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20/06/2013

Nuit du 4 aout

Une dizaine de députés demandent l’abolition des privilèges dont bénéficient les parlementaires en particulier en matière de retraite.

Au moment où on doit s’en prendre à l’ensemble des retraites des Français, ce me semble une saine réaction que malheureusement seuls 10 sur 577 députés ont l’honnêteté d’avoir. Les autres protestent de la dureté de leur sort.

A vrai dire c’est à l’ensemble des personnels de l’Assemblée Nationale qu’il conviendrait d’appliquer une révolution pour ramener leurs salaires à quelque chose de raisonnable.

Si j’en crois la fiche éditée par l’Assemblée Nationale les 1351 fonctionnaires sont recrutés par concours et disposent d’un statut autonome fixé et mis en oeuvre par le Bureau de l'Assemblée nationale, le Président et les Questeurs.
Ils assurent des tâches d'assistance intellectuelle, administrative ou matérielle, utiles à l'accomplissement du mandat des 577 députés.

On recense 181 secrétaires des services et 50 secrétaires administratifs, 168 administrateurs, conseillers, chefs de division, directeurs-adjoints et directeurs.

21 secrétaires des débats et 38 rédacteurs des débats assurent les comptes rendus des travaux.

Le personnel de l'Assemblée nationale comprend également médecins et assistantes médicales, architectes, informaticiens et de nombreux corps techniques parmi lesquels les personnels des restaurants, les ouvriers d'entretien, tapissiers, ébénistes, électriciens, etc. Tous sont fonctionnaires, ne pourrait-t-on pas externaliser une partie de ces tâches ?

Bien sur on insiste sur les servitudes auxquelles ces malheureux sont astreints : neutralité politique, totale disponibilité, totale discrétion professionnelle, remarquons que les militaires sont soumis aux mêmes obligations.

Une chose est soigneusement occultée c’est le salaire des personnels de l’Assemblée Nationale.

l'Institut français pour la recherche sur les administrations publiques (Ifrap) a publié une étude en juin 2012. Le salaire moyen d’un agent est de plus de 7 700€ brut par mois. Ces revenus confortables proviennent du fait que les heures supplémentaires pour séances de nuit sont perçues que l’agent soit présent où non. Résultat, un salaire de 2200 euros brut passe plutôt à 3600 euros net par mois, primes comprises. Pour le haut de l’échelle, les salaires tournent entre 15.000 et 18.000 euros, dont environ 8000 euros de prime de séances de nuit.

A la Chambre des Communes un agent touche en moyenne 2733£, au Bundestag 4390€, à l’Assemblée Nationale 7777€.

Ajoutons que la France est le pays d’Europe où le député reçoit personnellement le plus d’indemnités différentes pour un montant le plus élevé : 162.146 euros contre 139.644 euros pour un député allemand et un maximum de 105.188 euros pour leur homologue britannique.

Profitons du prochain 4 août pour abolir ces privilèges, ce sera un excellent exemple en plus d’une substantielle économie. On pourrait d’ailleurs diviser par deux le nombre des parlementaires sans conséquences graves.

 

 

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15/06/2013

Retraites

Je reçois régulièrement des demandes d’adhésion à des associations pour la défense des retraites, demandant l’alignement des retraites des fonctionnaires sur celles du régime général. Faut il compliquer la situation par des comparaisons et des conflits qui n’ont pas lieu d’être ?

Les études sérieuses montrent que le niveau des retraites des fonctionnaires n’est pas foncièrement différent de celles du régime général.Financées par eux mêmes et leur employeur, l’Etat, elles ne grèvent en rien le régime général. Il faut traiter les deux régimes séparément.

Il n’y a pas de caisse de retraite de la fonction publique, il est cependant facile de savoir ce que coûtent les retraites à l’Etat. Si nécessaire on peut jouer sur l’âge de la retraite et le nombre d’années de cotisation, il n’est pas besoin pour cela de changer le mode de calcul sous prétexte de l’aligner sur le régime général, on s’évitera bien des conflits.

Les régimes spéciaux, SNCF, EDF, RATP, n’ont eux aucune justification sauf historique, un conducteur de TGV ne fait pas le même métier qu’un mécanicien de train à vapeur, mais il bénéficie de la retraite à 50 ans quelque dix ans avant celle d’un pilote d’A380.

Pour ces régimes il y a deux solutions : soit on les met à la charge des employeurs, EDF, SNCF, RATP et ce sera aux usagers de les payer, soit on les aligne peu à peu sur le régime général qui les prendra en charge.

Il vaut bien mieux traiter la question régime par régime qu’unifier tous les régimes sur un seul.

 

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