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23/12/2012

Si j'avais été Hollande

Si j’avais été Hollande voila ce que j’aurais dit en Algérie :

« La France et l’Algérie ont cent trente ans d’histoire commune. Bien sur nous n’en avons pas la même perception, mais cinquante ans ont passés et il faut maintenant regarder l’avenir, tourner la page. L’Algérie et la France sont maintenant deux nations indépendantes, libres et égales. Laissons les morts enterrer les morts et les historiens écrire l’histoire et regardons ce que nous pouvons faire ensemble.

Nous avons beaucoup d’intérêts communs, culturels, industriels, commerciaux : il faut les développer de part et d’autre de la Méditerranée. Il y a en France trois millions d’Algériens dont beaucoup sont aussi Français ou aspirent à le devenir. Pour qu’ils soient bienvenus il faut qu’ils acceptent nos coutumes, nos valeurs, notre histoire.

L’avenir des rapports de l’Algérie et de la France est dans l’amitié, la coopération, la confiance, non dans la rancœur. »

20/12/2012

Pas d'excuses ni de repentance.

Qu’on tourne la page avec l’Algérie et que cinquante ans après on cherche une réconciliation et un rapprochement, quoi de plus normal et de plus souhaitable. La France et l’Algérie ont une histoire et des intérêts en commun.

Que le Président Hollande dise qu’il n’y aura ni excuses ni repentance, on ne peut qu’approuver, mais pourquoi faut il alors qu’il évoque devant le Parlement algérien un système colonial "profondément injuste, brutal" et "les massacres de Sétif, de Guelma et de Kherrata" qui "demeurent ancrés dans la mémoire et dans la conscience des Algériens". Il  ne faut pas compter sur les Algériens pour parler des massacres de harkis et de pieds-noirs qui ont suivi l’indépendance et des attentats à la bombe qui ont fait tant de victimes.

Pourquoi faut il qu’il aille rendre hommage à Maurice Audin, ce jeune militant du Parti Communiste Algérien, parti interdit, qui aida le FLN pendant la bataille d’Alger, quand les bombes tuaient aveuglement au Casino de la Corniche. Nous étions en guerre et Audin fut à l’évidence un traître. L’honorer c’est désavouer l’armée française qu’un gouvernement socialiste chargea du sale boulot et qui gagna la bataille d’Alger.

Il eut fallu plutôt qu’il salue la mémoire du jeune instituteur français, Guy Monnerot, premier mort français en 1954, le jour de la « Toussaint rouge ».

Mais les Algériens ne reconnaitront rien, ne s’excuseront de rien car pour eux il n’existe que la force.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com