16/08/2008
Le sanglot de l'homme blanc
le 16 août 2008
Messieurs,
Fascinante la « rétrolecture » du « Sanglot de l’homme blanc » publié en 1983 par Pascal Bruckner (Le Monde du 15 août). Philippe Bernard se gausse de « ce traité de culpabilité occidental » alors que depuis des décennies Le Monde appelle à repentance, charge le colonialisme de tous les maux et nous fait à longueur d’année larmoyer pour des histoires plus épouvantables les unes que les autres de pauvres immigrés poursuivis par une police impitoyable, vivant dans des conditions insupportables, persécutés, exploités par des employeurs rapaces.
Comme vous l’écrivez « les larmes moquées par Pascal Bruckner ont imprégné la plupart des grandes controverses hexagonales de ce dernier quart de siècle »
Quel aveu pour qui vous lit depuis des années ; mais alors comptez vous changer votre jugement ? Que nenni, vous allez ressortir les mêmes excuses absolutoires pour justifier les pires agressions, appeler à la régularisation de familles inassimilables, plaider pour une immigration à tout va . Je n’ose espérer une prise de conscience salutaire et pourtant, comme vous dites ce ne sont que de « vaines pleurnicheries » .
Considération distinguée
16:47 Publié dans actualites | Lien permanent | Commentaires (0)
13/08/2008
Poutine ou Bush
le 12 aout 2008
Messieurs,
Vladimir Poutine étant votre actuelle bête noire, il va de soi que vous en faites le responsable de la situation en Géorgie, alors que l’agresseur est à l’évidence Mikheil Saakachvili.
L’intervention de la Russie est l’exact symétrique de l’intervention de l’OTAN au Kosovo que vous n’avez cessé d’approuver.
Je ne m’étonne évidemment pas de voir Dominique Dhombres (le sourire pervers de Poutine Le Monde du 13 août) juger « pervers » le sourire de Poutine devant la déconfiture du Géorgien et constater « la volonté retrouvée du Kremlin de se conduire mal » et « d'y prendre le même plaisir pervers que jadis, du temps de l'URSS ».
Je ne serais pas étonné que Mr Bush ait poussé son ami Mikheil Saakachvili, candidat à l’OTAN à se lancer dans cette aventure, comme son père il y a quelques lustres avait poussé Saddam Hussein à envahir le Koweit.
Quoiqu’il en soit je suis heureux que la puissance de la Russie nous dissuade de nous mêler de cette affaire comme nous l’avons hélas fait au Kosovo.
Quant à parler de « désinformation », comme le fait Dominique Dhombres, je vous sais expert en la matière, mais en l’occurrence elle me semble égale des deux cotés.
J’avoue ne pas comprendre les relents de guerre froide que l’on sent dans toute information sur ce conflit, les occidentaux auxquels appartiendrait la Géorgie (?) contre la perverse Russie. Je vous avouerai que je me sens plus proche de Poutine que de Bush, avec lequel il conviendrait de prendre des distances.
Considération distinguée
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