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19/04/2012

Les Iles Eparses

 

Actuellement au 13 heures de TF1, passe journellement un reportage sur les « Iles éparses ». Ces 4 îles ou plutôt 4,5, Bassas de India ne découvrant qu’à marée basse, sont la propriété de la France, Tromelin à l’est de Madagascar, les autres îles dans le Canal de Mozambique entre Madagascar et l’Afrique de l’Est.

Ces ilots minuscules, de un à quelques kilomètres de longs, sont inhabités et n’ont aucune ressource, ils sont en plus entourés de corail et très difficiles d’accès par mer. Leur seul intérêt est de générer une Zone Economique Exclusive (ZEE), considérable.

Ceux qui regardent ces reportages auront pu constater que sont stationnés sur les ilots du canal de Mozambique des militaires, treize hommes et un gendarme, relevés tous les deux mois à partir de la Réunion. Ils y sont depuis 1973 et voilà pourquoi.

A l’époque j’étais à Tananarive à l’état major du général Bigeard, commandant supérieur de la zone. J’avais appris d’une source « digne de foi » que les Malgaches qui revendiquent la propriété de ces îles avaient l’intention de s’y installer militairement. Le général Bigeard les devança et occupa, les Glorieuses, Juan de Nova et Europa en y envoyant un détachement et un gendarme. Ils y sont toujours malgré le coût de leur soutien, il faut même leur acheminer de l’eau. L’armée a des velléités de supprimer cette occupation qui dure maintenant depuis près de 40 ans, pour faire des économies, l’amusant est que ce sont les écolos qui demandent leur maintien pour la préservation de la faune et de la flore ; en particulier ces îles sont des lieux de ponte des tortues marines.

Il est curieux de constater qu’une décision à laquelle on a participé il y a quarante ans a encore des conséquences alors qu’il est probable que bien peu sont ceux qui en connaissent encore la raison.

 

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La quantité de gaz potentiellement exploitable dans cette zone, allant du sud du Kenya au Mozambique, et englobant Madagascar et les Seychelles, est évaluée à 12 500 milliards de mètres cube par une étude du gouvernement américain (USGS) parue en avril : « Les découvertes effectuées au large du Mozambique et de la Tanzanie sont énormes et d’envergure mondiale, avec la possibilité qu’on trouve encore davantage, y compris du pétrole », explique Duncan Clarke, de Global Pacific, un consultant basé à Johannesburg cité par l’AFP.

Écrit par : Radidy | 22/02/2014

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