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27/07/2014

De minimis non curat pretor.

Un avion d’une compagnie étrangère volant entre deux capitales étrangères, s’écrase à l’étranger, il paraît que c’est une crise « A l’Elysée, Francois Hollande prend en main la gestion de la crise » écrit Le Monde ; une crise, non : un accident aérien.

Et immédiatement le Président d’annuler sa participation au 4° sommet de l’Océan Indien et une visite dans les DOM, Réunion et Mayotte.

Il est vrai qu’il y avait 116 morts dont 51 Français. Bien sur c’est triste et on ne peut que compatir, mais ces morts n’étaient pas en service commandé, ils voyageaient pour leurs besoins professionnels et familiaux. Bref dans cette catastrophe la France en tant que telle n’était nullement engagée.

Alors fallait-il que le Président renonce à un engagement international dans une zone où la France a des intérêts politiques et économiques, pour recevoir personnellement les familles des victimes ?

Dans cette époque compassionnelle, on ne peut que s’étonner de voir des flopées de ministres se déplacer pour le moindre événement. Par exemple je ne pense pas que la Légion qui a l’habitude d’honorer ses morts entre légionnaires, souhaite qu’on rende à chacun les honneurs aux Invalides. Un accident de chemin de fer : un ou deux ministres, un accident de la route, un ministre, une inondation, un ministre… Ces hauts personnages n’ont ils actuellement rien à faire alors que la France est elle, en crise avec 5 millions de chômeurs, des émeutes quotidiennes de communautés et est engagée dans plusieurs interventions extérieures.

On a l’impression que ne voulant ou ne pouvant faire quelque chose d’utile, améliorant le sort des Français, ils se manifestent par une agitation sans but et sans fin pour des choses qui sont du niveau d’un préfet.

En l’occurrence le Président a pris en main la gestion des évènements depuis l’Elysée, il a mobilisé, les ministres des Affaires Etrangères, de la Défense, de l’Intérieur, et des Transports, et prononcé une allocution sur un ton solennel. Il a ensuite reçu les familles des victimes qui n’en demandaient surement pas tant. Ce n’est pas de son niveau.

Voilà comment la France est gouvernée, on privilégie l’événement à la réflexion et à l’action, finalement c’est plus facile sinon plus utile. On préfère « montrer » que « faire »

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