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07/10/2014

Mayotte et le désert médical.

Habitants  de la Creuse et de la Lozère qui voyez s’étendre le désert médical et avez des dizaines de kilomètres à parcourir pour consulter, réjouissez vous : Tout médecin qui s’installera à Mayotte et y restera quatre ans, touchera une prime de quelque cent mille euros. Cette prime sera versée aux praticiens hospitaliers (médecins, pharmaciens, dentistes) qui iront renforcer les troupes sur place.

Ils devront, bien sur, exercer au sein d’un établissement public de santé, mais pourront avoir une activité libérale.

Bien sur, cette prime s’ajoutera à tous les avantages prévus d’autre part : majoration du traitement atteignant  à terme 40%, indemnité de sujétion géographique se substituant à l’actuelle indemnité d’éloignement qui double presque le traitement des fonctionnaires, congés bonifiés vers la métropole tous les trois ans, voyage payé.

Il est vrai qu’il n’y a à Mayotte 77 praticiens pour 100 000 habitants et qu’en fait, toutes les Comores et même l’Afrique de l’est déversent leurs malades sur Mayotte. L’hôpital de Mamoudzou soigne en majorité des clandestins. Parmi les 7000 naissances annuelles, 70% sont le fait de Comoriennes en situation irrégulières, incapables de plus de payer les frais et dont les enfants sont appelés à devenir Français.

Il faut dire que l’état sanitaire de Mayotte est déplorable et qu’on vient de craindre une épidémie de choléra, il y avait déjà eu une épidémie en 2000 alors que l’immigration clandestine était très inférieure à ce qu’elle est devenue.

Pour France Mayotte Matin, Mayotte est devenue « un creuset idéal pour les maladies infectieuses ». « Plus de 50% de la population est étrangère à Mayotte et ils sont des milliers à vivre dans des bidonvilles où les conditions de vie et d’hygiène relèvent du Moyen Age ».

Des plages sont interdites en raison de présence matières fécales et beaucoup utilisent l’eau de rivières polluées pour la cuisine et la lessive.

Un médecin de l’hôpital de Mamoudzou craint que choléra et Ebola apparaissent un jour pendant la saison des pluies. La dengue et le chicungunya sont endémiques.

L’île compte sur le tourisme pour se développer !

On n’a pas fini de payer la décision irresponsable de départementaliser Mayotte et pourtant tous ceux qui l’on voulue savaient ce qu’il en était. C’était du temps de Sarkozy : une promesse électorale.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com 

 

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