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15/08/2005

Général Schmitt

le 20 Mars 2005






Messieurs,


Ignoble, c’est le seul mot qui me vient pour qualifier votre dossier sur le général Schmitt. Que vous condamniez la torture je le conçois, mais que, près de cinquante ans après, vous suscitiez des témoignages - vous ne ferez croire à personne qu’ils sont spontanés - pour accabler celui qui, lieutenant à l’époque, n’était qu’un subordonné aux ordres de ses chefs et d’un gouvernement légitime, sans faire référence au climat de terreur qui régnait alors à Alger, est absolument insupportable.
Je constate d’ailleurs que toutes les “victimes” reconnaissent avoir été impliquées dans la lutte armée et que même l’une de ces braves dames avoue avoir posé trois bombes non pas “dans le but de faire des victimes (...) mais de rappeler que le FLN était toujours vivace” - je tue donc je suis - et que finalement l’Armée avait gagné la bataille d’Alger et sauvé des centaines de vies.
Dans votre éditorial “L’histoire et le déni ”, vous citez Vidal-Naquet, souvenez vous qu’il prit la défense de l’infame Boudarel qui tortura des officiers Français prisonniers dans les camps Viet Minh en même temps que le lieutenant Schmitt.
En fait, ne pensant pas que l’amitié se décrète, je ne vois nulle nécessité de s’humilier, comme vous le demandez, dans des repentances hors de propos pour signer un traité avec Alger.
J’ai fait naguère, référence à Judas, pour vous caractériser, nous y voilà en ce dimanche des Rameaux où on lisait la passion selon Saint Matthieu.
Considération distinguée

16:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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