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09/08/2020

Beyrouth: désinformarion israélienne

Un site intitulé « Contre la désinformation médiatique » publie un article de journalistes israéliens affirmant que les 2750 tonnes de nitrate d’ammonium qui ont explosé et ravagé Beyrouth appartenaient en fait à la milice chiite Hezbollah qui voulait les utiliser comme explosif contre Israël « Le nitrate d’ammonium avait été amené et stocké dans l’entrepôt numéro 12 uniquement pour être militarisé et pour ravager Haïfa ou Tel Aviv. » C’est un mensonge éhonté, l’origine du nitrate d’ammonium est bien connue : il était transporté vers le Mozambique par un cargo moldave pourri qui n’avait pas été autorisé à quitter Beyrouth, le nitrate d’ammonium débarqué était stocké depuis sept ans dans un hangar probablement en vrac sans précaution.
Le nitrate d’ammonium est utilisé très couramment comme engrais azoté, on en produit des millions de tonnes.

Le nitrate d’ammonium a été à l’origine de très nombreux accidents, Wikipedia en compte 24 depuis 1916 : notamment le cargo français Grandcamp transportant 2900 tonne explosant à Texas City en 1947, le cargo norvégien Océan Liberty explosant devant Brest en 1947 (3000 tonnes), de l’usine AZF (300 tonnes) à Toulouse.

Le nitrate d’ammonium normalement stable, peut détonner en présence d’impuretés ou à haute température, incendie à proximité ou explosion.

Dans le cas de Beyrouth il est possible que l’explosion ait été provoquée par une explosion dans un hangar voisin mais une explosion intentionnelle est quoi que disent les Israéliens à rejeter : l’explosion ne profite à personne et n’est surement pas l’œuvre d’Israël.

On peut effectivement faire de l’explosif avec du nitrate d’ammonium notamment en le mélangeant à du gazole, c’est ce qui avait été fait pour le premier d’attentat contre le World Trade Center en 1983 : 680 kg transporté par un camion.

Il n’empêche que tous les accidents recensés sont dus à des transports en vrac ou à des stockages en tas. Tant que le caractère explosif de cet engrais ne sera pas reconnu il y aura des accidents, les stocks devraient être parcellisés au milieu de polygones d’isolement comme dans une pyrotechnie, ce n’est pas ce qui se fait comme pour d’autres produits dangereux, rappelons nous Rouen.

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