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06/12/2015

COP21

Ils sont tous arrivés dans leurs avions, souvent très gros comme l’américain et le chinois, avec leurs milliers de délégués, personne n’a eu l’idée de faire un ramassage. La manifestation accueillera 40 000 personnes, la voiture d’Obama « the Beast » pèse sept tonnes et sa consommation n’est pas communiquée. Bref une débauche de produits pétroliers et de « gaz à effet de serre » (GES).

On y rencontre 150 chefs d’état, du chinois représentant un milliard trois cents millions d’humains au président de Nauru, plus petit état du monde après le Vatican (non convié), un ilot à guano de Micronésie de 21,3km2 ,épuisé par la surexploitation et où maintenant l’Australie parque ses immigrés expulsés.

J’aimerais connaître le « bilan carbone » de cette conférence de dix jours. Il est vrai que pour les menus des restaurants les circuits courts et les produits de saison sont privilégiés, avec obligatoirement de la cuisine végétarienne - on vient de découvrir que la viande était cancérigène -, il est vrai aussi que chaque pays aura obligation de compenser la production de GES liée à la conférence (non ne riez pas). Les chasses d’eau ne seront que de 1,5 litre.

Le budget voté par le Parlement, est de 187 millions d’euros, pour sauver la planète ce n’est pas cher, à Copenhague on avait dépensé 182 millions, mais la conférence avait été un fiasco qu’il faut à tout prix éviter.

Il est vrai aussi que le climat a toujours changé et que l’année 2015, opportunément particulièrement chaude, l’a été probablement beaucoup plus à cause d’un el Nino renforcé que des activités de l’homme. Il n’empêche, il paraît qu’il y a 95% de chance que le réchauffement planétaire ait une origine anthropique ce qui laisse quand même une probabilité de 5% (estimation douteuse du GIEC) aux « climato-sceptiques » espèce obstinée mais considérée comme constituée de minus habens.

Et pourtant on peut s’étonner de certaines choses : la France est actuellement grâce au nucléaire un des pays avancés les plus décarbonés, que veut on faire : réduire la part de l’atome dans la production de l’électricité de 75% à 50%. La « transition énergétique », qui consiste à utiliser les énergies renouvelables, vent, soleil, courants marins, amène un renchérissement de l’électricité et donc des coûts de production, ce qui n’est guère souhaitable dans un pays à fort chômage.

L’Allemagne qui abandonne le nucléaire voit la consommation de charbon et de lignite s’accroître et le prix de l’électricité s’envoler.

Les écolos français ont réussi à empêcher la traversée du Verdon par une ligne à haute tension jugée disgracieuse, ils prônent maintenant la construction de milliers d’éoliennes, et d’hectares de panneaux solaires.

On nous montre quotidiennement Pékin envahi par le smog pour nous expliquer qu’il faut réagir, confondant pollution à basse altitude qui est un phénomène local et gaz à effet de serre qui sont dans la haute atmosphère.

Il est notable que dans toutes les propositions pour la lutte contre le réchauffement climatique, personne n’ose proposer le développement du nucléaire qui a depuis 50 ans, hormis les accidents de Tchernobyl et de Fukushima qui auraient du être évités par une meilleure surveillance à la construction, donné satisfaction. L’atome a tué infiniment moins que le charbon et l’industrie chimique et permet de produire de l’électricité d’une façon continue à un coût acceptable.

Alors la COP21 sera-t-elle un échec ? Certainement pas, on se mettra d’accord sur une déclaration et des engagements sur le long terme contraignants que le parlement américain refusera de ratifier comme d’habitude. L’Inde un des gros pollueurs invoquera son état de pays en développement pour s’exonérer de toute obligation. Seuls quelques pays européens dont la France s’engageront sur des objectifs inatteignables qu’ils contourneront par des artifices à la Volkswagen.

Chacun dans cette conférence poursuit des objectifs contradictoires, les pays développés, se pénaliser le moins possible, les pays pauvres venant chercher des subventions qui se perdront dans les puits sans fond, de la mauvaise gestion, de la corruption, de la prévarication et des guerres tribales.

A vrai dire la principale menace ne vient pas du réchauffement climatique mais de la croissance démographique mondiale, entrainant une urbanisation galopante source de misère et de troubles.

En particulier l’Afrique qui en 1950 représentait 9% de la population mondiale, en représentera un quart en 2050 puis 40% à la fin du siècle : 1,2 milliard d’habitants au jour d’hui, 2,4 en 2050 puis 4,2 à la fin du siècle. Dans l’état actuel des choses, le continent sera bien incapable de nourrir une telle population.

La croissance démographique incontrôlée là est le véritable défi et non le réchauffement climatique.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

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