées par la famine au Sahel » Il y expose ce qu’il faut faire : « Nous avons aussi développé une approche pour mettre fin à ce cycle de la faim. ». Constatant que « plus de six millions de Nigériens manquent de nourriture » il constate que « seuls 45 % des fonds nécessaires sont disponibles. ».

Très justement il remarque qu’il faut chercher des solutions à long terme, améliorer la productivité de l'agriculture, promouvoir l'irrigation et les technologies solaires, moderniser l'élevage, améliorer les infrastructures et protéger l'environnement. « Les Nigériens peuvent et vont nourrir les Nigériens. »

Il préconise, des nouveaux systèmes d'irrigation et d'approvisionnement en eau, des cultures différentes et mieux adaptées, des réserves alimentaires robustes, des marchés mieux régulés et un meilleur réseau de transports pour accroître la production alimentaire.

Fort bien, mais il est quand même étonnant de voir le président d’un pays étranger, indépendant depuis plus de 50 ans exprimer dans un journal ce qu’il doit faire et qui n’a jamais été fait. Peut on le croire ? Remarquons que la République du Niger a connu une suite ininterrompue de coups d’état et en est à la 7e république, que le Niger possède le taux de fécondité le plus élevé du monde, sept naissances par femme en moyenne et est classé 186e sur 187 en indice de développement humain.

Le Niger n’est pourtant pas sans ressource et possède une des mines d’uranium les plus importantes du monde, exploitée par Areva jusqu’à ce que six Français soient pris en otage, quatre le sont encore.

Chaque année ou presque sous l’égide de l’ONU une aide d’urgence est fournie au Niger, c’est arroser le désert et c’est strictement inutile, aggravant  même les problèmes démographiques.

Comme d’autres pays de la zone, faute d’une stabilité politique et d’un projet à long terme des investissements nécessaires, éventuellement avec des aides extérieures, le Niger n’atteindra jamais l’autosuffisance. A moins que, comme ailleurs, les chinois débarquent et prennent les affaires en main ce qui sera douloureux.

Ce n’est pas un article dans Le Monde qui fera avancer les choses.