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25/05/2015

Les délices de Cannes

Décidément qu’est ce qu’on rigole à Cannes : Dheepan, Palme d’or du festival, les tribulations d’un rebelle Tamoul pour obtenir l’asile politique dans une cité pourrie de la banlieue parisienne, La loi du marché, le parcours d’un chômeur de longue durée, sans oublier - inévitable raton laveur - un film sur la shoah, Le fils de Saul ou on voit, parait-il, un déporté juif à Auschwitz, collaborer avec les Allemands à l’extermination de ses coreligionnaires.

Je n’oublierai pas Chronic histoire d’un infirmier spécialisé dans les malades en fin de vie.

Je me demande qui peut financer ce genre de films et qui peut payer pour aller les voir, surement pas moi.

Ce qui est amusant c’est de voir les bobos nantis, couverts d’or et de bijoux, qui fréquentent cette manifestation bling-bling, sponsorisée par Kering le groupe de luxe de François Pinault, (ex-PPR, marques Gucci, Yves Saint Laurent, Balenciaga) , se donner bonne conscience en faisant semblant de s’intéresser aux malheurs du monde.

Je regrette que les frères Coen, géniaux auteurs de The big Lebowski, de Fargo et de A serious man, aient pu cautionner cette foire au dolorisme.

Je vais continuer à regarder à la télévision, John Wayne, Clint Eastwood et les Tontons flingueurs, au moins je ne risque pas de m’endormir.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com .