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13/04/2020

Bach ueber alles

Le Vendredi Saint j’ai l’habitude d’écouter la Passion selon St Matthieu de Jean Sébastien Bach, ce n’est pas une pénitence, pour moi la Passion est le sommet de la Musique.

Quand j’étais jeune, habitant Paris, j’ai eu la chance d’être aux Jeunesses Musicales. Je pouvais pour une somme très modique assister aux concerts Pasdeloup ou Lamoureux Salle Pleyel ou au palais de Chaillot. Je me souviens d’un concert au théâtre des Champs Elysées où Marguerite Long, elle n’était plus toute jeune, jouait le concerto en sol de Ravel dont elle était dédicataire. C’est comme ça que j’ai découvert la musique classique qui m’a accompagné tout au long de ma vie. Au début j’écoutais les disques 78 tours de mon père sur un phonographe Paillard qu’il fallait remonter et dont on changeait l’aiguille tous les deux disques. Sur les deux faces on enregistrait environ dix minutes. J’ai ensuite eu des 33 tours, les premiers je les ai achetés aux Etats Unis pendant ma croisière sur la Jeanne d’Arc, je les écoutais en Indochine à bord de ma vedette dans le delta du Mékong. Depuis bien sur je collectionne les CD.

Au début comme tous je vouais une admiration sans borne à Beethoven, à ses neuf symphonies et à ses trente deux sonates pour piano, j’ai eu une époque Brahms, une époque Schubert et même Mahler, mais sans exclusive. Bach m’intéressait moyennement. C’est sur le tard que je l’ai vraiment découvert et que je le considère comme le plus grand génie musical, le fondateur de la musique occidentale. Parmi ses centaines d’œuvres il a écrit des chefs d’œuvre avec une économie de moyens extraordinaire, notamment les sonates pour violoncelle seul que Rostropovitch jouait au pied du mur de Berlin pendant sa destruction, mais aussi les partitas pour violon seul, le clavecin bien tempéré et les variations Goldberg pour clavecin. Son œuvre pour orgue est monumentale et accompagne bien souvent les messes dominicales. Et puis il a écrit deux Passions celle selon Saint Jean et celle selon Saint Matthieu. Pour moi rien n’a été écrit de plus beau que le choral final de la Passion selon Saint Matthieu.

 
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