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27/03/2015

De la sécurité aérienne

Le monde est en émoi à la suite du « crash » du vol de la Germanwing Barcelone-Düsseldorf qui s’avère avoir été volontairement provoqué par le copilote.

Tout le monde se préoccupe de savoir comment prévenir le retour d’un tel accident.

Ce qu’il faut considérer quand il s’agit de sécurité aérienne c’est le probabilité d’occurrence d‘un accident similaire. Il y a eu une dizaine d’accidents répertoriés due à une pulsion suicidaire du pilote, ce qui fait pour quelques millions de vols, une probabilité de l’ordre de un par million, ce qui en terme de sécurité est acceptable.

Les autres causes d’accident sont surtout une erreur humaine, une défaillance matérielle ou un mélange des deux : le givre des sondes de Pitot entrainant une réaction inadaptée du pilote, c’est ce qui s’est passé pour le vol Rio Paris.

Les accidents dus à ces causes sont beaucoup plus fréquents que ceux dus au suicide du pilote, aussi ne faut il pas se braquer sur un accident rarissime et prendre de nouvelles mesures contraignantes qui ont toujours un revers. Constatons que le blindage de la porte du cockpit, obligatoire après les attentats contre le Wold Trade Center, a empêché le retour du commandant de bord à son poste.

Imposer une deuxième personne dans le cockpit, en l’occurrence une hôtesse, n’aurait probablement rien changé.

On peut imaginer des tas de choses comme le refus par le pilote-automatique de descendre en dessous d’un niveau dangereux ou tout autre système, mais tout nouveau  système de sécurité finit par augmenter le risque de défaillance.

Par contre on peut s’étonner que le commandant de bord ait du s’absenter au cours d’un vol n’excédant pas deux heures. Personnellement je n’ai pas souvenir d’avoir du, officier de quart, quitter la passerelle au cours d’un quart de quatre heures.

La vraie précaution est la sélection et la formation des pilotes, y compris d’un point de vue psychologique, ce qui ne semble pas toujours le cas : il semble que le copilote aurait du être en arrêt maladie.

Les défaillances humaines sont beaucoup plus fréquentes que les pannes dues au matériel d’autant qu’un pilote bien formé arrive généralement à les pallier.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com