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01/01/2014

Habemus papam.

L’événement le plus important de l’année 2013 est probablement l’élection du Pape François. Quand on voit le pape Pie XII coiffé de la tiare et porté sur la sedia gestatoria, on prend conscience de l’évolution des choses.

D’abord je ne crois pas qu’un jésuite ait jamais été porté au trône de Saint Pierre. Un jésuite fait vœu de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, mais c’est surtout l’obéissance et la discipline qui caractérisent la Compagnie de Jésus. L’ordre relève directement du pape.

Cet ordre a été créé par Ignace de Loyola blessé au siège de Pampelune en Espagne, il servait dans l’armée espagnole contre celle des Franco-Basquais. C’est de cette origine militaire que l’ordre des jésuites gardera le sens de l’obéissance.

La « compagnie », comme on dit de la CIA, avec laquelle on pourrait la rapprocher, oeuvre par une action discrète et concertée. Il est bien certain qu’avant d’accepter le pontificat, le pape François demanda l’accord du Supérieur Général des Jésuites, Adolfo Nicolás, le pape noir.

Un jésuite agit toujours ad majorem dei gloriam et obéit perinde ac cadaver, il n’est pas intéressé par les attributs du pouvoir.

La façon toute de simplicité avec laquelle François a conquis les cœurs et les âmes devenant en quelques mois une référence morale allant bien plus loin que le monde catholique est remarquable et il est probable qu’il va réformer et simplifier la gouvernance de l’Eglise.

Une dernière remarque, le choix du nom François est attribué à une dévotion à Saint François d’Assise, permettez moi de supposer qu’il pensait aussi à Saint François Xavier, compagnon d’Ignace de Loyola qui évangélisa l’Extrème Orient