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09/12/2016

Le Rwanda encore !

Le général Kagame actuel président du Rwanda, a récemment annoncé l’ouverture d’une enquête sur le rôle de vingt responsables français, pour la plupart des officiers, dans le génocide de 1994. Ce n’est pas la première fois que Kagame accuse la France d’être intervenue dans le « génocide ». Chaque fois y figurent les mêmes autorités en particulier l’amiral Lanxade, Chef d’état major des armées et le général Lafourcade qui commandait la force Turquoise déployée en 1994 pour arrêter les massacres.

L’origine de cette affaire remonte en fait au discours prononcé en 1990 au sommet des chefs d’état d’Afrique et la France, par le Président Mitterand, liant l’aide à l’Afrique à l’instauration de régimes démocratiques.

Au Rwanda l’ethnie dominante était les Tutsis, très minoritaires, l’instauration de la démocratie porta au pouvoir les Hutus majoritaires. La France apporta une assistance militaire au gouvernement légal.

Les Tutsis ne pouvaient accepter cette situation et il s’en suivit des tentatives de reprise du pouvoir par la force.

Le 6 avril 1994 l’avion du président rwandais Habyarimana était abattu par deux missiles lors de son atterrissage à Kigali, ce qui devait déclencher les massacres interethniques devant faire 800 000 morts.
Pour qui s’est intéressé à l’attentat, il apparait que Kagame est à l’origine de l’attentat contre l’avion présidentiel, un livre d’un participant expose ses modalités, acheminement des missiles, noms des tireurs, circonstance du tir. L’étude des conditions de l’attentat laisse fort peu de doute.

Seulement le TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda) s’est toujours refusé à enquêter sur l’attentat sous la pression des Américains, protecteur de Kagame.

L’affaire aurait été enterrée si les familles de l’équipage français du Falcon 50 présidentiel n’avaient porté plainte.

L’affaire traine depuis 1998, les juges Bruguière, Trévidic et maintenant Herbaut, l’instruisant successivement dans des conditions difficiles : plusieurs témoins, transfuges du gouvernement Kagame, qui acceptaient de témoigner en France ont été assassinés ou ont disparu.

L’accusation des Rwandais d’une participation des militaires français aux massacres est à l’évidence un contrefeu contre l’instruction récemment relancée et qui peut conduire à la mise en cause de Kagame pour avoir ordonné l’attentat ayant servi de détonateur aux massacres, ce qui lui permit de prendre le pouvoir, d’instaurer au Rwanda un régime dictatorial et de piller les ressources minières de son grand voisin la République démocratique du Congo, pays en pleine déliquescence.

 

http://dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com

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