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11/06/2012

La vache et le kangourou

Je l’avoue les écolos m’énervent, le monde va toujours s’écrouler, les îles disparaître, les glaciers fondre mais là je le reconnais, ils m’ont bien fait rigoler : il s’agit des flatulences des bovins qui participent largement au « réchauffement climatique » : les bovins, en ruminant pour digérer l’herbe dont ils se nourrissent quand on ne leur donne pas de farines animales, par leurs flatulences et, plus encore, par leurs éructations, génèrent avec les ovins et caprins plus d'un tiers du méthane anthropique émis dans le monde. Un mouton rejette sous forme gazeuse environ 7 kg de méthane par an. Une vache laitière, 90 kg.

C’est grave docteur ? oui, bien sur car la consommation de produits carnés, ne cesse d'augmenter dans les pays en développement à mesure que la population et les revenus y progressent. La production mondiale de viande, de 229 millions de tonnes en 2000, devrait grimper à 465 millions de tonnes en 2050.

Depuis longtemps les Khmers verts veulent culpabiliser les bouffeurs de beefsteak et les convaincre de devenir végétariens, quoique la culture du riz soit aussi très mauvaise pour le méthane, mais ça il ne faut pas le dire.

Mais là les écolos sont en passe de faire une découverte majeure : « Le kangourou pète et rote comme tout le monde, mais ses émanations gazeuses ne contiennent pas de méthane. »1 Braves marsupiaux qui donnent un bel exemple à suivre.

Est ce possible ? « L'espèce étant isolée des ruminants depuis des millions d'années d'évolution, sa flore intestinale est différente : ce sont des bactéries productrices d'acétate et non de méthane qui assurent la dégradation de la cellulose. Ce qui assure également à cet herbivore une digestion plus sereine et énergétiquement plus rentable.»1

Alors on voudrait obliger ces malheureux ruminants, vaches et moutons, à changer de fournisseurs de bactéries pour leur tube digestif et adopter celles des kangourous pour qu’ils cessent de produire du méthane.On pourrait aussi, je pense, croiser les deux espèces et là j’imagine les jeunes veaux sortant leur tête de la poche marsupiale de leur vache de mère…

On pourrait peut être aussi convaincre les humains, par un petit effort de rumination, de consommer directement de l’herbe ou de se limiter à la viande de kangourou.

Ah ces écolos, avouez qu’ils sont toujours aussi rigolos.

 

1 Le Monde du 6 juin 2012

 

19/04/2012

Les Iles Eparses

 

Actuellement au 13 heures de TF1, passe journellement un reportage sur les « Iles éparses ». Ces 4 îles ou plutôt 4,5, Bassas de India ne découvrant qu’à marée basse, sont la propriété de la France, Tromelin à l’est de Madagascar, les autres îles dans le Canal de Mozambique entre Madagascar et l’Afrique de l’Est.

Ces ilots minuscules, de un à quelques kilomètres de longs, sont inhabités et n’ont aucune ressource, ils sont en plus entourés de corail et très difficiles d’accès par mer. Leur seul intérêt est de générer une Zone Economique Exclusive (ZEE), considérable.

Ceux qui regardent ces reportages auront pu constater que sont stationnés sur les ilots du canal de Mozambique des militaires, treize hommes et un gendarme, relevés tous les deux mois à partir de la Réunion. Ils y sont depuis 1973 et voilà pourquoi.

A l’époque j’étais à Tananarive à l’état major du général Bigeard, commandant supérieur de la zone. J’avais appris d’une source « digne de foi » que les Malgaches qui revendiquent la propriété de ces îles avaient l’intention de s’y installer militairement. Le général Bigeard les devança et occupa, les Glorieuses, Juan de Nova et Europa en y envoyant un détachement et un gendarme. Ils y sont toujours malgré le coût de leur soutien, il faut même leur acheminer de l’eau. L’armée a des velléités de supprimer cette occupation qui dure maintenant depuis près de 40 ans, pour faire des économies, l’amusant est que ce sont les écolos qui demandent leur maintien pour la préservation de la faune et de la flore ; en particulier ces îles sont des lieux de ponte des tortues marines.

Il est curieux de constater qu’une décision à laquelle on a participé il y a quarante ans a encore des conséquences alors qu’il est probable que bien peu sont ceux qui en connaissent encore la raison.