Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/10/2013

Les écolos à contretemps

Alors que les éleveurs bretons de porcs et de poulets se battent pour sauver leurs exploitations et leurs abattoirs, concurrencés par d’autres pays dont l’Allemagne, on veut leur imposer l’écotaxe qui va pénaliser tous les transports routiers. Le bizarre c’est qu’en France ce sont les transports sur les routes secondaires qui sont soumis à cette taxe et non ceux sur les autoroutes. Le but est pourtant d’encourager les transports ferroviaire et fluvial qui ne peuvent en aucun cas remplacer les routes secondaires.

Alors qu’en France la principale préoccupation est le chômage, on s’interdit de rechercher et d’exploiter le gaz de schiste et on veut démanteler des centrales nucléaires ayant encore dix ans de potentiel. Or la clé d’une reprise de l’industrie est une énergie à bon marché que l’on ne pourra jamais obtenir avec les « énergies renouvelables ». L’Allemagne qui s’y essaye a vu son électricité plus chère de 30% et en plus brule de plus en plus de charbon.

L’Angleterre pragmatique, encourage l’exploitation du gaz de schiste et vient de commander deux centrales nucléaires à EDF.

La France produit déjà moins de « gaz à effet de serre » que les autres pays développés grâce à l’énergie nucléaire et en tout état de cause ne représente que 1% de la production mondiale. Tout effort de réduction est donc totalement marginal à l’échelle mondiale et aura pour seul effet de faire plaisir aux 2% de Français qui votent écolo.

Pour en revenir à la Bretagne rappelons que les Bretons s’étaient opposés en 1980 à la construction d’une centrale nucléaire à Plogoff et que la Bretagne dépend des autres régions pour son électricité, suggérons aux Bretons de relancer ce projet qui leur donnerait travail et indépendance énergétique.

A moins qu’ils comptent sur les éoliennes et autres hydroliennes, le précédent de l’usine marémotrice de la Rance montre que cette voie n’est guère rentable.

18/04/2013

Réplique d'AZF

Une violente explosion vient de ravager une usine d’engrais au Texas , près de Waco. Il y a des morts et de nombreux blessés. Gageons qu’il s’agit de nouveau d’une explosion de nitrate d’ammonium, un engrais qui avait déjà ravagé Toulouse à la suite de l’explosion de l’usine AZF.

Le nitrate d’ammonium est un engrais ou un explosif. Quand c’est un explosif on le traite avec précaution : merlons, fractionnement du stock, polygone d’isolement… Quand c’est un engrais, on le stocke sans précaution spéciale souvent dans des zones urbaines. Le nitrate d’ammonium a été à l’origine de nombreuses catastrophes, Texas city, Brest, Toulouse et j’en passe.

Rien ne sert de leçon, et alors que chacun fantasme sur les risques liés aux installations nucléaires, autrement bien contrôlées, c’est le laisser-faire pour les installations industrielles, notamment les usines chimiques, et les maires laissent urbaniser autour. D’où des catastrophes comme à Bopal.

Toutes ces installations, comme d’autres par exemple les barrages, devraient être l’objet d’études de sureté pour évaluer le risque qu’elles génèrent.

C’est aussi intéressant que les risques supposés liés à l’exploitation du gaz de schiste.